Chapitre 4

Chapitre 4
21 Décembre 2007

Douce brise.
Fraîche brise.
Froide brise.
Qui a ouvert la fenêtre ?
Personne...
J'ai simplement dûs oublier de la fermer.
Je me lève difficilement en grognant.
On caille ici p'tin.
Je deteste le froid.
Pourtant c'est lui qui habite mon coeur depuis pas mal de temps...

Je me dirige vite fais à la salle de bain, histoire de me coiffer en deux minutes et d'mettre un peu d'déodorant...
Non, je n'me maquilles plus.
Pas envie.
Pas besoin d'me faire beau.
J'ai personne à qui plaire.
Tiens, j'ai pas rêvé cette nuit.
Ni de Tom, ni de rien.
Enfin si j'ai du rêver, mais j'm'en souvien pas.
En tout cas, j'ai plus fais de rêve bizzare...
Ou plutot, magique.
Je soupirai.
Tom.
Encore et toujours lui.
C'est pas vrai ! Pourquoi pas maman, papa, Gordon, Gustav ou Georg ?
Pourquoi Tom ?
Pourquoi c'est lui qui me hante ?
La réponse est simple.
Mais pourtant si compliquée...


P'tin. Fait encore plus froid dehors que dedans.
Logique me direz-vous...
Qu'es-ce que j'fais dehors ?
Oh rien de particulier.
Je prends le bus.
Et où je vais avec le bus ?
Nul part.
En gros, je prend le bus juste devant chez moi, reste dedans des heures durant et ressors quand il repasse devant mon arrêt...
C'est débil je sais.
Inutil qui plus est.
Mais j'ai rien à faire d'autre...

Ich geb dir an mir Schuld
Se qui m'arrive est de ta faute


Et ça me permet de voir des gens.
C'est assez drôle d'ailleurs.
Certains ont des looks tell'ment inhabituels.
D'autre ressemble à Tom.
J'ai l'impression qu'son look c'est le look de Los Angeles...
Comme par hasard.
C'est bien ma veine.
Comment ne pas penser à lui après ça ?
C'est impossible...

Le bus arrive enfin.
J'commençais légèrement à geler là...
Je rentre vite fait dans le bus et m'assied, comme à mon habitude, tout au fond.
Je m'assied bien confortablement, c'est à dire en boule et colle mon front contre la vitre, histoire d'admirer la vu magique qui s'offre à moi.
Magique...
Pourquoi ce mot me fait-il automatiquement penser à mon frère ?
D'accord d'accord, je sais pourquoi...
Parce qu'il est magique.
Putain...
Pourquoi est-il si parfait ?
Je ferme les yeux histoire de mieux le visionner dans le secret de ma tête
Son doux et magnifique visage...

« Tu penses trop. »

Je fais un bon sur mon siège et tourne ma tête vers cette voix.
Oh. Non.
C'est pas vrai...

« J'me suis encore endormi ? » Demandai-je.
« Qui t'as dis que c'était un rêve ? »

Vous l'auriez surmenet deviné...
Mini-moi est de retour.

« Parce que dans la réalité, il n'y a qu'un seul et unique Bill et non pas deux. »
« A bon ? Je croyais que Tom et toi vous étiez des doubles... »


Mon coeur ce serra violement.
J'y avais même pas pensé...

« Avant oui. Quand j'avais encore un frère jumeaux...»
« Ten a toujours un j'te ferais dire. »
« Ah bon ? J'le vois pas... »


J'avais dis ça avec mépris, ironi, rage...
Tristesse.

« Alors tu regardes mal. »

Je ne répond pas.
Qu'es-ce que vous voulez que j'réponde ?
Tom n'est pas là...
Non ?

« Qu'es-ce que tu m'veux encore ? »
« Tu viens ? »
Dit-il en me tendant la main.
« Non. Laisse-moi tranquille. »

Je tournai la tête vers la vitre et regardai pas la fenêtre.
Faites qu'il se casse, faites qu'il se casse, faites qu'il se casse...
Mais apparement, c'est pas dans ses plans.
Et tous ces gens dans l'bus qui n'ont même pas l'air de me voir...
Es-ce qu'ils le voient lui?
Peut être qu'il a raison...
Je pense trop.

« T'as peur ? »

Il peut pas me lâcher deux secondes lui ?
En plus sa question est complétement débille.
De quoi j'aurais peur ?

« Peur ?De quoi j'aurais peur ? »
« De le revoir. »


A cette phrase, mon coeur se serra dans ma poititrine.
Plus qu'avant.
Plus que jamais.
Si j'ai peur de le revoir ?
Oh que non.
J'en ai tellement envie...
Juste pouvoir le serrer à nouveau dans mes bras, plonger mon regard dans le sien, admirer son visage au traits si parfaits...juste ça, rien qu'une fois...
Vous me direz, pourquoi je retourne pas là-bas pour le retrouver ?
Trop compliqué.
Trop dur.

Zu spät
Trop tard


Putain. Pourquoi j'suis partis ?
Pourquoi ?
Pourquoi ai-je été aussi con ?
Mes yeux s'embuèrent doucement à cette pensée.
Non.
Je n'dois pas pleurer.
Reprends-toi Bill !
Reprends-toi...
Je lui pris brusquement la main, se qui le fit sursauter légerement.

« Fini l'interrogatoir. Montre moi s'que tu veux m'montrer et qu'on en finisse. »

Malgré son air étonné, un large sourir tronait sur son visage.
Et ça , depuis la 1ère fois que j'l'ai vu...

Le monde autour de moi disparaît lentement.
Attention. Lumière...
Et c'est partis.

La lumière se dissipa très lentement.
J'ai l'impression que le voyage à duré moins longtemps que la dernière fois...
L'habitude surement.
Mais enfait...
Où on est ?
Je reconnais pas l'endroit.
On dirait un couloir d'hôtel...
Oui, c'est bien ça.
« Chambre 633 », « Chambre 634 » , « Chambre 635 » ...
Es-ce que j'suis déjà venu ici ?
Apparement...
Je tournai la tête à la recherche de Mini-moi...
Ah, le voilà.
Mais...qu'es-ce qu'il fou ?
Pourquoi il a collé son oreille à la porte d'une des chambre ?
Chambre numéros 626 pour être précis.
Ca m'dit rien du tout mais bon...
Vu le nombre de chambre d'hotel dans lequel j'ai logé, c'est normal que j'me souvienne pas de chacun des numéro de chacune de ces chambre...

« Viens. »


Viens ? Ça veut dire « Viens et colle ton oreille contre la porte toi aussi » ou « Viens, on entre » ?
Je m'approchai quand même de lui.
On verra bien.
Il s'écarta lentement de la porte et me fit signe de mettre de faire la même chose que lui il y a à peine quelques secondes.
D'accord...
J'aurais pas l'air con mais, comme on dit, le ridicule ne tue pas.
Surtout dans un rêve...
Sitôt dit, sitôt fait, je collai mon oreille contre la porte et frissonai au contact du bois froid.
J'écoute.
Plusieurs voix me parviennent à l'oreille dont une que je connais plus que bien...
Celle de Tom.
Mais...les deux autres ...
On dirait celles de Gustav et Georg.

« Quoi ? Une semaine qu'tu t'es pas payé une nana ? Tu m'épate ! »


Oui, c'est bien eux.J'entend quelqu'un taper dans ses mains.

« Bravo, bravo, notre Tom est enfin devenu un grand garçon ! »

Eclat de rire général.
Sauf le mien.
P'têtre que j'suis pas dans la pièce avec eux.

« Et toi Bill ? Raconte nous là, tu parles jamais d'nana... »

Ah si enfait.
...
Silence.
Attendez, j'crois que j'me souviens de ce...

« Aaaaaah » Hurlai-je en voyant la porte s'ouvrir en grand.

P'tin. Un peu plus et j'me la prenait en pleine gueule.
Et devinez qui viens de sortir comme ça de la chambre ?
Moi.
Moi quand je commençais à laisser mes cheveux pousser.

« Bill ? Bill ! Mais... # se retournant vers les deux autres #j'ai dis quelque chose qui fallait pas ? »
« Tom, toi qu... »
« C'est bon, j'vais l'voir... »
Dit Tom.

Dis tout d'suite que ça t'fais chier d'aller m'parler...
Il se leva, une drôle d'expression sur son visage d'ange, et partit à ma recherche.
Je le suis.
Il toque a une porte. Pas de réponse.
Il soupire et ouvre...
J'hésite. Le suivre ou pas ?
J'crois pas qu'se soit un moment d'ma vie qu'j'ai envie d'revivre.
Enfin bon...
Je rentre aussi.
Il est déjà assis sur le lit, la main sur le dos du Bill de l'époque, lui caressant le dos avec tendresse...
Mode grand frère : ON.

« Bill, explique-moi... »

Bill ne répond pas tout d'suite, puis dit dans un sanglot :

« Tom...j'peux pas continer comme si de rien n'était...j'peux plus... »
« Chut...calme-toi s'il te plaît. »


Le Bill en pleurt essai de se calmer puis lève la tête vers Tom.

« Tu t'es jamais demandé hin ? »
« Euh...de quoi ? »
« Pourquoi... »


Il marqua une pause.

« Pourquoi... ? » Dit Tom, l'insitant à continuer.
« Pourquoi j'avais c'te...style...pourquoi j'parle jamais d'filles... »

Tom stoppa ses caresses sur le dos du « Moi d'avant ». Avait-il déjà compris ?

« Je... »
Commença Tom.
« J'suis homo Tom t'entends ? Ton frère aime les hommes ! J'suis pédé putain ! »

Et bien et bien et bien...
J'y suis pas aller doucement c'jour là...
Et voilà que j'me remet à pleurer dans l'oreiller...
Mon Dieu.
J'me fais pitié à moi même.
Tom resta silencieu, pis se leva du lit pour se mettre de dos au chialeur que j'étais.
Que je suis.
Je le regarde, l'observe, l'admire...
Mais le visage que je vois n'est pas celui auquel je m'attendais.
Il a l'air effrayé.
Pas enervé comme je l'ai pensé toute ma vie.
Non.
Il a peur.
Pourquoi... ?

Le chialeur, le retour.
Il relève la tête de son oreiller blanc devenu magnifiquement noir et dit d'une voix rempli de haine:

« Merci pour ton soutien ça fait toujours plaisir »

Je regarde Tom. Mais putain c'est quoi cette tête qu'il nous tire là ?
Moi qui, sur le coup, pensait qu'il était dégouté ou énervé, je le vois effrayé comme un gamin d'cinq ans qui voit un lapin s'faire bouffer par un renard !

« Putain...je...non Bill...putain Bill tu peux pas ! »
« Que...quoi ? »
« Tu peux pas être homo...non...pas toi Bill merde ! »
« Ah ouai ?! Et pourquoi j'pourrais pas hin ? Tu crois que ça j'choisi comme ça une...une...attirance sexuelle ? »
« Mais...Mais tu peux pas ! Maint'nant t'es célèbre...j'veux dire tu...tu vas pas pouvoir l'montrer au monde entier comme ça ! Tu peux pas être homo Bill ! Redescend sur terre putain ! »
« Mais qu'es-ce que j'y peux moi ?! Tu crois que j'ai choisi ? Tu crois qu'c'est ma faute si ma queue préfère bander pour une paire de testicule et une bite plutôt que deux nibards et un vagin ?! Tu crois que j'peux changer comme ça ? Mais merde quoi ! »


Je me marre tout seul.
Ok, sur le coup, c'était pas marrant, mais là...
« Une paire de testicule et une bite »
Putain j'suis grave moi.
Pourquoi pas des poil sur le torse, une pomme d'Adam et une voix virile tant qu'on y est ?
Sérieux j'me fais pitié.
Je le vois se lever du lit et se diriger vers la porte.

« Et moi qui pensait que tu m'aiderais...j'me suis bien trompé. Merci Tom, merci pour l'amour que tu m'porte, ça m'fait chaud au coeur ! »

Et il sort en claquant la porte.
C'est vrai que sur ce coup, Tom a pas été cool...
J'dirais même que le mot salaud lui va bien.
Mais pourquoi il fait cette tête appeuré ?
...
Tête qui a changé d'expression d'un coup.
J'aime pas ce regard là...
Ca m'fait peur.
Il est énervé, j'm'attend au pire...
Soudain, il poussa un grognement de rage et envoya valser tout se qui se trouvait sur la table de ma chambre d'hôtel.
Pis il se laissa glisser par-terre et s'allongea de tout son long sur le sol.
Il resta comme ça pendant plusieurs minutes avant de se lever brusquement.

« Merde » Dit-il.

Il se précipita sur mes affaires et se dépécha de les ranger.
J'éclate de rire.
Quel idiot quand même.
Il rangea, rangea , rangea...
Et se stoppa soudainement.
Il a quelque chose dans sa main.
Je m'approche pour mieu regarder...
C'est une photo. De nous. Et de nos parents. Ma mère, mon père, Tom et moi...
Quel beau tableau.
Il sourit tristement.

« Maman, papa...pardon mais...aucun de vos deux fils seront en mesure de vous donner des petits enfant. »

Il se leva et posa la photo sur le bureau.

« Pardon Bill... »

Il fit volte-face, sortit de la pièce, ferma la porte...

« Bill ! »

Et partit a ma recherche.
...
Euh...j'ai pas tout suivi là...
Qu'es-ce qu'il vient de dire ?
Pas de petits enfants ?
Mais pourquoi ?
Il ...mais...quoi ?!
Il serait...non pas possible...
Tom, homosexuel ?
Putain. J'peux pas y croire. Non. C'est pas possible. Et toutes ces filles c'était quoi ?

« Vous vous êtes réconcilliés après ça ? »

Je sursautai. J'l'avais oublié lui.
Il commence légerement à m'saouler avec ces faux air d'innoncent là.

« Arrête de m'poser des questions, j'sais qu'tu sais d'jà tout. »
« Et comment tu l'sais ? »
« Je t'observe. »


Silence.
Il me regardai avec un regard qui pourrait se traduire par « T'es desespérant. »
Il soupira.

« Toujours toi. Toujours toi avant lui. »

Hein ?

« Quoi ? Mais d'quoi tu parles ? »
« Arrête de te poser des questions sur moi. Sur toi en somme. Regarde le lui. Arrête de penser qu'à toi une fois. Tu pleurs, tu pleurs, tu dis qu'ils sont devenu aveugles, mais tu te rend pas compte que t'es encore plus aveugle qu'eux. »


Je reste sans voix.
Enfait, je sais pas s'que j'suis censé réponde.
Je suis completement perdu.
C'est de pire en pire...
La seule chose que je sais c'est que je veux revoir Tom.
Je veux, j'aimerais, j'exige...

« Viens. »
« Non, laisse-moi maint'nant, j'en ai assez vu. »
« Qu'es-ce que t'as vu ? »
« Qu'il me manque. »


Il sourit et me prend par la main.
J'ai même pas l'temps de lui dire « Non » qu'on est déjà dans une autre phase spatio-temporel.
J'sais même pas si ce mot existe...

« In mir, wird es langsam Kalt... »

Oh. Non.
C'est dit, Mini-moi est qu'un sal merdeux qui veut m'pourrir la vie.
Pourquoi ? Pourquoi veut-il que je revois cette scène ?
Celle où j'ai pris conscience que j'avais perdu mes trois meilleurs potes.
Dont un qui se trouve être mon jumeau...

« Wie lang können wir beide hier noch sein ? »

J'ai pas envie d'revoir ça.
Mais alors vraiment pas.

« Bleib hier schatten wollen mich holen »

Le regard de Tom qui passe derrière moi pour regarder Gustav et Georg.
Il me tue une nouvelle fois...

« Doch wenn wir gehen, dann gehen wir nur zu zwei... »

Puis son regard effrayé.
...
Effrayé ?
Mais...c'est pas possible.
Moi qui croyait bien connaître mon frère, je remarque que son regard n'était pas effrayé...
Non...
Il a le même regard que j'avais sur le moment.
Un regard de remplis de tristesse...
De desespoir.
J'ai encore mal interprété son attitude.
J'comprend plus rien.
Chaque souvenir m'embrouille encore plus.
J'y comprend rien...
Putain. Tom. Je veux Tom.
J'exige Tom.
Putain...merde...
CA. SUFFIT.

« ARRÊTE ! Rammène-moi à mon époque, laisse-moi tranquille ! J'veux plus voir ça t'entends ? Arrête !! »

J'avais hurler comme un fou.
J'vous jure si j'reste une minute de plus ici, dans ce rêve, dans cette réalité bizzare, dans ce souvenir...
Je crève.
Sîtot dis, sîtot fait...

Je me réveille en sursaut.
Tout le bus me regarde.
J'ai dûs avoir un sommeil agiter...
Je m'en fou.
Faut que j'sorte de c'bus. De cette ville. De ce pays. De ce continent.
C'est pas chez moi ici. J'suis un étranger.
Un étranger.

« Arrêtez cette machine !! Arrêtez !!! »

Tout le monde me dévisage dans le bus.
Normal.
J'suis en train d'baraguiner un truc dans une langue qu'ils ne comprennent pas.
Mais j'ai pas envie d'me prendre la tête à essayer d'parler en anglais.

« ARRÊTEZ CE BUS BORDEL ! »

Le conducteur me regarde comme si j'étais un échappé de l'Asil et se met à me causer en anglais bizzare, c'est à dire en américain, donc j'pige encore moins...
Il parle, il parle, il parle...
Mais j'en ai rien à foutre de sa vie, tout s'que j'veux c'est qu'il arrête ce putain d'bus !
Il comprend pas ?
Et ben on va employer les grands moyens.
Je m'accroche au volant du véhicule et le fait tourner, se qui fait que le bus fait une sorte de zigzag au milieu de la route.
Tout le monde hurle.
Le conducteur finit par appuyer sur le frein en urgence et se met à me gueuler dessus.
Ah, ben il a enfin compris !
Pas trop tôt.
Je m'avance avec rage vers les portes du bus et frappe dedans avec mes poings, essayant de les ouvrir.
En vain.
Putain.
Je veux sortir de là !

Ich fühl mich, Claustrophobish eng

« OUVREZ CES PORTES BORDEL ! »

Evidemment, il comprend pas cet américain d'merde. [Nda: Je n'ai rien contre les américains hin ?]
Je m'avance vers son tableau d'bord là, enfin le truc remplis d'boutons près du volant et appuie au hasard.
Un bruit se fait [enfin] entendre et les portes s'ouvrent.
Ni une ni deux, je sors du véhicule et me met à courir dans la neige.
Je sais à peine où je suis...
Assez loin de chez moi, j'ai dûs dormir longtemps.
Chez moi...
J'en suis encore bien loin .
Je cours, à croire que je sais faire que ça depuis quelques mois, et manque de me casser la gueule à plusieurs reprises sur une plaque de verglat.
Je suis complétement crevé, frigorifié, mais je m'en fou.
Je veux partir d'ici et le plus vite possible.
Il me manque tell'ment...
Je deviens complétement fou.
Je suis perdu...



* Ich brech aus *


____________________________________



Et voilàààààààà.
Enfi vous me direz XD
J'suis désouley.
J'ai fais un long chapitre pour me faire pardonner.

Alors...
Vous aimez ?
Si vous avez pas compris certains truc hésitez pas à m'demander parce que j'ai remarquer que pas mal de personnes pigeaient pas tout...

Un comm' minimum
par personne qui lit, c'est trop demander ?

=/


Juste pour savoir qui c'est qui lit.
S'vous plaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaît.

*-*

Ca vous coûte rien.
Non...?

La suite ?
Cette semaine c'est sûr.

Qui veut être prévenu ?

En espérant que j'ai pas perdu toutes mes lectrices...
Encore Merci pour vos encouragements =)

b'soux j'vous kiff <3



EDIIT' :


Heyyy les gens

=DDDDDDDD

Waaaaah j'suis trop Happy.
Moi qui avait peur d'plus avoir beaucoup d'lectrices j'vois qu'il y en a plus qu'avant !!!
Ca m'fait troooooop plaisir !
En plus vos comm's me font Hyper chaud au coeur =)
Merciiiiiiiii beaucoup franchement !

La suite ?


Comme j'ai loupé pratiquement 1 semaines de cours pour aller au concert de TH à Bercy [alors que j'habite en Suisse ^^'], faut que j'rattrape tout donc j'profite de cette semaine de vacances pour bosser donc j'peux pas écrire une suite par jour ça c'est IMPOSSIBLE.
Déjà que deux par semaines ... =/
Une chaque Week c'est déjà beaucoup pour moi.

Vous m'en voulez pas hiin ?

Donc j'la met soit demain soit samedi.
Au piir, j'dis bien, au piir, Dimanche.

D'accord ?
Merciii beaucoup en tout cas.

b'souuuuuuux à Vous.
J'vous kiff <33


Piix' : Un arrête de bus. J'kiff trop cette " Piix' ". <3

# Posté le dimanche 16 septembre 2007 09:44

Modifié le jeudi 25 octobre 2007 06:17

Chapitre 5

Chapitre 5
22 décembre 2007

Allongé sur le sol de mon appart', seul...
Et oui, seul, encore et toujours...
Je pense. A qui ?
A lui.
A tout.
A rien.
Es-ce que je dois vraiment revenir en Allemagne ?
J'ai mon sac fait à côté de moi, mon appart' est à présent quasiment vide...
Et je doute.
J'y ai pensé toute la nuit...

Draussen wirds schon hell
Dehors il fait déjà jour


J'ai retourné la question dans tout les sens, sans jamais trouver une réponse.
A la place, des dizaines de miliers d'autres questions ont pris place dans mon esprit...
Putain.
De toute façon, j'ai rien à perdre en m'tirant d'ici.
J'ai aucun amis, personne me connait.
Enfin sauf les gens du bus hier mais bon, c'est différent...
J'ai tellement peur. Peur de sa réaction.
Et si il ne voulait plus me voir ?
J'ai quand même passé nos dix-huit ans loin de lui...
...
Oh. Nan. Me dîtes pas que...et bien si. J'suis vraiment qu'un pauvre con...
Comment j'ai pus ne pas être là pour nos dix-huit ans bordel ?!

« Tom... »

Y'a plus une seconde à perdre.
Je me lève brusquement, attrape mon sac et sort en 4e vitesse de « chez moi ».
Direction l'Aéroport.
Maintenant une seule question trotte dans ma tête :
Va-t'il me pardonner ?


[Ellipse]



20 Décembre 2007

Le vent souffle sur la ville de Hamburg encore toute endormie.
Il est tôt, très tôt...
Je marche lentement sur le bitume recouvert d'une fine couche de neige...
C'est beau.
C'est chez moi.
Je souris, heureux d'être enfin rentrer.
Le voyage à été long et ennuyeu...
Mais au moins j'avais chaud.
Là, je suis complétmenet frigorifié.
Je souffle doucement sur mes doigts pour me réchauffer.
Il fait tellement froid que mon souffle se transforme en buée...
Je ris tout seul.
Ca me rappel un jour quand nous étions petits. On devait avoir quatre ans Tom et moi et on avait piquer un paquet de cigarettes à papa pour l'ammener à l'école.
A la récré, tout le monde c'est attroupé autour de nous avec de grands yeux admiratif pendant que Tom et moi on f'sait genre qu'on fumait.
N'empêche, tout l'monde à gober.
J'continu d'rire comme un crétin au beau milieu d'la rue deserte, puis finit par me stopper.
Je vois mon immeuble là-bas.
Bordel je stresse.
Je vais les revoir. Mes trois meilleurs potes. Mes trois collègues de travail [oui, je considère la musique comme mon travail]...
Bordel j'ai peur.
Je grimpe les escaliers lentement. J'ai pas envie d'prendre l'ascenceur.
J'dois être un peu clostophobe...
Bordel je tremble.
Me voilà enfin arriver, je me tiens devans notre porte...

Komm doch erstmal rein
Allez, entre maintenant


J'ai du mal à respirer, c'est horrible.
Une force incroyable compresse mes poumons.
Bordel je vais mourir.
Bon, quand faut y aller, faut y aller...
Je sors les clefs de ma poche et approche la plus petites de mon trousseau vers la serrure.
Je me met à chantonner doucement une de mes chansons.
Une de nos chansons...

« Achtung, fertig los und lauf... »

Voilà, c'est fait, j'ai ouvert la porte.
Mon coeur bat la chamade, j'crois que je suis au bord de la crise cardiaque.
Allez Bill, respire calme-toi.
Bon j'me lance.
1...2...3...

« Euh...les gars ? »


Silence.
Quoi, y'a personne ?

« Hey, les gars ! »

Aucune réponse.
Rien.
Juste le bruit des battements de mon coeur...
Mais où es-ce qu'ils sont ?
Ils peuvent pas être en tourné ni rien sans moi !
Enfait, qu'es-ce qu'ils ont fait pour le groupe ?
Ils ont tout arrêté ?
...
Bref, là n'est pas la question.
La question est : Où sont-ils ?
Raaaah...on est quel jours en plus ?
J'perds toute notion du temps moi.
Je cours vers la chambre de Gustav qui se trouve en haut [ouai c'est un appart' à deux étages] et cherche son calendrier.
Je parcours ses murs du regard, rien.
Où es-ce qu'il a bien pus le mettre ?
Ah oui je sais ! Derrière la porte.
Oui, il est bien là. Maintenant, regardons à quand date la dernière croix...[parce que oui, Gustav met une petite croix chaque jour. Enfin quand il est là...].

« 21 décembre 2007... »

C'est la dernière croix.
Oh mais quel idiot !
C'est normal qu'ils ne soient pas là, ils sont tous rentrer à Magdeburg [ou Loitshe] pour fêter noël en famille !
Je me laisse tomber au sol, deséspéré.
J'voulais tellement les voir...
Tellement le voir.
Faudrait que j'parte pour Loitshe mais...voir toute ma famille veut dire aussi donner des explications à toute ma famille.
J'suis fichue...
Je me relève puis sort de la chambre de Gus', direction je-ne-sais-pas-trop-où.
Je passai devant la chambre de Georg, la mienne, celle de Tom...
Je me stoppai net.

« Hein ? »

Je rentrai précipitament à l'intérieur de la piaule de mon frère et fut pris d'un violent vertige.
Les murs, qui étaient avant recouvert de multiple posters [de lui et moi en particulier] sont complétement nues.
Il n'y a plus un seul posters, plus aucune photo de nous, de moi...
Les larmes se mettent à couler par miliers sur mes joues.
Qu'es-ce que ça veut dire ?
Pourquoi il a fait ça ?
Il m'a rayé de sa vie pour de bon, c'est ça ?
Je me laisse une nouvelle fois tomber à terre, complétement ravagé par la tristesse.
Ca fait un mal, très mal, un mal de chien...
En plus j'me suis assis sur quelque chose.
Une pile de magasines et journaux.
J'ouvre le premier journal et me met à lire l'article.


Le 13 octobre 2007


La tournée française annulée !

Il y a quelques jours, le manager du groupe Tokio Hotel à annoncer publiquement que la tournée française du groupe sera annulé pour cause de maladie. En effet, Bill Kaulitz, le chanteur de ce groupe phénomène, serait souffrant. De plus, le manager...


Je m'interromps dans ma lecture.
Le reste ne m'interesse pas de toute façon. Ca parle de David qui dit qu'il ne sait pas si la tournée sera reportée et si oui, à quelle date, etc, etc...
Je balance le journal à l'autre bout de la pièce et prend un magasine.
Je l'ouvre et commence à lire:
Mauvaise idée.
Très mauvaise idée.


Cette question s'adresse particulièrement au jumeaux. Qu'avez-vous fait pour votre anniversaire ?


Tom : Et bien, pour tout vous dire, rien de spécial. On a passé notre journée à glander devant la télé, un paquet de chips à la main (éclat de rire général).Bien sûr, on s'est bien rattrapé puisque le soir, nous avons organisé une grand soirée avec tout nos potes...C'était vraiment une soirée mémorable (clin d'oeil).


Je balance le magasine, loin, loin, loin...
S'en est trop.
« C'était vraiment une soirée mémorable ».
Comment peut-il dire ça ?!
Ca fait mal putain...
J'aimerais tellement savoir pourquoi il a enlever tous ses posters...
Je rammène mes genoux contre mon torse et me met à sangloter de plus en plus fort.
Soudain, un bruit me fit sursauter.

« Oh non pitié... »


Je soupirai et daignai enfin lever la tête, m'attendant à voir Mini-Moi...
Mais se que je vois, ou plutôt, la personne que je vois, se n'est pas Mini-Moi.
C'est lui, c'est mon frère.
Putain, c'est Tom.
Je n'ose plus bouger, complétement paniqué et le regarde claquer la porte de sa chambre, l'air très énervé.
Il s'avance vers sa chaîne Hifi et l'allume, brisant ainsi le silence qui raignait en maître dans la pièce.
Il ne m'a pas encore vu...
Mon coeur ne bat pratiquement plus. Ou alors peut être qu'il bat si vite que j'ai l'impression qu'il ne bat plus...
Il se tourne vers son lit et s'affale sans aucune grâce dessus.
Puis son regard se tourne vers le mur où je me trouve.
Pourtant, il n'a pas l'air de me voir...
Je comprend pas là.
Puis je regarde par la fenêtre...
Il fait jour et le soleil brille de milles-feux.
J'en était sûr. C'était trop beau pour être vrai.
Soudain, quelqu'un toqua à la porte.

« C'est ouvert » Marmonna Tom.
« Tom, c'est moi... » Dit Gustav en s'avançant vers le lit de Tom.

Tom ne dit rien, il ne le regarde même pas.

« Salut Bill ! »

Je sursautai.

« T'es tout l'temps obliger d'me faire sursauter quand tu m'vois ? »
« Excuse-moi. »
Dit Mini-Moi, l'air sincèrement navré.
« Comment t'as fait pour m'emener ici ? »
« C'est pas moi cette fois-ci, c'est toi... »
« Moi ? »
« T'as dûs souhaiter voir cette scène... »
« J'ai rien souhaiter du tout ! »
« Tais-toi et regarde. »


Je soupirai et tournai la tête vers mes deux chers amis.
Gustav s'est assis sur le lit de mon frère et il lui parle. Tom ne lui jette même pas un regard.
Le petit blond aux cheveux bouclés soupira devant l'air totallement vide de Tom.
Oui, il a l'air complétement vide...

« Allez Tom, fait un effort merde ! C'est pas en passant ta journée ici qu'il va revenir ! »

Tom ne répond pas.

« Tom...allez viens. Ca s'rait trop triste de rester ici à déprimer pour tes dix-huit ans tu crois pas ? »


Ah, c'est le jour de nos dix-huit ans...
Alors il était triste ?
Il a penser à moi ? Il voulait que...que je revienne ?
Une vague de chaleur envahit mon coeur, m'arrachant un faible sourir.

« Tom...? »

Mais Tom ne répond toujours pas.

« Tom ! Allez, dis quelque chose ! » Insista Gus'.
« Dégage. »
« Quoi ? »
« Degage ! »
« Ok c'est bon, j'te laisse tout seul dans ton coin à pleurer. Mais tu sais, c'est pas comme ça que Bill reviendra... »


Sur ce, il se leva d'un bond et partit en claquant la porte.
Quelques secondes passèrent avant que Tom daigne faire le moindre geste.
Il finit par se lever brusquement pour flanquer un bon coup d'poing dans son armoir.

« Putain de merde ! »
Hurla-t'il.

Puis, il regarda sur le mur, la rage défigurant son si beau visage.
Jamais j'l'avais vu aussi en colère. Et en plus c'est à cause de moi...

Es bring mich um
Ca me tue


Puis il semble soudain très intéressé par une image en papier glacée accroché sur son mur.
Un poster de nous.
Il le regarde avec une haine pas possible puis l'arrache violement du mur.
Puis celui d'à côté subit le même sort, puis l'autre, et encore un...
Tous. Il les a tous arraché.
Les larmes coule le long de mes joues, elle me brûle tellement elles sont douloureuse.
Tout ça c'est ma faute.
J'm'en veux tellement...
Il s'avança vers le dernier poster. La seul et unique chose qui orne son mur à présent.
Un poster de nous de nouveau, vers nos débuts.
Il le regarde puis enlève une à une les punaises qui servent à le tenir coller contre le mur.

« Bon annivesair, p'tit frère... » Murmurre-t'il ironiquement.

Il posa doucement l'image de papier sur son bureau et sortit de son antre.
Je pleurs encore. J'ai mal vous imaginez même pas...
Quelques minutes plus tard, le voilà de retour.

« C'est bon Gus', j'me prépare et j'arrive ! » Cria-t'il.

Il prit deux trois affaire comme une casquette, un bandeau etc. et commença à se préparer.
Chose faite, il se dirigea lentement vers sa porte mais s'arrêta en route.
Il jetta un dernier regard au poster qu'il avait laissé en plan sur le bureau.

« Adieu Bill...j'ai plus b'soin d'toi à présent...t'es plus qu'un souvenir pour moi, p'tit frère. Pff...j'sais même pas comment j'peux encore te considérer comme mon frère. T'es plus rien à présent, plus rien...A jamais Bill Kaulitz.»

Il prit sa veste qui était posé sur sa chaise et sortit, surement pour rejoindre Gus' et Georg.
Je crois que je vais mourir.
Où alors peut être que je suis déjà mort...
La douleur que je ressens en ce moment même est pire que tout s'qu'on peut imaginer.

Pire que de s'étaler par-terre comme une merde en plein milieu d'un concert.
Pire que de se retrouver à poil en plein milieu d'une rue remplie de monde.
Pire que de se faire insulter par toute les personnes que l'on connait.
Pire que de se faire trancher par dix-milles lames en même temps.
Pire que de plonger tête la première dans une piscine vide.
Pire que n'importe qu'elle blessure physique.
Pire que n'importe qu'elle blessure moral.
Pire que tout.
Je pleurs toutes les larmes que je peux.
Je pleurs comme je n'avais jamais pleuré auparavant.
J'ai mal, tellement mal...
C'est fini. Je l'ai perdu.

Für immer,
Pour toujours
Für immer...
Pour toujours...


Je me relève difficilement.

« Rammène-moi... »
« Je... »
Commença Mini-Moi.
« J'ai dis : rammène-moi ! Et ne reviens jamais. J'veux plus jamais t'voir de ma vie es-ce que tu m'entends ? Dégage. Arrête de v'nir hanter mes rêves, compris ?»
« C'est vraiment s'que tu veux ? »
« Oui. »
« Tu n'veux plus jamais me voir ? »
« Oui. »
« Tu vas le regretter... »
« J'm'en fou. Rammène-moi et disparaît, pour toujours... »
« A tes ordres. »


La lumière apparut, m'envellopant complétement.
Mais cette fois, je ne ressens plus cette douce chaleur.
Ca me brûle.
Ca fait mal.
J'ai l'impression d'être détruit.
Puis, tout est sombre.
Je regarde par la fenêtre...
Il fait jour. Mais un jour sombre.

Je m'avance lentement vers le lit de mon frère et m'effondre dessus.
Je pleurs, je pleurs, je pleurs...
Je l'ai perdu. J'ai tout gâcher.
C'est ma faute...


*Meine Welt bricht grad' zusammen
Mon monde s'effondre *




_______________________


Voilàààà.

Impréssions ?
Questions ?
Vous aimez toujours ?

Rediite-moi à chaque fois quand vous voulez être prévenue s'vous plaît.

La suite cette semaine de nouveau. Sans faute =)
Juste que moi mes vacances sont fini XD
Bref.

Pis franchement ...
Waaaaaaah.
Merci à toute pour tout vos comm's ça m'fait Hyper Plaisir.
J'avoue que j'stresse à chaque fois que j'poste un nouveau chapitre...

Ensuite, j'aimerais faire un peu d'Pub pour cette fiic':
Souvenir-de-peur.sky'
Elle est vraiment Génial.
C'est ma fiic' du moment.
<3

40 comm's, c'est beaucoup pour la suiite ?

ENCORE MERCI 10000000 FOIS.

Germany-online.sky' à mis le 483e comm's [et sans savoir qu'elle aurait un Lien XD elle est même pas encore arrivé au chap' 5 mdrrr Happy d'avoir une Nouvelle lectrice en tout cas =) ]
<369483


Piix' : Bill. Tout simplement. <3

# Posté le samedi 27 octobre 2007 12:46

Modifié le dimanche 28 octobre 2007 11:50

PANNE DORDI

Hello les filles ici la best de Vivii (odilon donc xD)
Il y a un petit souci : il y a 3 ordis chez elle, et aucun d'entre eux ne marche plus...
donc Vivii n'a pas d'ordi pendant 3 mois minimum...

donc pas de suite pendant 3 mois ou plus

Je sais, c'est vraiment chiant, surtout qu'elle voulait vraiment se consacrer à celle là...

donc voilà... bonnes vacances...

bisOuws à toutes...


EDIT : mdrrrrrrrrrrrrrrrrrr Vivii poste de chez Odilon ? Vivii habite à Genève, Odilon habite à Paris, cherchez l'erreur...

par téléphone darling ? l'inspi vient pas comme ça ^^ si elle écrit sur papier et que c'est pas trop long je veux bien taper
voili voilou



EDIIIT DE L'AUTEUUUUUSE !!!!! :


Rah.
Une heure au Cyber café c'est HYPER CHER putain !!!!!
Et il m'faut au moins 3h pour écrire un chap'...
J'ai écriis le début mais ça va vous servir à rien.
EN PLUS LE CHAP' 6 EST BIIIIG LONG !!!!!

J'ai enviie d'me suicidey ^^'
Donc
J'sais pas comment faire...
Faut attendre que ma trèèèèèèèès chère mère achète un nouvel ordi...
Ma best ?
Vi elle peut p'têtre écrire si j'lui dicte au tél.
Mais ...Nan XDDDDDDDD
J'ai encore trooooooooooop beaucoup à écrir pour ce chap'...
=(((((((

Donc...
VRAIMENT DESOULEY

En plus cette semaine c'était vraiment une semaine pourrie quoi...
Déjà pour l'moment j'suis pas promue c't'année
Ensuite ben l'amitier ahem...j'ai quelque problème
Ensuite les TH qui profite du fait que j'ai pas d'ordii pour sortir une new chanson ET un new clip quoi mdrrr
Ensuite ben mon portable qui beug =)
Et mon ordi qu'est mort
Mes parents qu'ont pas d'argent pour en acheter un TOUT DE SUITE
Le téléphone de ma best qui beug...

VIVE LA VIE !!!!

^^'

Ensuite j'ai envie d'papoter
Sur MTV y'avait les MTV EMA AWARD donc j'ai pas loupé ca =DDDDDDD
Et sérieu le coup d'leau qui leur arrive dessus au milieu d'la scène là, sur leurs instruments et tout c'était WAAAAAAAAH génial.
La tête de Bill toute mouillée mdrrrrr
Georg qui f'sait l'Oréal <333
Et Gus' a pas une new coiffure en crète ??
Impression p'têtre ^^

Ensuite y'a un truc entre Tom et Bushido
J'ai compris dans l'interwiew de Bushido :
J'ai eus Tom de Tokio Hotel au téléphone bla bla bla surprise...
Donc j'sais pas trop d'quoi il parlait
Ensuite Tom
Alors là,. il parle mais tellment viiiiiiite mon dieu !!!
Bushido bla bla bla zusammen machen bla bla bla Bushido
T________T
Si on met tout ca ensemble
Tom et Bushido vont faire un truc ensemble et c'est une surprise ?
C'est s'que j'ai compris.
J'suis pas sûr donc inutil de faire tourner l'info >____<
Mais si vous savez un truc PITIEYYYY
Tenez moi au courant ici
Ma best me dira



VOILAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA
Blablatage : OFF
Vraiment désouleyyy d'pas pouvoir mettre la suite........

J'ai qq questions :
1) Vous aimez leur new chanson et leur new clip ?
2) Vous avez vu les Award ?
3) Vous savez quand le single Ich bin da sort ? [si il sort ><]
et
4) Vous savez quand sorte leur new date de concert ?

Sur ce,
BSXXXXXXXXX
J'VOUS KIIIIIIIIIIIIIIIIIFF <333333333

# Posté le lundi 29 octobre 2007 05:52

Modifié le dimanche 11 novembre 2007 09:29

Chapitre 6

Chapitre 6
24 Décembre 2007

Ca doit être une habitude chez moi d'me promener seul dans les rues blanches très tôt l'matin.
Non, je n'suis plus à Hamburg.
Je suis chez moi.
Mon premier chez moi.
Mon vrai chez moi.
Et oui, je suis bien à Loitsh.
J'ai pris le train jusqu'à Magdeburg et j'ai marché un long moment dans les rues froides avant d'atterrir à Loitsh...
J'ai marché des heures dans la nuit.
Et maint'nant, il fait jour.
Mais un jour vraiment gris...
Qu'es-ce que j'fais ici ?
J'ai juste besoin d'être sûr.
Je continu d'avancer lentement, très lentement.
Trop lentement.
Enfait, j'ai peur d'y arriver trop vite et de voir se que je n'aimerais jamais voir.
Mais faut que j'sache. Sauf que j'en ai pas du tout l'envie.
J'ai mal au ventre.
Le stresse me bouffe et mes poumons commencent à s'oppresser dans ma poitrine.

« Faut que j'sache. »

Avancer lentement ne fera qu'éloigner le moment que j'appréhende tant.
Avancer lentement ne changera rien.
Donc je me mets à courir, vraiment vite. Très, très, très vite.
C'est marrant comme je peux changer d'avis en moins d'une seconde.
C'est moi quoi.
Mon visage est complètement gelé, sans parler de mes mains.
Aussi, se promener en mini-jaquette avec un simple T-shirt en dessous alors qu'il fait -5° c'est pas très très malin...

Quelques minutes plus tard, je me stoppai devant une maison.
Elle était de couleur blanche, comme la plupart des maisons, mais à la différence que sa porte, elle, était bleue, tout comme l'encadrement des fenêtres.

« Ma maison » Dis-je en souriant.

Putain. Comme je suis heureux d'être enfin ici.
J'en ai marre de voyager, dormir dans des chambres d'hôtels luxueuses ou alors dans un horrible car gris pas très confortable.
Bref, j'suis pas là pour admirer ma maison...
Je passai le portail, fit quelques pas dans le jardin tout en priant pour que personne ne me remarque.
Je contournai ma demeure et me cacha derrière un buisson.
Voilà.
J'y suis.
De là, j'ai une vue parfaite sur l'intérieur de ma maison.
En gros, je suis bien placé, juste en face de la véranda.
Mon c½ur fait un énorme bond dans ma poitrine quand je pose mon regard sur la vitre.
Là, à l'intérieur...
Ma mère.
Et là, mon ventre se contracte fortement.
Ma mère.
Oh mon Dieu.
Mais j'suis vraiment qu'un gros con c'est pas vrai !
J'ai même pas pensé à elle en partant.
Même pas penser qu'elle serait triste et mort d'inquiétude après mon départ.
Je me hais.

Je la regarde nettoyer la table, puis mettre la jolie nappe rose saumon par-dessus...
Elle prépare la fête de noël.
Comme chaque année, on passe le 24 décembre chez nous, entouré de tous nos proches.
Normalement, c'est moi qui mettais la table.
Tom, lui, préférait passer l'aspirateur pendant que ma mère préparait le délicieux repas...
Soudain, mon c½ur cessa de battre.
Mais vraiment. Il ne bat plus.
Il est là.
Tom est là.
Mon Dieu, il est là bordel !
Ca faisait tellement longtemps qu'il n'avait pas été aussi proche de moi.
Là, juste à quelques mètres bordel.
En training et long T-shirt.
Monsieur vient tout juste de se réveiller à s'que j'vois...
Toujours aussi flemmard apparemment.
Il s'approche doucement de ma mère qui n'a pas l'air de l'avoir vu puis la prend par les épaules tout en disant quelque chose.
« Bonjour » je pense, ou encore « Joyeux noël... »
Son sourire.
Un sourire tellement beau, tellement sincère...
Il a l'air si heureux.
Il est heureux. Sans moi. Il arrive à sourire. Sans moi. Il arrive à vivre. Sans moi...
Alors que moi, je n'y arrive pas.
Il m'a oublié.
Une larme coule le long de ma joue.
Comment es-ce que j'peux passer du bonheur au désespoir le plus total ?
Depuis un moment je suis tellement à fleur de peau qu'un rien me fait pleurer.
Mais aussi, comprenez-moi...
Là, sous mes yeux, se déroule la scène que je redoutais tant.
Lui, heureux. Sans moi.
C'est vrai, jamais il n'avait été heureux sans que je sois à ses cotés.
Bon, d'accord, on a été séparés que deux fois ...
Je lève une dernière fois les yeux vers la véranda.
Mon frère ne sourit plus.
Il fait pire.
Il rit.
Il rit.
Alors que moi, ça fait deux siècles que j'ai plus ris.
Une énorme douleur envahit mon c½ur, j'ai l'impression qu'il se brise en milliard de petites particules plus microscopiques les unes que les autres...
S'en est trop.
Je me lève brusquement et sortit de ma cachette en courant.
Putain mais pourquoi j'ai aussi mal pour si peu ?
Pourquoi es-ce que j'ai l'impression qu'une force inouïe est en train d'oppresser ma poitrine comme pour m'empêcher de respirer ?
Je me mets à courir de plus en plus vite, espérant peut-être faire disparaître cette douleur.
Douleur mental.
Mais une voix dans ma tête n'arrête pas de me répéter cette phrase :

« C'est de ta faute. C'est de ta faute. Si tout est comme ça, s'il ne t'aime plus, c'est de ta faute, de ta faute... »

Je finis par me stopper devant un certain endroit qui, enneigé, est encore plus magique.
Le plus bel endroit du monde...
Le terrain de basket de ma jeunesse.
Là où je passais le plus de temps étant gosse. C'est mon terrain. Et là, il est beau comme pas possible et désert...
J'y pénètre lentement, cette voix continuant de résonner dans ma tête.
Et soudain, pour je ne sais qu'elle raison, je me m'étale de tout mon long sur le bitume recouvert de neige et me met à pleurer. Putain j'ai mal.
Mais pourquoi j'ai mal bordel ?!
Il a rit, juste rit ! Il a l'droit d'être heureux non ?
Alors qu'es-ce qui m'arrive ?
Je respire un grand coup et tente de me calmer.
Tom...Tom...Tom...Tom...
Il ne cesse d'hanter mes penser. Il les hante tellement que je fini même par écrire son prénom dans la neige, l'entourant d'un énorme c½ur.
Mon doigt est glacé mais je m'en fou.
J'admire mon ½uvre. Oh Tom...C'était donc vrai tout ça. Mini-Moi n'était pas qu'un simple me rêve, mais beaucoup plus que ça...
Il m'a oublié . Oublié. Oublié.
Et cette voix qui continue de raisonner dans ma tête va finir par me rendre encore plus fou que je ne l'suis.
Je me recroqueville sur moi-même, mes genoux contre mon thorax, priant de toute mon âme que cette voix disparaisse ainsi que ce mal être horrible que je ne comprends pas...
Pourquoi vais-je mal ?
Soudain, j'entendis un bruit. Un petit bruit de métal.
Le portail du terrain.
Je garde les yeux fermer et attend. Je ne sais pas qui c'est et franchement je m'en fiche.
Je sentis quelqu'un s'accroupir à mes côtés puis soupirer longuement.
Une petite voix me parvint alors aux oreilles.
Je l'savais...
Jamais il ne me lâcher.

« Tu vas mourir » Dit, vous l'auriez deviné, Mini-Moi.

J'écarquille brutalement les yeux.

« Quoi ? »
« Tu. Vas. Mourir. »
« Mais...hein ? Qu'es-ce que tu raconte ? »
« Je cite : tu es endormis dans la neige en mini-jaquette en plein mois de décembre... J'vois pas comment t'espère t'en sortir. Faudrait un miracle, où alors que Batman débarque...»
« Arrête tes conneries et laisse-moi me réveiller. »
« J'aimerais bien moi mais...je n'suis que ton rêve. J'te contrôle pas Bill... »
Dit-il en baissant le regard.
« Mais putain arrête de t'foutre de ma gueule !! Réveille-moi maint'nant, t'as assez joué ! »
« C'est pas un jeu Bill. S'endormir dans la neige, c'est comme se coucher sur une autoroute... »
« Mais je veux pas mourir moi merde !!! »
Hurlai-je.

Je me mis à pleurer . Tout ce brouille à nouveau dans ma tête.
Comment ça s'fait que j'vais mourir ? Et pourquoi il peut rien faire ?
C'est pas possible !
Toute cette histoire c'est de la folie pure. Nan, c'est encore pire que ça...

« J'suis désolé Bill. J'ai essayé d't'aider moi, mais t'en as fait qu'à ta tête... »
« Mais qu'es-ce que j'devais voir bon-sang ? Hein ? Qu'es-ce que tu voulais que j'voie, que mon frère me déteste ?! »
« Laisse tomber...c'est trop tard de toute façon. »
« Non, non, non et non ! Je refuse d'laisser tomber ! Dis-moi maintenant, dis-moi !!! »
« J'ai échoué... »


Je me mets à pleurer encore plus fort. Il a les yeux baissé et il contemple le dessin que j'ai fais dans la neige, un faible sourire aux lèvres.

« Bill...Bill écoutes-moi » Dis-je, complètement désespéré.

C'est la première fois que j'l'appel par son prénom. Parce que, ne l'oublions pas, je suis en face de moi.
Putain j'y comprends de nouveau rien .

« Je...emmène-moi voir Tom s'il te plaît. Montres-moi se qu'il fait en ce moment. Je...si je vais mourir, alors c'est lui la dernière personne que je veux voir. S'il te plaît. J'te demande juste cette faveur...pitié. »

Il sourit très très faiblement et dit en me prenant la main :

« Si ça peut te faire plaisir... »

Je lui attrapai fermement la main et me laissa entraîner dans le tourbillon de lumière.

La lumière faiblit, mais je n'y prête pas attention. Il fait très sombre ici.
Et très chaud...
J'entends clairement de l'eau couler, ainsi qu'un autre bruit que je n'arrive pas bien à distinguer...
Des sanglots ?
Je finis pas m'habituer à l'obscurité de la pièce et regardai autour de moi.
Nous sommes dans une salle de bain. La salle de bain de chez moi.
Je parcours la pièce des yeux et m'arrête sur la cabine de douche.
Oh mon dieu...
Je rougis violemment et détournai le regard.
Mini-Moi haussa un sourcil étonné.

« Ben je croyais que tu voulais voir Tom. » Dit-il innocemment.
« Pas...pas comme ça. »
« Pourquoi ? »


Mon c½ur se mit à battre fort dans ma poitrine.
Même si je sais qu'il sait déjà tout, c'est dur.
C'est dur d'avouer la vérité.
Car toute vérité n'est pas toujours bonne à dire.

« Je...j'peux pas l'voir nu.. »

Mini-Moi ne dit rien, attendant que je continu.
Je soupirai.
Allez Bill.
Courage.

« Je...c'est compliqué. »

Je marquai une pause.
Une longue pause.
Seuls les bruits que faisaient Tom brisaient le silence qui régnait en maître dans la pièce.
Puis, je finis pas me lancer.

« Je le désire trop. » Dis-je le plus rapidement possible.

Je baissai la tête, honteux comme jamais.
Mais c'est un poids en moins de pouvoir le dire à quelqu'un.
Et en quelque sorte, je viens de me l'avouer à moi-même.
Compliqué mais très logique.

« T'inquiète pas tu vas bientôt pouvoir regarder. Il sort. »
Dit Mini-moi un large sourire victorieux sur les lèvres.

En effet, j'entendis le bruit de l'eau s'arrêter et la porte de la douche s'ouvrir.
Mais l'autre bruit, celui que je percevais avant était encore là...
Quelques secondes passèrent avant que Mini-moi ne dise :

« C'est bon tu peux regarder. »

Je tournais lentement la tête.
Pourquoi lentement ?
Au cas où Mini-Moi m'ai mentie et que Tom soit toujours dénudé.
Mon regard se posa enfin sur mon frère.
Il était debout devant le miroir, s'accrochant au rebord de l'évier comme si c'était des béquilles.
Et il n'était plus nu.
Il avait enfilé un boxer et un large baggy.
Je soupirai de soulagement.
Mais je me stoppai net.
Ma respiration s'arrêta elle aussi très brusquement.
Un sanglot venait de transpercer la pièce, tel un vent glacial.
Et ce sanglot provenait de Lui.
Tom.

« Bill... »

Mon c½ur cessa immédiatement de battre.
Ou peut être bat-il si vite que je ne le sens plus ?
Peut être oui.
Ou peut être pas...
Et chaque larmes qui franchissait le seuil de ses yeux me faisait l'effet d'une balle en plein coeur.
Peut être même pire.
Chacune d'elle désintégrait encore un peu plus mon c½ur déjà tell'ment brisé.
Putain.

« Bill...pourquoi t'es partis, pourquoi ?!»

Oh Tom...

« Et le pire...le pire c'est que c'est ma faute. C'est ma faute si tout est comme ça, si tu m'aimes plus...c'est ma faute putain !! »

Cette fois-ci j'ai bel et bien arrêté de respirer.
J'y crois pas.
Oh non.
Cette phrase qui tournait dans ma tête, il vient de la prononcer haut et fort.
Oh mon dieu. Pitié. Tout mais pas ça.
Et là je me sens vraiment con.
Je redescends enfin sur terre. Tout devient entièrement clair.
C'était donc ça.
Mais oui putain c'était ça !
Je m'avançai doucement vers mon frère, les larmes brûlant mes joues.
Parce que je viens de tout comprendre.
Tout se que Mini-Moi insinuait, tout se qu'il m'a fait voir...
J'ai enfin compris.
Mais peut-être un peu tard...
Je me posta derrière mon frère et posa doucement ma main sur mon épaule.
Mais il ne la sens pas.

« Y'a que moi, dit-il en se regardant devant le miroir, t'es plus là toi. T'as disparus. Pourquoi j'vois que moi dans cette foutue glace ?! Pourquoi t'es plus là, pourquoi ?! »

Moi aussi je me pose cette question à chaque fois que je me regarde dans un miroir grand frère...

« Tout ça...tout ça c'est ma faute ! » Dit-il en balançant tout se qui se trouvait sur le rebord de l'évier.

Je m'écartai vivement, sans trop savoir pourquoi parce que je pense pas que ses objets puissent me toucher...
Tous les flacons, shampoings, parfums et autres produits s'écrasèrent au sol dans un grand bruit.
Un bruit de verre plus précisement.

« Tom ? Tom qu'es-ce que tu fais ? » Hurla ma mère depuis l'étage inférieur.
« Fausse manip' mam', pas d'soucis j'nettoie. » Dis Tom d'une voix tout à fait naturel.

Et il s'accroupit près des débris et ramassa.
Mais je ne le regardais pas. Pas vraiment.
Mon regard était plutôt posé sur le rebord de l'évier.
Car ce rebord en question est taché de sang.
Je baissai mon regard vers Tom et regardai sa main.
Elle saigne. Il s'est blessé.
Et tout ça à cause de moi.
Si vous saviez se que je ressens en ce moment.
Un mélange de haine envers moi-même et de culpabilité.
Je m'en veux, oui.
Je m'en veux de n'avoir rien vu.
Je m'en veux de ne pas être là physiquement.
Je m'en veux de ne pas avoir compris plus tôt.
Je m'en veux de m'être endormi sur ce putain de terrain.
Je m'en veux de n'être pas rentré chez moi tout à l'heure.
Je m'en veux d'être parti tout simplement.

Je posai encore une fois ma main sur mon frère.
Sur sa main cette fois.
Cette main qui saigne.
Par ma faute.
Tom se stoppa dans sa tâche.
Il pleur. Encore. Encore plus. Encore plus fort.
Et moi je ne suis pas là.

« Bill...Bill revient. S'il te plaît... »

Et je pleurs moi aussi. Encore. Encore plus. Encore plus fort.

« J'ai tell'ment besoin d'toi...tout s'que j'voulais Bill, c'était te protéger d'moi. »

Hein ?

« Mais en te protégeant d'mois j't'ai abandonné. Pardonne-moi s'il te plaît...mais je ressens pour toi un sentiment que je ne devrais pas ressentir...je t'aime Bill. » Dit-il dans un murmure.

Mon c½ur loupa un battement.
Il battait déjà de façon irrégulière mais là je crois vraiment que je vais mourir d'une crise cardiaque.
Je me relève brutalement.
J'peux plus rester là.

« Pitié ramène-moi. Je sais que tu le peux alors fais le ! »
« Désolé Bill mais c'est trop tard. »
Répondit Mini-Moi.
« Pitié ! J't'en supplie ! J'ai compris maint'nant ! J'ai enfin compris ! »
« Mais c'est trop tard ! A force de te regarder dans le nombril Bill Kaulitz, t'en a oublié les autres. C'est pas eux qui t'ont oublié Bill, c'est toi ! »
« Je sais. Je sais tout ça. Je suis qu'un con, j'ai rien vu...j'ai pas vu mon propre frère. J'ai été aveugle et si tu savais comme je m'en veux ! »
« T'as déjà fait trop d'mal autour de toi ! Tu crois vraiment que tu peux tout effacer d'un claquement de doigt ? Regarde, regarde les dégâts que tu vas causer ! »


Et sans même que je ne puisse faire quoi que se soit, il m'attrapa par la main et m'enveloppa dans sa bulle de lumière.

CHANSON QUE JE VOUS CONSEIL D'ECOUTER EN LISANT LA SUITE

La lumière diminua beaucoup plus vite qu'à l'habitude.
Kyaaah on s'caille ici !
Entre une salle de bain ultra chauffée et un endroit comme celui-là, j'vous dis pas l'décalage...
Alors, analysons les lieux.
Une rampe d'escalier pourrie, des murs moisis, des escaliers près à tomber en pièce, un air glacial qui vient du toit...
Je suis déjà venu ici.

Über den Dächern,
Sur les toîts,
Es ist so kalt und so still...
Il fait si froid et si calme...


C'est dans cet immeuble que nous avons tourné le clip de Spring nicht.
Pourquoi il m'a emmené là ?
Je me retourne et le regarde, les yeux remplis d'incompréhension.
Je ne pleurs plus.
Car quelque chose me dit que le pire reste à venir...

« Ich schweig deinen namen, weil du ihn jetzt nicht hören willst... » Chante-t'il, les yeux rivés vers le portail qui mène au toit.
[ Je tais ton nom car maintenant, tu ne veux plus l'entendre... ]

Je suis son regard, mais ne voit rien.
Par contre, j'entends.
Quelqu'un parle.
Et se n'est ni moi, ni Mini-Moi...
Je finis par poser ma main sur la vielle rampe d'escalier et commence à monter lentement les marches.
La peur tord mes entrailles.
Parce que je sais exactement se qui m'attend là-haut.
J'espère juste me tromper...

Der Abgrund der Stadt,
L'abîme de la ville,
Verschlingt jede Träne die fällt...
Avale chaque larme qui tombe.


J'arrive devant le portail en fer et l'ouvre. Un grincement sonore se fait entendre.
Je regarde sur le mur à gauche, où est inscrit le numéro 241.
Je suis donc bien où je l'pensais.
Je tourne alors ma tête vers le rebord et aperçois nettement une silhouette, exactement là où je me trouvais pendant le clip.

Da unten ist nichts mehr,
En haut il n'y a plus rien,
Was dich hier ober noch hält.
De ce qui en haut encore te retiens.


« TOM ! » Criai-je.

Je me mis à courir vers le bord.

« Tom ! Arrête descend ! »

Il ne m'entend pas.
Non. Putain.
Mini-Moi à dépasser les bornes.
Car si il y a bien une chose à laquelle je n'veux pas assister, c'est bien ça.
Mais pourtant je ne pleurs pas.
Je n'ai pas l'droit de pleurer alors que tout ça est de ma faute.
Et de toute façon, je n'y arrive plus.
Alors je chante, même si il ne m'entend pas, même si ça ne changera rien, je le fait.
Je t'aime Tom.

« Ich schrei in die Nacht für dich, lass mich nich' im Stich, spring nicht... »
[ Je crie dans la nuit pour toi, je me laisse pas tomber comme ça, ne saute pas... ]

Il ne bougea pas d'un pouce, fixant un point imaginaire loin vers l'horizon.
La pointe de ses baskets étaient déjà très près du vide.
Trop près.

«Die Lichter fangen dich nicht, sie betrügen dich, spring nicht... »
[ Les lumières ne t'attrape pas, ne les crois pas, ne saute pas... ]

Les larmes se mirent enfin à couler le long de mes joues.
Larmes de désespoir, de haine envers moi-même, de culpabilité, de peur...
Parce que oui, j'ai peur.
Très peur même.

« Erinner dich, an dich und mich...die Welt da unten zählt nicht...bitte, spring nicht. »
[ Souviens-toi, de toi et moi...le monde en bas ne compte pas...s'il te plaît ne saute pas. ]

Un sourire naquît alors sur le visage en pleurs de mon frère.

« On mourra ensemble hein Bill ? Tu m'l'avais promis...alors pourquoi t'as préféré partir seul, sans moi ? »
« Jamais j'mourrai sans toi Tom ! Jamais ! »
Dis-je en pleurant.
« Tu t'es suicidé... »
« Non !!!!! J'me suis pas suicidé Tom, j'voulais pas, c'était un accident ! »


Je cris pour rien, il ne peut pas m'entendre...
Il baissa les yeux vers sa main droite et regarda avec amour le petit objet qu'il tenait fermement à l'intérieur.
Le petit porte-clefs tigre qu'il avait le jour où je suis allez à l'hôpital. [ Voir le chapitre avec le passage dans la voiture du père ]
Alors il l'a toujours ?

« Je t'aime p'tit frère. »
« Moi aussi Tom... »
« T'étais tout pour moi tu l'sais hein ? Sans toi j'suis...j'suis comme un cercueil sans mort, une poitrine sans c½ur, un couteau sans lame, une flingue sans balle...j'suis rien et j'sers à rien. »
« Moi non plus Tom, moi non plus... »
Murmurai-je.
« J'te rejoins. Même si peut être qu'tu veux pas d'moi là-haut, je viens. C'est trop vide ici. »

Mes sanglots s'intensifièrent.
De grosses larmes coulaient le long de mes joues.

« Pitié Tom, saute pas... »
« Je t'aime Bill. »
« Tom pitié... »
« Plus que tout. J'devrais pas. Mais c'est plus fort que moi... »
« Non, non, non Tom ! Fais pas ça ! »


Il lâcha le petit tigre que je vis s'écraser dans la rue sombre.
Arrête toi là Tom, arrête toi là...
Il écarta soudain les bras comme un oiseau le ferait avec ses ailes pour voler.

« NON TOM !!!!!!! ARRÊTE !!!!!!! »
« Je t'aime... »
Chuchota-t'il. »
« NOOON !!!!!!!! »

Je l'attrapai par les épaules, essayant de l'en empêcher mais je ne pouvais pas.
Je me mis à hurler de toutes mes forces quand je le vis basculer dans le vide.

« TOOOOOOOOOOOM !!!!! »

Sans même réfléchir, je me balançai moi aussi dans le vide.
Je fermai les yeux en hurlant.
Que va-t'il m'arriver ? »

Une horrible douleur parcourue tout mon corps.
Ma joue contre le sol froid, j'ouvris les yeux.
Et là, juste devant moi, se trouvait Mini-Moi, les larmes coulant le long de ses joues.

« 24 décembre 2007, Bill Kaulitz, retrouvé mort sur un terrain de basket. Il s'est suicidé. »
« Non... »
« 26 décembre 2007, Tom Kaulitz, retrouvé mort en bas d'un immeuble. Il s'est suicidé...il s'est suicidé our rejoindre le frère qu'il a perdu deux jours auparavant... »
« NOOOOOOOON ! »


Je me relevai brusquement.
Je suis sur le toit.
Mais comment ça s'fait ?
Je devrais être en bas.
Putain.
Ni une ni deux, je courus vers le bord.

« TOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOM !!!!!! »

Un cri de détresse.
Un cri de désespoir.
Jamais de toute mon existence je n'avais eus aussi mal.
Je regardai le corps ensanglanté de mon frère en bas, et hurlais.
J'hurlais, j'hurlais, j'hurlais.
Lui hurlai de revenir, lui hurlai de me pardonner, lui hurlai que je l'aime.
Je l'aime, je l'aime, je l'aime...

Mini-Moi s'approcha de moi, les yeux remplis de larmes.
Je levai la tête vers lui, le regard plein de pitié.

« S'il te plaît... » Dis-je d'en un murmure.
« J'peux rien faire... mais tu sais... » Commença t'il.

Il se stoppa.
Je releva brusquement la tête vers lui, le regard remplis d'étoiles.
Peut être qu'il y a encore un espoir.
Je me mets à le regarder comme un môme de cinq ans qui voit le père noël.
Pitié qu'il me dise qu'il reste une solution...

« Parfois, pour se réveiller d'un mauvais rêve, il suffit de se...pincer ! »

Un pincement sur mon bras.
Je poussai un petit cri.
Et tout devint blanc autour de moi.
Blanc comme de la neige...
Un froid glacial me transperça comme des milliards de petites aiguilles pointues.
Je ne sens plus une bonne partie de mon corps.
J'ouvris difficilement les yeux.
C'est blanc, c'est froid, c'est humide, c'est calme...
Je suis réveillé.
La nuit est tombée. Déjà. Tant pis.
La première chose qui me vint à l'esprit fut un nom...

« Tom... »

J'essayai tant bien que mal de hurler mais rien à faire.
A part un ridicule gémissement plaintif, rien ne réussit à franchir le seuil de ma bouche.
Je me retournai du mieux que je pus sur le ventre et essayai de ramper vers le portail, mais je n'y arrivai pas.
Mes muscles étaient comme figés.
Et ils l'étaient.
Il était glacé, complètement frigorifié et chacun de mes gestes me faisaient l'effet d'une lame de couteau.
Je me remis donc sur le ventre, grimaçant de douleur et me mis à pleurer.
La chaleur de mes larmes contrastait avec la froideur de mon corps.
J'avais l'impression douloureuse qu'elles me brûlaient.
Bientôt elles vont se transformer en stalactites...

« Aidez-moi... »


Une minute passa.
Puis deux.
Trois.
Quatre.
Et cinq...
Mais personne ne vint à mon secours.
Tant pis. Je vais résister.
J'te l'promet Tom.



* Je n'mourrai pas ce soir... *


_______________________________________________________


ENFIN.
J'ai crus que j'allais jamais le poster celui-là.
Panne d'ordi, pas assez de temps au Cyber café, 2e panne d'ordi, effacage du chapitre...
Mais voilà, il est enfin là.

Vos impréssions ?
J'pense qu'il y a certaines choses qu'vous avez pas dus comprendre...
Pour certains truc, c'est normal vous inquiétez pas.
Si jamais vous avez des questions j'y répondrai volontier =)
Encore désolée pour le temps que j'ai mis mais cette fois c'était totalement involontaire.
Merci pour tout vos comm' et vos réponses à mes questions =DDD
Merci aussi pour toute ses visites.

Ce chapitre est le plus long que j'ai jamais écris ^^
40 comm'
au minimum pour avoir une suite, sa va ?

Voilà c'est tout s'que j'avais à dire...
J'vous kiiff <333333

Ah oui, merci à x-priinc3ss-n3t0iile-x qui m'a expliqué l'histoire entre Bushido et Tom :
J'vous montre s'qu'elle m'a dit :

« Et pour Bushido j'ai pas fait gaffe si quelqu'un t'a répondu ou pas mais en fait avec Tom ils parlait de Nicole Scherzinger (la chanteuse des Pussycat Dollz) en fait Tom disait que même s'ils gagnaient pas d'awards ce qui serait important c'est qu'elle elle serait là;donc Bushido a commencé à lui dire qu'il serai là aussi donc que Tom aurait aucune chance;et après ils ont dit en gros qu'ils feront un truc à 3, et Tom a dit très délicatement qu'il voulait choisir le trou... (--" Tom toujours fidèle à lui même...) »

EXPLDRRR
Tom un jour, Tom toujours.
Mercii Miss en tout cas.

Gros bisous à vous.

PS: Qui veut être prévenue ?

Réponse à Marie
[t'as pas un blog ? C'est plus simple pour répondre ^^']

J'ai trop aimé ton comm' =)))))))))))))))))))))
Ca m'fait plaisir d'voir que j'touche les gens.
Oh c'est vrai t'as pleuré ? =/ C'était pas mon but [même si on pourrait l'croire XD] j'suis désolée.
T'inquiète pas t'aurais jamais attendu 3 mois, j'aurais tout fait pour la poster avant.
Pour Bill j'vais rien te diire ^^ [j'suis en effet quelque peu sadique sur les bords mdrr]. Peut être que Tom va venir, peut être qu'il va mourir, peut être que qqun d'autre viendra...Tu verras. J'te laisse imaginer.
La suite est en cours d'écrivation. Mais je rappel que dans quelque chap' c'est la fin d'la fiic...
Ensuite pour répondre à ta question...
« J'ai tell'ment besoin d'toi...tout s'que j'voulais Bill, c'était te protéger d'moi. »
« Mais en te protégeant d'mois j't'ai abandonné. Pardonne-moi s'il te plaît...mais je ressens pour toi un sentiment que je ne devrais pas ressentir...je t'aime Bill. »
« Je t'aime Bill. »
[...]
« Plus que tout. J'devrais pas. Mais c'est plus fort que moi... »
Ca répond à ta question ?
Et si jamais: Bill aussi : « Je le désire trop. »
Voilà. Longue réponse ^^
B'souux Miiss Merci pour ton comm' =)


EDIIT :

LA SUITE ARRIVE !!!!



Piix': Devinez d'où il vient ? Celle qui devine la première gagne un liien [j'm'éclate cherchez pas.] Montage exceptionel. <3

# Posté le samedi 03 novembre 2007 07:57

Modifié le dimanche 25 novembre 2007 09:09

Chapitre 7

Chapitre 7
_POV EXTERNE POUR UNE FOIS CAR BILL SE SERA PLUS EN MESURE D'ETRE LE NARRATEUR... _


Le père noël s'en vient ce soir,
Et tous les enfants l'attendent avec patience...
Ou pas.
Des milliers de petits yeux sont remplis d'émerveillement en regardant les petites étoiles de neige qui tombent par la fenêtre,
Alors que d'autres endurent avec peine le froid glacial de décembre.
Tout le monde se prépare, se met sur son trente et un, histoire d'être présentable pour fêter le réveillon avec les gens qu'ils aiment.
Vraiment tout le monde ?

Aujourd'hui est un jour de fête pour une bonne partie de notre chère planète.
Sauf pour lui.
[ Nda :Juste pour quand Bill chante: Vous avez toute vu Titanic je pense, non? Imaginez qu'il chante comme Rose quand elle est congelée sur la porte qui flotte sur l'eau. Vous voyez ? ]

« In mir, wird es langsam Kalt... »
[ Je deviens entièrement froid... ]

Couché par terre dans la neige, il chante.
Des paillettes d'argent sortent de ses prunelles, aussi luisantes que de la glace...

« Wie lang können wir beide hier noch sein... »

[ Combien de temps encore pourrons-nous rester ici tous les deux ... ]

Son visage est pâle, presque aussi pâle que la couche de neige qui recouvre tout le petit village.
Et ses lèvres sont bleues.
Pas aussi bleues que le ciel étoilé, non...
Car oui, la nuit a enveloppé le petit village elle aussi.
Mais elle ne l'enveloppera pas lui...

« Bleib hier...schatten wollen mich holen...doch wenn wir gehen, du gehen wir nur zu zwei... »
[ Reste ici...les ombres veulent m'attraper...et si nous partons, alors partons seulement tous les deux... ]

Malgré son mal à garder les yeux ouverts, il contemple la beauté de la nuit.
Les étoiles qu'il voit sont aussi belles les unes que les autres...
Les flocons tombent en pagaille du ciel et se posent délicatement sur lui.
On dirait des étoiles...

« Du bist alles was ich bin und alles was durch meine Adern fliesst... »

[ Tu es tout se que je suis, et tout se qui coule dans mes veines... ]

Son corps avait cessé de trembler.
Le froid l'avait complétement figé.
Il se demandait même comment il arrivait à chanter...
Mais enfait, ça il le savait.
La seule et unique chose qui le maintenait encore en vie, c'était Lui

« Immer, werden wir uns tragen... »
[ Nous nous soutiendrons toujours... ]

Il perçut alors un petit bruit.
Un bruit qui lui paraissait bien lointain.
Trop lointain.
Mais qui au fond était si près...

« Egal wohin wir fahren... »
[ Peu importe où nous allons... ]

Et soudain, il sentit son coeur se remplir d'une douce chaleur.
Un faible sourire vînt alors se dessiner sur ses lèvres lorsqu'il entendit quelqu'un pousser un hurlement d'horreur...
Quelqu'un allait enfin le sauver.

« Egal wie tief... »
[ Peu importe la distance... ]
« BILL !!!!! »

La personne se précipita auprès de lui, resta quelques secondes debout puis s'accroupit à ses côtés.
Bill tourna lentement la tête, faisant alors face à, vous l'auriez deviné...
Tom Kaulitz, son frère jumeau.
Le blond enleva précipitemment sa veste, sur-éleva son frère et le couvrit comme il le pût tout en le serrant très fort contre son torse.
Un sanglot résonna alors dans la nuit glaciale.

« Oh Bill...qu'est-ce que j'ai fais ? Pardonne-moi... » Dit Tom en pleurant toutes les larmes de son corps.

A ce moment là, Bill aurait voulu hurler.
Hurler que ce n'était pas sa faute.
Hurler qu'il n'avait pas à s'excuser.
Hurler qu'il lui avait énormement manqué...
Hurler qu'il l'aimait.
Mais il n'y arrivait pas.
Les mots ne sortaient pas.
Et pourtant...

« Ich will da nicht allein sein...lass uns gemeinsam, in die Nacht... »
[ Je n'veux pas être seul ici...restons ensemble, dans la nuit... ]

Tom pleura encore plus fort, si encore cela est possible.
Il serra son frère tout contre son coeur tout en lui murmurrant une miriade d'excuses.

« Bill pardonne-moi... »
« Irgendwamm wird es zeit sein...lass uns gemeinsam...in die Nacht... »

[ Nous aurons le temps...restons ensemble...dans la nuit... ]

Tom se tût, pensant que son frère ne voulait pas l'entendre.
Il pleurait toujours, embrassant par moment la touffe noire de son cher Bill.

« Je...j't'ammène à l'hôpital. » Dit-il soudain.

Mais avant qu'il n'ait pu faire le moindre geste, Bill lui attrapa la main.

« Non...restons ici...rien qu'un peu... »
« Mais...mais tu vas... »
« Il peut rien m'arriver...tant que tu es là... »
Murmura-t-il.

Ich höre wenn du leise schreist
J'entends quand tu cries silencieusement
Spüre jeden Altemzung von dir
Je sens chacun de tes souffles


Bill embrassa doucement la main droite de son frère.
La main droite...
Un sourire se dessina sur son visage.
Elle était entourée d'un bandage tachetée de sang.
Il se souvint de son rêve avec Mini-Moi, lorsque Tom avait tout envoyé valsé dans la salle de bain...
C'était donc vrai.

« Comment tu t'es fais ça ? » Dit-il, toujours aussi doucement.
« Je...j'étais énervé et je...c'est rien t'inquiète... »
« C'est ma faute ? »
« Non !! »


Il avait hurlé.
Malgré lui.
Bill se serra encore plus contre lui lorsqu'il l'entendit se remettre à pleurer.

« Pourquoi t'es partis Bill ? »
« Chut... »
Dit-il en posant son index sur les lèvres de son miroir.

Un petit flocon vint alors se poser sur sur la joue du blond.
Bill le regarda un instant avant de le lui oter délicatement.

Und auch, wenn das schicksal uns zerreist,
Et vraiment, si le destin nous déchire,
Egal was danach kommt, das teilen wir...
Peu importe se qui arrivera, nous partagerons ça...


« Sans toi j'survivrai pas... » Dit le dreadé dans un sanglot.
« Je sais... »
« Non...tu sais rien... »
« Oh si...plus que tu n'le penses... »
Lui répondit Bill en fermant les yeux.

Tom ne répondit pas, trop occupé à contempler le visage si pâle de son ange.
Après une seconde d'hésitation, il finit par l'embrasser sur la joue.
Tendrement, délicatement, doucement...
Amoureusement.
Le brun, surpris, rouvrit les yeux et croisa le regard triste de Tom.

« Bill faut...faut que j'te dise un truc... »
« Tom je... »
« Non,
le coupa-t'il, laisse-moi parler. Laisse-moi te le dire sinon après, j'y arriverai plus... »
« C'est pas l'moment... »
« Si, j'dois te l'dire. »
« Mais Tom... »
« Laisse-moi parler ! »
« Mais Tom...j'ai froid... »


Ich will da nicht allein sein
Lass uns gemeinsam
In die Nacht
Irgendwann wird es zeit sein
Lass uns gemeinsam
In die Nacht


Le visage de Tom devint très pâle.
La peur rongea ses entrailles.
Et si...et si son frère perdait la vie ?

« Je...j'appelle une ambulance. »
« Non Tom...j'veux rentrer à la maison...avec toi... »
« Mais Bill tu dois aller à l'hôpital ! Tu risque de...de... »
« Je t'aime Tom. »


Le coeur du blond fit un bond énorme dans sa poitrine et ses joues rosire doucement.

« Rentrons à la maison...s'il te plaît... »

Bring mich nach Hause
Rammène moi à la maison


Tom se leva donc, son frère dans les bras.
Frère qui chantait toujours.
Et le son mélodieux de sa voix rempli son coeur d'une douce chaleur.
Ca paraissait iréel.
Son frère était là, dans ses bras...
Quatre mois qu'il était parti.
Quatre mois qui ont duré une éternité aux yeux du blond...

« Halt mich sons treib ich, allein in die Nacht... »
[ Tiens-moi sinon je dérive, seul dans la nuit... ]

Après quelques minutes, la voix de Bill ne fût plus qu'un murmure.

« Bill ? Bill, ça va ? »

Comme réponse, le blond n'eût rien d'autre que le silence.
Un silence de mort...

« Bill non ! Par pitié non ! Tiens bon j't'en supplie ! » Sanglota le blond.

Rien. Toujours rien.
Mis à part un silence plus monstrueux que jamais.
Il posa son pouce sur le cou de Bill, priant pour que la vie n'est pas desertée le corps de son frère et sourit faiblement en sentant de faibles pulsasions.
Son coeur battait encore.
Mais pour combien de temps ?
Pas le temps de réfléchir à la question une fraction de seconde de plus.
Le blond se précipita dans sa maison, complétement paniqué.
L'angoisse rongeait ses entrailles et les larmes son visage.
Il monta les escaliers en quatrième vitesse, criant à la va vite un : « Vous inquiétez pas j'vous explique plus tard » à l'attention de sa mère et de son beau père qui l'interrogeait du regard.
Personne n'insista.
Personne n'avait bien vu l'état de Bill.
Personne n'avait vu les larmes qui noyait les yeux du guitariste.
Tant pis.
Tant mieux.
Il arriva devant la porte de sa chambre, s'énerva avec la poignée pendant quelques secondes [de trop] et posa Bill sur le lit, l'entourant dans les couvertures.
Après celà, il courut jusqu'à sa penderie et en sortit un énorme sweet-shirt, le plus grand et le plus chaud qu'il possédait, ainsi qu'un pantalon de ski un peu court mais chaud tout d'même.
Il s'avança vers le corps glacé de Bill et lui ôta maladroitement ses vêtements.
Pas le temps d'admirer.
Pas le temps de fantasmer.
Pas le temps de rêver.
Les larmes coulaient encore le long de ses joues, trahissant sa peur et sa cupabilité.
Car oui, tout ça c'était de sa faute, quoi que dise Bill.
Sans lui, jamais, non jamais, Bill ne se serait endormi sur ce terrain, pour la simple et bonne raison qu'il ne serait jamais parti.

Après avoir changé et emmitoufflé son frère, il l'embrassa sur le front.

« Je t'aime p'tit frère... »

Il lui caressa tendrement la joue puis posa à nouveau son pouce sur le coup blanc de son frère.
Juste pour vérifier...
C'est bon. Son coeur battait, comme un petit tambour.
Il sourit faiblement, assis près de son frère, n'osant pas se coucher près de lui.
Les minutes passèrent et Tom rêvassait.
Es-ce vraiment le moment ?
Peut-être...ou peut-être pas.
A quoi pensait-il ?
A lui.
A eux.
A leur vie.
A ce que deviendrait sa vie s'il le perdait...
Et combien de temps était-il resté ainsi, à penser ?
Une minute ? Dix ? Trente ? Une heure ?
Qui sait...
Mais pourquoi attendait-il ?
Qu'est-ce que vous voulez qu'il fasse d'autre ?
Et le dicton dit...
_ Tout arrive à qui sait attendre _

« Tom... »

L'interpelé sursauta en entandant son nom.

« Bill ? Bill ça va ?! Comment tu te sens ? T'as toujours froid ? Tu veux que j'rammène d'autre couver... »

Un doigt se posa sur ses lèvres, l'obligeant à se taire.

« Bill...dit moi c'que j'peux faire pour toi... »
« Allonge-toi. »
Murmura faiblement le chanteur.
« Je... » Commença le dreadeux.
« Tom... »

Le blond hésita un instant.
Pourquoi ?
Parce que...
Il finit par s'executer.
Il souleva les couvertures, se faufila dans le lit et se serra contre son frère.
Les larmes commencèrent alors à ressurgir, au grand malheur de notre beau chanteur.

« Fermes les yeux... » Ordonna Bill.
« Pourquoi ? J'arriverai pas à dormir si tu veux savoir, donc ça sert à rien de... »
« Tom... »


Et de deux.
Bill gagne toujours.
Ou peut-être que Tom n'a pas l'intention de se battre ?

Sitôt dit, sitôt fait.
Tom ferma ses paupière et se laissa aller contre son jumeau.

« Pense à moi... » Dit doucement Bill.
« Quoi ? »
« Fais-moi confiance... »
« O...ok. »


Le blond ne comprenait pas grand chose, mais obéit.
Il avait confiance de toute façon...
Il pensa donc à son frère.
C'est pas bien difficile me direz-vous.
Pourtant, lui, ça fait des années qu'il se bat pour ne pas penser à lui...

Soudain, sans qu'il ne comprenne pourquoi, il se sentit voler.
Une lumière blanche l'éblouit aveuglement, et la chaleur du corps de son frère contre le sien avait totalement disparu.
Il se mit à hurler lorsqu'il se sentit tomber sur un lit.
A peine eut-il ouvert les yeux qu'il entendit quelqu'un rire aux éclats.

« Et ben ! Moi ça m'avait pas fait ça la première fois ! »

Il tourna la tête un peu partout, inspectant les lieux.
Ben...ils étaient chez eux.
Mais...pourquoi sa chambre est peinte en bleu ?
Son beau père l'avait pourtant repeint il y a plus de quatre ans !
Et pourquoi il n'y a plus la photo du groupe qu'il avait posé sur sa table de nuit ?
Et pourquoi il y avait qu'une seule et unique guitare dans sa piaule ?
Et pourquoi il y avait des affaires de classe sur son bureau ?
Et pourquoi il n'y avait pas son poster de Samy Deluxe ?
Et pourquoi il n'y avait aucun des cadeaux de fans qu'il avait posé près de sa penderie la veille ?
Et pourquoi il y a un grand soleil dehors ?
Et pourquoi Bill paraissait si bien ?

« Bi...Bill ? Mais...on est où là ? »
« Chut...c'est un secret. »
Dit Bill en lui adressant un clin d'oeil.
« Mais... »
« Viens Tom, dépêches-toi, il faut que je te présente quelqu'un. »


A peine sa phrase fût achevée que le brun se mit à courir comme un fou.

« Hey mais attends ! Bill !!!! »

Tom, un peu perdu, se leva du lit et courut à la poursuite de son frère qui riait toujours aux éclats.
Il ne pût s'empêcher de constater qu'il était bien à Loitshe, mais que le village était anormalement différent.
C'est comme lorque l'on rêve.
Le seul moyen de se rendre compte que ce n'est pas la réalité, c'est de remarquer les anomalies...
Pourtant, ça paraît si réel !
Son frère, qui avait pris beaucoup d'avance, s'était enfin arrêté devant une grille.
Devant le terrain.
Mais voilà encore une autre anomalie : Il n'y a pas le magnifique tag que le blond avait fait avec Andreas il y a de ça...trois ans.

« Bill, tu m'expliques s'teu plaît parce que j'suis légèrement, non, totalement hors sujet là... »
« T'étais trop mimi sans ta casquette et ton bandeau ! »
Dit Bill, un large sourire aux lèvres.
« Merci pour l'info' mais ça répond pas à ma question. »
« Hey Bill ! »
Hurla le brun.

Les deux garçons qui jouaient au basket s'arrêtèrent.
L'un d'entre eux sourit malicieusement tandis que l'autre se contenta d'hausser un sourcil.
Tom, quand à lui, était complétement...
Figé.
Muet.
Horrifié.
Ses yeux étaient écarquillé tel de balles de ping-pong, ce qui fit rire de plus bel notre cher Bill Kaulitz.
Il suivit son frère du regard et le vit s'avancer vers...lui-même et s'accroupir pour être à la hauteur de...lui-même.

« Et bien Billou, pas encore au lit à cette heure ? » Dit-il, un air malicieux aux lèvres.

La personne en face de lui qui n'est autre que, vous l'auriez compris, Mini-Moi, sourit tout aussi malicieusement et imita son lui de dix-huit ans en s'accroupissant à son tour.

« Et bien Billou, encore au lit à cette heure ? » Dit-il en imitant la voix de Bill-de-dix-huit-ans.

Ils se mirent à rire comme des enfants.
Tom, après mûre réflexion, finit par s'approcher d'eux et cru avoir une crise cardiaque quand il vit le Mini-Tom faire de même.
Mini-Bill sourit en voyant Grand-Tom, se leva et se mit à lui tourner autour.

« Mmmh...je comprend maitenant pourquoi t'es au lit Bill ! » Dit-il en riant.

Bill rougit et baissa doucement la tête.
Ah, Mini-Bill, Mini-Bill...toujours fidèle à lui-même.
Tom, quand à lui, ne bougeait plus.
Il ne savait que dire, ni comment réagir.
Mini-Bill planta alors ses yeux noisettes dans ceux de Tom et dit d'un air sérieux :

« Ne le laisse plus jamais partir. »

Le blond parût étonné de la froideur du Mini-Bill et baissa honteusement la tête.

« Et toi Bill j'en parle même pas hein ! » Continua-t-il, mort de rire.

Bill allait répliquer mais une voix le fit sursauter.
Celle de sa mère.

« Bill, Tom, assez joué et en voiture ! Gustav et Georg vous attendent déjà à la salle ! »
« On arrive !
Cria Mini-Tom, Tu viens Bill ? » Dit-il en lui lançant le ballon de basket dans les mains.
« J'arrive ! » Dit Mini-Bill.

Mais, alors qu'il s'apprêtait à partir, une main l'en empêcha.

« Non attends ! Je... » Commença Bill.

Il se tût, ne sachant vraiment que dire.
Puis son regard se posa sur Tom, ce qui le fit sourire de plus bel.

« Comment te remercier ? » Dit-il enfin.

Un sourire triomphant se dessina sur les lèvres de Mini-Bill.

« Ne m'oublie pas. » Dit-il simplement.

Son regard se posa à son tour sur Tom.
Il avait réussi...

« Ne l'oublie pas. »
« C'est promis. »
« Bill, tu viens ? »
Cria Mini-Tom depuis la voiture.
« Oui j'arrive ! »
« Non attends ! Aide-moi je...qu'est-ce que j'dois faire maintenant ? »
Demanda Bill l'air totalement perdu, tel un môme de trois ans qui a perdu sa peluche favorite.

Pour toute réponse, il se reçut une balle orange en pleine tronche.

« Rien ne vaut une bonne partie de basket... » Dit Mini-Moi.

Et cette fois-ci, il se mit à courir vers la voiture.
Il se retourna une dernière fois, adressa un magnifique sourir aux deux jumeaux et s'engouffra dans la voiture.
Bill le salua et regarda la voiture s'éloigner avec tristesse.
Allait-il le revoir ?
Peut-être...
Ou peut-être pas.

Quelques secondes passèrent, sans aucun mot de la part des jumeaux.
Tom paraissait complétement perdu et Bill, lui, ne savait pas trop quoi faire.
Il devait parler à son frère...
Mais dans un rêve, ce n'est pas vraiment l'idéal...
Il finit par soupirer un grand coup et courru vers le panier.
Il lança la balle et la fit facilement passer à travers l'anneau.

« Yeah ! Et du premier coup en plus ! J'ai pas perdu la main avec les années... » Dit-il en tentant de détendre l'atmosphère.

Mais Tom ne répondit pas.
Il se contenta de le regarder, cherchant surement une réponse dans les profondeurs de ses yeux...
En vain.

« On joue Tom ? » Tenta-t-il, en desespoir de cause.
« ...si tu veux. » Dit Tom en s'approchant de lui.

Gagné.

« Tu vas perdre !! » Dit Bill en se plaçant face à son frère.
« C'est c'qu'on verra. » Répondit Tom en souriant.

Sur ces mots, il arracha la balle des mains de Bill et la lança dans un des deux paniers rouge.
Gagné.

« Yeah ! C'est qui le meilleur ? C'est Tom Kaulitz ! Laisse tomber Bill, tu fais pas l'poids. » Dit-il en relevant le col de sa chemise imaginaire [ Nda: Vous voyez l'genre ? ]
« Tss-tss...rira bien qui rira l'dernier très cher ! »

Il se mit à rire et attrapa le ballon.
Son frère lui courut après, riant lui aussi.
Et se fut comme ça jusqu'à la fin de la soirée...

Après plus de deux heures de jeu, Tom s'assit, épuisé et contempla son frère qui continuait toute sa série de paniers.
Il sourit attendri en le voyant s'énerver tout seul parce qu'il vient de rater son tir.
Il eut soudain une idée.
Au moment où Bill s'apprêtait à lancer la balle, il se fit soulever par les bras musclé de son frère.
Lui qui était déjà grand, imaginez la facilité qu'il avait eu à marquer en étant porté par le grand Tom Kaulitz.
Il était mort de rire.

« Ouaiiiiiiiiiiiiiiiiii on est les meilleurs ! Yaaaahouuuu ! »
« Bill, a-arrête de gigoter co-comme ça, j'vais te...aaaaaaaah... »


Il ne terminera jamais cette phrase, car une masse de plus de cinquante kilos vien de lui tomber lourdement dessus.
Et de plus, cette masse rit comme une balaine.

« Coucou Tom ! Et bien, qu'est-ce que tu fais la par terre contre le béton ? » Dit-Bill en riant, toujours sur son frère.
« Parce qu'un truc à touffe noire m'est tombée dessus et se serais pas mal s'ill pouvait...hum...se relever, histoire que je puisse à nouveau respirer ?»

Bil se releva donc, riant comme jamais, et tendit une main au pauvre petit blond histoire de le relever.
Chose faite, Bill partit à la recherche du ballon, toujours en riant.
Tom rit aussi, puis se stoppa.
C'est comme si tout se qui c'était passé lui revenait en une fraction de seconde.
Le plateau, la poursuite de Bill dans Paris, son départ, ses mois de solitude et de pleurs, Bill à moitié mort dans le terrain de basket et maintenant...ce rêve étrange.
Etait-ce un rêve ou pas ?
Peut-être que c'est de la magie ?
Tout parait si réel...
Bill, sa voix, ses gestes, sa façon d'être...
Mis à part peut-être cette joie de vivre que Bill a perdu depuis longtemps dans la réalité.
Les larmes ressurgissent, comme à chaque fois qu'il éprouve une grosse joie.
Ses humeurs se contredisent d'une minutes à l'autre.
Une seconde heureux comme jamais, et la deuxième ravagée de chagrin...
Les larmes arrivèrent au galop et se mirent à couler sans qu'il ne puisse rien y faire.
Il ne voulait pas pleurer.
Il ne voulait pas y penser.
Il ne voulais pas savoir.
Et pourtant, c'était plus fort que lui...
Ca fait trop longtemps qu'il attend.

« Tom ? »

L'interpelé leva doucement la tête vers son frère qui avait, évidemment, cessé de rire.
Un air grave avait pris possession de son visage.
La faute à qui ?

« Bill pourquoi t'es parti ? T'imagines pas à quel point tu m'as manqué... »
« Ex...excuse-moi Tom, je...j'ai pas réfléchi...je sais pas c'qui m'a pris... »


Tom voulait en savoir plus.
Mais au fond, c'était bien mieux comme ça.
Il s'approcha donc doucement de son frère qui avait baissé la tête, la lui releva par le menton et plongea son regard embué par les larmes dans ceux de son miroir.

« C'est un rêve tout ça, n'est-ce pas ? »
Demanda Tom.
« Pas vraiment... »
« Mais dans un sens, s'en est un, non ? »
« Euh...oui. »
« Et dans les rêves on peut faire ce qu'on veut, sans conséquences...non ? »
« C'est à dire que...celui-là est différent... »
« Mais c'est quand même un rêve ! »
« Oui. »


Tom hésita un instant.
Mais non. Il allait le faire.
Tant pis, tant pis pour tout...

« Alors...ne m'en veux pas mais je...je veux faire de ce rêve un vrai rêve. »


Du bist, alles was ich bin
Und alles was durch meine Adern fließt...


Tom posa maladroitement sa main sur la nuque de Bill, touchant du bout de ses doigts sa chaîne en argent et posa sa deuxième main sur la hanche de son frère.
Bill se laissa faire.
Son coeur battait si fort qu'on aurait dit le bruit de la batterie de Gustav.
Ou peut-être celui de toutes les batteries que Gustav avait touché dans sa vie...
Sans parler de celui de Tom.
Il devait battre tout aussi vite, si ce n'est pas plus...
Pourtant, quelques milièmes de secondes plus tard, aucun de ces deux coeurs ne battaient.
Ils s'étaient tout les deux arrêtés dans leur dance endiablée.
La seule partie de leur corps qui réagissait encore, c'était leurs lèvres.
Lèvres collées.
Lèvres tremblantes.
Lèvres scellées.
Quelques secondes passèrent avant que l'un des deux se décide à mettre fin au baiser.
Lequel d'après vous ?
Tom, et oui...
Mais par peur d'affronter le regard de son frère, il le serra dans ses bras et pleura silencieusement sur son épaule.

« Tom...pourquoi tu pleures ? »
« Promets-moi un truc... »
« Tout sxque tu veux. »
« Promets-moi d'être toujours là demain matin. »


Bill repoussa délicatement son frère et plongea son regard dans le sien.

« Je te le promets... » Murmura-t-il.

Et comme pour mieux sceller cette promesse, le brun rapprocha doucement ses lèvres de celles de son frère.
Il les posa délicatement dessus et ouvrit doucement celles de son frère à l'aide de sa langue.
Leurs langues se touchèrent doucement, faisant sourire Bill dans le baiser.
Tom, lui, avait les yeux grands ouverts.
Qui, où, quand, pourquoi...
Comment ?
Comment est-ce arrivé ?
Comment est-ce possible ?
Trop de questions.
Il se décida enfin à profiter et posa ses deux mains sur la nuque du brun, approfondissant encore plus leur délicieux baiser.

Et si nous regardons loin vers l'horizon, nous pouvons voir des miliers de couleurs que le soleil couchant reflètent un peu partout.
Mais je pense que le tableau le plus beau et le plus touchant dans cette scène, c'est celle de deux petits adolescents de dix-huit ans qui se retrouvent...
A leur façon.
Tout va bien dans le meilleur des mondes à présent.
Tout est bien qui finit bien.
Comme dans un rêve...

* Mais qu'en sera-t-il au réveil ? *


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Fin de cet avant dernier chapitre.
Fin de l'épisode Mini-Bill.
Fin de l'épisode Fugue de Bill.
Mais pas encore fin de la fiic'...
Plus qu'un chapitre.
Et peut être un épilogue...

Fiou.
J'en ai bavé pour écrire ce chapitre !
Jamais assez bien.
Même là il l'est pas...

Vous en pensez quoi vous ?

Bon vu que j'ai déjà plus d' 60 comm's, j'en demande jusqu'à 100.
Je met la suite entre mercredi et dimanche prochain.
Et après peut être l'épilogue sinon...
Une nouvelle fiic', si ça vous tente.
Avec Lemon cette fois-ci je pense...
Mais toujours dans le même genre.

Vous voulez où pas ?

Merci encore pour toute vos réponse sur le sujet _ DISPUTE DES TWINS _
Mais j'précise que je décconais !
Okay ils se sont un peu éloigné.
Mais cette rumeur est débile ^^
J'ai lue un interwiew [Marie j'te remercie c'est grâce au blog =D] où ils disent qu'ils en peuvent plus de tout ça et qu'ils rêvent de vacances LOIN LES UNS DES AUTRES.
Je sais pas si ça vaut pour Bill et Tom mais bon...
Et y'a plein d'vidéo récentes où ils rient ensemble et tout.
Donc voilà.
C'était une Intox'.

B'soux les miiiss <3
ENCORE MERCIII POUR TOUT !!!

Fiou. J'ai failli oublier le lien de celle qui à trouvé en première d'où venait le montage :
http://x-ddm-th-x.sky'




Piix' : J'ai enlevé Geh désolée mais cette image va mieux avec le chapitre...J'remet Geh sur un autre article plus tard. Piix' magnifique de la Star Ac. On dirait que Bill est gelé... <3

# Posté le vendredi 16 novembre 2007 14:36

Modifié le mercredi 23 janvier 2008 06:21