Chapitre 8

Chapitre 8
25 décembre


Tout est noir autour de moi.
Noir, noir, noir...
Tout est froid.
J'ai froid.
Il n'y a rien. Je suis seul...
Seul...


Je me réveille en sursaut, le front en sueur et le coeur battant la chamade.

« Bill. »

Je tatonne la place à côté de moi.
Personne.
Je me met à courir aussi vite que mes jambes me le permettent, m'habille en quatrième vitesse, enfile un bandeau, ma veste et mes chassures et sort de ma maison en claquant la porte.
Il ne fait pas encore jour dehors, se qui fait que je ne vois pas grand chose.
Et la neige sur le sol ne m'aide vraiment pas à aller vite.
Pourtant je dois me dépêcher.
Je continu d'avancer dans la neige poudreuse, le vent soufflant fort dans ma figure, emmenant avec lui tout les petits flocons de neige qui tombe du ciel.
Ils arrivent tous en pagaille dans mes dread.
Tant pis.
Je dois me dêpcher.
Allez Tom, grouille-toi.
Je dois me dêpecher, vite, vite, faut que j'y aille.
Je dois me dêpcher.
Plus vite que ça.
Vite !
Mais...
Mais au faite...
Me dêpecher de faire quoi ?
Je me stoppai soudainement.
Mais qu'es-ce que j'fous ?
Pourquoi suis-je sortis ?
Je n'sais pas.
Je n'sais même pas où je voulais aller.
Pourtant, une voix au fond de moi me murmurre doucement de continuer mon chemin.
Mais quel chemin ? Pour aller où ?
Je l'ignore.
Je remonte vite fait la capuche de ma veste et commence à avancer dans la pénombre, les mains dans les poches.

Je continu d'avancer, avancer aveuglement, par instinc.
Je ne comprend pas tout, mais je sais que Bill y est pour quelque chose.
Mais je n'veux pas réfléchir.
Pas repenser à hier.
Pas repenser à mon rêve.
Pas repenser qu'il n'était pas la ce matin.
Pas repenser à lui.
Je n'veux pas me poser de questions, pas me prendre la tête.
Au contraire de lui, moi je ne réfléchis pas.
Je fonce tête baissée et temps pis pour le reste.
Parce qu'avec tout se qui se passe dans ma vie, si je devais passer mon temps à réfléchir, j'vous dis pas la migraine.
Et le temps perdu.
Alors, j'avance.
J'avance en pensant à rien.
Juste au fait que...
J'avance.
Un pied devant l'autre, toujours à la même vitesse.
Ni trop vite, ni trop lentement.
Droite, gauche, droite, gauche...
Ca pourrait paraître bizzare et idiot.
Mais si je réfléchis trop, comment voulez vous que je suive mon instinc ?
Pas con vous dîtes ?
Eh non, Tom Kaulitz peut parfois faire preuve d'intelligence.
Parfois.
Je regarde de temps en temps où mes pieds me conduisent, histoire de pas trop m'éloigner non plus.
J'ai pas tellement envie d'me retrouver en Espagne si vous voulez savoir...

« Magdeburg. »

Bon, c'est bon, l'Espagne est encore loin.
Mais j'ai quand même marcher un bon moment mine de rien.
Magdeburg, ça à beau être la porte à côté, ça fait quand même un bonne petite trotte.
Enfin bon.
Quelque chose me dit que je vais bientôt pourvoir m'arrêter...
Comment je peux en être sûr ?
C'est mon p'tit doigt qui m'l'a dit.

« Salut. »

La silhouette noire qui se trouvait assise juste devant cet horrible batiment en brique rouge orange manque de frôler la crise cardiaque en m'entendant.

« Tom ? Mais...qu'es-ce que tu fais là ? Et comment t'as sûs que j'étais là ? »
« Je sais pas. L'instinc. Ou alors peut être ce lien en or qui relie deux jumeaux... »


Malgré le peu de lumière dans la petite rue, je peux voir un sourir se dessiner sur ses lèvres.
Je souris à mon tour.
Puis soudain, un miliard de questions envahissent mon esprit.
Un miliard de questions sans réponses.
Tout se à quoi je m'efforçait de ne pas penser revient en force, tel une armée de petit soldat.
Et je crois que ma tête va exploser.
La première question qui me vient à l'esprit, et surement la plus importante est :
_ Etait-ce un rêve ? _
Mais comment y répondre sans passer soit pour un fou, soit pour un con ?
Ou alors, comment y répondre sans prendre le risque de casser l'ambiance et de faire planer un gêne insoutenable ?

« Enfait, qu'es-ce que tu fais là toi ? » Demandai-je.
« Je sais pas. Une envie...peut être aussi une pointe de nostalgie. »

Nostalgie ?
Oh oui, bien sûr.
Je viens juste de réaliser où nous sommes : Devant le « bar » où nous avons donné nos premiers concerts.

« C'est ici que tout à commencer, n'es-ce pas ? Alala...j'me demande où on en s'rait si cet endroit avait jamais existé. » Dit-il doucement.
« Mmh...en tout cas, surement pas ici, à s'geler l'cul alors qu'on pourrait être tranquillement à la maison avec un bol de chocolat chauds et de bons biscuits d'noël by maman Simone.»

Il rit.
Ce rire putain...
Il m'avait tellement manqué.

« Ouai, en effet. Et j'serais surement pas partit... »

Bam.
Les pieds dans l'plat.
Merci p'tit frère pour le coup d'poignard en plein coeur...

« Pourquoi t'es partis Bill ? »

Il a déjà répondu à ma question dans mon rêve mais...
Comme son nom l'indique, ce n'était qu'un rêve.
Ou pas ?

« C'est justement de ça dont j'aimerais qu'on parle Tom... »
« Tu m'avais promis d'être là à mon réveil. »


Ca, c'est du Tom Kaulitz tout craché.
Complétement hors-sujet, idiot, patéthique...
Mais c'est sortit tout seul.
Et là je paris un milion que je vais passer pour le plus con des cons.

« Euh...j't'ai promis ça moi ? » Dit-il en levant un sourcil.
« Nan laisse tomber j'ai dûs l'rêver..., dis-je en me levant, Bon, viens on rentre, c'est mieux pour parler, pis en plus on a laisser maman et Gordon tout seuls pour noël hier, c'est vraiment pas simpa, alors on a intêret à... »
« Tom, arrête tu veux ? »
Dit-il en m'attrapant le bras.

Silence.
Oh non par pitié non, non, non...
J'ai peur.
Peur de donner des explications.
Peur de craquer.
Déjà hier, j'ai failli tout lui balancer...
Et il y a eut ce rêve que je croyais être vrai mais qui enfait ne l'était pas, et puis...
Putain.
Non. Je veux pas parler. J'ai trop peur...
Peur de sombrer une nouvelle fois dans ses yeux.
Je veux pas.
Je peux pas.
Au risque de le perdre une nouvelle fois, je ne veux pas qu'il sache.
Jamais.

« Assieds-toi. »
« Non. »
« Assieds-toi s'il te plaît... »
« Pas envie. »
« Mais Tom qu'es-ce que t'as ? Pourquoi t'es aussi froid avec moi ces temps-ci hein ? Après tu t'étonne que j'me sois cassé mais excuse-moi vu la façon dont tu m'parles tu fais rien pour que j'reste ! »


Un coup d'poignard de plus.
Mais cette fois-ci mon coeur pleurt.
Mon coeur, mon âme...et mes yeux.
Je craque alors que je ne voulais pas craquer.
Alors que je ne voulais plus craquer !
Mais lui, lui il trouve toujours les mots pour me toucher là où ça fait mal.
Toujours.
J'en peux plus...
Une douce chaleur soudain pris posséssion de mes joue, balayant les larmes qui coulaient à torrent :
_ Sa main _

« Tom pleurt pas s'il te plaît...excuse-moi, c'est pas s'que j'voulais dire. Je sais que t'as tes raisons d'être comme ça avec moi, et tant pis pour moi si je suis pas au courant. Et c'est même pas d'ta faute si j'suis partit...où plutôt pas consciement. »

Je lève lentement les yeux vers lui.
Je comprend pas là...

« Je t'explique... » Dit-il.

Je sentis sa main déserter ma joue pour venir sur la fermeture éclair de ma veste.
Mon coeur pleureur se met à battre plus que jamais.
Je le désire trop...
Il descend rapidement la fermeture et, de sa main gauche, pose ma main droite sur mon propre coeur.

« Es-ce que tu sens ses battements Tom ? »

Je le regarde, des point d'interrogations dans les yeux.

« Oui... »

Il sourit puis de sa main droite, prend ma main gauche et la pose sur...
Son coeur.

« Et ceux-là, tu les sens ? »

Les points d'interrogations à l'intérieur des mes yeux doublèrent de volume.
Je comprend rien, ok, mais bon.
J'hoche la tête positivement.

« Et y'a pas quelque chose qui te...vient à l'esprit ? »

Alors là...
Je vois de moins en moins où il veut en venir.
Mis à part que mon coeur bat pour toi, non, rien ne me vient à l'esprit, désolé p'tit frère.
J'hoche donc négativement la tête.

« Tu trouve pas que ces battements sont...comment dire ? Etrangement...semblables ? »

Je ne répondis pas. Je n'osais plus rien dire.
Comme si le silence qui nous entouraient buvait chacune des paroles que je voulais prononcer.
La seule chose que je parviens encore à distinguer, c'est le bruit des battements de nos coeurs.
Le bruit identiques des battements de nos coeurs.

_Bom-bom. Bom-bom. Bom-bom..._

Au battements près, ils sont totallement pareils.
Ils battent exactement aux même rythme, suivant si parfaitement une seule et même cadence.
Et là, une phrase, aussi bidon soit-elle, me vient à l'esprit :

« Nous sommes un. »

Je sursautai.
Car non, se n'est pas moi qui vient de dire ça, mais lui.
Il a dit tout haut se que je pensait tout bas.
Il a dit tout haut se qui se trouvait dans mes pensées.
Oh mon dieu, mon frère lit dans mes pensées.
Mais alors...
Mon coeur se met à s'affoler.
Et je crûs perdre la vie quand je sentis le sien suivre exactement le même rythme.
Et ses si beau yeux qui me transperçaient...
Bill arrête.
Je me levai brusquement, me détachant de lui et de ses mains et me mit à pleurer silencieusement.
Je suis sûr qu'il sait tout.
Je suis sûr, sûr, sûr...
Et j'angoisse, j'ai peur, je veux pas lui dire.

« Tom s'il te plaît...explique-moi qu'es-ce que tu as. Pourquoi tu vas si mal ? »
« Je vais bien !! »
Hurlai-je.
« Non ! Non Tom, arrête de me mentir ! Si je suis partis Tom, c'est parce que je suis faible ! Oui, je suis faible ! J'avais mal, j'étouffais, je mourrais...alors je suis partis, je supportais plus. Et tu sais pourquoi je suis dit que je suis qu'un faible ? »

Je ne répondis pas.
Se qui ne l'empêcha pas de continuer :

« Parce que cette douleur Tom, se n'était pas la mienne. C'était la tienne. Notre lien en or comme tu dis me fait ressentir tout se que toi tu ressens. Mais toi, toi tu a réussi supporter, t'as tout garder en toi et jamais t'as craqué ! Alors que moi, j'ai pas supporté... »

Silence.
Je veux pas parler.
Je parlerais pas.

« Je t'envie Tom tu sais ? Tu meurs de l'intérieur, mais t'arrive à tout garder sans jamais craquer...alors que moi non, Tom. Moi j'étouffe, extérieurement aussi. J'en peux plus. Et là seule personne qui peut me sauver, c'est toi...parle-moi s'il te plaît. Confie-moi tes peines, tes chagrins, tout Tom. Par pitié, je t'en supplie...expliques-moi. »

Je vais asphyxier.
Ettoufer.
Gerber.
Crever.
J'me sens mal.
Au secours...
J'explose littéralement en sanglot.
Jamais de toute ma vie je n'avais pleuré ainsi.
Déjà que j'pleurs pas souvent...
Mais là, c'est horrible.
Et comme à chaque fois que je pleurs, il est là.
Toujours.
Je m'accroche à lui, à son cou et à son T-shirt pour pleurer contre son être.
Console-moi Bill.
S'il te plaît.

« Chut Tom...je suis là maintenant... » Dit-il en me caressant la nuque.

Il me parle comme si j'avais trois ans.
Mais c'est tout se dont j'ai besoin.
Me laisse pas Bill.
Me laisse plus...

« J'te laisserais plus Tom c'est promis ! »

Il lit dans mes pensée.
Tant pis.
Tant mieux.
Et moi qui croyais l'avoir perdu à jamais.
Qui croyais qu'il ne reviendrais plus.
Qui croyais qu'il ne me voyais plus...
Et c'est vrai, pendant un moment il...
Il ne me voyait plus.

« Tu sais Tom, si j'suis partis c'est que j'avais l'impression que vous étiez aveugle. L'impression que je n'existais plus à vos yeux. A tes yeux...j'ai même écris In die Nacht pour ça, pour que tu me voie et me comprenne...mais c'était tes mots dans cette chanson, ton mal être...et l'aveugle dans tout ça, c'était moi...pardonne-moi Tom, pardonne-moi... »
« Non...toi...toi pardonne-moi...je voulais pas...je veux pas...Bill...aide-moi... »
« Je sais Tom. Et je suis là maintenant...je veux t'aider. Dis-moi...explique-moi. »
« J'arriverais pas... »


Il se colle encore plus contre moi et ses bras viennent m'entourer fermement.
Je suis si bien...
Et pourtant si mal.
J'ai l'impression d'abuser de lui.
Je suis dégeulasse.
Un monstre.
Un être inhumain.
Je me hais.

« Tom s'il te plaît...pourquoi tu n'oses pas ? Quoi que tu dise je t'aimerais toujours. »
« Non c'est pas vrai. »
« Mais si !! T'es tout pour moi Tom, tout ! »
« Tu va m'detester... »
Dis-je en pleurant comme un gosse.
« Jamais Tom. Jamais. S'il te plaît...je t'en supplie. Confie-toi à moi. »

Un petit silence s'installa entre nous.
Silence ?
Mis à part mes sanglots, oui.
J'essai tant bien que mal de me calmer.
C'est le moment. Le moment tant redouter. Je dois lui dire. Tout. J'y suis obligé.
Mais j'ai si peur...
Et cette main qui me caresse délicatement la nuque, le dos, les cheveux...
Cette main qui se veut rassurante...me rassure.
Je dois le faire. J'y suis obligé.
Pardonne-moi Bill...

« Tu...tu te rappel le jours où tu m'as avoué que t'étais...que t'étais gay ? » Commençais-je difficilement.
« Si j'm'en souviens ? Oh que oui. Comme si c'était hier...ce jour j'ai bien crus que j'allais te perdre. »
« Et tu t'es jamais demandé pourquoi j'avais eus cette...réaction ? »
« Non... »


Mon coeur se mit à battre très vite dans le creu de ma poitrine.
Merde, ne pas paniquer sinon il va le sentir.
Je me resserre encore plus contre lui, plus que possible, quitte à l'étouffer dans notre étreinte.
J'ai besoin de ça.

« Je...je suis gay. »

Un lourd silence pris de nouveau place.
Et pourtant, malgré ce silence pesant, je n'me suis jamais sentis aussi...léger.

« Pourquoi tu m'l'as pas dis plus tôt ? J'aurais très bien réagis tu l'sais parfaitement ! »
« C'est parce que...j'aime... »


Ca recommence. Me revoilà denouveau à pleurer contre son corps.
Pardonne-moi Bill...

« J'aime la mauvaise personne. »

Mon coeur va mourir.
Pourrir au fin fond de ma poitrine.
Il est déjà dans un tel état...
Et lui, il enfonce cette lâme encore plus profondement dedans.

« Qui ça ? »

Je ne répondis pas.
Je n'veux pas.
Je n'ose pas.
Mon courage à des limites...

« Oh non Tom c'est pas possible dis-moi pas que c'est...que c'est de Georg dont t'es amoureux ! »

Oh putain.
Alors là, mais alors là, je m'attendais pas du tout à ça !
J'explose de rire tellement violement qu'il sursaute.
Bill le rigolo, le retour en force.

« Eh ho, y'a des limites hein ? »

Il se met à rire à son tour.
Oh merci Bill de détendre l'atmosphère comme ça.
Je profite de son rire, de ses yeux pétillant pendant que je peux encore le faire.
Pendant qu'il peut encore me regarder...

« Alors qui ? »

Mon coeur se met à battre de plus en plus vite.
Je ferme les yeux et essai tant bien que mal de me calmer...
Bon. On va faire ça de manière implicite.
Mais j'ai si peur.

« Je peux pas...j'ai peur de te perdre... »
« Y'a pas de quoi Tom. Qui que se soit, qui que tu aimes...je l'accepterais. »
« Même si c'est...c'est dégeulasse ? »
« Même. »
« Tu...tu me jure hein ? »
Dis-je en tremblant.
« Je te le jure Tom. Dis-moi s'il te plaît... »

Sa main vient délicatement caresser na nuque, me faisant frissonner comme jamais.
Pardon Bill, pardon...

« Il est...magnifique. Il a les cheveux blond, mais il...il les a teint en noir depuis de nombreuses années... »

Je me sépare lentement de lui.
Je vais le lui dire.
Je veux le lui dire.
Je veux le lui dire avec courage.
Alors quitte à devoir afffronter son regard emplis de dégout, je vais le lui dire les yeux dans les yeux.
Je plonge donc mes prunelles dans les siennes.
On se regarde, se contemple...
Il essai de lire en moi, comme toujours.
Mais non Bill, pas cette fois.
Je pose doucement ma main sur son piercing à l'arcade et le caresse du bout des doigts.

« Il a un piercing là... »

A son tour d'avoir des points d'interrogations dans les yeux.
Ma main descend lentement le long de sa joue et se stoppe sur son menton.
Je lui ouvre doucement la bouche et aperçois une petite boule d'argent sur sa petite langue rose.
Je souris.

« Et un ici. »

Je lui referme doucmenent la bouche.
Je replonge mes yeux noyés de larmes dans les siens.

« Je le connais depuis...depuis que j'ai dix minutes de vie. Il est beau tu sais ? Et tellement...tellement plus. C'est le seul qui me comprend sur cette terre, le seul...mais il y a quelque temps, j'ai crus l'avoir perdu à jamais. Pendant un moment j'ai crus qu'il avait deviné ce...ce sentiment qui me ronge le coeur...et qu'il m'avait quitté pour ça. »

Je baisse les yeux.
J'ai peur mon dieu...
N'osant plus affronter son regard, je me jette dans ses bras.

« Si il sait que je l'aime, il me haïra. Parce que je suis un monstre je...j'ai pas l'droit mais...mais j'peux rien y faire. J'ai essayer...j'arrive pas. J'ai tellement peur de le perdre... » Dis-je en pleurant dans son cou.

Il ne bouge pas.
J'ai l'impression de pleurer contre une statue de glace.
J'ai si peur...

« Pardonne-moi Bill, j't'en supplie...j'voulais pas...j'suis désolé, tellement désolé... »

Un nouveau silence mortel se dresse entre nous.
J'ai si mal...
Je cesse peu à peu de pleurer.
A quoi ça sert ?
Pleurer ne résous rien.
C'est surement une des première chose qu'on apprend quand on est gosse...
Je l'entend prendre son inspiration, signe qu'il va parler...
Et oui Tom...
L'heure de ta jugement à sonné.

« Pourquoi...? » Murmurra-t'il, plus pour lui-même que pour moi.

Je ne réponds pas, comme si le froid m'empêchait d'ouvrir la bouche.
Je reste figé comme une statue.
Une statue de glace.
Chacun son tour...

« Pourquoi moi ? »

La question mortelle.
Crucial.
Désesperée.
Question sans réponse.

« Je sais pas...peut être parce que tu es la seule personne que mon coeur est capable d'aimer... »


Il ne dit rien et se contente de soupirer.
Il me repousse doucement et se lève.
Là, je m'attends à tout.
Une insultes.
Un coup.
Un adieu.
Psychologiquement, je suis prêt.
Prêt à mourir de chagrin.

« Viens. » Dit-il en me tendant la main.

Je lève des yeux gros comme deux balles de ping pong vers lui.
Des yeux affolés.
Affolés ou...
Soulagés ?
Peut être étonnés...
Je m'attendais à tout en effet.
Sauf à ça.

« Je...mais...quoi ? »
« Viens Tom. Suis-moi. »


Et là, sans que je n'ai le temps de dire quoi que se soit, il se met à courir comme un malade en direction de...je ne sais où.
Je le regarde, ahuris, pis me décide à le suivre.
Qu'es-ce que je risque ?
Je n'ai plus rien à perdre, tout à gagner.
Je me met donc à courir dans sa direction.

Cinq minutes plus tard, nous voilà en haut d'une petite colline.
De là, on peut voir tout Magdeburg.
Le soleil est sur le point de se lever...
C'est beau.
Je m'approche lentement de lui, qui est dos à moi.
Je sens mon coeur battre de plus en plus vite.
Lui ou moi ?
Je ne sais pas.

« Le soleil se lève sur nos vies... » Dit-il doucement.

Je me stoppe, ayant peur d'abuser, de déranger...
Il fit volte-face et plongea son magnifique regard dans le mien.

« Happy end. » Dit-il, un magnifique sourir aux lèvres.

Je ne comprend pas,
Je ne comprend plus.
La seule chose que je capte encore, c'est ce corps parfait qui se rapproche lentement de moi.

« Un coeur pour deux êtres...rien ne te viens à l'esprit ? »

Je secoue la tête en guise de non.
Il sourit encore plus et pose sa main droite sur mon coeur.

« Avec quoi on aime dis-moi ? »

Je leva un sourcil puis posa doucement ma main tremblante sur sa poitrine.

« A...avec le coeur. Je crois. »

Il se met à rire.

« Un coeur pour deux êtres Tom...tu t'es jamais dis que si on avait le même coeur, il serait fort probable qu'on ai les mêmes sentiments ? »


_Bom-bom-bom.Bom-bom-bom-bom._

Mon coeur s'emballe, tout comme le sien.
Identique, semblable...
Jumeaux.

« Un coeur pour un seul être Bill... » Murmurrai-je.

Il sourit et rapproche son torse du mien.
Je ferme les yeux.

« Non Tom...nous sommes deux, tout en étant un...un coeur pour deux, on partage tout...in die Nacht. »

Il avait chantonné la dernier phrase, les trois derniers mots.
Je sens ses lèvres frôler les miennes.
C'est impossible. Irréel. Improbable...
Magique.
Nos deux visages sont si proche qu'ils se touchent, se frôle...
Je sens son souffle chaud contraster avec la froideur de mon corps.
C'est tellement bon...
Tellement improbable.
Je m'écarte doucement de lui et plonge mon regard dans le sien.

« Le solei qui se lève, de la neige...dans mon rêve il faisait beau,chaud et le soleil se couchait. La seul chose d'identique c'est que...tu m'aimais. »

Un large sourire se dessine sur ses lèvres rougies par le froid.
Sa main vient chercher la mienne, nos doigts se touchent et s'enlacent...
Mon dieu.
Puis il se met à courir, m'emenant avec lui dans sa course folle.
On court, on court, on court...
A croire qu'on aime ça, courir.
Je vois les rues défiler devant nous, mais je n'y prend pas garde.
Le temps semble s'être arrêter.
Je ne sais pas depuis combien de temps nous courrons ni pendant combien de temps nous avons courrus mais nous voilà arrivé...
Au terrain de basket.
Comme dans mon rêve.
En a-t'il rêvé lui aussi ?
Ou lit-il dans mes pensées, comme toujours ?
Je ne sais pas.
Tant pis.
Tant mieux.
Il se place à peu près au même endroit que cette nuit, dans mon rêve, et colle son front au mien.

« Je t'aime Tom...pardonne-moi d'avoir été aveugle. »

Je n'arrive pas à répondre.
Comment voulez-vous que je dise quelque chose de cohérent alors que sa main vient de se poser dans ma nuque, histoire de rapprocher nos deux visages ?
Impossible.
Je tente quand même un geste et pose mes mains dans son dos.
Mon coeur bat comme jamais.
Notre coeur bat comme jamais.
Un coeur pour deux êtres, un coeur pour deux êtres, un coeur pour deux êtres...
A force de me répeter cette phrase sans arrêt dans ma tête, je ne me suis pas rendu compte que nos lèvres s'étaient rencontrés.
Presque pas rendu compte.
C'est la fête dans tout mon être.
Chaque pacerelle de ma peau, chaque membre de mon corps frissonne de bonheur.
Sa langue ouvre doucement ma bouche, et la petite boule d'argent tant désirer de ma petite langue vient caresser mes lèvres.
Délicatement, sa langue rentre dans ma bouche et s'emmelent à la mienne.
Et là, ce n'est plus une fête, mais un feux d'articifes qui explosent dans tout mon corps.
Je me serre d'avantage conte lui, par peur qu'il s'en aille.
Par peur que tout cela soit un rêve...
Mais non.
C'est la réalité.
Nous mettons fin à ce délicieu baiser après quelques minutes puis plongâment notre regard dans celui de l'autre.

« Notre réalité... » Murmurrai-je doucement.
« Je t'aime Tom... »

Mon coeur loupa denouveau un battement.
Il joue au yoyo celui-là...
Tout est de sa faute à lui.
Si un jour je meurs, le seul responsable ce sera lui.
Car toute ma vie ne se résume qu'à quatre lettre, un mot ou un prénom :
_ Bill _

« Moi aussi je t'aime Bill... »

Je le serre doucement contre moi et regarde par-dessus son épaule.
Toutes ses couleurs dûs au levé du soleil paraisse soudainement fade par rapport aux couleurs qui ont illuminés ma vie.
Le solei se lève sur nos vies, comme il a si bien dit.
Notre vie.
Je crois avoir passer le noël le plus inoubliable et magique de ma vie...
Un coeur pour deux êtres, mais nous sommes un.

* Happy end *



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Fin du chapitre 8.
Fin de la fiic' que j'ai décidé d'appeler [j'l'appelle à la fin cherchez pas XP] :

_ Un coeur pour deux êtres_

Alors, cette fin...vous l'aimez ?
=/
J'ai peur parce qu'elle est bizzare par rapport au chapitre d'avant.
C'est normal.
Vous comprendrez mieux dans l'épilogue en POV Bill.
Epilogue après...40 comm's ?

La prochaine fiic' est déjà commencée et sera publiée sur ce blog [c'est pour ça que j'ai décidé de nommé la 1ère fiic' XP]

Désolée si j'ai mis un peu d'temps.
Et désolée si j'ai pas pûs prévenir tout le monde =(

B'soux et Merciiii pour tout vos comm's et visites !!!
<3

Apart ça...vous allez à un d'leur prochain concert aux TH ?
Vous avez regardé le Zimmer 483 Tours ? Jumbi XP


EDIIT' :

EPILOGUE DEMAIN
=)
_ Merci _

Piix' : Tom. <3

# Posté le dimanche 02 décembre 2007 07:27

Modifié le dimanche 02 décembre 2007 13:26

Epilogue

Epilogue


13 octobre 2012

_ Vlam _

Coffre de la voiture fermée.
Cartons emballés.
Sac de pique nick terminé.
Appartement rangé.
Et jumeau...volatilisé.
Il est pas possible celui-là, dès que je tourne le dos il disparaît !
Je me dirige donc vers les déménageurs et leurs ordonnent [poliment] de monter les cartons dans les différents camions.
Ils hochent la tête et s'éxecutent.
J'aime donner des ordres.
C'est...excitant.
En parlant d'excitation...
Deux mains viennent de se poser sur mes hanches et une tête vient de se poser sur mon épaule.
Un souffle chaud vient titiller mon cou.
Jumeau retrouvés.
Je souris puis fit volte-face, fronçai les sourcils et fit mine d'être faché.

« Putain Tom ! A chaque fois que j'tourne le dos, pouf, tu disparais ! Et c'est qui qu'à dû charger la voiture hein ? C'est Bill ! J'te jure si c'est comme ça quand... »


Pas le temps de finir ma phrase car deux trucs rouge et humides avec un anneaux en métal viennent de capturer ma bouche.
Je souris à travers le baiser.
J'arrive pas à lui faire la gueule, ok, mais si j'arrive pas à faire semblant d'lui faire la gueule, où va le monde ?
Enfin bon...
Ma langue lui ouvre doucement la bouche, comme à chaque fois.
Je sais pas pourquoi, mais c'est et ça a toujours été comme ça depuis notre premier baiser.
On doit aimer ça...
Nos langues se rencontrent pour la milièmes fois maintenant.
Mais c'est toujours aussi bon...
Mes mains viennt caresser sa nuque alors que les siennes préfèrent frictionner mon dos.
C'est si bon...
Je met moi-même fin à ce baiser après quelques longues minutes.

« Tu crois te faire pardonner ainsi ?, dis-je en le repoussant, même pas en rêve chéri... »

Un sourir malicieux prend place sur son visage.

« Alors...tu m'quittes ? »
« T'as tout compris. »
« Okay...Georg ?! »
« Ouai, quoi ?! »
Cria Georg depuis l'allée de l'immeuble [Nda: L'immeuble de Hamburg, là où les quatres artistes vivent en colloc'.]
« Bill me quittes ! On va enfin pourvoir vivre notre amour au grand jour toi et moi ! C'est pas merveilleux ? »
« Tu m'en vois ravis ! »


Je regarde Georg qui lève les yeux au ciel en riant et qui se dirige vers nous, accompagné de notre cher Gustav.
On se regarde tout les quatre, une pointe de tristesse dans le coeur.

« Vous allez nous manquer... » Murmurra Gustav.

On se regarda encore trois secondes avant de se sauter dans les bras les uns des autres.

« On viendra vous voir tout l'temps les gars c'est promis !! » Assura Tom.
« Et on s'verra encore pour les retours des Tokio Hotel... » Continuai-je.
« Mais même ! Ca s'ra tellement plus pareil...alala...la tronche de Bill au réveil et les ronflements de Tom la nuit ça va m'manquer. » Dit Georg avant d'exploser de rire.
« Et les blagues à deux balles de notre Hobbit préféré ça nous manquera aussi. » Dit mon frère.
« Ahem...parles pour toi, moi j'aurais encore les tienne à supporter ! »

Cette réflexion me vaut un bon coup derrière la tête.

« Hey ! Tu m'touche encore une fois et j'te bouffe la main ! »
« Et bien Bill...même pas emmenager avec ton amant et te voilà déjà femme battue. »
Dit Gustav.

C'est une conspiration !!
Tout le monde explose de rire, mis à part moi qui boude dans mon coin.
Mauvaise idée.
Georg m'ébouriffit les cheveux tout en me balançant un « Boude pas Lady. », se qui lui vaut un regard plus que noir et Gustav lui, me tape l'épaule.
Je finis quand même par leur sourir.
Ils sont trop ces mecs !
Le temps passe, sans que nous nous en rendîment vraiment compte.
On rit, on chahute, on se vanne...
Mais toute bonne chose a une fin.

« Allez les gars, vous feriez mieux d'y aller maint'nant sinon vous décollerez plus. » Dit Georg.

Je baissa tristement la tête.
Tom acquiesa et étreignit nos deux amis.

« J'vous souhaite bien du bonheur ensemble les gars... »
« Essayé quand même d'être discret, n'oubliez pas que Tokio Hotel demeurt toujours dans les mémoires et les coeurs... »
« Oui maman, oui papa, promis on sera sage. »
Dit Tom en riant.

Ca, ça lui vaut un grand coup derrière la tête à lui aussi.
Les rires cessent enfin et Tom salut nos deux frères une dernière fois.
Il se poste ensuite devant moi, soulève mon menton, sourit et me murmurre :

« J't'attends dans la voiture... »

Je souris tristement et le regarde s'avancer de sa ridicule démarche en direction de la bagnole.
Je lève enfin mes yeux larmoyant vers nos deux amis.

« Vous...vous allez vraiment trop m'manquez les mecs. Sans vous ça s'ra plus la même chose... »
« Toi aussi tu vas nous manquer Billou. »
Dit Georg en me serrant dans ses bras.
« D'toute façon on s'reverra ! »
« Y'a interêt ! Et pis tu sais, faut bien qu'on s'sépare un jour...on va pas vivre toute notre vie ensemble ! Il nous faut quand même un minimum de vie de famille et de vie sentientale, non ? »
« Si bien sûr...ça n'empêche pas que vous allez terriblement me manquer. »


Je me met à pleurer doucement quand je sens quatre bras me serrer fortement.
Ils vont m'manquer ces deux grands dadets !
Après quelques minutes dans leurs bras, je finis par me diriger vers la voiture où m'attend mon cher frère.
Je tourne une dernière fois la tête vers les deux G', leur fait un dernier signe de la main et finit par rentrer dans la voiture.
Je les regarde disparaitre dans l'allée et tourne enfin la tête vers Tom qui, lui, regarde toujours l'allée.
Il se décide enfin à tourner le regard et plonge ses yeux dans les miens.

« Tu sais Bill...si tu veux pas on peut toujours attendre. On est pas pressés... »

J'avance délicatement mes lèvres près des siennes et l'embrasse amoureusement.

« Tais-toi et démarre tu veux ? »

Il sourit, d'un sourir radieux, puis fouille dans ses poches à la recherche de ses clefs.
Il finit par les trouver dans la poche arrière de son jeans.
Je les regarde longuement et...
Un fou rire me prend.
C'est plus fort que moi.
Tom me regarde en haussant un sourcil, comme si j'étais soudainement devenu fou.

« Quoi ? »

Je rit encore plus et pour toute réponse, montre du doigt son porte-clefs.
Il le regarde sans comprendre.

« Qu'es-ce qu'il y a ? »
« Tu l'as toujours ? »
« De quoi ? »
« Le porte-clefs tigre. »
[Nda : Porte-clefs que Tom a dans la voiture quand Bill va à l'hopital, et quand il va se suicider.]

Ses joues prennent une jolie teinte rosée lorsque ses yeux se pose sur le porte-clefs tigre que je lui avait offert il y a bien des années.

« J'y tiens beaucoup... » Finit-il par dire.
« Je sais. »
« Mais pourquoi ça te fait rire ? »
« Oh pour rien, pour rien... »


Il resta silencieux quelques secondes, haussa les épaules et finit par démarrer la voiture.
Et voilà.
Nous voilà partis pour Berlin.
J'arrive pas à croire qu'on va emmenager tout les deux...
Seulement tout les deux.
Cette pensée réchauffe mon coeur de bonheur.
Ca fait maintenant cinq ans qu'on est ensemble, et notre désire de vivre ensemble n'a jamais cessé de croître.
Mais on a préféré attendre l'éssoufflement de Tokio Hotel pour mettre ce projet à execution.
Ca vallait mieux pour nous tous, et on est tous très heureux comme ça.
Ca vallait l'coup d'attendre quoi...
Je suis plus qu'heureux.
Je souris radieusement. Je suis tellement heureux putain...
Puis mes pensées retournèrent vers le porte-clefs tigre.
Je souris malicieusement à cette pensée.

« Dis Tom... »
« Mmh ? »
« Tu te souviens de notre premier baiser ? »


Il tourna la tête vers moi, faisant quand même attention à la route.
De toute façon on est sur une autoroute, y'a pas beaucoup d'dangers à l'horizons.

« Si j'm'en souviens ? Tu parles. Comme si c'était hier. C'est pas l'temps qui passe qui m'fera oublier ça. C'était tellement...magique. » Dit-il, un sourir rêveur aux lèvres.
« Oh oui, magique...comme dans un rêve. »

Il haussa un sourcil, sûrement étonné par ma remarque puis reporta son attention sur la route.
Je tournai la tête vers la fenêtre et regardai le paysage défiler.
Oh oui Tom, c'était magique, tu n'crois pas si bien dire...
Si tu savais que le jour de notre pseudo premier baiser, je me jouais de toi comme pas possible.
Car non Tom, tu n'avais pas rêver.
Notre premier baiser c'est bel et bien passer dans un rêve, en 2002. [Nda: Mini-Bill avait 13 ans, et ils ont débarqués à son époque...donc sauf si j'sais pas bien compter, c'était en 2002 XP]
Mais ça aurait été trop facil de m'avouer tes sentiments par le biais d'un rêve...
C'est bien mieux comme ça.
De plus, cette déclaration près du bar à Magdeburg restera à jamais graver dans mon coeur.
Notre coeur.
Au fond de moi, je remercie plus que jamais Mini-Moi.
Je n'comprendrais jamais se qui c'est passé, comment tout ça est arrivé mais...
Je lui en suis reconnaissant.
Car sans ses rêves, nous serions six pieds sous terre Tom et moi, et non pas dans une voiture, sur le point d'emmenager ensemble...
Je suis tellement heureux.
Et je peux sentir au creux de mon coeur que lui aussi.
Une nouvelle vie nous attend, et bien loin est le temps où on ne se comprenait plus.
Où on ne se voyait plus.

Je t'aime Tom.
Et je te promet que tant que je serais sur cette planète, tu ne sera plus jamais seul.
Je t'en fait le serment.

_ Un coeur pour deux êtres, deux êtres pour le même amour...jumeaux jusqu'au bout, et pour toujours _


Ces mots son pour toi mon Tom, mon frère, ma vie...
Mon amour.


_ THE END _


_________________________________


Fin de la fin ^^
Cette fois-ci c'est vraiment la fin.
Comptez pas sur moi pour faire l'épilogue de l'épilogue...XP
Alors, vous aimez ?
Pas trop...niais ? =/

La 2e fiic', j'la poste après avoir reçu...disons...35 comm's
?
J'espère que vous allez aimer apart ça...
Et que vous avez aimez la fin de celle là !!

Celle qui veulent être prévenue du postage de la new fiic', c'est ici.

Merciiiii pour tout vos comm's ='D
Ca me fait toujours super plaisir !
Désolée de pas y répondre [mis à part des p'tit truc HS en non copier coller dans les comm's de préventions XP] mais ca m'prendrait trop d'temps, déjà que j'en ai pas beaucoup...
B'soux à vous
J'vous kiff <333333



" Piix' ": le groupe [Nan jure oO]. Parce que Georg & Gustav son TROP BEAU * groupie * Rien à voir je sais mais bon... ^^'
J'l'ai piqué à quii ? J'me rappel plus. Manifestez-vous ^^

# Posté le dimanche 02 décembre 2007 10:52

Modifié le lundi 03 décembre 2007 11:54

Présentation de la 2e fiic' & Mini-Prologue

Présentation de la 2e fiic' & Mini-Prologue
Nom de la fiction :
_ Quand tout n'est plus que silence..._
They are not you


Kikoo =)
Juste parce que j'ai pas envie d'faire un nouveau blog
Je poste ma fiic' ici.
Ma 4e fiic' pour être précise, dont deux qui sont archii-nulles et une qui est sur ce blog, que vous avez l'air d'avoir aimer alors c'est l'essentiel ^^

Celle-là sera différente. Et semblables.
J'sais ça veux rien dire XP
Alors je m'explique.

Elle sera différente de la 1ère parce que j'vais pas faire la même fiic' hin ?
Pas de Mini-Bill, pas de rêve...pas de Happy End ? Je sais pas encore. Première fois que j'sais pas la fin...et dans celle-là il y aura trèèèèèèèèèèès probablement DES lemon. Elle sera en POV de vue de Tom, contrairement à _Un coeur pour deux êtres_
Aucune chanson ne m'a m'a inspiré cette fois-ci.

Elle sera semblable à la première parce qu'elle sera un peu...bizzare. Et se sera toujours dans le même style, Angst avec émotions...

Voilà.
Donc angst, avec lemon...
J'ai pas besoin d'en dire beaucoup plus.


Mini-prologue ou description :

_Les souvenirs_


Une vie, c'est beau.
Une vie, c'est précieux.
Une vie, c'est long.
Dans une vie, toute sorte de chose peuvent arriver.
Toute une miriade d'évenements, heureux ou pas, qui on une importance plus ou moins grande dans notre vie.
Et pour nous rappeler de chacuns de ces évenements, il y a plusieurs moyen.

Les souvenirs peuvent être,
Des photos.
Mais une seule déchirure et il ne reste rien.

Les souvenirs peuvent être,
Des vidéos.
Mais une seule fausse manipulation et la bande est déroulée.

Les souvenirs peuvent être,
Des écris.
Mais une seule flamme et tout part en fumée.

Les souvenirs peuvent être,
Des paroles.
Mais si nous sommes seul, qui peut bien nous les raconter ?

Les souvenirs peuvent être,
Des pensées.
Encré dans notre coeur, gravé dans notre mémoire...
Ce sont ceux-là les plus important.

Je m'appel Tom.
Tom Kaulitz.
Et si vous avez un moyen d'effacer ces souvenirs « pensés »...

# Pensez à moi. #




J'aime pas vraiment ce prologue. Mais je savais pas comment le faire autrement.
La suite vaut la peine d'ête mise ?
J'la met je pense...demain. Ou Samedi.
Alors... ?
En espérant que vous allez aimer...

Bonne lecture.

=)



Piix': Dessin de Peyton dans les frères Scott. Le dessin m'a inspiré... <3




# Posté le jeudi 06 décembre 2007 14:05

Modifié le jeudi 06 décembre 2007 15:01

Chapitre 1 - L'album de notre enfance

Chapitre 1 - L'album de notre enfance
Chapitre 1 – L'album de notre enfance



Nous sommes aujourd'hui le 1er Septembre 2009, un jour comme n'importe quel jour de l'année...
Je suis dans mon studio, assis sur mon lit aux draps bleutés, et j'admire la beauté de cette journée d'automne.
Seul.
Ma fênetre est grande ouverte et mes rideaux, bleu également, flottent au grés du vent.
Quelle journée magnifique.
Le soleil brille de milles feux et le vent déshabillent les arbres de leurs feuilles qui commencent tous juste à se colorer.
Rouges, jaunes, oranges, brunes..
Ca vole de partout, ça tourbillone...
C'est beau.
J'aime l'automne.
Puis soudain, un bruit de papier me fit sursauter.
Je regarde alors sur mes genoux et voit que le vent à décrocher quelques images de l'album photos que j'étais en train de feuilleter.
Je me lève, contourne mon lit et les rammasse.
Un faible sourir se dessine sur mes lèvres à chaque fois que mes yeux détaillent une de ses images.
Elles sont si belles...
Je les remet à leurs place initial dans l'album puis me dirige vers la fenêtre pour la fermer.
Je pose ma main sur la poignée quand soudain je vois deux petits garçons se courrirent après dans la rue.
Mon sourir se fige.
Ca fait mal...
Je ferme vite la fenêtre puis les rideaux, ne supportant pas leurs rires heureux et leur joie de vivre.
Avant, je les aurait regardé, attendris.
Mais là je ne peux pas.
Je fit volte-face et retournai à ma place initial, soit dis sur mon lit.

« Faudrait que j'pense à passer l'aspirateur moi un jour » Me dis-je.

Je me regarde cinq secondes dans le miroir en face de mon lit, histoire de...je ne sais pas.
Me regarder peut être.
Et je sursaute presque en voyant une deuxième personnes s'y refleter.
Il est là.
Ses yeux me dévisagent à travers le miroir.
Il est juste derrière moi, assit sur mon lit...
Enfin...
Je me retourne lentement et plante mes yeux dans les siens.
Je lui sourit faiblement.

« Bill...t'en a mis du temps. »
Murmurrai-je.

Il sourit à son tours puis baissa les yeux vers l'album photo posé sur mes jambes.

« C'est notre album...tu veux qu'on l'regarde ensemble ? »


Il hôcha lentement la tête et s'assit à côté de moi.
J'ouvris donc la première page de l'album où était écris en gros :
_ 1989 : Naissance de deux anges _
Je tournai les yeux vers lui.
Il sourit tristement.
J'ai si mal...
On contemple les photos de nous bébés, puis je tourne la page jusqu'à arriver en 1993, soit dit l'année de nos quatre ans.
Nos premier vrais souvenirs.
Car avant, nous étions trop petits pour nous rappeler de quelque chose...

« Tu te souviens quand on était gosses ? »


Il ne répondit rien et se contenta seulement d'hôcher la tête.
J'enlevai une photo de l'album et la lui montrai.
C'était une photo de nous jouant dans une belle forêt.

« On passait notre temps à jouer à la cabane... »



_ Flash Back _



« Touché c'est toi l'loup ! »

Je le regardai partir en riant direction la cabane.
C'est pas du jeu, j'savais même pas qu'on jouait !
Pff. C'est qu'un tricheur.
Enfin bon...
Je me met à lui courir après lui comme un fou. De toute façon, je cours plus vite.
Arrivé près de la cabane, aucune trace de lui.

« Bill ! On joue pas à cache-cache mais au loup ! T'es pas censé te cacher ! Sors de là ! »
« Je fais s'que j'veux d'abord t'as pas d'ordre à m'donner ! »
Dit-il, sortant la tête de derrière un tronc d'arbre.

Je me met à courir dans sa direction.
Il rit et cours dans le sens opposé.
Manque de chance Bibi, je suis le plus rapide !

« Touché !!!!!!!! »
« Retouche ! »
« Re-retouche ! »
« Hey mais y'a pas l'droit ! »
Dit-il, indigné.
« Je fais s'que j'veux d'abord t'as pas d'ordre à m'donner ! » Dis-je en l'imitant.
« Pff. Copieur. » Dit-il en faisant une mine boudeuse.
« Mauvais joueur ! »
« Bébé sans cervelle ! »
« Pleurnicheur ! »


On se tait tout le deux puis on éclate de rire.
Du haut de ses sept ans, mon frère est une vraie tête de mule.
C'est même pire que ça.
Bon ok j'suis pas mieux mais bon...
Je le serre fort dans mes bras.
C'est mon jumeau, à moi, propriété privée !
Il me rend mon étreinte.

« Dis Tom-Tom... »
« Oui Bibi ? »
« Pff trop nul le surnom ! J'suis pas une fille d'abord ! »
« Roh mais je sais ça ! »


Il rit puis s'écarte de moi.

« On monte ? »
« D'accord ! »


Il se dirige donc vers l'échelle de bois et monte maladroitement les échelons.

« Un jour cette cabane va tomber en ruine ! »
Fis-je remarquer.
« Ouai et j'espère qu'on sera pas dedans ! » Dit-il en rigolant.

Je me met derrière lui et monte moi aussi jusqu'à notre petite cachette.
Il m'aide à grimper puis s'assied devant moi.
Je le regarde un moment puis souris.
Il sort alors deux marqueurs rouge de sa poche et m'en tend un.
Je l'interroge du regard.

« On va laisser notre trace ! » Dit-il avec enthousiasme.
« Pour quoi faire ? »
« Ben comme ça, si un jour on meurt, on s'ra au moins inscrit quelque part ! »
« C'est idiot. »


Je me mordis soudain la lèvre.
Merde j'ai du le blesser...
Je le regarde baisser la tête tristement, le rouge au joue.
Il doit surement se sentir idiot...
Et de ma faute en plus !
Je me précipite vers lui et le serre fort dans mes bras.

« Oh non Bibi c'est pas s'que j'voulais dire ! » Dis-je, essayant tant bien que mal de me rattraper.
« Nan t'as raison c'est débile... » Dit-il en rangeant son marqueur dans son jean.

Roh non. Il est triste maintenant.
J'suis trop bête.
Qu'es-ce que j'pourrais faire pour me faire pardonner ?
Je réfléchis un instant...
Ca y est je sais !
Je me place devant le mur, débouche le marqueur et commence à dessiner.

« Tu fais quoi ? » Dit-il dans mon dos.
« Un coeur. »
« Et ça c'est pas idiot ? »
« Tais-toi ! Tu vas voir ! »


Je dessine un gros gros gros coeur.
Je veux qu'il soit géant, juste pour mon Bibi.

« Voilà ! Maitenant, écris ton nom là ! »
« Mais... »
« Tu verras ! Fais s'que j'te dis ! »
« Arrête de m'donner des o... »
« Excuse-moi. »


Il me sourit puis commence à écrire son nom en attaché du côté droit du coeur.
Et moi ?
Je fait de même du côté gauche.
Il commence à comprendre je pense...
Il termine le deuxième « L » puis s'écris :

« Fini !! Et maitenant ? »
« Es-ce que tu m'aimes ? »
Demandai-je, très sérieusement.
« Ben oui ! T'es mon Tom-Tom adoré ! »
« Pff... »


Il ricane comme un imbécile puis continue :

« Bien sûr que je t'aime ! »
« D'accord. Alors écris de mon côté du coeur que tu m'aimes, et moi je fais la même chose de ton côté ! »
« Mais pourquoi ? »
« Comme ça, si on meurt, tout le monde saura qu'on s'aimait très très fort ! »


Il haussa un sourcil puis sourit.
Un graaaaaaaaand sourir.
Comme le coeur.
Il se jette dans mes bras et me fait un gros bisous sur la joue.

« T'es mon frère à moi pour toujours ! »

Je rigole puis me met de son côté du coeur.
Il fait de même puis souris.

« A trois on commence ! » Dit-il avec joie.
« D'accord ! »

J'ouvris mon marqueur en même temps que lui et commença à compter.

« 1... »
« 2... »
« 3 !! »


On avait dit le dernier chiffre en même temps.
J'aime trop quand on dit la même chose en même temps !
Bon, assez pensé.
Je commence à écrire, m'appliquant pour écrire de ma plus belle écriture.
Ca y est, c'est fini.
Tout beau, tout bien écrit, tout jolie.

« Dès que t'as fini tourne toi Tom-Tom d'accord ? »
« Euh...ok. »
Dis-je en me retournant.

Il fait de même.

« T'as lu se que j'ai écris ? »
« Non. Et toi ? »
« Non plus. »
Répondit-il.

Je sais où il veut en venir.

« D'accord alors chacun son tour on lit à haute voix se que l'autre nous a écris ! » M'exclamai-je.

Il rit.

« On a eut la même idée ! » Dit-il, tout content.
« Je sais ! »

On rigole puis il me dit :

« Feuille, cailloux, ciseau... »
« 1,2,3 ! »
Finis-je en faisant une feuille.

Il a fait la pierre.
Je le savais.
Je le connais trop.
Il sourit puis se retourne et commence à lire se que j'ai écris :

« Je t'aime comme l'univers Bibi. »

Il rit doucement et me serre dans ses bras.

« A moi maintenant ! »
Dis-je en me retournant.
« Moi c'est nul se que j'ai écris... »
« Chut tais-toi et laisse moi lire ! Alors... »


Je commence à lire lentement.

« Je veux que tu vive jusqu'à 20 ans ! Je t'aime Tom-Tom.»

J'hausse un sourcil tout en souriant.

« Pourquoi jusqu'à vingt ans ? »
« Bah parce que vingt ans c'est un âge trop cool ! »
Dit-il en souriant de toutes ses dents.
« Et pourquoi ? »
« Tu peux faire tout se que tu veux ! Et pis j'ai décidé que tu vivrais jusqu'à au moins vingt ans, d'accord ? »
« Mais tu peux pas décider ça... »
Dis-je en levant les yeux au ciel.
« Tais-toi ! Tu vivras jusqu'à vingt ans point final. Promet le Tom-Tom ! »
« Mais... »
« Promet le où j'te parle plus jamais !
» Dit-il en croisant les bras.
« D'accord, d'accord...promis juré craché j'vivrais jusqu'à vingt ans ! » Dis-je en crachant par la petite fenêtre en bois de la cabane.

Il sourit comme un idiot et me saute dessus pour me chatouiller.
J'ai beau hurler, rien ne l'arrête.
Sauf ça :

« Bill ?! Tom ?! Mes chéris, où êtes-vous ? » Cria une voix féminine.
« On est là maman ! » Répondit Bibi.
« Dans la cabane ! J'aurais dûs m'en douter, dit-elle en souriant, allez les p'tits chimpanzés, descendez d'votre arbre, j'ai une surprise pour vous... »
« Une surprise ?! Houraaaa ! »
Dis-je, tout content.
« J'suis pas un chimpanzé ! S'indigna Bill, c'est Tom-Tom le singe ! Moi j'suis un autre animal ! »
« Quel genre d'animal ? »
Demandai-je.
« Mmmh...un lion tout poilu ! »

Je pouffai de rire.
J'l'imagine bien avec une crinière, une queue et des poils partout !

« Bon les gars, assez rigolé, descendez maint'nant. » Continua ma mère.

Je m'executai, descendis trois échelons et finit le voyage en sautant dans les bras de ma mère qui eut de la peine à me rattarper.

« Petit idiot ! J'aurais pu te lâcher ! »

Bill était mort de rire, tout comme moi d'ailleurs.
Il finit par descendre à son tour, sautant aussi dans les bras de ma mère.
Par contre, elle s'y attendait cette fois...

« C'est quoi notre surprise ? » Demanda Bill en faisant une tête toute mimi.
« Et bien...papa est rentré et... »
« PAPAAAAAAAAAA !! »


Nous nous mîment à courir comme deux fous tout en nous chamaillant sur celui qui dira bonjour à papa en premier, se qui fit rire notre mère aux éclats.
Ben quoi ?
C'est pas tous les jours qu'on voit notre papa depuis qu'ils se sont séparés...


_FIN DU FLASH BACK _



Je souris, le regard dans le vide.
Ah, papa...
Belle époque celle où il vivait encore avec nous.
Je regrette souvent leur divorce...
Car sans ce divorce, jamais Gordon ne serait entré dans nos vies.
Et sans Gordon, jamais je n'aurais appris à jouer de la guitare.
Et sans guitariste, jamais Tokio Hotel ne serait né.
Et sans Tokio Hotel...
Je lève doucement la tête vers Bill et remarque qu'il me fixe.
Nos regards se croisent et il me sourit faiblement.
Ses cheveux, son visage, son corps, sa façon d'être, ses vêtements...
Décidement, mon frère à tout d'une fille.
Une voix résonna soudain dans ma tête :

« J'suis pas une fille ! »


Je me met à rire comme un idiot.
Combien de fois il me l'a sortie cette phrase ?
Je regarde à nouveau Bill qui rit lui aussi.
En effet, ce n'est pas une fille...


_ FLASH BACK _



« Aaaaaaaaah ! »

Une énorme bruit se fit entendre.
Je fermai les yeux pour ne pas voir ça, puis, une fois tout « danger » écarté, je me précipite vers mon frère.

« Bibi sa va ? »
« Arrête avec ton surnom idiot ! On a plus cinq ans ! »
« Roh c'est bon respire ! »


Une petit silence s'installa pendant que Bill regarda son genoux tout amoché.
Soudain, je me rendis compte de se qui vient de se passer et explosa littéralement de rire.
Bill sursauta et me regarda, d'abord étonné, puis très vite...énervé.

« Ouai c'est ça rigole gros con ! J'aurais pus crever et toi ça t'fais rire ! »
« Nan mais...la chute que t'as faite !,
dis-je en riant, t'es l'roi du Skate Board ça c'est sûr ! »
« Pff...c'est ça ouai fou-toi d'ma gueule !»
Dit-il en rabaissant son pantalon.

Je finis par me calmer et lui tendre une main pour le relever.
Evidement, il la repoussa.

« Casse-toi, j'suis pas une fille j'peux m'relever tout seul ! »
« Pour la milième fois Bill, je sais que t'es un mec ! Mais c'est pas une raison pour m'empêcher d't'aider ! »
« Si, y'a qu'les filles qu'on besoin d'aide ! Moi j'ai besoin de rien ni personne. »
« Merci alors j'suis quoi moi ? »
« Ooh l'prend pas comme ça ! T'es mon frère adoré, ça t'va ? »
« Oui.
» Dis-je en souriant.

Je lui retendis ma main, qu'il attrapa sans hésitation cette fois.
Fiou. Douze ans vous dîtes ?
Moi j'dirais plutôt...cinq.
Enfin bon, c'est Bill.
Depuis que les gens je prennent pour une fille, il ne peut s'empêcher de gueuler haut et fort qu'il est bel et bien un mec, quitte à le prouver de n'importe qu'elle façon !
J'me demande pourquoi il adopte ce look alors...
Quel con défois j'vous jure.

« Dis Tom-Tom... » Commença-t'il.
« Ah tiens, j'croyais qu'on avait plus cinq ans et que les surnoms débils c'étaient plus d'notre âge ! »

Il baissa la tête puis remonta sur la rampe de skate.
Merde, j'l'ai vexé...
En plus il avait l'air sérieux.
J'suis qu'un idiot.

« Excuse-moi j'voulais pas t'vexer... »

Il ne répond pas et reste en haut de la grande rampe.
Je monte à mon tour [enfin plutôt, j'essai...] et arrivé en haut, ce connard descend à toute vitesse.

« Mais Bill attend ! J'me suis excusé ! »
M'exclamai-je
« M'en fou. »

En moins de deux, le voilà de l'autre côté de la rampe.
Mon dieu quel môme celui-là...

« Gamin toi même ! » S'exclama-t'il.
« J'ai rien dis! » Me défendis-je.
« Tu l'a pensé tellement fort que j'l'ai entendu. »
« Alors si j'pense très fort que j'suis extremement désolé, tu l'entendra ? »
« Mmh...non. »


Je le regarde tristement et lui il explose de rire.

« Roh fait pas cette tête Tom ! Bouge pas j'reviens d'ton côté ! »
Dit-il en prenant son skat en main.

Je le regardai descendre à toute vitesse et mon ventre se noua automatiquement.
J'ai tell'ment peur qu'un jour il calcul mal son coup et qu'il s'explose par terre tête la première...
Bon stop les scénarios catastrophes, occupons-nous plutôt du fréro.

« Re. » Dit-il en s'asseyant à côté de moi.
« Yo Bibi ! Quoi d'neuf au pays du Skate Board ? »
« Rien d'nouveau mon cher. Et toi au pays d'la connerie, sa s'passe ? »
« Très bien ! Bon, assez ris, tu voulais m'dire...? »


Il baissa le regard et se concentra sur le bas de la piste.

« T'aime les filles toi, non ? »

Je ne répondis pas et le regardai, étonné.
On a beau être jumeaux, parfois, il m'surprend.

« Euh ouai...pourquoi pas toi ? »
« Mmmh...si sûrement. »
Dit-il, les yeux dans le vide.
« D'toute façon, quoi qu't'aime, moi j't'aimerais toujours. »

Il sourit et replongea son regard dans le mien.

« Moi aussi. »

Il avait dit ça avec tellement de sincérité que j'en rougirais presque.
Presque seulement.
Parce que, comme il le dit si bien, c'est pas une fille.

« Bon, on go ? » Dit-il en s'apprêtant à descendre la pente en roulant.
« Okay...mais euh...j'descend comment moi ? Sur le cul ? »
« T'avais qu'à pas monter ! » Dit-il en descendant.

Pff. Celui-là alors...
Je descend donc sur mon joli petit derrière, manquant de déchirer mon pantalon plusieurs fois et arrive enfin sur la terre ferme.
Bill est déjà assez loin, sur son skate.
Simpa le frère...
Et comme si il lisait dans mes pensées, il s'arrête et reviens en courant [enfin en roulant] jusqu'à moi.
Il s'arrête, descend d'sa planche et la prend sous l'bras.

« On y va ? » Me dit-il avec un sourir tout mimi.
« On y va. » Dis-je en lui attrapant sa planche.

On finit par rentrer chez nous, tenant chacun un côté de la planche sur nos épaules...


_ FIN DU FLASH BACK _



Je me met à rire encore plus.
Parce que mon Bibi est unique en son genre.
Unique.
Jamais personne ne pourra le remplacer dans mon coeur.
Jamais personne ne pourra lui arriver à la cheville.
Jamais personne ne pourra lui ressembler.
Jamais.
Jamais...

« Ah Bill...si seulement on avait sus plus tôt se qui allait nous arriver... » Dis-je en soupirant.

Mon sourir s'effaca soudain.
Je parcourus la pièce des yeux : Il avait disparus.
J'étais tellement dans mes pensées que je n'ai rien entendu, rien vu, rien remarqué...
Il fait toujours ça de toute façon.
Et là, mon coeur pleurt.
Oh non, personne ne pourra jamais être Lui.
Ce Lui.
Mon Lui.
They are not you.


_ La différence entre une flamme et un souvenir,
C'est que l'un nous brûle de l'extérieur
Et l'autre, de l'intérieur... _



__________________________________

Fin du chapitre 1.
* Stresse comme une vraie malade *
Vraiment peur que vous aimiez pas.
Alors ?
C'est comment ?
=/

Alors euuuh...
J'aimerais bien...quelques comm's. Combien vous voulez ^^
Surtout des avis...

PS : Putain. J'ai dépassé les 1000 comm's !!! Merciiiiiiiii 1000x [XP]
='DDDDDD

germany-online.sky' a mis le 1000e comm'. Merciii <3
En plus c'est toi qu'avait mis le 483e quoi ! MDRR
Mmh...qu'es-ce que j'peux faire pour te remercier ?
Bsx Miss <33

B'soux j'vous aime




Piix': Prise ici. Pour changer mdrr <3

# Posté le jeudi 06 décembre 2007 14:47

Modifié le vendredi 07 décembre 2007 12:18

Chapitre 2 - Mes chers amis...

Chapitre 2 - Mes chers amis...
Chapitre 2 – Mes chers amis...



L'heure tourne.
Les tic-tac de l'horloge m'angoisse,
Et les les aiguilles qui bougent me donne le tournis.
Pourtant...
Le temps passe trop lentement.
Dix minutes que je suis là, dix minutes qui ont duré des heures à mon goût.
Alors j'essai de me distraire, histoire de faire passer le temps...
Que-ce que je fais ?
Je continue de regarder l'album photos.
Seul, comme ce matin.
Seul, comme ce matin juste avant l'arrivé de Bill
Seul, comme hier, avant-hier, avant-avant hier...
Seul quoi.
J'ai b'soin d'personne de toute façon.
Personne.
Je suis bien seul.
Je tournai la page de l'album intitulé _ Douze ans de vie _ et tomba sur une autre.
Plus belle.
Plus précieuse.
Une page de notre vie qui a tout changé...

_ Rencontre avec deux de vos plus grand amis : Georg & Gustav _

Je souris en reconnaissant l'écriture de ma mère.
Elle s'est vraiment donné de la peine pour cette album, c'est adorable.
Ah, Georg et Gustav...comment ai-je pu les oublier ces deux là ?
Je me rappelerai toute ma vie de notre rencontre avec eux...


_ Flash Back _



« Allez Tom-Tom bouge tes fesses ! »
« Ouai ben ça s'voit que c'est pas toi qui doit porter une gratte et tout l'tralala qui va avec un ? »
« Normal très cher, j'suis pas guitariste ! »
« Pff... »
« Roh arrête de chialer ! »


Il s'avança vers moi et m'arracha l'un de mes sacs.
Je lui souris de toutes mes dents.

« Merci !! »
« De rien. »


Nous continuâmes donc notre chemin jusqu'à la maison.
Là, vous voyez, on vient de jouer dans un petit bar à Magdeburg et on va rentrer chez nous à pied parce que notre cher beau père à emmener notre mère dîner pour l'anniversaire de leur rencontre.
Et d'après eux, on est assez grands, à douze ans, pour rentrer seuls.
Ca okay, j'dis pas l'contraire mais...
C'est nous qui d'vons nous trimballer tous nos instruments à la main !
Enfin plutôt moi, même si Bibi m'aide un peu.

« It's raining men !!! Hallelujaaaaaaaaa it's raining men...hey men !! » Se mit à chantonner Bill [Nda : pas sûre que se soit les bonne paroles... =/]
« Putain tu t'arrêtras jamais toi, tu chantes pendant toute une après-midi et tu continus jusqu'au lendemain ! En plus c'est une chanson d'fi... »

Je me stoppai.
Gaffe, gaffe, gaffe...

« Nan nan c'est pas s'que j'voulais dire ! J'suis vraiment désolé Bibi, t'es pas une fille j'le sais !! » Dis-je précipitament.
« Euh...je...t'inquiète pas c'est pas grave. »

Mes yeux s'arrondissent.
Attendez là ! Qu'es-ce qui est arrivé à mon frère, celui qui supportait pas il y a encore quelques temps qu'on l'traîte de fille et tout s'qui touche à ce sujet ?!
Il se mit soudain à sauter dans tous les sens en frappant dans ses mains.

« Nan mais attend c'était géant aujourd'hui Tom-Tom !!!!! Tous ces gens, tous ces applaudissements, tous ces... »
« Hey vous là-bas, attendez !!! »


Bill s'arrêta brusquement de sautiller et nous fîmes volte-face mon frère et moi pour nous retrouver face à....
Un nain blond.
Arrivé à notre "hauteur", il s'arrêta de courir.

« Je...salut, moi c'est Gustav. » Dit-il en nous tendant la main.

Je regardai sa main, puis remontai mes yeux vers son visage.
Il était tout rouge et semblait ultra-gêné.

« Euh...salut, moi c'est Tom, dis-je en lui serrant la main, et lui c'est mon frère, Bill... »
« Oui je sais, j'vous ai vu joué cet aprèm' ! Vous êtes trop géniaux !!! »
« Ah...euh...merci ! »
Dis-je, un large sourir sur mes lèvres et deux petites tâches rouge sur mes joues.

Wah. C'est pas dans mes habitudes d'êtres gêné.
Normalement j'suis plutôt cool...
C'est p'têtre parce qu'il a l'air plus âgé que nous, malgré sa petite taille...

« Non franchement j'trouve s'que vous faites trop bien !! Mais...vous avez pas d'batteur et d'bassiste ? »
« Ca s'voit pas ? »
Dit Bill d'un ton froid.
« Bill !, dis-je avant de me retourner vers Gustav, ouai donc...non on en a pas pourquoi ? »
« Et bien je...enfait...c'était pour savoir si...parce que j'sais faire de la batterie et je...je connais un bassiste donc...si ça vous interesse on pourrait... »


Il baissa la tête, toujours gêné.
Attendez là...

« Tu...tu veux savoir si ça nous interesserait d'monter un groupe avec toi et ton ami c'est ça ? »
« Oui, c'est ça... »


Silence.
Oh. Mon. Dieu.
Mais putain c'est...c'est...
Un hurlement strident se fit entendre, se qui me fit sursauter comme pas possible.
Je me tournai vers l'auteur de se cris, soit dit, comme vous l'auriez deviné...
Bibi.

« Aaaaaaaaaah mais putain c'est pas vrai c'est...kyaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaah Tom-Tom on va faire un groupe !!!! On accepte !!!! » Dit Bill en sautillant comme un kangourou.
« Attend hein ? D'abord faut voir s'que vous valez...ça t'dirais d'venir avec ton ami demain au club histoire de voir ? Par contre faut ammener vos instruments... »
« Que...quoi ? Vous accepetez ? »


Il se mit à hurler en sautillant lui aussi.
Mon dieu mais dans quoi on se lance là ?
J'vais avoir un batteur aussi fou qu'mon frère....


_ Fin du Flash Back _



La suite de l'histoire, tout le monde la connaît.
Gustav et Georg sont venu, on les a trouvé super et Devilish est né avant de laisser place à Tokio Hotel...
Une petite larme coule le long de ma joue.
Mes deux grands frères, mes deux confidents, mes deux têtes de cons...
Comment j'ai pu oublier ces deux abrutis de première catégorie ?
Je ris tout seul.
Ils sont tellement...tellement eux quoi.
Irremplaceable.
Comme Bill...

_ Toc Toc Toc _

Je fis un bond de cinq mètres sur mon lit.
Qui ça peut bien être à cette heure-ci ?
Ou plutôt...
Qui pourrait bien venir me rendre visite ?
J'en reçois tellement peu que ça me paraît être une sorte de rêve...
Bon Tom, ne t'emballe pas.
Si ça s'trouve, c'est seulement le facteur...
Peut être oui.
Ou peut être pas...

Mon coeur bat la chamade au creux de ma poitrine.
Pitié que ça ne soit pas le facteur...
Pitié que ce soit une bonne visite...
Pitié que ce soit Lui.
Je m'approche lentement de la porte.
Arrivé devant celle-ci, j'ouvre lentement le loquet de la serrure.
Mon dieu comme j'ai peur...
J'ai tellement peu de contact avec l'être humain ces temps-ci que j'en viens à avoir peur du monde extérieur.
Peur du pauvre petit facteur qui sonne à ma porte pour me faire signer une décharge comme quoi j'ai bel et bien reçu le paquet qu'il est venu me livré.
Peur de la mignonne petite voisine de palier qui vient chercher du sel car elle est à court.
Peur des adorables petits enfants qui viennt le jour d'halloween pour récolter des bonbons.
Peur de tout et de tout le monde.
J'agrippe fermement la poignée, inspire un grand coup pour me donner du courage et ouvre la porte.
Je pousse un hurlement strident quand je sens deux personnes se jeter littéralement sur moi dans un bruit infernal.
Je finis bien vite par-terre, écrasé par le poid de ces deux personnages qui rient à gorges déployées.
Une fraction de seconde plus tard, me voilà debout, relevé par une de ces deux personnes.
Des cheveux en en pagaille, des bras bien musclés, deux grosses voix graves et chaleureuses, des regard rieurs...
Une vague de bonheur submerge soudain mon coeur.

« Georg, Gustav !!! »

Ils n'ont même pas le temps de rappliquer que je leurs saute littéralement dessus.
Oh mon dieu je suis si heureux !
Ils me rendent mon étreinte, toujours en riant.
Nous restâmes commeça pendant de longues longues longues minutes...
Je suis si bien avec eux.
Presque comme avec lui.
Presque seulement...
Je finis par me séparer d'eux, à contre coeur je l'avoue.
Mais une question me picotte la langue depuis un moment...

« Qu'es-ce que vous faites ici ? »


A peine ai-je posé cette question que leurs magnifiques sourires dispairaissent de leurs visages.
Un lourd silence occupe désormais la pièce...
Rah. Je hais le silence.
Pitié qu'il soit bientôt brisé...

« Tom...tu sais quel jour nous sommes ? »
« Euh...non. »


Un autre silence pris alors place dans la pièce.
Mais quoi ?
Qu'es-ce que j'ai dis ?
Qu'es-ce qu'il y a de spécial aujourd'hui ?
Je me retourne et m'approche de mon miroir, où j'ai accroché mon calendrier.

Mardi 1er Septembre 2009


1er Septembre ? Qu'es-ce qu'il y a le premier Sept...
Oh. Mon. Dieu.

« C'est ton anniversaire crétin !,
dit Gustav en souriant, t'as vingt ans auhjourd'hui, t'entends ? »
« Bon anniversaire Mister-tête-en-l'air ! »
Dit Georg en me tapant l'épaule.

Ils se mettent à rire et parler comme avant, dans la joie et la bonne humeur.
Mais je ne les écoute pas.
Je ne les écoute plus.
Je ne les entends plus.
Le monde c'est littéralement arrêté de tourner.

« C'est notre anniversaire... » Murmurrai-je, plus pour moi-même que pour les deux autres.

Et je crois que j'aurais mieux fait de me taire.
J'ai lançé un énorme froid chez mes deux amis.
Mais...
Oh putain.
C'est notre anniversaire.
Bordel de merde !
Voilà pourquoi il est venu ce matin !
Et moi qui ne le lui ai même pas souhaité...
Putain.
Les larmes commence à se manifester dans le fond de mes yeux.
Putain mais quel con...
Comment ai-je pu oublier notre anniversaire ?
Nos vingt ans ?
Oh Bibi pardonne-moi...

« Tom..., murmurra Georg, ne pleurs pas...ça ne sert à rien. »
« Mais j'ai oublié notre anniversaire ! Je l'ai oublié Georg ! Je suis qu'un pauvre crétin... »
« Ne dis pas ça Tomi ! C'est pas la fin du monde !
» Dit Gustav en me caressant amicalement le dos.
« Il...il est venu ce matin...et j'ai oublié de lui souhaité bon anniversaire...pardonne-moi mon Bibi. » Dis-je tellement doucement que je me demande si ils ont pu m'entendre.

Putain !!
Je me lève brusquement, faisant sursauter Gustav et me dirige vers ma commode.
J'ouvris rageusement le premier tiroir et en sortit un bracelet noir à clous.
Son bracelet noir à clous.
Ma mauvaise humeur et ma haine envers moi-même s'évapore soudain pour faire place à une joie pas possible.
Je le met à mon poignet, souriant comme un gamin de cinq ans.
Je ne le porte que pour les grandes occasions.
Il me porte chance.
De plus, aujourd'hui est un grand, très grand jour...
Je me rassois entre mes deux amis et leur souris de toute mes dents.
Mais eux, ils ne sourient pas, loin de là...
Normal, j'ai l'air complétement dingue.
Je souris pour un bracelet...
Ils doivent me prendre pour un timbré c'est sûr mais...
Personne ne peut comprendre.

« Quoi ? Pourquoi vous faites cette tête ? Il me pardonnera vous inquiétez pas ! J'sais comment m'y prendre avec lui depuis l'temps. » Dis-je en riant.
« Tu..., commença Georg, tu lui souhaitera bon anniversaire de notre part ? Je n'pense pas qu'il ait très envie de nous voir... »
« Sans problème ! »
« Il va bien ? »
Demanda Gustav en souriant faussement.
« Oui, je crois...il ne parle pas beaucoup enfait. Il est silencieux... »

A ces mots, Gustav baissa la tête et Georg se racla fortement la gorge.
J'ai denouveau lançé un froid...
Mais je m'en fou.
L'important, c'est mon bracelet, Bill et notre anniversaire...
J'étais à entièrement plongé dans me pensée quand mon amis brun enleva son sac de sur son dos et l'ouvris tout en disant :

« Ah, au fait, on a des cadeaux pour toi ! »
« Pour moi ? Oh les gars fallait pas ! »


Fallait surtout pas...

« Hey, vingt ans ça s'fête mon gars ! » Dit Gustav qui a soudainement retrouvé sa joie de vivre.
« Tiens, dit Georg en me tendant deux gros paquet bleu, c'est pour toi ! »

Mon coeur se mit à battre de joie à la vue des deux petit paquet emballés avec soin.
Je les aime mes deux gros nounours !
Je commençai à défaire le ruban noir du premier...
Il a été emballé tellement de soin et de délicatesse que j'ose à peine l'ouvrir.
Mais bon, il faut bien hein ?
J'aime les cadeaux.
J'ai toujours aimé les cadeaux.
Et ouai, j'ai un côté gamin de cinq ans qui n'est pas prêt de s'évaporer...
Oh, il y a deux cadeaux dans celui-là !
Trop géant !!!
Alors...une casquette noir [avec mes initials] et un CD de Hip-Hop, un vieu collector que j'avais pas...
Un large sourire pris posséssion de mes lèvres.

« Merci Georg !! »
« Hey, qui t'as dis que celui-là c'était de moi ? »
« L'intuition féminine. »


Gus' éclata d'rire.

« Là, on aurait dit totallement Bill !! »
« Clair ! Ca c'est les expréssion typish du moustique ! »
Continua Georg.

Ils rient, rient, rient...
Ils rient beaucoup trop. Ca fait peur.
J'ai l'impression d'être dans un film américain, lorsque la bande de pote se retrouve après des années de séparation, discute autour d'un café en riant des bons moments d'autrefois.
Sauf que là, nous ne sommes pas dans un films, nous ne sommes pas une bande de vieux potes séparés depuis des années, y'a pas d'café et y'a un des personnage de la scène qui ne rit absolument pas, autrement dit...moi.
Pourquoi j'rit pas ?
Parce qu'il y a un trop grand manque de Lui dans cette pièce.
Et sans lui mes éclats de rire refusent de franchir la barrière de mes cordes vocales.
Il m'est impossible de rire sans Lui, c'est aussi simple que ça.
Si ça fait pas clichés des films américains ça...
La petite âme en peine qui ne peut vivre sans Lui, comme dans les grandes oeuvres de littérature tel Tristan & Iseult, ou l'un ne peut vivre sans l'autre...
Si c'est pas pitoyable de se comparer un un roman bourré d'un romantisme écoeurant et où l'amour fou est un pêcher plus que honteux et déshonorant...
Au diable la littérature et toute autre oeuvre idiote et fictive.
Nous sommes nous, et nous avons eut une histoire qui ne ressemble à aucune autre.
Je suis lamentable.
Mes pensées n'aboutissent à rien mis à part à...
Bill.
Parce que, comme dans les séries américaines bidons, il est mon tout.
Mais es-ce ma faute si j'aime trop ?

« Allez Tom-Tom ouv... »
« N'm'appelle pas comme ça. »
Dis-je d'un voix aussi glacial qu'un bloque de glace qui vous tombe sur la gueule.
« Je...excuse-moi » Dit Gus' en baissant les yeux.

Je lui arrache le paquet des mains et commence à l'ouvrir brutalement.
Il n'a pas l'droit d'm'appeler comme ça !
Seul Bibi le peut, point final.
Je fais un caprice là vous dîtes ?
Et alors ?
Après avoir complétement déchiquté le papier cadeau, je scrute son contenu...
Une chaîne en argent avec une bague asortie où son gravé mes initials.
A croire qu'il aime mon nom ces deux p'tit trou d'balle...
La chaîne est pire belle. Et la bague putain...
Et merde.
J'm'en veux.
Je les regarde et des petits « désolé » clignotent dans mes yeux.
Ils sont tellement géniaux ces mec...
Georg c'est déplacé depuis la France et Gus' depuis Magdeburg, tout ça pour me voir quoi...
Et leurs cadeaux sont trop cool.
Des petits cadeaux, comme on se l'ai toujours promis.
Ne jamais s'acheter des trucs hors de prix, toujours rester modeste et faire plaisir aux autres avec de petites attentions.
C'était le pacte que nous avions scellé tout les quatres il y a de ça...fiou. Cinq ans.

« Merci Gus' c'est vraiment...vraiment adorable. Vous êtes des amis géniaux les mecs... » Dis-je en souriant d'un air sincère.
« C'est rien Tom. » Dit Georg en me foutant la casquette sur la tête.
« Au fait ça t'dirais d'trainer avec nous pour fêter ton anni' ? »
« Ouai, on pourrait draguer un coup...enfin pas moi vu qu'j'ai Jen' mais bon vous... »
« Désolé les gars, aujourd'hui j'ai des projets... »
« Ah... »


Un autre silence s'installa dans la pièce.
Qu'es-ce qu'ils veulent ?
Que j'fasse une overdose de silence ?
J'étouffe dans le silence moi.
Ca fait si mal...
Après quelques minutes, je me levai brusquement, pris ma veste, ajustai ma nouvelle casquette, enfilai mes nouveaux bijoux et me postai devant mes deux frères.
Je me penchai vers eux et les serrai dans mes bras. Fort. Très fort. Si fort que je crus que Georg allait s'étouffer.

« J'vous aime les gars...merci d'avoir été là pour nous. » Leurs chuchotai-je dans l'oreille.
« Mais Tom tu vas où ? »

Je ne répondis pas et me dirigeai vers ma porte d'entrée.
Juste avant de m'en aller, je leur balança la clef de mon studio en pleine figure.

« Mais... »
« Fermer la porte pour moi s'vous plaît...à bientôt mes frères. Merci pour tout. »
« Tom ? »


Trop tard, je suis déjà loin.
Je cours, évidemment, de peur qu'ils me ratrappent.

« Tom !! » Hurlairent-ils au loin.

Non.
Non.
Non !
Tom, laissez-le.
Tom se barre. Tom a quelques chose à faire.
Tom va là-bas, là où tout c'est terminé pour eux.
Et sur le chemin, il espère, non, il prit pour que Lui vienne avec lui.
Parce que le silence demeure depuis trop longtemps.
Et à force, il pèse.



_ Dans une vie, avoir un ami est ce qu'il y a de plus précieux.
C'est pour ça que je ne souhaite qu'une chose :
Que la flamme de notre amitier reste à jamais gravé dans vos mémoirs _


_________________________________________________


Voilàààà. Fin du chapitre 2.
Vous aimez ?
=/
J'ai de moins en moins d'comm' je remarque...
Mais au fond, ça m'est égal parce que j'ai toujours le même nombre de visites XP
En gros j'ai toujours autant d'lecteurs =DD
Donc c'est pas grave.

J'voulais vous dire que...ben...
Mon ordi à un problème rare qui était jamais arrivé [évidemment ca nous arrive à nous ><] et on doit l'renvoyer en magasin.
En gros...
Plus d'ordii pendant deux semaines !!!
='(

J'ai vraiment la poisse quoi...
Enfin bon.
Dès que j'ai denouveau un ordii j'vous préviens !!
Vraiment désolée...

Voilà donc...
J'aimerais bien...mmh...ben ça serait gentil mais c'est pas obligé que chaque personne qui lis mette au moins un comm'.
Mais c'est pas obligé.
C'est pas très garve ^^

Bsx j'vous kiff et encore VRAIMENT désolée. <33333

EDIIT :

J'ai un ordiiiiii !
J'essai de mettre la suite ce soir ou demain...
J'essai hiin ?
Parce que demain y'a ma best qu'arrive à G'nève... =DDDD
* Happy *
Donc j'sais pas si j'aurais vraiment l'temps...

Nan sérieusement j'essai trop d'vous la mettre !
Elle est déjà pas mal avancée...
En tout cas merciii du fond du coeur pour les comm's =DDD
J'vous aiiiiime <3


EDIT 2 :


J'met demain, comme cadeau d'noël parce que j'ai pas pu mettre avant...désouleyyyyyy
Bsx j'vous aiiiime <3333333

Piix' : Prise sur le blog qui est inscrit sur la photo. Elle est magnifique <3

# Posté le mardi 11 décembre 2007 15:45

Modifié le dimanche 23 décembre 2007 15:13