Présentation de la 1ère fiction & Avant Prologue

Présentation de la 1ère fiction & Avant Prologue
Nom de la fiction :
_ Un coeur pour deux êtres _



Alors tout d'abord
Bonjour à tous.

Voilà, vous êtes ici sur ma 3e fanfiction sur les deux twins Kaulitz
1ère fiction
2ème fiction


J'aimerais tout d'abord prévenir que :

-Homophobes
-Anti-TH
-Âmes très sensibles
-Personnes cherchant une longue fiic' à lire
-Personnes n'aimant que les fiic' heureuse où tout l'monde pête de joie
-Fans de lemon à tout bout de champs

Vous ne trouverez pas votre bohneur ici.
Je vous prie donc de bien vouloir cliquer sur le sosie de cette croix [ X ] qui se trouve en haut à droite de votre écran [normalement].

Pour tous les autres
Si vous aimez les fiic' Angst
Si le fait que la fanfic soie courte ne vous dérange
Si vous être prêts à lire quelque chose de triste
Et
Si vous êtes fan de yaoi

Je vous souhaite la bienvenu
Mais surtout
Une bonne lecture =)
En espérant que ça vous plaise...

La fiction sera surtout basé sur Bill et de son point de vue
Je ne met ni couleurs spéciales pour chaques personnes
Ni POV
C'est à vous de comprendre par vos propres moyens...

La fiic' tournera autour de trois chansons en particulier [de TH bien sûr]:

[In die Nacht]
[Hilf mir fliegen]
[Ich brech aus]

Voilà, c'est tout [je crois...XD]

Bsx à tous <3

*
Il faut lire pour aimer
Et
Aimer pour lire
*



La plupart de mes images seront prises ici, notamment celle de ma présentation
[Bill et la rose]
Bravo la miiss pour ces montages <3

Description de la 1e fiction ou Avant prologue [j'invente cherchez pas ><] :

_________________

Tu sais Tom,
J'en peux plus.
Tu sais Tom,
J'étouffe ici.
Tu sais Tom...
Non tu ne sais pas.
Parce que tu ne me vois plus...

Dis Tom,
Pourquoi t'éloigne tu de moi ?
Dis Tom,
Pourquoi es-ce que tu m'a oublié ?
Dis Tom,
Pourquoi c'est plus comme avant ?
Dis Tom...
Pourquoi...
Ne m'aimes-tu plus ?

Tu sais Tom,
Moi j'en pouvais plus.
Tu sais Tom,
J'ai essayé de te dire.
Tu sais Tom...
Non tu ne sais pas.
Tu n'a pas compris...

Alors je suis partis.

Tu sais Tom,
J'ai rêvé de toi cette nuit. De nous.

Tu sais Tom,
Je veux t'oublier.

Mais dis-moi Tom...
Pourquoi je n'y arrive pas ?

Pourquoi es-ce que...
Tu me manque ?

_____________________



Nom de la 2e fiction (sur le même blog) :
_ Quand tout n'est plus que silence..._
They are not you



Prologue de la 1e en dessous. ^^



Piix': Devilish. <333333
# Posté le samedi 18 août 2007 12:24
Modifié le vendredi 07 décembre 2007 07:34

Prologue

Prologue
Des hurlements.
Mais faites les taire.
Ils se mettent tous à sauter de joie.
Sauf moi.
Nous sourions.
Mais mon sourire à moi est faux.
Gustav me serre fort dans ses bras.
Et moi, j'essaie de lui rendre son étreinte.
Georg saute partout comme un dingue.
Si seulement je pouvais être aussi heureux que lui...

Aujourd'hui, Tokio Hotel a encore gagné un prix.
Encore...
Et lui.
Ses yeux rieurs, sa bouche souriante, sa voix remplie de joie...
J'en peux plus.
Il se dirige vers moi avec sa démarche de pingouin et...
Il me prend dans ses bras.
Ce parfum qui me rentre dans les narines.
Cette voix qui me dit : « on a réussi p'tit frère ».
Cette chaleur contre mon corps.
Si seulement il pouvait rester dans mes bras pour l'éternité.
Mais non, il s'éloigne...

Bring mich zurück
Ramène-moi en arrière


Je me resserre contre lui.
Je n'peux pas le lâcher.
Je t'en supplie, ne me laisse pas.

« Bill...ça n'va pas ? »
« Je...si...désolé...l'émotion »


Un autre mensonge.
Je ne sais faire que ça.
Mentir.
J'ai les larmes aux yeux.
Non, s'il vous plaît, ne coulez pas, pas encore...
Sourire, je dois sourire, encore et encore.
Encore et toujours...
Mais bientôt, je n'en aurais plus la force.

Ich fühl mich Claustrophobish eng...

Il s'écarte de moi et me sourit.
D'un sourire vrai.
Et moi je lui réponds.
D'un sourire faux.
Je dois assurer, 24/24h.
Assumer, c'est moi qui ai voulus cette vie.
Mentir, pour renvoyer une bonne image de moi.
Sourire, et de toutes mes dents.
Mais surtout...
Chanter.


« Et maintenant, une ovation pour le groupe Tokio Hotel, et leur chanson : Übers Ende der Welt ! »

Après le prix, la chanson.
Chanter.
Chanter, oui, mais faussement.
Encore une fois...
A vos instruments, à mon micro, et c'est parti pour un playback monumentale.
Parce que soi-disant, chanter en live tout le temps, c'est fatiguant pour moi...
Comme si j'avais demandé quelque chose...

La musique commence.
Les trois autres s'y mettent, comme si c'était vrai.
Parce que mentir leurs est égal à présent...
J'ai la gorge serrée et les larmes aux yeux.
Chanter, chanter, chanter...
C'est à moi.
Je dois y aller, ne pas craquer...

« Wir,
Sind durch die Stadt gerannt... »


Je me stoppe.
Je n'peux pas.
Je n'peux plus.
Pourtant, on m'entend.
J'entends ma voix, elle résonne dans cette salle...
Mais moi, je ne dis rien. Je ne chante plus.
Alors merde, pourquoi, pourquoi ma voix résonne encore ?
Pourquoi sus-je toujours obligé de mentir ?
Je tiens le pied de mon micro, comme pour ne pas sombrer.
Comme si c'était la dernière chose qui me restait...
Je me décide enfin à lever la tête.
Je regarde la salle où des centaines de milliers d'yeux me fixent.
Arrêtez, laissez-moi tranquille...
Je me retourne. C'est trop dur...
Je relève la tête...
Tom joue toujours. Georg aussi.
Seul Gustav à l'air d'avoir remarqué. Il fronce les sourcils..

« Chante ! Qu'est-ce que t'attends ? » Lisais-je sur ses lèvres.

J'attends la fin du monde...
Ma voix résonne toujours.
1er refrain.
Tom tourne la tête vers Georg qui c'est arrêté de jouer.
Georg me regarde, il ne comprend pas.
C'est pourtant simple bordel...
Gustav joue toujours, il crie encore, il a l'air énervé.
Je suis en train de gâcher leur spectacle.
Mais si c'est leur spectacle alors, qu'est-ce que j'fous là ?
Tom n'a toujours pas compris et suit le regard de Georg...
Il comprend enfin.
Ou plutôt...il comprend pourquoi Georg c'est arrêté de jouer.
Mais moi, il ne me comprend pas.
J'en peux plus.
La chanson continue de résonner dans la salle, mais aucun de nous ne fais quoi que se soit.
De toute façon, qui n'avait pas deviné que c'était du playback ?
Je baisse la tête.
Leurs regards me sont insupportables.
Mais pourtant, je dois continuer. Je dois leur expliquer.
Vérifier...

« Achtung, fertig, los und lauf ! »

Ma voix résonne toujours. Elle me donne du courage...
Oui, je dois y aller.

« Arrêtez la musique » Dis-je dans le micro.

1...2...3...
Silence dans la salle.
Silence oui, mais plus pour longtemps.
J'enlève mon micro [sans fil] de son pied et le prend entre mes mains, me rapprochant de mon frère.
Mon frère jumeau...
Il me regarde sans comprendre.

« Gustav, Georg...pardonnez-moi... » Murmurais-je dans le micro.

Mais cette chanson est pour Tom...
Je plonge mon regard dans celui de mon miroir.
Oh Tom...
Si seulement un jour je pouvais lire dans tes yeux un simple...
Je t'aime petit frère.
Ca, juste ça, juste toi, juste de l'amour, juste ta présence...
Tom...

Je commence à chanter.
Chanter vraiment.
Sans aucun mensonge, sans rien.
Chanter pour de vrai, comme je sais le faire.
Comme j'aime le faire...

« In mir, wird es langsam Kalt
Je deviens entièrement froid »

Cette chanson.
Mon appel au secours, celui que je te chante depuis déjà un moment, mais que tu n'as jamais compris.
Que tu ne comprendras peut être jamais...

« Wie lang
Combien de temps encore
Können wir beide hier noch sein ?
Pourrons-nous rester ici tous les deux ? »

J'espère, oh non, je prie pour que tu le comprennes enfin.
Ici et maintenant, devant tous ses gens...
Je ne te demande pas grand-chose Tom, juste de m'écouter...

« Bleib hier
Reste ici
Schatten wollen mich holen
Les ombres veulent m'attraper »

Tom, pitié...écoute moi.
S'il te plaît...
Regarde-moi Tom.
Moi, moi et pas eux, pas Georg, pas Gustav, personne, juste moi...

« Doch wenn wir gehen
Et si nous partons
Dn gehen wir nur zu zweit.
Alors partons seulement tous les deux »

Arrête de me regarder comme ça...
Pitié...
Ecoutes-moi, écoutes-moi s'il te plaît.
S'il te plaît...

« Du bist alles was ich bin
Tu es tout se que je suis
und alles was durch meine Adern fließt
Et tout ce qui coule dans mes veines
Immer werden wir uns tragen
Nous nous soutiendrons toujours
Egal wohin wir fahren
Peu importe où nous allons
Egal wie tief
Peu importe la distance »

Il regarde sa guitare électrique et je peux lire dans ses yeux qu'il se demande comment jouer cette chanson sans sa guitare sèche.
Il a des yeux d'enfant apeuré, il a l'air complètement perdu, il ne comprend pas...
Oh Tom...

« Ich will da nicht allein sein
Je ne veux pas être seul ici
Lass uns gemeinsam, in die Nacht
Restons ensemble, dans la nuit
Irgendwann wird es Zeit sein
Nous aurons le temps
Lass uns gemeinsam, in die Nacht
Restons ensemble, dans la nuit... »

Mais qu'es-ce qu'il fait ?
Pourquoi veut-il absolument jouer ?
Écoute-moi Tom...
Mais non.
Il ne m'écoute pas.
Il se concentre sur sa guitare électrique et essai tant bien que mal de jouer.
Le son qui en sort ne va pas du tout avec la chanson...
Crétin. Écoute-moi, mais écoute-moi !
Je lui prends la main pour le faire arrêter de jouer.


« Ich höre, Wenn du leise schreist
J'entends quand tu cries silencieusement
Spüre jeden Atemzug von dir
Je sens chacun de tes souffles
Und auch
Et vraiment
Wenn das Schicksal uns zerreißt
Si le destin nous déchire
Egal was danach kommt
Peu importe se qui arrivera
Das teilen wir
Nous partageons ça »

Je serre fort sa main. Très fort. Trop fort.
Cette main à laquelle je m'accroche depuis si longtemps.
Cette main qui j'espère, me sauvera, essuiera mes larmes...
Cette main que je serre fort contre mon c½ur...
Sens mes battements Tom.
Je vis pour toi...
Me revoilà à chanter le refrain.
Ce refrain que j'ai écrit pour toi...
Comprends Tom, comprends à quel point je souffre...
J'ai tellement peur...

« In die Nacht, irgendwann
Dans la nuit, quelque part
In die Nacht, nur mit dir zusammen
Dans la nuit, seulement avec toi
Halt mich sonst treib ich
Tiens-moi sinon je dérive »

Même si je dérive déjà...
Je vois ton regard passer derrière moi, ce regard si perdu que tu jettes à nos deux amis...
Mais je m'en fou.
Je continue.
Même si je suis persuadé que j'ai déjà tout perdu...

« Allein in die Nacht
Seul dans la nuit
Nimm mich mit und halt mich
Emporte moi et tiens moi
Sonst streib ich
Sinon je dérive
Allein in die Nacht
Seul dans la nuit »

Tes yeux cherchent une réponse, il cherche mais ne trouve pas...
Tu as cessé de m'écouter.
Tes yeux regardent ailleurs.
Maintenant, tu as cessé de me regarder...
C'est fini.
J'ai perdu.
J'essai, encore et encore de te faire passer mon message , en vain...
J'avais raison, je le savais...
C'est la fin.
Je lâche ta main et baisse les yeux...
Encore deux phrases...
Et après, la fin...

«Du bist alles was ich bin

Tu es tout se que je suis
Und alles was durch meine Adern fließt...
Et tout se qui coule dans mes veines... »

Je me tais.
J'ai toujours la tête basse...
Mais ai-je vraiment besoin de la lever pour savoir que j'ai raison ?
Je ne pense pas.
Pourtant je le fais quand même...
Et c'est comme si je recevais un coup de poignard. Non, c'est encore pire que ça...
C'est comme si je tombais dans le vide le plus total, le néant comme on dirait.
Car leurs regards me montre que je les ai perdu tous les trois.
Ils se regardent les trois, sans comprendre.
Je plonge mon visage entre mes mains.
Je veux pleurer. Mais rien ne sort.
Je relève la tête et regarde autour de moi.
Tout, tout ça est faux...
Ce monde, ces gens, eux, moi...
Je suis devenu faux.
Un pantin. Une poupée. Une image sur papier glacé. Un jouet.
Un objet, objet que l'on jette dès qu'on en a plus besoin.
Voilà ce que je suis.
Puis je me souviens du micro.
Je le regarde, l'observe, le détaille...

« C'est ta faute... » Murmurai-je à l'attention du micro.

La faute d'un objet.
Cet objet qui a permis à Tokio Hotel de naître.
Cet objet qui m'a rendu si célèbre.
Cet objet qui a causé à ma perte.
Pourquoi dieu a-t'il voulut que je touche un jour à cet objet, pourquoi ?
Je le hais...
Pris d'un excès de colère, je le balance de toutes mes forces sur le devant de la scène.
Il s'écrase sur le sol dans un bruit sourd, provocant un horrible son, comme un ultrason.
Toutes les personnes présentes dans la salle se bouchent les oreilles, certaines poussent même un petit cri....
Sauf moi.
Tom plaque ses deux mains sur ses oreilles et me regarde d'un air complètement apeuré.
Comme si j'allais lui faire du mal, à lui...
Lui que j'aime par-dessus tout.
Lui, ma vie, mon âme-s½ur et tout le tralala que gerbe les médias dans leurs magasines bidons.
Mais nous ne sommes plus ça lui et moi. On c'est perdu...
Je l'ai perdu. Où plutôt, je les ai perdus.
Toutes ses paillettes les ont rendus aveugles, même moi ils ne voient plus. Même lui il ne me voit plus...
Mes mains tremblent malgré moi, je n'ai même plus la force de tenir sur mes jambes, elles vont lâchées. Je cherche autour de moi quelque chose pour me soutenir, mais non, il n'y a rien.
J'en peux plus.
Je n'peux pas rester là, plus maintenant, c'est insupportable, il faut que je m'échappe sinon, je vais mourir...

Ich warne dich verfolg mich nicht
Je te préviens ne me poursuis pas


Je les regarde une dernière fois tout les trois.
Leurs regards me font mal.
Regard noir, regard plein de pitié, regard apeuré...
Ca suffit...
J'essai de bouger. Il faut que je parte, il le faut, il le faut...
Courage. Oui, courage...encore une fois Bill, s'il te plaît, ne laisse pas tomber maintenant...
Peut être pourrais-je refaire ma vie une fois sorti d'ici ?
Mais comment vivre sans lui ?
Impossible.
Alors il faut que je meure... ?
Partir, partir loin...
C'est tout se que je veux là maintenant...
Et tout de suite.
Je rassemble le peu de force qu'il me reste et me mets à courir comme je n'ai jamais couru.
Je cours, je m'éloigne le plus loin possible de tous ses gens qui me regardent, qui m'observent et me jugent constamment.
Je passe dans les coulisses comme un dingue, poussant tout le monde sur mon passage.
J'aimerais leur hurler de dégager, de me laisser passer.
Mais rien ne sors de ma gorge, comme si j'étais soudainement devenu muet.
Puis, je sens quelque chose de chaud sur ma joue...
Une larme.
Elle coule le long de ma peau et vient mourir directement sur mes lèvres.
Je craque enfin.
Ca fait un bien fou ...
Je continu de courir, courir, courir...
Que faire d'autre ?
Je passe devant toutes sortent de gens...
Des artistes, des techniciens, des managers...
Tout ce que je hais à présent.
Je hais ce monde depuis que je suis devenu une figurine.


*Une figurine humaine... *




_________________________________________



Un prologue bien long je l'admet...
La seule chose que je vous demande c'est votre avis.
Je stress vraiment pour cette fiic', j'sais vraiment pas se qu'elle vaut, ça m'fait bien peur enfait...
Voilà.
Sur ce, pas d'limite de comm', juste des avis avant le prochain chapitre...
bisous à toutes et à tous [on c'est jamais, si jamais un p'tit pervers se balade dans l'coin...]



EDIT' :

Wahou.
Pincez-moi je rêve !
Autant de comm' ? Autant de visites ?
Putaiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiin OO'
Ca m'fait encore plus stresser ^^
Vos comm' me touchent vraiment , c'est vraiment magnifique s'que vous dîtes...
Merci 1000x.
J'répond aux comm' sur le chapiitre 1 [qui arrive, normalement, demain...]
Merci encore, sérieusemet ça m'fait trop plaisir !
b'soux à tous <3


Piix': Prise ici comme je l'ai dis avant...ce monatge est magnifique <3
Bravo miiss
# Posté le samedi 18 août 2007 14:58
Modifié le lundi 20 août 2007 14:06

Chapitre 1

Chapitre 1
Encore quelques mètres et je suis dehors.
Encore quelques mètres...
Je pousse la grande porte grise qui se trouve devant moi et qui me barre la route.
Elle est lourde, très lourde, trop lourde...
Je n'ai plus la force de faire face aux obstacles, plus la force d'essayer quoi que ce soit...
Mais c'est pire de rester ici.
J'étouffe...
Rassemblant toutes mes forces, je pousse la porte...
Encore, plus fort...
J'y suis.
Je suis dehors.

Il fait agréablement tiède et le soleil n'est pas tout à fait coucher.
Le ciel est magnifique. Les tons varient : rose pâle et rouge sang, orangé par endroit, parsemé de nuages blanc et vaporeux...
Toutes ses couleurs chaudes réchauffent mon c½ur, d'une chaleur douce, réconfortante....
Cette même chaleur qui me faisait vivre il y a encore si peu de temps...

« Tom... » Murmurais-je pour moi-même.

J'en peux plus.
Je prends ma tête entre mes mains et pleure toutes les larmes de mon corps.
Seul, voilà ce que je suis maintenant.
Je suis seul contre ce mur de brique.

Mit dem Rücken an der Wand
Le dos au mur


« BILL ! »

C'est mon nom.
C'est Tom.
C'est Tom qui crie mon nom...
Cette phrase sonne mal dans ma tête, sonne faux...
Tom m'a oublié.
Pourtant il est là, devant moi, cet être si cher à mon c½ur, cet être si...
Tom m'a oublié.

« Bill ! Bill, qu'est-ce que t'as ? Bill ?! Bill pars pas ! Attends !»

Non.
Laisse-moi.
Ne me poursuit pas Tom.
Laisse-moi...
Je me met à courir comme un desespéré.
Courir comme jamais je n'avais courus auparavant.
Courir comme si ma vie en dépendait.
Courir pour ne pas encore une fois sombrer dans tes yeux...
Pourquoi, pourquoi ne me laisses-tu pas ?
J'ai pas besoin de'toi
Je peux m'en sortir seul.

Die Welt ist glücklich ohne dich

Mes larmes se remettent à couler de plus belles.
Et voilà que je me mens encore.
Mentir est devenu mon quotidient.
Et ça me tue.
Courir, pour ne plus voir cette vérité qui me brûle le coeur.
Courir...oui, mais où ?
Mes larmes ont noyé mes yeux.

Soudain, quelque chose me fait trébucher.
Une chose ou...un enfant.
Une petite fille aux boucles dorées si innocente...
Et moi je viens juste de la renverser.
Les larmes qui coulent de ses petits yeux de princesse me transperce le coeur...

« Excuse-moi je... »
« Bill ! »


Oh non.
Pas lui.
Je n'peux pas le voir.
Je n'veux pas.
Je me relève précipitamment et m'enfuis à toutes jambes.
J'ose un regard en arrière...
Je le savais.
Il s'est accroupi près de la petite princesse.
Son côté grand frère n'a donc pas totalement disparu...?
L'espoir fait vivre...

Je continu d'avancer, avancer au hasard, aveuglement, dans cette ville que je ne connais pas.
Paris, oh Paris...
Cette ville qui fait tant rêver.La ville de la gloire en somme...
Une ville magnifique.
Une ville pleine de vie.
Une ville féérique...
Mais pas pour moi.
Ville de paparazzis, voilà ce qu'est Paris.
Je les hais tellement...
Certains se demandent pourquoi certaines stars pêtent un plomb.
Pourquoi certaines sombrent dans l'alcool ou dans la drogue.
Pourquoi elles font telles ou telles choses...
Et bien, par exemple, mettez-vous à la place de cette pauvre Britney Spears...
Toute sa vie privé étalée un peu partout dans le monde.
Toutes ces choses horribles que les médias gerbent à son sujet.
Nous sommes des humains.
Et un humain normalement constitué ne peut pas supporter ça...
Souvent, les gens pensent que c'est plus simple de former un groupe.
On risque moins de se faire aveugler par la célébrité...
C'est tellement faux.
On se fait tous entrainé et aveuglé à un moment ou à un autre.
Tous.
Et après, on se perd...
Comme moi je les ai perdu.
Comme je me suis perdu...
Dans tous les sens du termes.
Je sais même pas où j'suis.
Ah si...
Ce monument bizarre m'indique exactement où je suis.
Place de l'étoile.
Dix chemins s'offrent donc à moi.
Mais lequel prendre ?
Chaque choix que je fais,
Chaque décision que je prends...
Tout ça influence à chaque fois un peu plus mon destin.
Et c'est ça qui me fait peur.
Toutes ces questions qui tournent dans ma tête telle « Et si j'avais fait le mauvais choix ? » « Que se serait-il passé si j'aurais choisi l'autre option ? »
J'ai peur de choisir le chemin que je vais emprunter.
Car qui sait se qui peut m'arriver en cours de route...
Alors j'écoute mon coeur et mon esprit.
La route qui descend.
Celle-là.
La route, ou plutôt avenue, la plus connue du monde je pense.
Avenue des Champs Elysées
Cette avenue qui est bourrée de monde en ce moment même.
Alors, bon ou mauvais choix ?
Ca, je le saurai très vite je pense...
Peut être même trop vite.
Tous ces gens...
Toutes ces filles.
Je n'peux même pas me balader seul.
Toute ma vie est sous contrôle...
Mais le contrôle de quoi au juste ?
De quoi...ou de qui ?
Pas de moi.
Je ne la contrôle plus.
Ni mes gestes , ni mes paroles, ni rien.
Juste mes pensées.
Et encore...
Des cris hystériques se répandent lorsque je passe devant un groupe de filles.
Lorsque je cours devant un groupe de filles.
Elles ne voient en moi que la star, pas l'humain, pas l'être sensible.
Juste l'artiste, le chanteur, le leader...
Moi. Leader.
Tout ça n'est qu'une...image.
Image que je viens de briser à l'instant en m'écroulant par-terre.
Mes jambes ne me tiennent plus.
J'ai trop couru.
Trop couru...

Leih mir deine Flügel
Prêtes-moi tes aîles


Un attroupement autour de moi.
Mais laissez-moi !
Laissez-moi vivre une fois, vivre loin de vos regards, de vos jugements...
Loin de vous.
Et de lui surtout.
Il est là, encore là, toujours là, il ne me lâche pas.
Moi qui croyait l'avoir semer...
Pourquoi ne me laisse-t'il pas ?
Et cette colère dans ses yeux...
Pourquoi ?!

« Bill relève-toi ! Relève-toi bordel ! A quoi tu joues ? T'as une image à préserver t'as oublié ?! T'es pas n'importe qui Bill alors repends-toi !»

Je rêve là. Oui c'est ça, c'est un rêve...
Ou plutôt un cauchemard.
Lui, lui, lui...
Comment ose-t'il ?
C'en est trop.
De la violence dans mon geste.
Il perd l'équilibre.
Tant pis.
Tant mieux.
Je continue de courir, loin de cet attroupement.
Je les hais.
De la haine dans mes gestes.
Je les pousse violemment.
Je cours encore, cours toujours.
Rage, amertume...
Désespoir.
Il ne me suit plus. Il n'est plus là.
Plus personne n'est là.
Je suis loin maintenant. Une rue perdue, oubliée, abandonnée...
Mon dieu, où suis-je ?
Mon dieu...qui suis-je ?
Le garçon que je vois , ce reflet que j'observe sur cet voiture...
Ce n'est pas moi.
Je ne suis plus moi. Je me suis perdu, perdu, perdu...
Et tous ces mensonges. Cet attirance que je suis obligé de cacher.
Une attirance pour les hommes...
Mais on m'a obligé. Obligé de la cacher, de la renier, de l'oublier...
Seul mon aspect me trahit.
Seul mon aspect ne ment pas.
Alors pourquoi, pourquoi ce garçon sur cette voiture ce n'est pas moi ? Alors que mon aspect dit la vérité, ce n'est pas moi, c'est une image...
Une illusion.
Je ne comprends pas, je ne comprends plus, je ne cherche pas à comprendre...
Je ne cherche plus.

Je marche.
Doucement, lentement, tranquillement...
Je réfléchis.
A quoi ? A tout.
Je marche toujours, sereinement.
Sereinement...
J'arrive je n'sais où. On dirait une sorte de parc. Un jardin bizzare. Je ne sais pas.
Je m'en fou.
De l'herbe, c'est tout c'qui compte. De l'herbe pour me coucher.
Me coucher sous les étoiles...
Ou dormir dans un quatre étoiles.
Et encore un autre choix, un !
Bon...prenons la facilité. Comme toujours.
Je m'allonge à même le sol...c'est humide.
Tant pis.
Je regarde les étoiles et essaie de dormir.
Dormir pour oublier ne serait-ce que quelques heures...
Dormir pour pouvoir m'envoler au pays des rêves...
M'envoler, partir loin...


Komm und hilf mir fliegen



Quelque chose de froid tombe sur mes paupières closent.
Cette chose parcours tout mon visage, caresse doucement ma peau...
Et finit par disparaître sur le sol.
J'ouvre difficilement les yeux. Il fait nuit. Encore ?
Quelque chose retombe sur mon visage.
Il pleut.

« Manquait plus que ça... » Dis-je en soupirant.

Et je reste là, couché en étoile sur le sol humide...
Les gouttes ont beau se multiplier, devenant de plus en plus nombreuses, je ne bouge pas.
Je m'en fou.
Et la mémoire me revient soudain...
J'ai tout perdu.
Pourquoi, pourquoi elle est revenue cette putain d'mémoire ?
Pourquoi ne pouvons nous pas décider les souvenirs que nous voulons garder
Et ceux que nous voudrions effacer ?
Pourquoi sommes nous obliger de vivre...
Avec ce passé qui nous fait si mal ?
Je vous jure, si vous saviez...
Comme tout ça me ronge.
J'aurais tellement voulu oublier, effacer, tout recommencer...
Recommencer...
C'est encore possible.
Il me suffirait de partir, loin, fuir tout ce qui me fait souffrir...
Fuir...
Je me relève brusquement.
Il est tard.
Il me suffirait de passer à l'hôtel, d'embarquer mes affaires et de m'enfuir, peut importe où, juste loin de la France, loin de l'Allemagne...
Loin de l'Europe...
Oui mais...
S'is ne dorment pas ?
Si...ils me cherchent ?
S'il me cherche...

Ich geb dir on mir Schuld
Tout se qui m'arrive c'est de ta faute


Tant pis.
Je m'en fou de lui.
Oui.
Non.
Peut-être...
Ou peut-être pas.

Hab das alles nie gewollt
Je n'ai jamais voulus ça


Je me relève difficilement.
Marcher. Courir. Quelle importance ?
A quoi ça sert d'avancer si on revient toujours à notre point de départ à un moment ou à un autre ?
Avancer pour reculer...
Voilà bien une débilité humaine.
Pourtant, j'avance.
Lentement, puis vite, je ralentis, je fonce...
Droit dans l'mur.
Je vois mon objectif se rapprocher.
Puis, il devient de plus en plus proche, dangereusement proche...
J'y suis. Je suis arriver.
Arriver pour repartir...

Du lässt mir leider keine Wahl
Malheureusement tu ne me laisse pas le choix


Je pénétre lentement mais sûrement dans le batiment.
Sûrement ?
Vous rêvez...
Je n'ai jamais autant douté de ma vie.
Je doute , j'ai peur, j'angoisse...
Pourtant je sais se que je fais. Je sais que c'est la meilleur solution.
Partir pour toujours me sera bien évidemment impossible.
Mais quelques temps, si.
Partir, faire le point...
Partir ensemble, mourir ensemble...
Non. Seul.
Juste moi, seul avec moi-même.
Moi...
Une femme à la réception me détaille de haut en bas.
Je suis le centre de son attention...mais pourquoi ?
Je m'avance vers elle.

« Chambre 42 s'il vous plaît... »


Elle sourit et me tend une petite clef en argent.
J'essaie de lui rendre son sourire, mais je n'y arrive pas.

« Merci... » Murmurrai-je difficilement.

Un simple geste de politesse, même forcé, ça ne coûte rien.
Je fais demi-tour et monte les escaliers en 4e vitesse.
Pourquoi pas l'ascenceur ?
J'en sais rien.
Mais pourquoi se prendre la tête pour si peu ?

Das ist jetzt das letzte mal
Maintenant c'est la dernière fois


Mon coeur bat vite, trop vite.
J'ai l'estomac serré...

« Pitié qu'ils dorment tous, pitié, pitié, pitié... » Dis-je pour moi-même en croisant les doigts.

Je passai devant la chambe de Georg, puis celle de Gustav...
Rien.
Arrivant devant celle de Tom, la peur prit complétement possession de moi.
Pitié qu'il dorme...
Je passai tout doucemment devant l'antre de mon frère...
Aucune réaction.
Aucun bruit.
Un silence de mort...
Je rentrai dans ma chambre, toujours silencieusement, et m'éffondrai sur mon lit.
Les larmes glissent de mes yeux clos et coulent le long de mes joues.
Au fond, j'aurais tant aimé qu'il soit réveillé.
Tant aimé qu'il me retienne.
Tant aimé qu'il se jette à genoux devant moi.
Tant aimé qu'il me supplie de lui pardonner ses erreurs.
Tant aimé qu'il pleurt toutes les larmes de son corps.
Tant aimé, tant aimé...
Tant rêvé...
Ca m'aurait prouvé qu'il tenait à moi.
Comme avant.
Ca m'aurait prouvé que je n'l'avais pas perdu.
Qu'il était toujours là.
Mais non...
C'est vraiment terminé.
Je prends mon sac que je n'avais pas défais, celui qui contient les choses essentielles comme mes vêtements et autre affaires...
Je sortis de la pièce.
Tant pis si je fais du bruit.
Tant pis ou...
Tant mieux.
Peut-être se décidera-t-il à sortir de son sommeil profond.
Peut-être...
Ou peut-être pas.

Je descendis les escaliers, m'avançai vers la réceptionniste et lui demandai si elle pouvait avoir la gentillesse de m'appeler un taxi.
Elle me fixa un moment.
Fixa mes yeux noyés par les larmes.
Fixa mes mains tremblantes.
Fixa mon sourire forcé.
Fixa mon sac.
Je suis constamment passé au rayon X, constamment, constamment, constamment...
Mais laissez-moi...
Elle hocha [enfin] la tête en guise de oui, s'empara du téléphone et commanda le taxi le plus luxueux possible pour M. Bill Kaulitz.
Pour changer...
Voilà ce que je suis aux yeux du monde.
Bill Kaulitz de Tokio Hotel.
Pour tout le monde, sans aucune exception.
Pas même lui...

Quelques minutes plus tard, le taxis fit son apparition devant l'hôtel.
Je saluai la récéptionniste, la remerciai et pénétrai dans la limousine.
Pour la dernière fois...
Je ne veux plus de cette vie remplie d'or et d'argent, de limousine, de bel hôtel, de plateau télévisé et de célébrité.
J'en peux plus.
Ce n'est pas ma vie. Ce n'est pas moi. Ce n'est pas nous.
Ce n'est pas lui...

Le voyage se passa dans le silence le plus total.
Evidemment,un simple chauffeur ne doit pas se permettre de parler au grand Bill Kaulitz...
De toute façon, qu'es-ce qu'il aurait à me dire ?
Des conneries.
Et moi, je lui aurais répondu quoi ?
Des mensonges.
Je regardais par la fenêtre en soupirant.
Comme Paris à l'air triste et sombre en ce moment même...
La pluie qui fait rage, le vent qui souffle et déshabille les arbres feuillus, la nuit qui plonge la ville dans les ténèbres...
On se croirait en hiver.
Pourtant, nous sommes en plein mois d'Août.
Comme quoi, le temps se dégrade de plus en plus...
Comme ma vie.
Peut-être que je ne reviendrais jamais ici.
Peut-être, oui, peut-être...
Ou peut-être pas.


*Das letzte mal
La dernière fois*




___________________________



Voilà, fin du chapitre 1.
Désoley pour l'retard, petit changement d'programme imprévu...^^
Vos impréssions ? =/
Je stresse toujours. Encore plus on dira, en voyant tous ces comm' [qui m'font très très très plaisir d'ailleurs]...
Merciiiiiii beaucoup pour vos comm' très encourageant, et vos visites.

=)

Pas d'limite de comm' de nouveau, encore et toujours des avis...
[Ne le prenez pas au pied d'la lettre: ça veut pas dire que vous pouvez mettre 4000 comm's...[j'm'adresse à quelqu'un en particulier...U_U mdrr j't'aiiime <3]

B'soux à tous <3

P-s: J'arriverais pas à répondre aux comm's...
J'dois m'occuper de mon autre fiic'.
Vous m'pardonnez ? =/



EDIT:

Suite ce soir

=)



Piix' : Denouveau prise ici. Fan de son blog et de ces montages <3


# Posté le lundi 20 août 2007 11:23
Modifié le dimanche 26 août 2007 13:53

Chapitre 2

Chapitre 2
Aéroport de Paris...
Je suis là, assis sur un des sièges, à attendre mon avion.
Avion qui arrivera dans exactement...
42 minutes et 22 secondes.
Ca fait des heures que j'suis là, mais évidemment, le 1er avion ne vient qu'à 7h...

Je suis complétement vidé.
Vidé de mes forces.
Vidé de tout.
Je suis recroquvillé sur mon siège, tel un petit enfant qui boude.
Mon sac est là, sur le siège d'à côté...
Je suis seul.
Enfin non, pas vraiment...
Il y des dizaines et des dizaines de personnes ici, courant à droite à gauche...
J'entends deux adolescentes parler juste derrière moi.
Il me semble même entendre mon nom...
Quelle importance ?
Des gens que je ne connais pas parlent de moi.
Des gens que je ne connais pas rêvent de moi.
C'est dingue.
Es-ce que moi je rêve de personnes que je n'connais pas ?
Non. Jamais.
En fait...
Je ne rêve même plus. Chacuns de mes rêves devient cauchemards...

« Monsieur Kaulitz ? »
« Mmh ? »
« Votre avion va arriver. »


J'ouvre un oeil. Une lumière aveuglante me transperce les yeux.
Je les referme immédiatement.
Pourquoi elle m'a réveillé cette hôtesse de mes deux ?
Ah oui, c'est vrai, mon avion...

« Merci mad'moiselle... »

Pourquoi on me réveille moi hein ?
Les autres, on les laisserait crever dans un coin.
Les autres, on s'en fou.
Mais de moi non.
Parce que je suis Bill Kaulitz.
C'est dégueulasse.
Enfin bon...j'devrais en profiter.
Profite Bill, profite...
Tant que tu le peux.

Je me levai de mon siège...
Putain j'ai mal au dos.
Ca m'apprendra à m'endormir n'importe où.
L'hôtesse me fit signe de la suivre.
J'hésite.
Moi qui étais impatient que mon avion arrive.
Moi qui était impatient de partir.
Moi qui était impatient de recommencer une nouvelle vie...
Je doute.
Un peu normal aussi.
C'est pas facile de tout quitter du jour au lendemain...
Le pire, c'est que j'suis persuadé que dans moins de deux jours, tout les journaux seront au courant de mon départ.
De ma fuite.
Vous croyez vraiment que les hôtesses ne vont pas vendre la mèche ?
Dans le monde du show-bizz, chacuns de vos faits et gestes sont suivis constamment.
Il y a toujours quelqu'un qui vous voit et enregistre chacun de vos mouvemments, cherchant le moindre de vos faux pas...
Ces hôtesse aussi.
Et elles me trahiront.
La chose à ne pas faire ? Leur demander de garder ça pour elles.
Là, vous êtes sûr qu'elles vont aller le répéter le plus vite possible à qui veut l'entendre...
C'est pour ça qu'il faut faire attention.
Constamment.
Ne pas faire le moindre faux pas.
Constamment.
Sourire, paraître sous son meilleur jour.
Constamment.
Comme si c'était possible...
Alors, j'ai tout prévu.
Aujourd'hui, personne ne saura que je pars pour Los Angeles.
Personne.

« Monsieur Kaulitz ? »

Un peu plus et je l'oubliais celle-là.
Un grand sourire d'hypocrite prend possession de mes lèvres.

« Excusez-moi, j'étais perdu dans mes pensée... »
« Je vois ça... »
Dit-elle en souriant à son tour.

Cette fois-ci, je la suis.
C'est trop tard pour reculer.
Trop tard...

Un long couloir.
Long, très long...
Une sorte de chemin on peut dire.
Peut-on comparer ce long couloir à la vie ?
Je ne pense pas...
Je traverse ce couloir lentement, suivant encore et toujours l'hôtesse.
Cassandra qu'elle s'appelle.
Ca m'change la vie...
Et cette fille là-bas.
Cette fille qui me regarde à travers l'objectif de son portable.
Qui lui a permis ?
Personne.
Je me poste donc devant elle, une main sur la hanche.
Elle détache [enfin] les yeux de son appareil et plonge son regard dans le mien.

« On t'as permis d'me prendre en photo ? » Lui lancais-je froidemment.

Elle lança un regard confu à sa voisine et commença à baragouiner dans un allemand plus que mauvais.
« Française » et « Parle pas allemand » sont les seules choses que j'arrive à comprendre.
Bon, puisqu'elle comprend pas ma langue, employons les grands moyens...
Je lui arrache son portable des mains.
Violent moi ?
Laissez-moi vous dire qu'à ma place, vous auriez réagi exactement pareil.
Voir même pire, qui sait...
Je regarde le portable qui se trouve entre mes mains.
C'était même pas une photo mais un film qu'elle faisait.
Mais de quel droit ?!
S'en est trop.
Je balance le portable par terre de toutes mes forces.

« Bordel de merde , mais qui t'as permis hein ?! Tu veux un film va sur internet mais fous-moi la paix !Laisses-moi vivre ! »

J'ai hurlé tellement fort qu'elle a sursauté.
Le pire c'est qu'elle a sûrement pas compris...
Elle me regarde, horrifiée, rammassa son portable fracassé et se met à pleurer.
J'y suis peut-être aller un peu fort...
Putain quel con.
Pourquoi est-ce que j'm'en prends toujours à des gens innocents ?
Cette fille ne m'a rien fait nom de dieu !
Je regarde autour de moi.
Tout le monde me regarde.
Merde...
Je sors mon portable de ma poche, en sors la carte qui se trouve à l'intérieur et la lui tends.
Elle me regarde sans comprendre...

« Désolé » Bredouillai-je en français.

Là, elle doit vraiment pas comprendre c'qui lui arrive.
Elle regarde le protable, puis moi, le portable, moi, le portable...
Je lui prends la main, la lui ouvre, et dépose l'objet dans sa paume.
J'en ai plus b'soin à présent...
Je fis volte-face et plongeai mon regard dans celui de « Cassandra ».

« C'est bon, je sais où se trouve ma place, merci.. »


Elle hôcha la tête, sûrement surpris par mon agressivité de tout à l'heure et partit vite fait bien fait quelque part dans l'avion.
Je m'écroulai sur mon siège en soupirant et sortis mon I-pod.

« Mesdames mesdemoiselles messieurs,veuillez attachez vos ceintures s'il vous plaît et vous préparer au décollage. »

Mon coeur se mit à tambouriner dans ma poitrine.
Fort, fort, fort...
Aussi fort que lorsqu'on est amoureux.
Plus fort même.
Trop fort.
Je m'apprête à tout quitter. Tout laisser tomber.
Tout envoyer en l'air quoi.
J'ai tellement peur...
Et ce coeur qui tambourine encore et encore...
Coeur serré par la tristesse.
Remplis de mélancolie et de chagrin.
D'amour et de haine.
D'amertume et de regrets...
La seule question que je me pose est: pourquoi ?
Pourquoi lui ?
Pourquoi nous ?
Pourquoi ça ?
Une secousse.
Oh mon dieu...
C'est trop tard.
Je ferme les yeux.
Des larmes menacent de couler mais je les en empêche.
Je ne peux plus reculer maintenant. Je dois assumer. Vivre. Oublier...
Oublier ?
Je n'pourrais pas me contenter d'oublier juste ces trois denières années.
Les trois années de ma gloire en tant que « Chanteur du groupe Tokio Hotel ».
Non.
Car à ce moment là, je n'aurais aucune raison de partir.
Tom était là il y a trois ans...
Non.
C'est toute ma vie d'avant que je dois oublier.
Mais comment peut-on oublier 17 ans de notre vie ?
L'effacer, comme ça, d'un revers de main ?
C'est impossible.
Je montais le son de ma musique, fort, plus fort...
Et ma voix résonna dans mes oreilles comme une évidence...

Komm und hilf mir fliegen
Viens et aide moi à voler
Leih mir deine Flügel
Prêtes moi tes ailes
Ich tausch sie gegen die Welt
Je les échange contre le monde
Gegen alles, was mich hält
Contre tout ce qui me tient
Ich tausch sie heute Nacht
Je les échange cette nuit
Gegen alles was ich hab
Contre tout ce que j'ai


C'est lorsque l'on regarde à travers le hublot d'un avion qu'on se rend compte que le monde en bas et petit...
Adieu l'Europe.
Adieu l'Allemagne.
Adieu Tom...


*Petite musique*

« Mesdames et messieurs, l'avion en provenance de paris vient d'attérir... » Dit une voix féminine anglaise qui résonna dans tout l'aéroport

Et voilà. Je suis arrivé à San Fransisco.
Pourquoi San Fransisco alors que j'ai parlé de Los Angeles ?
C'est bien simple.
Je fais le voyage en deux parties.
C'est plus simple pour ne pas qu'on suive ma trace non ?
Je soupirai.
C'est pas vrai.
Même pour ça, je dois tout prévoir à l'avance.
C'est pas possible...
Bon. Maintenant, trouver mon avion pour Los Angeles.
C'est pas très loin d'San Fransisco, ça d'vrait vite passer.
J'arrive pas à croire que j'sois parti.
Si loin de ma ville, de mon pays, de mon continent...
Si loin de mes fans, de mes amis, de ma famille...
Si loin de ma vie, de mes souvenirs, de tout ce que je connais...
Si loin de lui.

Adieu Tom...


[Ellipse]


20 Décembre 2007


Comme le temps passe vite.
Très vite.
Trop vite...
Quatre mois se sont écoulés...
J'ai peine à imaginer qu'il y a quelques mois, j'enchaînais les interwiew, les séances photos et les concerts.
Peut-être parce que ici je ne fais rien. Je passe mon temps à..à...
Je poussai un long soupir.
A penser à lui.
A eux.
A tout se que je suis en train de louper.
Partir était la pire chose à faire pour oublier...
Seul dans la salle de bain de mon appartement, je chante.
Et oui, mon appartement...
Je l'ai acheté le jour de mon anniversaire, soit une semaine après mon départ, avec l'argent que j'avais garder précieusement sur un compte.
Compte dont personne ne connait l'existance à part moi...
On pourrait croire que j'avais déjà tout prévu.
Peut-être...
Ou peut-être pas.

Cette feuille que je tiens entre mes mains me brûle les doigts.
Vous vous demandez sûrement se qu'est ce bout de papier n'est-ce pas ?
Oh, pas grand chose...pour vous.
Juste des paroles.
Paroles que je chante en ce moment même alors que je m'étais promis de ne plus jamais les ressortir de ma vie.

« Du bist, alles was ich bin
Und alles was durch meine Adern fließt... »


Mes yeux sont clos.
Pourquoi ?
Parce qu'en face de moi il y a un miroir.
Qui dit « miroir » dit donc instinctivement « reflet ».
Et moi, je ne supporte pas le mien. Tout simplement parce que c'est moi que je vois.
Juste moi, rien que moi, moi et moi seul...
Avant je...j'sais pas comment dire mais...
C'est comme si Tom était en moi. A l'intérieur de moi.
Comme si je le voyais, comme si...comme si il faisait partie de mon reflet.
De moi.
Mais plus maintenant. Maintenant je n'vois que moi.
Moi et ma solitude dans toute sa splendeur...
Pourquoi, pourquoi mais pourquoi ?!

« Parce que... »

J'me répondq à moi-même.
J'suis p'têtre pitoyable mais...y'a qu'moi ici. Y'a donc que moi qui peux répondre à mes questions...
Pff...
Je jette le bout de papier à travers la pièce et m'accroupis, ma tête sur mes genoux et les yeux toujours clos.
J'en peux plus.
Si seulement quelqu'un pouvait m'aider...

« Meine beste Sünde
Geht durch die Tür
Ich bin schwerveletzt
Und süchtof nach ihr
Ich fühl mich...»


Je sursautai et me levai d'un bon.
Quelqu'un chante dans mon appart'.
Quelqu'un chante « Nach dir kommt nicht » mais...pas le bon tempo.
Comme si cette personne ne connaissait pas la chanson mais savait les paroles...
Les paroles...
Mais attendez, non, c'est quelqu'un qu'a pris mes paroles là !
Un gosse en plus, vu la voix enfantine que j'ai pu percevoir...
Je sors en trombe de la salle de bains et me dirigeai vers ma chambre...
C'est bien un enfant. Sur mon lit en plus.
Mais pour qui il se prend ?
Il est de dos et tient mes paroles dans ses petites mains dont les ongles sont peints en noir.
Comme moi...

« Hey toi là ! »

Il ne réagit pas.
Je me demande même si il s'est aperçu de ma présence...

« Elles sont tristes tes paroles... »

Je sursaute encore mais cette fois, pour autre chose...
Cette voix...

« Qu...qui es-tu ? »
« Elles parlent de qui celles-là ? »
Dit-il en se retournant.

Ces yeux.
Cette bouche.
Ces cheveux.
Ces mains.
Oh mon dieu...
Non. C'est pas possible. Je dois rêver.
Ouai, c'est ça, je rêve.
Je regarde les paroles qui se trouvent dans sa main...
Les paroles de « Reden ».
Je lève de nouveau mes yeux vers son visage souriant.

« Elles parlent de toi ? »


C'est un rêve.
Un rêve et rien d'autre. Sauf si j'deviens complétement dingue...
Je fis volte-face, sortis de la pièce et rentrai dans mon salon.

« C'est un rêve, une illusion, c'est pas la réalité... »

Je m'écroulai sur mon canapé et allumai la télévision.

« Un rêve , un rêve , un rêve... »

Des petits pas résonnèrent dans le couloir, puis j'entendis le grincement de ma porte.
Un rêve. Une illusion. Mon imagination.
Un rêve. Une illusion. Mon imagination.
Un rêve. Une illusion. Mon imagination.

« Pourquoi tu veux pas m'répondre ? »

Un rêve. Une illusion. Mon imagination.

« Bill ? »

Un rêve. Une illusion. Mon imagination.
Un petit soupir me parvint aux oreilles.

« Je vois...tu crois que t'es d'venus complétement dingue... »

Je ne prends même pas la peine de le regarder.
Il n'existe pas d'toute façon...
Soudain, il se plante devant moi, éteint la télévision et me regarde avec un air coquin.
Il ne dit rien.
Il me fixe. On dirait qu'il veut lire en moi...

« Qu'est-ce que tu m'veux ? » Demandai-je doucement.
« T'as d'mander d'l'aide...alors me voilà. »
« Comment tu peux m'aider ? Tu n'es qu'un...rêve. »
« Toi t'es réel ? »
« Ben ouai. »
« Alors moi aussi. »
« Mais...mais...tu es moi ! En plus...je suis...enfin tu es...non...c'est qu'un rêve Bill bordel ! J'deviens complétement fou... »


Je pris mon visage entre mes mains et fermai les yeux.
Mais non. Je n'me réveille pas. Rien ne change.
Ai-je vraiment perdu la raison ?
Doucement, il enleva mes mains de devant mon visage et plongea son regard dans le mien.
Le même regard que le mien.
C'est moi en face de moi.
Vous y croyez vous ?
Pas moi.
Puis, il me tend la main. Je la regarde, puis l'interroge.

« Qu'est-ce que tu m'veux ? »
« Je veux te montrer ce que tu n'a pas vu, ce que tu ne vois pas, et ce que tu ne verras pas. Tout ce qui t'as échappé, qui t'échappe ou t'échappera... »
« Quoi ? J'comprends rien... »
« Donnes-moi la main, tu verras. »


J'hésite.
C'est quand même tellement...tellement fou.
Je suis là, devant moi-même, à 13 ans et je me tends la main.
Ou plutôt...
Il est là, devant moi et il me tend la main.
Putain...j'comprend plus rien.
Mais...je crois que je devrais le suivre...
Alors lentement, je tends la main vers lui et saisis la sienne.
Soudain, je n'vois plus rien.
Je ne sens plus rien.
Comme si je disparaissais...


*Mon dieu, que m'arrive-t'il ?*



__________________________________________________


Voilà, fin du chapitre 2.
Un peu bizarre c'est clair...^^
Vous comprendrez mieux plus tard.
J'espère qu'vous aimez toujours =x
Vos impréssions ?

Oserai-je demander... 20 comm's pour la suiite ? =x

Merciiiiii encore pour toutes vos visites et vos comm's

=)

Bsx a touuuuuuuuuuuuuus <3


EDIIT :

P'tiit édiit à l'arrache.
J'suiis désouley sii la suiite met du temps à arriver mais d'puis j'ai r'commencer les cours, c'est d'plus en plus d'écriire =x
[En Suisse les cours ont commencés Lundii]

J'ferais d'mon mieux.
Bsx j'vous aiiime <3

EDIIT 2 :

Voilààààààààààà de retour !
Maint'nant promis, la suite mettra moin d'temps mais cette semaine là c'était une semaine de timbré T___T
Vous m'pardonnez ?
Suite demain surement
J'suis vraiment désouleyyyy pour le retard

Bsx je vous aiiiiiiiiime <33


Piix': Encore et toujours prise ici. J'suis en total admiration d'vant ces montages <3


# Posté le samedi 25 août 2007 15:04
Modifié le mercredi 05 septembre 2007 12:19

Chapitre 3

Chapitre 3
La lumière faiblit, lentement, lentement...
Où suis-je ?
J'en sais rien.
A vrai dire je n'vois pas grand chose pour la simple et bonne raison que..
Une autre lumière m'aveugle.
Plus familière.
Plus chaude...
La lumière du soleil.
Je cligne doucement des yeux pour m'habituer...
Et je vois.
Je sais où je suis.
Je l'ai tout d'suite su enfait.
Ce soleil, ces rire mais surtout, ce parc...
Parc ou plutôt...
Terrain de basket.

« Loitsch... »

Je suis chez moi.
Oh, comme ça m'avait manqué...
Mais y'a comme un beug.
Comme si il manquait des choses.
Il manque des choses...
J'aurais parié qu'il y avait une maison là en face...
Celle d'un vieu pote d'enfance chez qui nous allions souvent Tom et moi vers l'âge de 10 ans.
Elle aurait été démollit ?
Elle était pourtant neuve si j'me souviens bien...
J'ai même assisté a sa construction !

Tant de choses on changer pendant mon abscence...
Depuis combien de temps je n'suis pas revenu ici moi ?
6 mois ?
Je sais plus. Sûrement...
Mais enfait...je n'suis pas vraiment là.
C'est un rêve.
J'l'avais presque oublié l'autre là...
Mini-moi.
Je me retourne et le cherche du regard.
Il est là, debout devant cette grille. La grille du terrain enfait...
Il semble observé quelque chose avec tendresse.
Quelque chose ou...quelqu'un.
Je m'avance tranquillement vers lui.

« Pourquoi tu m'a emmené ici ? »Demandai-je alors.

Je parle à un rêve. A une illusion.
C'est grave quand même...
Non ?
Mais ce rêve m'intrigue.
Beaucoup même.
Je veux le comprendre.
On dit que les rêves en disent long sur nous...

« Il était si mignon... » Dit-il, le sourir aux lèvres.

De qui il parle lui ? Et qu'es-ce qu'il regarde comme ça bon sang ?
J'suis en train d'lui parler là !
Je le regarde.
Il a l'air complétement fasciné par cette contemplation...
Je décide de suivre son regard.
Il y a deux enfants ici.
Deux petits mômes enfait...
5 ans à tout péter.
L'un joue au basket, et l'autre est assis, dos à moi.
Puis soudain, il tourne la tête et regarde dans notre direction, sans vraiment nous regarder directement.
Et là...
Je pousse un cris.
Un cris tellement puissant que mini-moi sursaute à ma gauche.
Oh mon dieu...

« Mais...mais...c'est...c'est m-moi... »

A cette remarque il semble perdre son sourir.
Mais pourquoi ?
Je n'me pose pas plus de question et continu de regarder l'enfant.
Il n'a pas l'air de nous voir lui, comme si nous étions...invisible.
Ces yeux...
Oh mais...ce petit garçon, se n'est pas moi !
C'est lui.
C'est mon frère.
C'est Tom.
Tom...
Mais alors, l'autre petit garçon, celui que je vois mal à cause du soleil, c'est moi ?
Mais...
Alors il y a trois moi ?
Trois Bill Kaulitz dans le même endroit ?
Oh mon dieu.
Je vous jure que...
C'est flippant.

« Tomi, t'as vu s'que j'viens d'faire ? »

Oh. Mon. Dieu.
C'est bel et bien moi.
Moi à 5 ans, et en plus je joue au basket !
Le petit sourir sur mon visage d'il y a cinq ans disparaît en regardant petit Tom.

« Tomi ? »


Tom n'a pas l'air de faire attention à lui.
Je dis lui en parlant de moi...
Attendez...
Roh. Je m'embrouilles.
J'comprends vraiment plus rien.
Mais y'a t'il vraiment quelque chose à comprendre ?
Je regarde le Bill de 5 ans qui a l'air très énervé.
Il fronce ses petits sourcils et balancent le ballon par-terre.

« T'es méchant Tomi, t'en a rien à faire de moi, j'te boude ! »

Après avoir sortit cette phrase, il s'assied par-terre, les bras croisé et dos à son frère.
Frère qui sort doucement de ses pensées et qui paraît légèrement perplexe de voir son frère assis par-terre et le ballon rouler à 5 m de lui...

« Bill ? Qu'es-ce qui y'a ? »

Le petit Bill pleurniche un peu et dit d'une petite voix toute triste :

« Tu m'as même pas regardé. J'avais fais un truc difficile et tu l'as même pas vu ! Tu t'en fiche de moi, tu m'aimes pas ! J'te fais la tête ! »
« Oh non Billou c'est pas vrai moi je t'aime ! »


Le petit Bill lève sans même lui répondre en prenant l'air supérieur et faché, bien déterminé à ne plus parler à son frère.
J'me souvenais pas que j'étais comme ça...
Comment Tom à t'il fait pour me supporter ?
En parlant de lui...
Il fait quoi là ?
Pourquoi il se lève ?
Oh.
Je vois.

« Billou ? » Dit-il en tenant le ballon orange entre ses petites mains.

Aucune réponse ne sortit de la bouche de l'interrpelé .
Alors Tom se positiona devant le panier de basket et essaya de l'envoyer à l'intérieur.
Il veut marquer un panier quoi.
Sauf qu'il se loupe complétement.
Le ballon rebondit sur le poteau et lui revient vite fait en pleine figure, se qui lui fit perdre l'équilibre.
Allongé par-terre, il laissa échapper un petit gémissement de douleur qui ne fit même pas réagir mini-moi de 5 ans.
Putain.
Mais va vers lui crétin ! Ton frère s'est fait mal et toi tu boude comme un con dans ton coin !
J'ai donc toujours été aussi pitoyable ?
Tom se relève doucement en se frottant le coude comme pour soigner sa blessure et dit :

« Billou...tu m'apprend à jouer ? Moi j'y arrive pas. Tu m'as pas regardé mais je suis très nul. »
« Non je te boude. »
« Mais Billou...moi je veux pas que tu me boude...je veux apprendre à faire du basket comme toi ! Comme ça je pourrais jouer avec toi et tu pourras plus me bouder ! »


Le dit Billou finit par céder et se retourne face à son frère, essayant d'avoir toujours l'air faché.
Mais dans ses yeux pétillaient de petites étincelles remplis de bonheur et d'espoir.

« C'est vrai ? Tu veux vraiment jouer avec moi ? »
« Oui ! Comme ça je resterais plus ici assis à rien faire ! »
« Tu...tu t'ennui quand tu me regardes ? »
Dit le petit moi quasi au bord des larmes.
« Non mais je préférais jouer avec toi. »

Le petit brun pencha la tête de côter comme pour essayer de comprendre son frère.
Sans résultat.
Après quelques secondes, il murmurra un timide :

« Pourquoi ? »
« Ben comme ça quand on sera grand on pourra être dans une équipe tout les deux ! Et on sera toujours ensemble ! »
« Mais toi tu aimes pas le basket ! »
« C'est pas grave, moi je veux être avec toi tout le temps alors je vais jouer au basket ! »
« Mais Tomi... »


Puis, plus rien.
Un ange passa...
« Tomi » regarda « Billou ».
« Billou » regarda « Tomi ».
C'est logique...
Mais là ça doit bien faire une minutes qu'ils se regardent sans rien dire là donc ça commence à m'gonfler.
Puis mini-Bill se leva et sauta dans les bras de son frère.

« Oh Tomi ! J'suis désolé de t'avoir boudé...tu me pardonne ? »
« Bien sûr p'tit frère ! Alors...on commence ? »


Un large sourir prit posséssion des lèvres de « Billou » qui prit la balle des mains de son frère pour la propulser dans le panier.

Je baissai les yeux.
Je n'me souvenais pas du tout de ça...
Alors pourquoi j'en rêve ?

« Pourquoi tu m'as montré ça ? » Dis-je à l'attention de mon moi de 13 ans.
« Ca fait combien d'temps que t'as plus toucher à une balle de basket dis-moi ? »

Je plongeai mon regard dans le sien.
J'vois vraiment pas où il veut en venir...
Combien de temps ?

« Au moins 10 ans... »
« Ca n'te manque pas ? »
« Non. J'ai la musique maintenant. Le basket c'est pour les mômes. »
« C'était pourtant ton plus grand rêve... »
« Mais j'étais enfant ! Un enfant à toujours des rêves qu'il ne réalise pas forcemment ! »
« Alors pourquoi considère-tu la musique comme ton seul et unique rêve d'enfant ? »


Mais...
De quoi il me parle là?
Pourquoi compare-t'il la musique au basket ?
Où veut-il en venir bordel ?
Ce rêve est décidement très étrange...
Trop étrange.
Tellement étrange que je me demande si s'en est vraiment un...
Il soupira.
Un soupir découragé.
Un soupir d'énervement.
Un soupir de défaite...
Mais pourquoi ?

« Viens » Dit-il en me tendant à nouveau la main.

Quoi, encore ?
Franchement...
J'hésite.
Et si...?
Oh pis merde. Ce n'est qu'un rêve Bill.
Enfin ça, c'est se que j'essai de me persuader...
Mais j'en suis de moins en moins sûr.
Je finis donc par lui tendre la main et me laisser entrainer dans ce tourbillon de lumière...

La lumière faiblit à nouveau se qui me permis de voir où je suis.
Oula. Il fait plus sombre ici...
Et en plus ça bouge.
Un train ?
Non.
Une voiture.
La voiture de mon père...
Oui, c'est lui là, au volant de sa voiture.
Oh mon dieu, sa voiture...
Depuis combien n'y suis-je pas rentré ?
Des années...

« Regarde à côté de toi Bill... » Dit Mini-moi qui se trouve à la place du passager, soit dis juste à côté de mon père.

Je tournai doucement la tête et me retrouvit face à un Tom de...
Sept ans ? Peut être un peu plus , je n'sais pas.
Il était tellement beau...
Et il l'est toujours.
Voilà se qui le différencie de moi, lui il a toujours été beau.
Son regard est si...envoutant.
Plus que le mien.
Tout le monde l'a toujours dis.
Il a quelque chose en plus, chose que je ne possède pas...
Un charme bien à lui.

Le petit Tom n'arrête pas de bouger à côté de moi.
Je crois qu'il essai de dormir et qu'il n'y arrive pas...
Il arrête pas de grogner.
C'est très agaçant.
Trop agaçant.
Si il pouvait m'entendre, j'lui aurait dis d'se la fermer et d'arrêter d'se tortiller comme un vers sur son siège.
Mais j'pense pas qu'il m'entende vu qu'il ne me voit pas.

« Rooh mais...rrr... »


Ca doit bien être la dixième fois qu'il dit ça.
Ca commence à m'gonfler.
Roh mais tout me gonfle ma parole !
Alors c'est ça que j'suis d'venu ?
Un gros raleur qui supporte plus rien ?
Vive moi.
Mais aussi, comprenez-moi, il s'passe rien dans cette bagnole !
Mon père regarde mon frère à travers le rétroviseur, mon frère gigote...
Et la pluie fait rage dehors.
Génial.
Oh. Un éclair.
Quel temps magnifique !
Voilà qu'il pleut dans mes rêves maintenant.
Un rêve c'est pas censé être agréable ?
Enfin...
Il y a Tom quand même.
Et c'est ça qui fait de mon rêve quelque chose de magique.

« Tom ? Ca n'va pas ? » Demanda soudainement mon père [se qui me fit d'ailleur légèrement sursauter].

Tom regarda deux minutes par la fenêtre l'air soucieux.
Non. Ne me dîtes pas que c'est le jour où...

« No...non...j'sais pas...j'me sens bizzare...j'ai...papa...papa appel à la maison. »
« Pardon ? »
« Bill...je...appel à la maison, je crois que Bill ne va pas bien... »
« Mais ...quoi ? »
« Papa appel à la maison vite ! Bill y va pas bien, j'le sens ! »
« Oui oui Tom, calme-toi !Y'a pas l'feu ! »


La voiture tourna soudainement sur le côté de la route et s'immobilisa.
Mon père pesta silencieusement, surement énervé.
A en juger par son attitude, il doit penser que Tom est paranoïaque...

« Simone ? Oui, c'est moi...écoute je t'appel pour savoir si Bill va bien, car figure toi que...Pardon? Hein ?! A l'hôpital ?! Mais...c'est pas grave au moin ?!...Oui...On...On arrive...A toute à l'heure... »
« Papa, papa qu'es-ce qu'il a ? »
Dit Tom complétement affolé.
« Je n'sais pas...je...il va bien je pense, ne t'inquiète pas fiston...on y va. »

Tom ne parut pas convaincu et regarda tristement un petit porte-clef tigre qu'il tenait entre ses mains.
Porte-clef...tigre ?
Ca m'dit quelque chose...
Ah mais oui, bien sur! C'est celui que je lui avais offert pour notre 5ème nöel !
Où est-il passé à présent ? Aucune idée...
Aux oubliettes. Tout comme moi...

« Bill...faites qu'il ne lui soit rien arrivé de grave... »Dit il en serrant très fort la micro peluche.

Oh non mais...ne m'dites pas qu'il va pleurer !
Tom, c'était qu'une petite piqûre de guèpe !
Oui mais...
Lui il ne le sait pas encore.
Une petite larme coule doucement sur sa joue, qu'il essui vite fait.
Oh non pitié...
Tout sauf ça.
J'peux pas voir ça, ça m'fait trop mal, j'supporte pas d'le voir pleurer...

« Stop ! Ca suffit ! Rammène-moi chez moi ! Je n'veux plus voir ça, laisse-moi rentrer ! »

J'avais hurler ces mots à Mini-moi.
Il eut alors un large sourir.
J'comprend pas...
Mais je crois qu'il n'y a rien à comprendre.
La lumière réaparut pour la 3e fois et m'enveloppa complétement...


Je me réveilla en sursaut, la sueur perlant sur mon front.
Où suis-je ?
Je regarde autour de moi...
C'est chez moi.
Enfin...mon 2e chez moi.
Je suis dans la salle de bain, accroupie par-terre.
Mais...j'me suis donc bel et bien endormit ?
Tout ça n'était alors...qu'un rêve ?
Je me relevai difficilement et me retrouvai denouveau face à mon reflet dans le miroir.
Personne derrière moi.
Personne dans mon appartement.
Un silence de mort raigne...
Un rêve.
Une simple rêve.
Un rêve de merde.
J'ai rêvé de choses dont je n'ai pas le moindre souvenir réels ou que je n'avais jamais vécu...
Mon imagination m'épate parfois.
Je retournai vers mon lit, là où ce trouvait Mini-moi dans mon pseudo-rêve...
Aucune trace de lui.
Par contre...
Pourquoi mes paroles sont-elles éparpillées sur mon lit ?
« Reden », « Nach dir kommt nicht », « Totgeliebt »...
Etais-ce réelement un rêve ?
Roh Bill réveil-toi ! Redescend sur terre !
Bien sûr que c'était un rêve !
J'ai du simplement oublier de les ranger ces satanées paroles, voilà tout.
Je les prend à l'arrache et les pause n'importe comment sur mon bureau.
J'ai du dormir longtemps car...
Il fait nuit.
Je regarde tristement par la fenêtre.
Comme c'est beau...
Tous ces gratte-ciel qui touchent presque les étoiles.
Toutes ces lumières qui illuminent si magnifiquement la ville.
Toutes ces voitures, ces bruit et ces gens qui animent si bien l'endroit...
C'est magique.
Magique...

« Oh Tom...si tu savais comme tu me manque... »

Une petite larme s'échappa de mes yeux...
Première fois que je pleurs depuis que je suis partis.
Tom...
Comme je regrette d'être partis.


*Bring mich nach Haus*

__________________________________________________


Fin du chapitre.
Avec un jour de retard...

=S

Je sais que j'met beaucoup d'temps à mettre la suite et qu'ça doit vous énerver mais c'était vraiment une semaine de merde là.
Déjà la rentrée trop galère.
Ensuite les devoirs.
Les livres à acheter.
Vous rajoutez à ça les problèmes personels...
Ca donne bye bye Yaoi
^^'

Vraiment désouley.
Aucune limite de comm'.
[Odilon j'te vois v'nir...><]
Je bouge simplement mes fesses pour la suite.

Vous en pensez quoi sinon ?

=)

Bsx je vous aiiiiime

Merci de votre patience, Merci pour vos comm's et vos visites...

<333333333333333333

EDIIT :

Suite ?
J'essai d'la mettre aujourd'hui. Sinon Vendredii.
Mercii beaucoup d'continer à liire
Malgrés l'temps que j'met pour poster...

<3333333333333333333333333333

EDIIT :

Suite ce soir.
Raison de mon retard ?
Ma mère [qui m'a punii d'ordii] et TH sur Nrj x)
Je sais, j'met ENORMEMENT de temps mais mes chapitres sont long, j'ai mes cours et ma famille...
Pardonnez moiiiiiiii.
J'vous kiff <3


EDIT:

DEMAIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIN !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!


Piix': Denouveau prise ici. Ses montages sont géniaux <3
# Posté le jeudi 06 septembre 2007 11:13
Modifié le samedi 20 octobre 2007 18:20