Tout est noir autour de moi.
Noir, noir, noir...
Tout est froid.
J'ai froid.
Il n'y a rien. Je suis seul...
Seul...
Je me réveille en sursaut, le front en sueur et le coeur battant la chamade.
« Bill. »
Je tatonne la place à côté de moi.
Personne.
Je me met à courir aussi vite que mes jambes me le permettent, m'habille en quatrième vitesse, enfile un bandeau, ma veste et mes chassures et sort de ma maison en claquant la porte.
Il ne fait pas encore jour dehors, se qui fait que je ne vois pas grand chose.
Et la neige sur le sol ne m'aide vraiment pas à aller vite.
Pourtant je dois me dépêcher.
Je continu d'avancer dans la neige poudreuse, le vent soufflant fort dans ma figure, emmenant avec lui tout les petits flocons de neige qui tombe du ciel.
Ils arrivent tous en pagaille dans mes dread.
Tant pis.
Je dois me dêpcher.
Allez Tom, grouille-toi.
Je dois me dêpecher, vite, vite, faut que j'y aille.
Je dois me dêpcher.
Plus vite que ça.
Vite !
Mais...
Mais au faite...
Me dêpecher de faire quoi ?
Je me stoppai soudainement.
Mais qu'es-ce que j'fous ?
Pourquoi suis-je sortis ?
Je n'sais pas.
Je n'sais même pas où je voulais aller.
Pourtant, une voix au fond de moi me murmurre doucement de continuer mon chemin.
Mais quel chemin ? Pour aller où ?
Je l'ignore.
Je remonte vite fait la capuche de ma veste et commence à avancer dans la pénombre, les mains dans les poches.
Je continu d'avancer, avancer aveuglement, par instinc.
Je ne comprend pas tout, mais je sais que Bill y est pour quelque chose.
Mais je n'veux pas réfléchir.
Pas repenser à hier.
Pas repenser à mon rêve.
Pas repenser qu'il n'était pas la ce matin.
Pas repenser à lui.
Je n'veux pas me poser de questions, pas me prendre la tête.
Au contraire de lui, moi je ne réfléchis pas.
Je fonce tête baissée et temps pis pour le reste.
Parce qu'avec tout se qui se passe dans ma vie, si je devais passer mon temps à réfléchir, j'vous dis pas la migraine.
Et le temps perdu.
Alors, j'avance.
J'avance en pensant à rien.
Juste au fait que...
J'avance.
Un pied devant l'autre, toujours à la même vitesse.
Ni trop vite, ni trop lentement.
Droite, gauche, droite, gauche...
Ca pourrait paraître bizzare et idiot.
Mais si je réfléchis trop, comment voulez vous que je suive mon instinc ?
Pas con vous dîtes ?
Eh non, Tom Kaulitz peut parfois faire preuve d'intelligence.
Parfois.
Je regarde de temps en temps où mes pieds me conduisent, histoire de pas trop m'éloigner non plus.
J'ai pas tellement envie d'me retrouver en Espagne si vous voulez savoir...
« Magdeburg. »
Bon, c'est bon, l'Espagne est encore loin.
Mais j'ai quand même marcher un bon moment mine de rien.
Magdeburg, ça à beau être la porte à côté, ça fait quand même un bonne petite trotte.
Enfin bon.
Quelque chose me dit que je vais bientôt pourvoir m'arrêter...
Comment je peux en être sûr ?
C'est mon p'tit doigt qui m'l'a dit.
« Salut. »
La silhouette noire qui se trouvait assise juste devant cet horrible batiment en brique rouge orange manque de frôler la crise cardiaque en m'entendant.
« Tom ? Mais...qu'es-ce que tu fais là ? Et comment t'as sûs que j'étais là ? »
« Je sais pas. L'instinc. Ou alors peut être ce lien en or qui relie deux jumeaux... »
Malgré le peu de lumière dans la petite rue, je peux voir un sourir se dessiner sur ses lèvres.
Je souris à mon tour.
Puis soudain, un miliard de questions envahissent mon esprit.
Un miliard de questions sans réponses.
Tout se à quoi je m'efforçait de ne pas penser revient en force, tel une armée de petit soldat.
Et je crois que ma tête va exploser.
La première question qui me vient à l'esprit, et surement la plus importante est :
_ Etait-ce un rêve ? _
Mais comment y répondre sans passer soit pour un fou, soit pour un con ?
Ou alors, comment y répondre sans prendre le risque de casser l'ambiance et de faire planer un gêne insoutenable ?
« Enfait, qu'es-ce que tu fais là toi ? » Demandai-je.
« Je sais pas. Une envie...peut être aussi une pointe de nostalgie. »
Nostalgie ?
Oh oui, bien sûr.
Je viens juste de réaliser où nous sommes : Devant le « bar » où nous avons donné nos premiers concerts.
« C'est ici que tout à commencer, n'es-ce pas ? Alala...j'me demande où on en s'rait si cet endroit avait jamais existé. » Dit-il doucement.
« Mmh...en tout cas, surement pas ici, à s'geler l'cul alors qu'on pourrait être tranquillement à la maison avec un bol de chocolat chauds et de bons biscuits d'noël by maman Simone.»
Il rit.
Ce rire putain...
Il m'avait tellement manqué.
« Ouai, en effet. Et j'serais surement pas partit... »
Bam.
Les pieds dans l'plat.
Merci p'tit frère pour le coup d'poignard en plein coeur...
« Pourquoi t'es partis Bill ? »
Il a déjà répondu à ma question dans mon rêve mais...
Comme son nom l'indique, ce n'était qu'un rêve.
Ou pas ?
« C'est justement de ça dont j'aimerais qu'on parle Tom... »
« Tu m'avais promis d'être là à mon réveil. »
Ca, c'est du Tom Kaulitz tout craché.
Complétement hors-sujet, idiot, patéthique...
Mais c'est sortit tout seul.
Et là je paris un milion que je vais passer pour le plus con des cons.
« Euh...j't'ai promis ça moi ? » Dit-il en levant un sourcil.
« Nan laisse tomber j'ai dûs l'rêver..., dis-je en me levant, Bon, viens on rentre, c'est mieux pour parler, pis en plus on a laisser maman et Gordon tout seuls pour noël hier, c'est vraiment pas simpa, alors on a intêret à... »
« Tom, arrête tu veux ? » Dit-il en m'attrapant le bras.
Silence.
Oh non par pitié non, non, non...
J'ai peur.
Peur de donner des explications.
Peur de craquer.
Déjà hier, j'ai failli tout lui balancer...
Et il y a eut ce rêve que je croyais être vrai mais qui enfait ne l'était pas, et puis...
Putain.
Non. Je veux pas parler. J'ai trop peur...
Peur de sombrer une nouvelle fois dans ses yeux.
Je veux pas.
Je peux pas.
Au risque de le perdre une nouvelle fois, je ne veux pas qu'il sache.
Jamais.
« Assieds-toi. »
« Non. »
« Assieds-toi s'il te plaît... »
« Pas envie. »
« Mais Tom qu'es-ce que t'as ? Pourquoi t'es aussi froid avec moi ces temps-ci hein ? Après tu t'étonne que j'me sois cassé mais excuse-moi vu la façon dont tu m'parles tu fais rien pour que j'reste ! »
Un coup d'poignard de plus.
Mais cette fois-ci mon coeur pleurt.
Mon coeur, mon âme...et mes yeux.
Je craque alors que je ne voulais pas craquer.
Alors que je ne voulais plus craquer !
Mais lui, lui il trouve toujours les mots pour me toucher là où ça fait mal.
Toujours.
J'en peux plus...
Une douce chaleur soudain pris posséssion de mes joue, balayant les larmes qui coulaient à torrent :
_ Sa main _
« Tom pleurt pas s'il te plaît...excuse-moi, c'est pas s'que j'voulais dire. Je sais que t'as tes raisons d'être comme ça avec moi, et tant pis pour moi si je suis pas au courant. Et c'est même pas d'ta faute si j'suis partit...où plutôt pas consciement. »
Je lève lentement les yeux vers lui.
Je comprend pas là...
« Je t'explique... » Dit-il.
Je sentis sa main déserter ma joue pour venir sur la fermeture éclair de ma veste.
Mon coeur pleureur se met à battre plus que jamais.
Je le désire trop...
Il descend rapidement la fermeture et, de sa main gauche, pose ma main droite sur mon propre coeur.
« Es-ce que tu sens ses battements Tom ? »
Je le regarde, des point d'interrogations dans les yeux.
« Oui... »
Il sourit puis de sa main droite, prend ma main gauche et la pose sur...
Son coeur.
« Et ceux-là, tu les sens ? »
Les points d'interrogations à l'intérieur des mes yeux doublèrent de volume.
Je comprend rien, ok, mais bon.
J'hoche la tête positivement.
« Et y'a pas quelque chose qui te...vient à l'esprit ? »
Alors là...
Je vois de moins en moins où il veut en venir.
Mis à part que mon coeur bat pour toi, non, rien ne me vient à l'esprit, désolé p'tit frère.
J'hoche donc négativement la tête.
« Tu trouve pas que ces battements sont...comment dire ? Etrangement...semblables ? »
Je ne répondis pas. Je n'osais plus rien dire.
Comme si le silence qui nous entouraient buvait chacune des paroles que je voulais prononcer.
La seule chose que je parviens encore à distinguer, c'est le bruit des battements de nos coeurs.
Le bruit identiques des battements de nos coeurs.
_Bom-bom. Bom-bom. Bom-bom..._
Au battements près, ils sont totallement pareils.
Ils battent exactement aux même rythme, suivant si parfaitement une seule et même cadence.
Et là, une phrase, aussi bidon soit-elle, me vient à l'esprit :
« Nous sommes un. »
Je sursautai.
Car non, se n'est pas moi qui vient de dire ça, mais lui.
Il a dit tout haut se que je pensait tout bas.
Il a dit tout haut se qui se trouvait dans mes pensées.
Oh mon dieu, mon frère lit dans mes pensées.
Mais alors...
Mon coeur se met à s'affoler.
Et je crûs perdre la vie quand je sentis le sien suivre exactement le même rythme.
Et ses si beau yeux qui me transperçaient...
Bill arrête.
Je me levai brusquement, me détachant de lui et de ses mains et me mit à pleurer silencieusement.
Je suis sûr qu'il sait tout.
Je suis sûr, sûr, sûr...
Et j'angoisse, j'ai peur, je veux pas lui dire.
« Tom s'il te plaît...explique-moi qu'es-ce que tu as. Pourquoi tu vas si mal ? »
« Je vais bien !! » Hurlai-je.
« Non ! Non Tom, arrête de me mentir ! Si je suis partis Tom, c'est parce que je suis faible ! Oui, je suis faible ! J'avais mal, j'étouffais, je mourrais...alors je suis partis, je supportais plus. Et tu sais pourquoi je suis dit que je suis qu'un faible ? »
Je ne répondis pas.
Se qui ne l'empêcha pas de continuer :
« Parce que cette douleur Tom, se n'était pas la mienne. C'était la tienne. Notre lien en or comme tu dis me fait ressentir tout se que toi tu ressens. Mais toi, toi tu a réussi supporter, t'as tout garder en toi et jamais t'as craqué ! Alors que moi, j'ai pas supporté... »
Silence.
Je veux pas parler.
Je parlerais pas.
« Je t'envie Tom tu sais ? Tu meurs de l'intérieur, mais t'arrive à tout garder sans jamais craquer...alors que moi non, Tom. Moi j'étouffe, extérieurement aussi. J'en peux plus. Et là seule personne qui peut me sauver, c'est toi...parle-moi s'il te plaît. Confie-moi tes peines, tes chagrins, tout Tom. Par pitié, je t'en supplie...expliques-moi. »
Je vais asphyxier.
Ettoufer.
Gerber.
Crever.
J'me sens mal.
Au secours...
J'explose littéralement en sanglot.
Jamais de toute ma vie je n'avais pleuré ainsi.
Déjà que j'pleurs pas souvent...
Mais là, c'est horrible.
Et comme à chaque fois que je pleurs, il est là.
Toujours.
Je m'accroche à lui, à son cou et à son T-shirt pour pleurer contre son être.
Console-moi Bill.
S'il te plaît.
« Chut Tom...je suis là maintenant... » Dit-il en me caressant la nuque.
Il me parle comme si j'avais trois ans.
Mais c'est tout se dont j'ai besoin.
Me laisse pas Bill.
Me laisse plus...
« J'te laisserais plus Tom c'est promis ! »
Il lit dans mes pensée.
Tant pis.
Tant mieux.
Et moi qui croyais l'avoir perdu à jamais.
Qui croyais qu'il ne reviendrais plus.
Qui croyais qu'il ne me voyais plus...
Et c'est vrai, pendant un moment il...
Il ne me voyait plus.
« Tu sais Tom, si j'suis partis c'est que j'avais l'impression que vous étiez aveugle. L'impression que je n'existais plus à vos yeux. A tes yeux...j'ai même écris In die Nacht pour ça, pour que tu me voie et me comprenne...mais c'était tes mots dans cette chanson, ton mal être...et l'aveugle dans tout ça, c'était moi...pardonne-moi Tom, pardonne-moi... »
« Non...toi...toi pardonne-moi...je voulais pas...je veux pas...Bill...aide-moi... »
« Je sais Tom. Et je suis là maintenant...je veux t'aider. Dis-moi...explique-moi. »
« J'arriverais pas... »
Il se colle encore plus contre moi et ses bras viennent m'entourer fermement.
Je suis si bien...
Et pourtant si mal.
J'ai l'impression d'abuser de lui.
Je suis dégeulasse.
Un monstre.
Un être inhumain.
Je me hais.
« Tom s'il te plaît...pourquoi tu n'oses pas ? Quoi que tu dise je t'aimerais toujours. »
« Non c'est pas vrai. »
« Mais si !! T'es tout pour moi Tom, tout ! »
« Tu va m'detester... » Dis-je en pleurant comme un gosse.
« Jamais Tom. Jamais. S'il te plaît...je t'en supplie. Confie-toi à moi. »
Un petit silence s'installa entre nous.
Silence ?
Mis à part mes sanglots, oui.
J'essai tant bien que mal de me calmer.
C'est le moment. Le moment tant redouter. Je dois lui dire. Tout. J'y suis obligé.
Mais j'ai si peur...
Et cette main qui me caresse délicatement la nuque, le dos, les cheveux...
Cette main qui se veut rassurante...me rassure.
Je dois le faire. J'y suis obligé.
Pardonne-moi Bill...
« Tu...tu te rappel le jours où tu m'as avoué que t'étais...que t'étais gay ? » Commençais-je difficilement.
« Si j'm'en souviens ? Oh que oui. Comme si c'était hier...ce jour j'ai bien crus que j'allais te perdre. »
« Et tu t'es jamais demandé pourquoi j'avais eus cette...réaction ? »
« Non... »
Mon coeur se mit à battre très vite dans le creu de ma poitrine.
Merde, ne pas paniquer sinon il va le sentir.
Je me resserre encore plus contre lui, plus que possible, quitte à l'étouffer dans notre étreinte.
J'ai besoin de ça.
« Je...je suis gay. »
Un lourd silence pris de nouveau place.
Et pourtant, malgré ce silence pesant, je n'me suis jamais sentis aussi...léger.
« Pourquoi tu m'l'as pas dis plus tôt ? J'aurais très bien réagis tu l'sais parfaitement ! »
« C'est parce que...j'aime... »
Ca recommence. Me revoilà denouveau à pleurer contre son corps.
Pardonne-moi Bill...
« J'aime la mauvaise personne. »
Mon coeur va mourir.
Pourrir au fin fond de ma poitrine.
Il est déjà dans un tel état...
Et lui, il enfonce cette lâme encore plus profondement dedans.
« Qui ça ? »
Je ne répondis pas.
Je n'veux pas.
Je n'ose pas.
Mon courage à des limites...
« Oh non Tom c'est pas possible dis-moi pas que c'est...que c'est de Georg dont t'es amoureux ! »
Oh putain.
Alors là, mais alors là, je m'attendais pas du tout à ça !
J'explose de rire tellement violement qu'il sursaute.
Bill le rigolo, le retour en force.
« Eh ho, y'a des limites hein ? »
Il se met à rire à son tour.
Oh merci Bill de détendre l'atmosphère comme ça.
Je profite de son rire, de ses yeux pétillant pendant que je peux encore le faire.
Pendant qu'il peut encore me regarder...
« Alors qui ? »
Mon coeur se met à battre de plus en plus vite.
Je ferme les yeux et essai tant bien que mal de me calmer...
Bon. On va faire ça de manière implicite.
Mais j'ai si peur.
« Je peux pas...j'ai peur de te perdre... »
« Y'a pas de quoi Tom. Qui que se soit, qui que tu aimes...je l'accepterais. »
« Même si c'est...c'est dégeulasse ? »
« Même. »
« Tu...tu me jure hein ? » Dis-je en tremblant.
« Je te le jure Tom. Dis-moi s'il te plaît... »
Sa main vient délicatement caresser na nuque, me faisant frissonner comme jamais.
Pardon Bill, pardon...
« Il est...magnifique. Il a les cheveux blond, mais il...il les a teint en noir depuis de nombreuses années... »
Je me sépare lentement de lui.
Je vais le lui dire.
Je veux le lui dire.
Je veux le lui dire avec courage.
Alors quitte à devoir afffronter son regard emplis de dégout, je vais le lui dire les yeux dans les yeux.
Je plonge donc mes prunelles dans les siennes.
On se regarde, se contemple...
Il essai de lire en moi, comme toujours.
Mais non Bill, pas cette fois.
Je pose doucement ma main sur son piercing à l'arcade et le caresse du bout des doigts.
« Il a un piercing là... »
A son tour d'avoir des points d'interrogations dans les yeux.
Ma main descend lentement le long de sa joue et se stoppe sur son menton.
Je lui ouvre doucement la bouche et aperçois une petite boule d'argent sur sa petite langue rose.
Je souris.
« Et un ici. »
Je lui referme doucmenent la bouche.
Je replonge mes yeux noyés de larmes dans les siens.
« Je le connais depuis...depuis que j'ai dix minutes de vie. Il est beau tu sais ? Et tellement...tellement plus. C'est le seul qui me comprend sur cette terre, le seul...mais il y a quelque temps, j'ai crus l'avoir perdu à jamais. Pendant un moment j'ai crus qu'il avait deviné ce...ce sentiment qui me ronge le coeur...et qu'il m'avait quitté pour ça. »
Je baisse les yeux.
J'ai peur mon dieu...
N'osant plus affronter son regard, je me jette dans ses bras.
« Si il sait que je l'aime, il me haïra. Parce que je suis un monstre je...j'ai pas l'droit mais...mais j'peux rien y faire. J'ai essayer...j'arrive pas. J'ai tellement peur de le perdre... » Dis-je en pleurant dans son cou.
Il ne bouge pas.
J'ai l'impression de pleurer contre une statue de glace.
J'ai si peur...
« Pardonne-moi Bill, j't'en supplie...j'voulais pas...j'suis désolé, tellement désolé... »
Un nouveau silence mortel se dresse entre nous.
J'ai si mal...
Je cesse peu à peu de pleurer.
A quoi ça sert ?
Pleurer ne résous rien.
C'est surement une des première chose qu'on apprend quand on est gosse...
Je l'entend prendre son inspiration, signe qu'il va parler...
Et oui Tom...
L'heure de ta jugement à sonné.
« Pourquoi...? » Murmurra-t'il, plus pour lui-même que pour moi.
Je ne réponds pas, comme si le froid m'empêchait d'ouvrir la bouche.
Je reste figé comme une statue.
Une statue de glace.
Chacun son tour...
« Pourquoi moi ? »
La question mortelle.
Crucial.
Désesperée.
Question sans réponse.
« Je sais pas...peut être parce que tu es la seule personne que mon coeur est capable d'aimer... »
Il ne dit rien et se contente de soupirer.
Il me repousse doucement et se lève.
Là, je m'attends à tout.
Une insultes.
Un coup.
Un adieu.
Psychologiquement, je suis prêt.
Prêt à mourir de chagrin.
« Viens. » Dit-il en me tendant la main.
Je lève des yeux gros comme deux balles de ping pong vers lui.
Des yeux affolés.
Affolés ou...
Soulagés ?
Peut être étonnés...
Je m'attendais à tout en effet.
Sauf à ça.
« Je...mais...quoi ? »
« Viens Tom. Suis-moi. »
Et là, sans que je n'ai le temps de dire quoi que se soit, il se met à courir comme un malade en direction de...je ne sais où.
Je le regarde, ahuris, pis me décide à le suivre.
Qu'es-ce que je risque ?
Je n'ai plus rien à perdre, tout à gagner.
Je me met donc à courir dans sa direction.
Cinq minutes plus tard, nous voilà en haut d'une petite colline.
De là, on peut voir tout Magdeburg.
Le soleil est sur le point de se lever...
C'est beau.
Je m'approche lentement de lui, qui est dos à moi.
Je sens mon coeur battre de plus en plus vite.
Lui ou moi ?
Je ne sais pas.
« Le soleil se lève sur nos vies... » Dit-il doucement.
Je me stoppe, ayant peur d'abuser, de déranger...
Il fit volte-face et plongea son magnifique regard dans le mien.
« Happy end. » Dit-il, un magnifique sourir aux lèvres.
Je ne comprend pas,
Je ne comprend plus.
La seule chose que je capte encore, c'est ce corps parfait qui se rapproche lentement de moi.
« Un coeur pour deux êtres...rien ne te viens à l'esprit ? »
Je secoue la tête en guise de non.
Il sourit encore plus et pose sa main droite sur mon coeur.
« Avec quoi on aime dis-moi ? »
Je leva un sourcil puis posa doucement ma main tremblante sur sa poitrine.
« A...avec le coeur. Je crois. »
Il se met à rire.
« Un coeur pour deux êtres Tom...tu t'es jamais dis que si on avait le même coeur, il serait fort probable qu'on ai les mêmes sentiments ? »
_Bom-bom-bom.Bom-bom-bom-bom._
Mon coeur s'emballe, tout comme le sien.
Identique, semblable...
Jumeaux.
« Un coeur pour un seul être Bill... » Murmurrai-je.
Il sourit et rapproche son torse du mien.
Je ferme les yeux.
« Non Tom...nous sommes deux, tout en étant un...un coeur pour deux, on partage tout...in die Nacht. »
Il avait chantonné la dernier phrase, les trois derniers mots.
Je sens ses lèvres frôler les miennes.
C'est impossible. Irréel. Improbable...
Magique.
Nos deux visages sont si proche qu'ils se touchent, se frôle...
Je sens son souffle chaud contraster avec la froideur de mon corps.
C'est tellement bon...
Tellement improbable.
Je m'écarte doucement de lui et plonge mon regard dans le sien.
« Le solei qui se lève, de la neige...dans mon rêve il faisait beau,chaud et le soleil se couchait. La seul chose d'identique c'est que...tu m'aimais. »
Un large sourire se dessine sur ses lèvres rougies par le froid.
Sa main vient chercher la mienne, nos doigts se touchent et s'enlacent...
Mon dieu.
Puis il se met à courir, m'emenant avec lui dans sa course folle.
On court, on court, on court...
A croire qu'on aime ça, courir.
Je vois les rues défiler devant nous, mais je n'y prend pas garde.
Le temps semble s'être arrêter.
Je ne sais pas depuis combien de temps nous courrons ni pendant combien de temps nous avons courrus mais nous voilà arrivé...
Au terrain de basket.
Comme dans mon rêve.
En a-t'il rêvé lui aussi ?
Ou lit-il dans mes pensées, comme toujours ?
Je ne sais pas.
Tant pis.
Tant mieux.
Il se place à peu près au même endroit que cette nuit, dans mon rêve, et colle son front au mien.
« Je t'aime Tom...pardonne-moi d'avoir été aveugle. »
Je n'arrive pas à répondre.
Comment voulez-vous que je dise quelque chose de cohérent alors que sa main vient de se poser dans ma nuque, histoire de rapprocher nos deux visages ?
Impossible.
Je tente quand même un geste et pose mes mains dans son dos.
Mon coeur bat comme jamais.
Notre coeur bat comme jamais.
Un coeur pour deux êtres, un coeur pour deux êtres, un coeur pour deux êtres...
A force de me répeter cette phrase sans arrêt dans ma tête, je ne me suis pas rendu compte que nos lèvres s'étaient rencontrés.
Presque pas rendu compte.
C'est la fête dans tout mon être.
Chaque pacerelle de ma peau, chaque membre de mon corps frissonne de bonheur.
Sa langue ouvre doucement ma bouche, et la petite boule d'argent tant désirer de ma petite langue vient caresser mes lèvres.
Délicatement, sa langue rentre dans ma bouche et s'emmelent à la mienne.
Et là, ce n'est plus une fête, mais un feux d'articifes qui explosent dans tout mon corps.
Je me serre d'avantage conte lui, par peur qu'il s'en aille.
Par peur que tout cela soit un rêve...
Mais non.
C'est la réalité.
Nous mettons fin à ce délicieu baiser après quelques minutes puis plongâment notre regard dans celui de l'autre.
« Notre réalité... » Murmurrai-je doucement.
« Je t'aime Tom... »
Mon coeur loupa denouveau un battement.
Il joue au yoyo celui-là...
Tout est de sa faute à lui.
Si un jour je meurs, le seul responsable ce sera lui.
Car toute ma vie ne se résume qu'à quatre lettre, un mot ou un prénom :
_ Bill _
« Moi aussi je t'aime Bill... »
Je le serre doucement contre moi et regarde par-dessus son épaule.
Toutes ses couleurs dûs au levé du soleil paraisse soudainement fade par rapport aux couleurs qui ont illuminés ma vie.
Le solei se lève sur nos vies, comme il a si bien dit.
Notre vie.
Je crois avoir passer le noël le plus inoubliable et magique de ma vie...
Un coeur pour deux êtres, mais nous sommes un.
* Happy end *
Fin du chapitre 8.
Fin de la fiic' que j'ai décidé d'appeler [j'l'appelle à la fin cherchez pas XP] :
_ Un coeur pour deux êtres_
Alors, cette fin...vous l'aimez ?
=/
J'ai peur parce qu'elle est bizzare par rapport au chapitre d'avant.
C'est normal.
Vous comprendrez mieux dans l'épilogue en POV Bill.
Epilogue après...40 comm's ?
La prochaine fiic' est déjà commencée et sera publiée sur ce blog [c'est pour ça que j'ai décidé de nommé la 1ère fiic' XP]
Désolée si j'ai mis un peu d'temps.
Et désolée si j'ai pas pûs prévenir tout le monde =(
B'soux et Merciiii pour tout vos comm's et visites !!!
<3
Apart ça...vous allez à un d'leur prochain concert aux TH ?
Vous avez regardé le Zimmer 483 Tours ? Jumbi XP
EDIIT' :
EPILOGUE DEMAIN
=)
_ Merci _