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Chapitre 1

Chapitre 1
Encore quelques mètres et je suis dehors.
Encore quelques mètres...
Je pousse la grande porte grise qui se trouve devant moi et qui me barre la route.
Elle est lourde, très lourde, trop lourde...
Je n'ai plus la force de faire face aux obstacles, plus la force d'essayer quoi que ce soit...
Mais c'est pire de rester ici.
J'étouffe...
Rassemblant toutes mes forces, je pousse la porte...
Encore, plus fort...
J'y suis.
Je suis dehors.

Il fait agréablement tiède et le soleil n'est pas tout à fait coucher.
Le ciel est magnifique. Les tons varient : rose pâle et rouge sang, orangé par endroit, parsemé de nuages blanc et vaporeux...
Toutes ses couleurs chaudes réchauffent mon c½ur, d'une chaleur douce, réconfortante....
Cette même chaleur qui me faisait vivre il y a encore si peu de temps...

« Tom... » Murmurais-je pour moi-même.

J'en peux plus.
Je prends ma tête entre mes mains et pleure toutes les larmes de mon corps.
Seul, voilà ce que je suis maintenant.
Je suis seul contre ce mur de brique.

Mit dem Rücken an der Wand
Le dos au mur


« BILL ! »

C'est mon nom.
C'est Tom.
C'est Tom qui crie mon nom...
Cette phrase sonne mal dans ma tête, sonne faux...
Tom m'a oublié.
Pourtant il est là, devant moi, cet être si cher à mon c½ur, cet être si...
Tom m'a oublié.

« Bill ! Bill, qu'est-ce que t'as ? Bill ?! Bill pars pas ! Attends !»

Non.
Laisse-moi.
Ne me poursuit pas Tom.
Laisse-moi...
Je me met à courir comme un desespéré.
Courir comme jamais je n'avais courus auparavant.
Courir comme si ma vie en dépendait.
Courir pour ne pas encore une fois sombrer dans tes yeux...
Pourquoi, pourquoi ne me laisses-tu pas ?
J'ai pas besoin de'toi
Je peux m'en sortir seul.

Die Welt ist glücklich ohne dich

Mes larmes se remettent à couler de plus belles.
Et voilà que je me mens encore.
Mentir est devenu mon quotidient.
Et ça me tue.
Courir, pour ne plus voir cette vérité qui me brûle le coeur.
Courir...oui, mais où ?
Mes larmes ont noyé mes yeux.

Soudain, quelque chose me fait trébucher.
Une chose ou...un enfant.
Une petite fille aux boucles dorées si innocente...
Et moi je viens juste de la renverser.
Les larmes qui coulent de ses petits yeux de princesse me transperce le coeur...

« Excuse-moi je... »
« Bill ! »


Oh non.
Pas lui.
Je n'peux pas le voir.
Je n'veux pas.
Je me relève précipitamment et m'enfuis à toutes jambes.
J'ose un regard en arrière...
Je le savais.
Il s'est accroupi près de la petite princesse.
Son côté grand frère n'a donc pas totalement disparu...?
L'espoir fait vivre...

Je continu d'avancer, avancer au hasard, aveuglement, dans cette ville que je ne connais pas.
Paris, oh Paris...
Cette ville qui fait tant rêver.La ville de la gloire en somme...
Une ville magnifique.
Une ville pleine de vie.
Une ville féérique...
Mais pas pour moi.
Ville de paparazzis, voilà ce qu'est Paris.
Je les hais tellement...
Certains se demandent pourquoi certaines stars pêtent un plomb.
Pourquoi certaines sombrent dans l'alcool ou dans la drogue.
Pourquoi elles font telles ou telles choses...
Et bien, par exemple, mettez-vous à la place de cette pauvre Britney Spears...
Toute sa vie privé étalée un peu partout dans le monde.
Toutes ces choses horribles que les médias gerbent à son sujet.
Nous sommes des humains.
Et un humain normalement constitué ne peut pas supporter ça...
Souvent, les gens pensent que c'est plus simple de former un groupe.
On risque moins de se faire aveugler par la célébrité...
C'est tellement faux.
On se fait tous entrainé et aveuglé à un moment ou à un autre.
Tous.
Et après, on se perd...
Comme moi je les ai perdu.
Comme je me suis perdu...
Dans tous les sens du termes.
Je sais même pas où j'suis.
Ah si...
Ce monument bizarre m'indique exactement où je suis.
Place de l'étoile.
Dix chemins s'offrent donc à moi.
Mais lequel prendre ?
Chaque choix que je fais,
Chaque décision que je prends...
Tout ça influence à chaque fois un peu plus mon destin.
Et c'est ça qui me fait peur.
Toutes ces questions qui tournent dans ma tête telle « Et si j'avais fait le mauvais choix ? » « Que se serait-il passé si j'aurais choisi l'autre option ? »
J'ai peur de choisir le chemin que je vais emprunter.
Car qui sait se qui peut m'arriver en cours de route...
Alors j'écoute mon coeur et mon esprit.
La route qui descend.
Celle-là.
La route, ou plutôt avenue, la plus connue du monde je pense.
Avenue des Champs Elysées
Cette avenue qui est bourrée de monde en ce moment même.
Alors, bon ou mauvais choix ?
Ca, je le saurai très vite je pense...
Peut être même trop vite.
Tous ces gens...
Toutes ces filles.
Je n'peux même pas me balader seul.
Toute ma vie est sous contrôle...
Mais le contrôle de quoi au juste ?
De quoi...ou de qui ?
Pas de moi.
Je ne la contrôle plus.
Ni mes gestes , ni mes paroles, ni rien.
Juste mes pensées.
Et encore...
Des cris hystériques se répandent lorsque je passe devant un groupe de filles.
Lorsque je cours devant un groupe de filles.
Elles ne voient en moi que la star, pas l'humain, pas l'être sensible.
Juste l'artiste, le chanteur, le leader...
Moi. Leader.
Tout ça n'est qu'une...image.
Image que je viens de briser à l'instant en m'écroulant par-terre.
Mes jambes ne me tiennent plus.
J'ai trop couru.
Trop couru...

Leih mir deine Flügel
Prêtes-moi tes aîles


Un attroupement autour de moi.
Mais laissez-moi !
Laissez-moi vivre une fois, vivre loin de vos regards, de vos jugements...
Loin de vous.
Et de lui surtout.
Il est là, encore là, toujours là, il ne me lâche pas.
Moi qui croyait l'avoir semer...
Pourquoi ne me laisse-t'il pas ?
Et cette colère dans ses yeux...
Pourquoi ?!

« Bill relève-toi ! Relève-toi bordel ! A quoi tu joues ? T'as une image à préserver t'as oublié ?! T'es pas n'importe qui Bill alors repends-toi !»

Je rêve là. Oui c'est ça, c'est un rêve...
Ou plutôt un cauchemard.
Lui, lui, lui...
Comment ose-t'il ?
C'en est trop.
De la violence dans mon geste.
Il perd l'équilibre.
Tant pis.
Tant mieux.
Je continue de courir, loin de cet attroupement.
Je les hais.
De la haine dans mes gestes.
Je les pousse violemment.
Je cours encore, cours toujours.
Rage, amertume...
Désespoir.
Il ne me suit plus. Il n'est plus là.
Plus personne n'est là.
Je suis loin maintenant. Une rue perdue, oubliée, abandonnée...
Mon dieu, où suis-je ?
Mon dieu...qui suis-je ?
Le garçon que je vois , ce reflet que j'observe sur cet voiture...
Ce n'est pas moi.
Je ne suis plus moi. Je me suis perdu, perdu, perdu...
Et tous ces mensonges. Cet attirance que je suis obligé de cacher.
Une attirance pour les hommes...
Mais on m'a obligé. Obligé de la cacher, de la renier, de l'oublier...
Seul mon aspect me trahit.
Seul mon aspect ne ment pas.
Alors pourquoi, pourquoi ce garçon sur cette voiture ce n'est pas moi ? Alors que mon aspect dit la vérité, ce n'est pas moi, c'est une image...
Une illusion.
Je ne comprends pas, je ne comprends plus, je ne cherche pas à comprendre...
Je ne cherche plus.

Je marche.
Doucement, lentement, tranquillement...
Je réfléchis.
A quoi ? A tout.
Je marche toujours, sereinement.
Sereinement...
J'arrive je n'sais où. On dirait une sorte de parc. Un jardin bizzare. Je ne sais pas.
Je m'en fou.
De l'herbe, c'est tout c'qui compte. De l'herbe pour me coucher.
Me coucher sous les étoiles...
Ou dormir dans un quatre étoiles.
Et encore un autre choix, un !
Bon...prenons la facilité. Comme toujours.
Je m'allonge à même le sol...c'est humide.
Tant pis.
Je regarde les étoiles et essaie de dormir.
Dormir pour oublier ne serait-ce que quelques heures...
Dormir pour pouvoir m'envoler au pays des rêves...
M'envoler, partir loin...


Komm und hilf mir fliegen



Quelque chose de froid tombe sur mes paupières closent.
Cette chose parcours tout mon visage, caresse doucement ma peau...
Et finit par disparaître sur le sol.
J'ouvre difficilement les yeux. Il fait nuit. Encore ?
Quelque chose retombe sur mon visage.
Il pleut.

« Manquait plus que ça... » Dis-je en soupirant.

Et je reste là, couché en étoile sur le sol humide...
Les gouttes ont beau se multiplier, devenant de plus en plus nombreuses, je ne bouge pas.
Je m'en fou.
Et la mémoire me revient soudain...
J'ai tout perdu.
Pourquoi, pourquoi elle est revenue cette putain d'mémoire ?
Pourquoi ne pouvons nous pas décider les souvenirs que nous voulons garder
Et ceux que nous voudrions effacer ?
Pourquoi sommes nous obliger de vivre...
Avec ce passé qui nous fait si mal ?
Je vous jure, si vous saviez...
Comme tout ça me ronge.
J'aurais tellement voulu oublier, effacer, tout recommencer...
Recommencer...
C'est encore possible.
Il me suffirait de partir, loin, fuir tout ce qui me fait souffrir...
Fuir...
Je me relève brusquement.
Il est tard.
Il me suffirait de passer à l'hôtel, d'embarquer mes affaires et de m'enfuir, peut importe où, juste loin de la France, loin de l'Allemagne...
Loin de l'Europe...
Oui mais...
S'is ne dorment pas ?
Si...ils me cherchent ?
S'il me cherche...

Ich geb dir on mir Schuld
Tout se qui m'arrive c'est de ta faute


Tant pis.
Je m'en fou de lui.
Oui.
Non.
Peut-être...
Ou peut-être pas.

Hab das alles nie gewollt
Je n'ai jamais voulus ça


Je me relève difficilement.
Marcher. Courir. Quelle importance ?
A quoi ça sert d'avancer si on revient toujours à notre point de départ à un moment ou à un autre ?
Avancer pour reculer...
Voilà bien une débilité humaine.
Pourtant, j'avance.
Lentement, puis vite, je ralentis, je fonce...
Droit dans l'mur.
Je vois mon objectif se rapprocher.
Puis, il devient de plus en plus proche, dangereusement proche...
J'y suis. Je suis arriver.
Arriver pour repartir...

Du lässt mir leider keine Wahl
Malheureusement tu ne me laisse pas le choix


Je pénétre lentement mais sûrement dans le batiment.
Sûrement ?
Vous rêvez...
Je n'ai jamais autant douté de ma vie.
Je doute , j'ai peur, j'angoisse...
Pourtant je sais se que je fais. Je sais que c'est la meilleur solution.
Partir pour toujours me sera bien évidemment impossible.
Mais quelques temps, si.
Partir, faire le point...
Partir ensemble, mourir ensemble...
Non. Seul.
Juste moi, seul avec moi-même.
Moi...
Une femme à la réception me détaille de haut en bas.
Je suis le centre de son attention...mais pourquoi ?
Je m'avance vers elle.

« Chambre 42 s'il vous plaît... »


Elle sourit et me tend une petite clef en argent.
J'essaie de lui rendre son sourire, mais je n'y arrive pas.

« Merci... » Murmurrai-je difficilement.

Un simple geste de politesse, même forcé, ça ne coûte rien.
Je fais demi-tour et monte les escaliers en 4e vitesse.
Pourquoi pas l'ascenceur ?
J'en sais rien.
Mais pourquoi se prendre la tête pour si peu ?

Das ist jetzt das letzte mal
Maintenant c'est la dernière fois


Mon coeur bat vite, trop vite.
J'ai l'estomac serré...

« Pitié qu'ils dorment tous, pitié, pitié, pitié... » Dis-je pour moi-même en croisant les doigts.

Je passai devant la chambe de Georg, puis celle de Gustav...
Rien.
Arrivant devant celle de Tom, la peur prit complétement possession de moi.
Pitié qu'il dorme...
Je passai tout doucemment devant l'antre de mon frère...
Aucune réaction.
Aucun bruit.
Un silence de mort...
Je rentrai dans ma chambre, toujours silencieusement, et m'éffondrai sur mon lit.
Les larmes glissent de mes yeux clos et coulent le long de mes joues.
Au fond, j'aurais tant aimé qu'il soit réveillé.
Tant aimé qu'il me retienne.
Tant aimé qu'il se jette à genoux devant moi.
Tant aimé qu'il me supplie de lui pardonner ses erreurs.
Tant aimé qu'il pleurt toutes les larmes de son corps.
Tant aimé, tant aimé...
Tant rêvé...
Ca m'aurait prouvé qu'il tenait à moi.
Comme avant.
Ca m'aurait prouvé que je n'l'avais pas perdu.
Qu'il était toujours là.
Mais non...
C'est vraiment terminé.
Je prends mon sac que je n'avais pas défais, celui qui contient les choses essentielles comme mes vêtements et autre affaires...
Je sortis de la pièce.
Tant pis si je fais du bruit.
Tant pis ou...
Tant mieux.
Peut-être se décidera-t-il à sortir de son sommeil profond.
Peut-être...
Ou peut-être pas.

Je descendis les escaliers, m'avançai vers la réceptionniste et lui demandai si elle pouvait avoir la gentillesse de m'appeler un taxi.
Elle me fixa un moment.
Fixa mes yeux noyés par les larmes.
Fixa mes mains tremblantes.
Fixa mon sourire forcé.
Fixa mon sac.
Je suis constamment passé au rayon X, constamment, constamment, constamment...
Mais laissez-moi...
Elle hocha [enfin] la tête en guise de oui, s'empara du téléphone et commanda le taxi le plus luxueux possible pour M. Bill Kaulitz.
Pour changer...
Voilà ce que je suis aux yeux du monde.
Bill Kaulitz de Tokio Hotel.
Pour tout le monde, sans aucune exception.
Pas même lui...

Quelques minutes plus tard, le taxis fit son apparition devant l'hôtel.
Je saluai la récéptionniste, la remerciai et pénétrai dans la limousine.
Pour la dernière fois...
Je ne veux plus de cette vie remplie d'or et d'argent, de limousine, de bel hôtel, de plateau télévisé et de célébrité.
J'en peux plus.
Ce n'est pas ma vie. Ce n'est pas moi. Ce n'est pas nous.
Ce n'est pas lui...

Le voyage se passa dans le silence le plus total.
Evidemment,un simple chauffeur ne doit pas se permettre de parler au grand Bill Kaulitz...
De toute façon, qu'es-ce qu'il aurait à me dire ?
Des conneries.
Et moi, je lui aurais répondu quoi ?
Des mensonges.
Je regardais par la fenêtre en soupirant.
Comme Paris à l'air triste et sombre en ce moment même...
La pluie qui fait rage, le vent qui souffle et déshabille les arbres feuillus, la nuit qui plonge la ville dans les ténèbres...
On se croirait en hiver.
Pourtant, nous sommes en plein mois d'Août.
Comme quoi, le temps se dégrade de plus en plus...
Comme ma vie.
Peut-être que je ne reviendrais jamais ici.
Peut-être, oui, peut-être...
Ou peut-être pas.


*Das letzte mal
La dernière fois*




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Voilà, fin du chapitre 1.
Désoley pour l'retard, petit changement d'programme imprévu...^^
Vos impréssions ? =/
Je stresse toujours. Encore plus on dira, en voyant tous ces comm' [qui m'font très très très plaisir d'ailleurs]...
Merciiiiiii beaucoup pour vos comm' très encourageant, et vos visites.

=)

Pas d'limite de comm' de nouveau, encore et toujours des avis...
[Ne le prenez pas au pied d'la lettre: ça veut pas dire que vous pouvez mettre 4000 comm's...[j'm'adresse à quelqu'un en particulier...U_U mdrr j't'aiiime <3]

B'soux à tous <3

P-s: J'arriverais pas à répondre aux comm's...
J'dois m'occuper de mon autre fiic'.
Vous m'pardonnez ? =/



EDIT:

Suite ce soir

=)



Piix' : Denouveau prise ici. Fan de son blog et de ces montages <3


# Posté le lundi 20 août 2007 11:23

Modifié le dimanche 26 août 2007 13:53

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