Chapitre 11 - Le détail qui tue.

Chapitre 11 - Le détail qui tue.
Chapitre 11 - Le détail qui tue.




Et tout a passé si vite.
Trop vite.
Je regarde par la fenêtre de notre van et j'ai l'impression que la pluie qui ravage la ville ravage par la même occasion mon âme en peine.
Que c'est poétique dîtes-moi...
En face de moi, Georg paraît aussi vide que moi.
Ses yeux d'un vert intense semble se perdre dans le paysage gris qui nous est offert.
Et le véhicule s'agite, nous bousculant quelque peu. Pourtant on est sur l'autoroute...
Enfin bon, j'ai pas encore l'permis moi j'sais pas si j'saurais aussi bien conduire que notre cher conducteur...
Bon allez Tom.
Encore deux heures quarantes cinq minutes et tente huit secondes avant d'arrivé a destination.
Et ensuite c'est stresse, interwiews, stresse, répétition, stresse, concert, stresse, signage d'autographes et enfin dodo.
Quelle journée bien remplis...m'enfin, on y prend plaisir, c'est l'essentielle.
Et dire que des miliers de petites adolescentes nous attendent avec impatience sous la pluie alors que le concert commence dans plusieurs heures...
J'ai un peu mal au coeur pour elles.
Un peu seulement.
J'ai pas l'temps d'avoir de la compassion pour les gens.
Parce que, qui en a pour moi ?
Moi qui ne parle plus à mon frère depuis ce putain de jour de 1er Septembre à la con.
Enfin, c'est lui qui me parle plus. Bon okay j'ai fait aucun effort pour qu'il me parle.
J'dois être trop lâche pour ça.
Mais oui, c'est ça, je suis un lâche.
C'est s'que tout l'monde pense de toute façon.
Voilà se qu'est Tom Kaulitz : un gros lâche.
Et un crétin d'idiot par la même occasion.
Pauvre, pauve Tom Kaulitz, qu'est même pas capable de reconnaîte ses putain de sentiments.
Sentiments que j'ai d'ailleurs très bien reconnu, mais ça j'ai pas envie d'me l'admettre.
Pourtant ce mot tourne dans ma tête. Et pas que dans ma tête d'ailleurs...
Partout autour de moi, j'ai l'impression que ce mot est présent.
Ecrit en grand sur les mur, sur le front des gens...
J'ai l'impression que des voix me susurrent ce mot à l'oreille, ce mot si Horrible et Honteux dans mon cas.
Ce mot que je hais tant, ce mot que j'aimerais bousiller et effacer du dictionnaire.
Ce mot qui résume si bien mes sentiments...
Amoureux.
Amoureux.
Amoureux.
Amoureux...


_ FIN DU FLASH BACK _



Amoureux...
Ce mot résonne à nouveau dans ma tête.
Comme si pendant un instant, j'avais oublié que j'ai été Amoureux.
Que je suis Amoureux.
Oh mais comment l'oublier ?
Ce sentiment si...si intense qu'est l'Amour.
Celui qui vous ronge de l'intérieur, faisant de vous un cadavre embulant.
Surtout lorsque l'Amour se mélange à la Souffrance...
Parce que oui, je souffre, je crève, j'asphyxie...
Regarde se que tu as fait de moi, admire et apprécie Bill Kaulitz.
Comme je regrette de ne pas avoir tout analyser plus tôt.
Comme je regrette le temps où je pouvais encore rire à tes côtés.
Oh et voilà ca recommence...
Vois, vois se qu'est devenu ma vie depuis tout ça.
Vois bordel de merde et jouis de ma souffrance !
Te gêne pas Bibi, te gêne pas...
J'l'ai bien mérité de toute façon.
La pluie coule à flot à présent, me trempant totalement, mais je m'en fou.
Peut être que cette eau froide réussira à appaiser mon coeur brisé...
Peut être oui.
Ou peut être pas.

« Ich will da nicht allein sein, lass uns gemeinsam, in die Nacht...»


_ FLASH BACK _



T'as beau essayer d'me toucher à travers ses paroles, tu n'obtiendras rien.
Pour la simple et bonne raison que je ne sais pas comment réagire face à Toi.
Alors j'attends.
J'attends que la terre tourne à nouveau dans le bon sens.
J'attend simplement que tu viennes à moi, parce que moi, je n'y arriverais pas.
Je ne suis que Tom Kaulitz, souviens-toi...

« Ich will da nicht allein sein
Je ne veux pas être seul ici
Lass uns gemeinsam, in die Nacht
Restons ensemble, dans la nuit
Irgendwann wird es Zeit sein
Nous aurons le temps
Lass uns gemeinsam, in die Nacht
Restons ensemble, dans la nuit... »

Parce que tu penses que moi, j'ai envie ?
Tu crois que ça m'amuse d'être seul chaque nuit sans te sentir près de moi ?
Halleluja ! C'est vrai, j'avais oublié que tu crois que j't'aime pas !
Crétin d'merde.

«Du bist alles was ich bin
Tu es tout se que je suis
Und alles was durch meine Adern fließt...
Et tout se qui coule dans mes veines... »

Bah voilà, chanson finie, t'as réussi à m'toucher mais tu l'sauras jamais.
T'es content maintenant ?
A quoi ça sert d'avoir écrit cette chanson Bill ?
Elle touche personne.
Sauf moi...
Mais bon, on s'en fiche, elle sert à rien.
Elle sert plus à rien.
Alors pourquoi on la joue encore ?
Tu trouves ça jouissif d'être seul avec moi sur scène ou quoi ?
Pis pourquoi j'te pose pas toutes ces questions directement ?
Pourquoi j'ose même pas te regarder ?
Pourquoi c'est comme ça ?
Fucking Shit.
Applaudissement, salue à la foule, coulisse, van et puis pour finir dodo.
Quelle journée mon dieu...


[Ellipse]


Concert fini.
Encore quelques concert et la tournée française touche à sa fin...
On va enfin quitter la France et se barrer loin de l'Europe une nouvelle fois !
Enfin ouai, à Noël mais bon...
J'suis censé partire avec Bill mais j'penses plus qu'ça soit au rendez-vous.
Qui vivra verra.

Où nous sommes ?
A Paris, mes amis.
On tourne un clip.
J'aime pas tourner des clips.
Mais j'suis bien obligé d'figurer dessus hein ?
Imaginez un clip sans Tom Le Magnifique...
Ca s'rait horrible pas vrai ?
Oh je sens déjà toute la souffrance des fans...
Enfin bref.
Notre nouvelle chanson s'appelle Tausend Meere. [Nda : Merci d'm'avoir corrigé =$]
J'avoues ne pas comprendre se que signifie les paroles...
Je n'sais pas pour qui elles sont destinés, je sais pas quand il a décidé d'nous les gerber sur papier mais il l'a fait.
Pis malgré ça, cette chanson j'la trouve parfaite.
J'veux dire qu'elle est tellement mystérieuse...et la voix de Bill putain.
Ah ça y est, ça recommence...
Bon, marche arrière.
Pis malgré ça, cette chanson j'la trouve parfaite.
J'veux dire qu'elle est tellement mystérieuse...et le son de ma guitare putain.
Ca casse la baraque !
Hum...
Sans commentaire.

« Bon Tom c'est à toi. Mets-toi sur le train, prend un air rêveur et joue avec cette petite pierre d'accord ? »

Gnia gnia gnia.
Un peu plus et il me disait : « Tom c'est à toi, allez Tom viens ici mon petit, met-toi gentillement sur le petit train qui fait tchou tchou, joue avec le jolie petit cailloux pendant que les gentils hommes te filme, d'accord ? »
Pff...
Je deteste autant que Bill qu'on me donne des ordres.
Surtout ce genre d'ordres, venant d'un homme tout souriant qui vous ordonne de faire quelque chose en faisant style qu'il vous aime bien...
Mais enfait, ce gars là, il vous méprise et il vous matte de haut.
Connard va.
Voilà, Tom le gentil toutou est sur le train et il fait mumuse avec la piepierre ! Content ?

« Et coupé, c'est dans la boîte. »

Hey mon gars, arrête de faire comme si t'étais à Hollywood hein ?
T'es simplement en train d'filmer quatre adolescents qui font d'la musique dans un train, pas en train d'filmer le dernier Harry Potter !
Oulala mais c'est que j'deviens agressif...
Heureusement que j'garde ça pour moi, ça deviendrait vite insupportable !

« Bill ? Bill qu'es-ce que tu fous ? » Hurla une voix aussi douce que celle de Adolf Hilter, soit dit celle de David mon amour de manager.

Il se remet à hurler comme une tarlouse.
Ho mais qu'es-ce qu'il se passe ?
Je jette un regard par dessus mon épaule et aperçois Bill qui marche au loin.
Mais il fou quoi ?
Il continu sa route et passe par dessous la sorte de barrière qu'ils avaient posés pour nous délimiter les endroits bloqués.
Ben oui, puisqu'on est sur un chemin ferré fallait bien bloqué les trains !
Mais imaginez bloquer tout le train accédant à Paris, et sortant de Paris juste pour nous...
Hum. Même pas en rêve.
Mais ce con là, il passe derrière ces barrières soit dit là où les trains passent.
Et une gros boum dans ma poitrine me donne raison de m'inquiéter.
Soudain, j'eus comme une sorte de flash back.
Vous savez, le genre de flash back qui vous noue les entrailles...

« Ah parce que toi t'as déjà réfléchit à la façon dont t'aimerais te suicider ? »
« Bah ouai ! »
« Et comment tu t'imagine ça dis-nous ? »
« Me balancer sous un train. »


La dernière phrase résonna plusieurs fois dans ma tête.
J'aime pas ça.
Mais alors là, j'aime vraiment pas ça !
Mes yeux suivèrent chacun de ses pas...
J'ai peur.
Suivèrent chacun de ses gestes...
J'ai peur.
Suivèrent ses mouvements lorsqu'il se retourne vers moi.
J'ai peur.
Suivèrent son regard avant de me rendre compte que c'est moi qu'il regarde.
J'ai peur...
J'ai l'impression d'être à nouveau dans la chambre.
Quand il pleurait et que je n'arrivais pas à bouger.
Et bien là, c'est pareil.
Il essai de me dire quelque chose, mais je ne vois rien.
Peut être que si je m'approche...
Putain monde de merde remet-toi à tourner correctement et sors moi de ce cauchemard horrible qui hante autant mes jours que mes nuits !
Pourquoi tout me paraît si étrange ?
J'aime pas le changement.
Surtout quand je ne le comprend pas.
Alors j'avance.
Personne ne semble nous voir.
Personne ne semble voir notre petit manège.
David a cesser d'asticoter Bill pour s'intéresser à Georg qui ne semble pas comprendre se qu'il doit faire pour le clip.
Tant pis.
Tant mieux.
Je m'avance doucement vers Bill, ses yeux plonger dans les miens...
Peut être que ça y est.
Peut être que c'est enfin le moment.
Peut être qu'on va se réconcilier...
Oh j'espère, je croise les doigts, je prie même pour que tout redevienne comme avant !
J'avance, aveuglement...
N'importe quel train pourrait me rouler dessus, je crois que j'm'en rendrais même pas compte.
Bon au pire, restera plus que d'la bouillie d'Tom.
J'suis sûr qu'elle se vendrait très bien aux enchères ma bouillie.
J'devrais en parler à David, comme ça il pourra toujours gagner sa vie après ma mort...
Hum. J'dois avoir un psychopate dans mes ancêtre moi c'est pas possible.
Ou alors, plus simplement, c'est Bill qui me fait cette effet.
En parlant de lui, je suis maintenant à un mètre, quarante deux centimètre et soixante six milimètres de lui [pour être précis].
Et le monde autour de moi se dématerialise à nouveau...
Tout disparaît, sauf toi.
Une phrase se mit alors à trottiner dans ma tête, une phrase qui résumerait tout.

« Tu me rend fou. »

Mais il faudrait un miracle pour qu'elle franchisse le seuil de mes lèvres...
Je baisse les yeux vers ses bras nus [quel idiot d'être en T-shirt alors qu'il fait froid...] et aperçoit de légers frissons les parcourirent.
Mon instinct de grand frère refait surface.
Je m'avance encore un peu plus de lui, prend ses mains et commence à le réchauffer à ma façon.
Parce que je faisait toujours ça.
Parce que j'ai toujours fais ça.
Et parce que je ferai toujours ça...
Tes yeux dans les miens.
Tes mains dans les miennes.
Ton visage dans ma tête.
Ton nom dans mon coeur...
J'ai l'impression que le vent me chante une serenade. [Nda : Secondhant Serenade <3]
Comme si c'était maintenant ou jamais.
J'ouvres la bouche pour parler.
Oui, je l'ouvres, je vais parler, je vais te dire...
Je vais te dire Bill, je vais te dire...
Amoureux.
Sauf que la vie en a décidé autrement.
Quelqu'un cris.
J'essai de percevoir des mots dans ce hurlmenent, mais je n'y arrive pas.
Le monde autour de moi ne semble pas vouloir réapparaître...
Ou alors, c'est moi qui ne veut pas quitter le notre.
La voix se fait plus forte et résonne dans tout l'ensemble de mon être.
Ce n'est que lorsque que je perçois le mot « train » que mon cerveau semble se remettre en marche.
Je tourne brusquement la tête et vis effectivement un train s'avancer dangeureusement vers nous.
J'essayais de me dégager de Bill pour partir mais celui-ci me tenait fermement.
La panique pris posséssion de moi.

« Bill putain y'a un train ! »

Mais il ne semble pas vouloir m'écouter.
Son regard est toujours posé sur moi et on dirait qu'il a le pouvoir de me tuer.
Ses yeux se sont transformer en deux petits révolver imaginaire, prêt à me saigner sur place.
Ca fait mal.
Putain mais pourquoi il ne bouge pas ?
Le train est maintenant trop près.
Je n'peux pas nous laisser mourir quand même !

« On mourra ensemble, on n'peux pas vivre l'un sans l'autre... »

Cette phrase se met à tourner dans ma tête.
Cette phrase que j'ai si souvent répeter en interwiew...
Et pas qu'en interwiew !
Dès que j'en ai l'occasion, je la sort.
Parce que c'est la triste vérité, on n'peux pas vivre sans l'autre...
Oui d'accord, mais on n'va pas mourir maintenant !
C'est trop tôt, trop tôt...
Pris d'une soudaine force, je le bousculais violement hors des rails.
Tellement violement d'ailleurs qu'il perdit l'équilibre et tomba par-terre, m'entraînant dans sa chute.
Je m'accrochai fermement à lui de peur qu'il n'aille une soudaine envie suicidaire lorsque je sentis le train passer dans mon dos.
Sentis et entendu.
Ca fait drôlement d'bruit un train en vitesse maximal.
Surtout quand il passe à disons...deux trois mètres de vous ?
Paraît que c'est dangereux de rester aussi près d'un train, on peut se faire emporter...
Mais bon, on fait cent kilos à nous deux j'pense pas qu'il y aille beaucoup d'risque.
Pis il doit pas vraiment être à vitesse maximale...
Heureusement que c'est pas un TGV parce que là on aurait été mal !

A peine le train c'est il éloigné que déjà on nous saute dessus de partout.
J'entend David hurler comme quoi on était complétement inconscient, Gustav me demander pourquoi es-ce qu'on s'est éloignés comme ça et Georg grogner en m'aidant à me relever.
Il se tourne alors vers Bill pour le relever mais celui-ci le pousse méchament et se relève seul comme un grand.
Et là, une énième question me vînt à l'esprit :
Qu'es-ce qu'il lui a pris ?
C'est pas la seule question qui me vient à l'esprit évidemment, mais c'est la principale...
Et puis là, je ne sais pas se qu'il se passe.
Je sens quelque chose frapper violement ma joue.
Tellement violement que j'suis au bord de l'énuquement.
Je porte ma main à ma joue et relève la tête.
C'est Lui.
[Nda : Pour celle qui ne comprendrait pas : Il lui a foutu une baffe ^^]

« Comme ça on est quitte, Tomi. » Dit-il en appuyant bien sur le dernier mot.

Ses yeux reflètent une colère infinie.
La réconciliation, c'est pas pour maintenant apparement...
Mon coeur saigne, mais je me tais.
Tomi...
Jamais, ô grand jamais il ne m'avait appeler ainsi.
C'était toujours Tom-Tom puis Tomi-Amor il y a peu mais jamais Tomi.
Il disait que ce surnom était débil, totalement niais et de plus, très laid.
Et la vengeance, c'est pas son truc d'habitude, sauf si il est vraiment très très très énervé...
Se qui est apparement le cas.
Et j'ai denouveau mal.
Parce que je n'arrives pas à parler.
Parce que je n'sais pas se que lui attend de moi.
Je ne sais pas s'qu'il ressent et putain qu'es-ce que ça me tue !
Et avouer que je l'aime c'est comme avouer que je suce mon pouce pour m'endormir [se qui est absolument faux je vous rassure].
Alors je le regarde s'engueuler avec David et partir rageusement en direction de l'hôtel sans rien dire.
Je le regarde s'éloigner loin de moi...
Pars, casse-toi, et laisse moi seul dans ma connerie mon Bibi.


[Ellipse]


Suite à la crise de Bill, on a pas eus le temps de finir le clip.
Suite à la crise de Bill, on doit finir le clip à Berlin.
Suite à la crise de Bill, nous voilà donc sur les rails berlinoises à tourner la fin de ce – putain de – clip.
Cette fois-ci je surveille ses moindres faits et gestes.
Il a pas interêt à s'éloigner sinon je le zigouille.
On a beau ne plus se parler j'le laisserais pas passer sous un train.
Au risque de me prendre une bonne dizaine de baffes, j'interviendrais.
Point final.

Le tournage touche bientôt à sa fin.
Aucun coup de théatre de la part de Mister Bill Kaulitz...
Pas trop de nuage à l'horizon.
Mis à part le gros qui flotte au dessus de ma tête en permanence depuis quelque temps évidemment, mais j'le compte pas vraiment...
On est tous dans le train là, et on joue.
On joue réellement hein ?
J'veux dire qu'on mîme pas : on joue.
C'est une chanson triste quand même...
Elle va bien avec mon humeur du moment je dois dire.
Mais elle est tellement belle...
La chanson pas sa voix.
Oh pis merde j'me grille tout seul.
C'est sa voix qui est magnifique.
Celle de mon frère.
Mon frère...

Fin de la chanson.
Fin du clip.
Hallelujaaaaaaaa !
Ca fait un bien fou.
Je suis trop heureux vous imaginez pas !
Pis on s'est barré d'la France.
Non je ne suis pas allergique à la France, j'aime beaucoup ce pays mais il me pèse à force.
On y est toujours...
C'est saoulant.
Alors retourner en Allemagne ça m'fait du bien.
Je commence à avancer en direction de l'hôtel quand soudain, mon pied heurte quelque chose...
Le bracelet de Bill.
Le con il l'a perdu...
J'le lui rammène ?
Oh non tant pis.
Il en a un milions d'autre sa va pas le tuer...
Et ca m'évite d'avoir à l'affronter comme ça.
C'est bien.
C'est bien.


[Ellipse]


Nous voilà tous dans nos chambres d'hôtel berlinoises réspective.
Enfin non.
On est tous dans celle de Gustav enfait.
Sauf Bill...
Je ne sais pas pourquoi mais bon...
Il cherche un truc d'après les dires de Georg.
Cool pour lui.
Haaa j'suis trop content là !
Bah oui, parce que ce soir, on sort.
Juste comme ça, dans les rues...
Notre hôtel, qui se trouve près de la gare, est assez éloigné du centre ville.
Donc y'a peu de gens aux alentours et donc on peut se promener tranquilles dehors.
Elle est pas belle la vie ?
Donc on va sortir.
Là maintenant tout de suite.

« J'vais chercher Bill, allez-y déjà ok ? » Dit mon ami aux beaux yeux verts [Nda : Je ne ferais aucun commentaire U_U NdBdA : Je peux moi ? [a] GEORGGGGG XDDDDD Non non tu ne fantasmes pas DU TOUT sur LUI PAS DU TOUT XDDDD Juste un peu [a] ]
« Ok à toute. » Répondis-je.

Nous partîmes donc, mon cher Gus' et moi, dehors de ce bel hôtel de riche pour partir à l'aventure dans les belles rues berlinoises...
Evidemment, il fait nuit.
On est pas fou tout de même.
C'est pas parce que c'est isolé que y'a personnes !
Y'a des gens la journée...
Enfin bref.
Gustav entame une discussion à propos de nos vacances futur, et je me lance dans cette conversation enthousiaste.
Puis arrive [enfin] Georg et Bibi, après plus d'une demi-heure d'attente.
Bill a pas l'air de très bonne humeur.

« Eh ben, tu foutais quoi Bill ? » Demanda Gustav.
« Rien. J'cherchais un truc. On y va ? »
« Let's go !
» Dit Georg en souriant comme un bien-heureux.

Et il nous refila à tous son putain de sourir.
Soirée de folie !
On fait que marcher en faisant les cons, mais ça nous suffit.
Ca nous arrive tellement peu souvent aussi...
C'est tellement bien.
On rit, on rit, on rit...
On passe devant la gare en faisant les cons.
Georg se met à imiter David, se qui m'enfonce encore plus dans mon fou-rire.
Gustav ne parle pas beaucoup mais rit comme un fou.
Quand à Bill, il est très silencieux.
Trop silencieux.
C'est pas normal...
J'ose pas me retourner pour voir son visage et identifier son humeur.
J'ose pas l'affronter...
Mais peut-être devrais-je ?

« Hey les gars stop. »
Dit soudain Gustav.
« Quoi ? » Dis-je en même temps que Georg.

Nous nous retournâmes et nous retrouvâmes face à notre blond préféré.
Mais...quelque chose cloche.

« Où est Bill ? »

Silence.
Je n'eus comme réponse, que le simple bruit du vent...


_ Parfois il faut savoir regarder
Au delà des apparences
Au lieu d'aimer
En silence... _

_____________________________________________________


112 comm'.
* Se tue *

Moi qui met deux semaines à vous pondre une suite...
Vous vous me foutez 112 comm'.
Fiou.
Simplement Merci.

Ce chapitre est assez long je trouve, je sais pas s'que vous en pensez...
Et vous allez bientôt tout comprend.
Je dois dire que certaine d'entre vous on beaucoup d'imagination !
Non Bill ne s'est pas suicidé dans sa douche ^^
Enfin voilà.

Merci Milles Fois.

J'espère que sa vous plaît...
Suite dans une semaine.
Je me presse pas vu que c'est le dénouemment...
* Part en sifflotant *

La fiction va toucher à sa fin mes amies...
Enfin voilà.
Je vous aime.
<3333333333

Merci à ma Best d'être revenue et d'avoir prévenue aussi <3

Désolée de plus pouvoir répondre aux comm'.
Pas le temps.
Pas un ordi qui marche.
Désolée.
Et encore Merci <3

Ah oui
P'tit coup de PUB pour un blog de Critique : critiques-de-fics.sky'.
Malgré ses critiques assez péjorative, je trouve son blog très bien pour la simple et bonne raison qu'elle est Franche & qu'on sait à quoi sans tenir.

Voilà, Bisous et Merci pour tout =) <3

EDIT :

Pas eus le temps d'écrire cette semaine mais promis que je me rattraperais !
C'est juste les dernières semaines avant les vacances donc ben les prof se surpassent et s'éclatent avec leur test à la con.
Suite très vite toutefois !
Merci à vous Je vous aime (LL)

SUITE PROBABLEMENT TODAY
Si manque de temps, demain. =/.



Piix' : Tausend Meere <3

# Posté le lundi 03 mars 2008 13:36

Modifié le dimanche 16 mars 2008 13:33

Chapitre 12 - Le sang d'un Aveugle vaut-il celui d'un Menteur ?

Chapitre 12 - Le sang d'un Aveugle vaut-il celui d'un Menteur ?
Chapitre 12 - Le sang d'un Aveugle vaut-il celui d'un Menteur ?




Les larmes coulent indéfiniment le long de mes joues.
Est-ce vraiment nécessaire de me rappeler ça ?
N'ai-je pas déjà assez souffert ?
Je pose doucement ma main sur ma poitrine et me mets à murmurer notre chanson.
Juste pour m'apaiser.
Juste pour ne pas oublier que quoi qu'il en soit, il m'a aimé comme personne.
Et il m'aime toujours.

« Moi j't'aimerai jusqu'à l'éternité de l'éternité ! »

Je ris doucement.
Moi aussi Bibi, moi aussi.

« Promis ? »

Mon rire se ternit soudainement au souvenir de cette phrase.
Un grand froid pris place en moi.

« Promis ? »

La colère pris violement possession de mon âme.
Te promettre, Bill ?
Te promettre à toi, toi qui ne tiens aucune promesse ?
Parce que peut être que moi je suis aveugle.
Mais toi tu es pire que ça...

« Menteur. » Sifflai-je entre mes dents.

Mes larmes ressurgissent comme des milions de tsunamis, prêts à ravager tout sur leurs passage.
Te promettre Bill, te promettre ?!
Salopard.

« Menteur, menteur, menteur !!!! » Hurlai-je tellement fort que les pigeons à dix mètres de moi s'envolent à tire d'aile.

Même les pigeons me fuient maintenant...
Tout le monde me fuit, tout le monde !
Mais c'est vrai, qui voudrait de moi hein Bibi ?
C'est terrible de m'avoir comme frère n'est-ce pas ?!
Salaud !!!!
Je frappai rageusement le béton terne de mes poings.
Et encore, et encore, et encore...

« Je te hais Bill, t'entends ?! Est-ce que tu m'entends ?! »

Je crie.
Je jure.
Je pleure.
Je pleure de rage, d'amértume, de desespoir...
D'amour ?
A la pensée de ce mot, mes poings se figèrent contre le sol.
Je posai alors mes yeux dessus et poussais un gémissement de dégoût.
Mes mains baignait dans une marre rouge et visqueuse qu'on appelle Le Sang.
Je comptemplais chacun de mes doigts déchiquetés voir sûrement cassés et me mis à rire nerveusement.
Alors, c'est ça le nouveau moi ?
Un homme complétement dingue et – de plus – maso ?
Mon rire résonne de plus en plus fort dans ce parc pour enfant idiots, semblant faire revivre ce lieu sinistre et sombre.
Je me roulai soudainement par terre en me tenant les côtes, mais cessai immédiatement de rire lorsque ma main serra mon T-shirt.
Bordel, j'ai mal.
Mais cette douleur n'est rien comparé à celle que j'endure quotidiennement.
Je regardais à nouveau mes doigts, me demandant si j'allais mourir d'une hémoragie, puis pris l'initiative de les plonger dans une flaque d'eau, histoire de nettoyer le sang qui commence légerement à sécher.
L'eau froide transperca ma peau, la poignardant comme si elle était remplie d'épines empoisonnées.
Mais pourtant, elle m'apaise...
Je sortis mes doigts quelques secondes plus tard et les séchai délicatement avec mon T-shirt.
Puis mon regard se concentra sur la flaque d'eau.
Immobile, paisible...
Il ne pleut plus.
Je m'approchai donc de celle-ci et me retrouvai nez à nez avec un garçon à l'air triste et abbatu, les larmes creusant des fossées sur ses joues pâles et maigres, une casquette mal mise sur la tête ainsi qu'un T-shirt tâché de sang.
Un garçon qui m'est totalement inconnu.
Ce n'est pas moi.
Ce n'est pas moi.

« Ce n'est pas moi... »

Soudain, j'eus la nette impression d'avoir déjà vu ce visage.
Maigre.
Pâle.
Triste.
Un étrange sourire pris possession de mes lèvres, déformant le visage que reflaitait la flaque d'eau.

« On est pareil Bibi, t'as vu ça ? Pour une fois, je suis comme toi. »


Je passai affectueusement ma main sur le miroir d'eau, caressant cette image si semblable à Lui.
Je fermai les yeux et vis son visage se dessiner dans ma tête.
Son regard si triste qu'il fairait pleurer un poisson clown, son visage maigre et pâle comme un mort, ses larmes aussi nombreuses que les grains de sable dans le Sahara...
Tout ça par ma faute.
Je rouvris les yeux et m'admirai une nouvelle fois dans la flaque.

« C'est moi. »


Un regard si triste qu'il ferait pleurer un poisson clown, un visage maigre et pâle comme un mort,
des larmes aussi nombreuses que les grains de sable dans le Sahara...
Tout ça par sa faute.
Je souris.

« Tu l'as eu ta revanche. » Chuchotai-je.

Mon souffle chaud passa sur l'eau et déforma mon visage en une sorte de gribouillis horrible et infâme.
Je souris.
Je me relevai, grimaçai lorsque ma main heurta le sol froid et regardais anxieusement ma montre.
Onze heure vingt deux.
Je souris.
Je me mis brusquement à courir.
Hors du parc.
Hors de tout.
Je retourne à cette endroit.
Celui que je n'aime pas.
Celui qui se trouve juste en face de chez moi.
Celui devant lequel je suis passé ce matin.
Cet endroit maudit...
Je hais cet endroit.
Je souris.
Je souris...
J'aime cet endroit.


_ FLASH BACK _



« Roh mais c'est bon faites pas cette tête il a dû rentrer à l'hôtel. » M'exclamai-je en souriant.

En souriant...faussement.
Je ne sais pas si c'est pour les rassurer eux ou pour me rassurer moi-même que j'dis ça.
Peut-être les deux ?
Peut-être oui...
Ou peut-être pas.

« Mmh...il avait pas l'air dans son assiette. » Remarqua sagement Gustav.
« C'est Bill les gars hein ? Il est souvent comme ça. » Tentai-je.

Peine perdue.

« Moi j'le sens pas. J'pense qu'on devrait au moins s'assurer qu'il est rentrer. Depuis votre manège pendant l'tournage de ta... »
« Putain mais pourquoi vous en faites tout un plat ?
Le coupai-je, pour la milième fois, c'était symbolique ce moment là, il essayait simplement d'me faire comprendre un truc. »
« Vous avez failli vous faire écraser par un train bordel Tom ! »
« Et alors ? »
« Et alors ?! J'peux savoir c'qui vous a pris à tous les deux ? »
Hurla Georg.
« Mais pourquoi tu parles de ça ? Pourquoi vous en faîtes tout un plat de tout ça ?! Bill est simplement rentré chercher...le truc qu'il a perdu ! »

Un lourd silence se cracha violement entre nous trois.
Je pus deviner leur hésitation, surtout celle de Gustav, à me suivre ou à partir à la recherche de Bill.
C'est idiot, qu'es-ce qui pourrait bien lui arriver à Bill ?
Je faillis sursauter en entendant l'horlogue sonner les douzes coups de minuit.
Premier coup.
Sursauter et...défaillir.
Ma tête se mit à tourner violement.
Deuxième coup.

« C'était censé être une sortie tous ensembles..., dit calmement Gustav, comme au bon vieux temps, c'est même toi qui en a eus l'idée... »

Troisième coup.
Je vis Gustav commencer à tourner et le paysage derrière lui devenir flou.

« Tom, tu m'écoutes ? »

Quatrième coup.
Sa voix me parût lointaine.
Comme si j'avais été propulsé à dix mètres de lui.
Cinquième coup.
Je me sentis tomber mais Georg m'en empêcha, ayant eut le réflexe de me rattraper juste à temps.
Sixième coup.

« Ola Tom, sa va pas ? »
« Je...je sais pas... »
Dis-je alors que le septième coup résonna dans la rue.
« Tu veux qu'on rentre ? » Proposa Georg, apparement inquiet.

Mais je ne l'entendais déjà plus.
Huitième coup.
Je fus pris de violents tremblements.
Georg m'attrapa fortement sous un bras et commença à repartir d'où nous venions.
Neuvième coup.
Je sais qu'ils me parlent, mais leurs voix font autant de bruit qu'une plume qui se pose sur du verre.
Un énorme vide pris alors possession de mon corps.
Dixième coup.
Je me tenai le ventre et eus soudain un haut le coeur.
Georg eut un mouvement de recul pendant que je déballais de façon charmante mon repas du soir sur le trottoire.
Onzième coup.
C'est horrible, horrible, horrible tout le long qu'ça dure.
J'ai l'impression qu'on m'a enlevé mes entrailles, arraché le coeur, brisé mes veines, pulvérisé mon intérieur...
Douzième coup.
Le dernier coup de minuit sonna.
Et là...
Plus rien. Le vide, le néant.
Je suis encore conscient et pourtant, j'ai l'impression de n'être plus un être vivant.
L'impression que plus rien ne vit en moi.
Comme si en gerbant tout c'qui se trouvait dans mes intestins, je m'étais vidé de toute vie.
Georg me reprit fermement sous le bras.

« Allez viens bonhomme, on rentre, ça va aller... »

Nous commençâmes donc à marcher en direction de l'hôtel.
Même si dans mon cas, j'appelerais plutôt ça tituber.
Si Georg n'était pas là pour me retenir, je me serais effondrer une demi-douzaine de fois en chemin, comme si j'étais soudainement devenu une des deux célèbres tours New-Yorkaises...
Qu'es-ce qui m'arrive ?
J'me sens mal. J'ai mal. C'est horrible, horrible, horrible...
Le vent se mit à souffler plus fort et j'eus l'impression qu'il était mille fois plus froid que d'habitude.
Et cette rue...n'était-elle pas moins terne avant ?
Et Georg, n'avait il pas des yeux plus vert avant ?
Et Gustav, n'était-il pas plus blond avant ?
Et cette horloge, n'était-elle pas plus grande avant ?

« Hey les gars regardez. »

Nous nous arrêtames pour fixer Gustav, puis suivâmes son regard.
Et cette gare, n'était-elle pas plus vide avant ?
Et ce train, ne roulait-il pas...avant ?

« Vous avez vu l'attroupement sur les rails ? » Dit – inutilement – Georg.
« Non non on a pas vu. » Ironisa Gustav.
« Tu penses qu'ils ont écrasé une vache ? »
« T'en vois souvent des vaches à Berlin toi crétin ? »
« J'essaie juste de faire des hypothèse. T'en penses quoi Tom ? »


Un pincement sur mon bras me sortit de mes cauchemard.

« Tom, t'es toujours avec nous ? »

Un ange passa.
Puis deux.
Puis trois.
Puis toute une armée...

« Tom ? »

Oh mon dieu.

« Tom !!!! »

Trop tard, je ne les entendaient déjà plus.
Je dois courir.
Courir...

Jamais je n'avais autant courru.
Jamais je n'avais courru sans savoir pourquoi.
Jamais je n'avais ressenti ça.
L'impression d'avoir été vidé, éventré, autopsié...
Que tout est devenu vide, terne et sans interêt.
Comme si j'avais soudainement perdu goût à la vie.
Essouflé comme jamais, j'escaladai maladroitement la barrière barbelée, me blessant quelque peu les mains et les bras et me retrouvai près des rails.
J'entendis vaguement mes deux amis hurler à la mort je ne sais quelle chose [mon prénom sûrmement] mais n'y prêtai aucune attention.
Et j'avance.
Une drôle de sensation pris place dans mon être.
La sensation de marcher sur le chemin de l'enfer, comme si c'était la dernière fois que je vivrai comme avant.
Comme si j'étais à un point de non-retour...
Pourquoi cette sensation ?
Pourquoi ce sentiment ?
Pourquoi, pourquoi, pourquoi ?!
Je tremble. J'ai envie de vomir. J'ai froid. Je vais tomber...
Un craquement se fit entendre sous mon pied, mais je n'y fais pas attention.
J'avance.
J'arrive enfin à la hauteur de l'attroupement.
Des gémissements de dégoûts résonnent de part et d'autre, ainsi que des cris étouffé, d'agitations, de peur...
Qu'ont-ils tous ? Que se passe-t-il ?
J'ai envie de demander. Mais rien ne sort de ma bouche, comme si quelqu'un avait soudainement enchaîné ma gorge, ou encore, jetté un sort à mes cordes vocales pour qu'elles n'émettent plus aucun son...
Alors j'avance, poussant maladroitement les gens sur mon passage qui me regarde étrangement.
Me reconnaissent-ils ? Savent-ils qui je suis ?
Je ne sais pas.
Je ne sais plus.
J'arrive enfin à mon but.
Fin du voyage.

_ Bienvenu en enfer. _

C'est une horreur. C'est dégeulasse. Gerbant. Répugnant.
Du sang, des morceaux de chairs, des bouts de tissus, des...des boyaux.
J'eus de nouveau un haut le coeur, mais rien ne sortit.
Je levai la tête vers le train et vis une dizaine de gens dégoûtés me dévisagé comme si j'étais...ben Tom Kaulitz.
Soudain, je sens quelque choses s'abattre brutalement sur mon épaule.

« Tom qu'est-ce qui t'as...oh mon dieu ! »

A peine eut-il analysé les choses qu'il avait déjà tourné le dos au massacre et mis une main devant sa bouche, s'empêchant probablement de vomir.
Sensible, le Georg.

Je cherchai Gustav des yeux.
Il est là. Juste à côté de Georg.
Mais contrairement à lui, il n'a pas détourné les yeux, non.
Néanmoins, sa réaction est bien humaine.
Peut-être même un peu trop...
Jamais de ma vie je n'ai vu une expression pareille.
Sur son visage est peint une expression tellement horrifié qu'on dirait qu'il voit la vision la plus terrifiante de sa vie.
Il est tellement blanc qu'il se confondrait avec la neige. Et il tremble...
D'accord, j'avoue que cette vision est vraiment choquante, mais pas de quoi faire cette tête là.
Et puis, pourquoi ne détourne-t-il pas le regard ?
Pourquoi j'ai peur ?

« To...To-m...c'est...la...la...la... »

Il se mit à trembler deux fois plus. On dirait presque qu'il va faire une crise d'épilepsie...
N'arrivant définitivement pas à parler, il pointa un doigt tremblant vers « le massacre ».
Je suivis donc son doigt du regard.
Pourquoi me montre-t'il une main ?
C'est donc ça qui l'a autant choqué ?
Un main totalement déchiqutée qui sort de sous le train ?
Okay c'est effrayant mais...
Mais...
Non.

Le monde s'arrêta brutalement de tourner.
Tellement brutalement qu'un énorme fossé se creusa sous mes pieds, provoquant un tremblement de terre si terrible qu'il fendit mon corps en deux.
Du sang gicla lorsque mon corps se sépara.
Mes boyaux éclatèrent et se crachèrent dans un « Splotch » sur les gens qui m'entourent.
Le train s'éffondra et devint un tas de poussière fumant, me montrant alors dans toute sa splendeur le corps qu'il cachait.
Son corps.
Je vis ses yeux s'ouvrir et un sourir apparaître au milieu de la marrée dégoulinante.

« Je suis mort Tom. C'est fini. » Chuchota-t'il.

Un cris perçant franchissa la barrière de ma bouche.
Je portais une main sur ma poitrine.
Mon coeur ne bat plus.
Je suis mort. Je suis mort. Je suis mort.

J'ouvris brutalement les yeux.
Et devant moi s'étalait toujours le même train pourrie, le même bain de sang, le même ramassis de personne en bouillie et de vêtements ensanglantés.
J'entendis Georg étouffer un hurlement.
Gustav se mettre à pleurer.
Et tout le monde nous dévisager.
Non. Non. Non.
Ce n'est pas possible.
Je posais une main sur mon coeur.
Je vis.
Une autre main se posa sur mon épaule et j'entendis Georg murrmurer :

« Viens Tom. »

Non. Non. Non !!
Je le repoussai violement et m'agenouilla dans la marre rougeâtre.
Des gens se mirent à geindre comme des truies, mais je n'y prête pas attention.
Je posai ma main sur celle de la personne morte.
Cette main.
Non.
Ces ongles.
Non.
Ces bracelets.
Non.
Se n'est pas possible.
Je remontai violement la manche qu'il restait.

Freiheit 89.

Je restais totalement muet.
Immobile.
Vide.
Vide.
Vide.
Je suis mort. Je suis mort. Je suis mort.
Alors pourquoi je vis ?
Lui. Là. Lui...non.
Mes ongles s'enfoncèrent violement dans la peau blanche que je tenais fermement.
La peau morte, la peau décapitée, la peau sans vie.
Non.
C'est pas possible.

« To-Tom...viens...s'il te plaît. » Supplia doucement Georg.

Les sanglots de Gustav s'intensifirent brutalement.
Faites-le taire.

« Un mort, il y a un mort sous mon train et tout c'qu'ils savent me dire c'est qu'je dois continuer mon chemin et ne pas bloquer les voies ?! » Hurla un homme.

Taisez-vous. Taisez-vous. Taisez-vous.

« Ils ont sûrement leurs raison... » Répondit calmement un autre homme.
« Il y a un mort sous mon train, qui encombre les voies, j'ai tué un homme et vous me dîtes qu'ils ont des raisons de laisser cet horreur ici ?! »

Mon sang ne fit qu'un tours.
Je me relevai doucement, me retournai et posai mon regard sur l'homme qui venait de parler.
Petit. Gros. Barbu. Laid.
Il continua de parler quelques secondes, me fixa puis s'arrêta brusquement.
Mes yeux rencontrèrent alors les siens.
Le vent se mit à souffler fort, faisant doucement remuer mes dreads et sa longue barbe brune.

« Vous ne devriez pas rester ici, jeune homme. Et vous non plus. » Dit-il à l'attention de tous.

Ils s'excutèrent sans discuter.
Sauf nous.
Sauf moi...

« Jeune homme, vous m'entendez ? Y'a rien à voir ici, circulez ! »

Silence.
Silence paisant.
Silence remplis de haine.
Silence de Mort.

« Vous l'avez tué... » Chuchotai-je.
« Pardon ? »

Je m'approchai lentement de lui.

« Vous l'avez tué... »
« Tué ? Ce sale gosse s'est jetté sous mes roues ! »
« MENTEUR !!!!!!!!! »


Un hurlement.
Hurlement de desespoir.
Hurlement d'affolement.
Hurlement de rage.
Hurlement de Mort.

« VOUS L'AVEZ TUEZ !!!!!!!!! VOUS AVEZ TUEZ MON FRERE !!!!!!!!!!! VOUS L'AVEZ TUEZ !!!!!!!!!!!! »

Je me ruai sur l'homme laid mais fût retenu par une barrière humaine.
Georg m'enlaça violement par derrière, m'empêchant d'avancer.

« SALOPARD !!!!!!!!!!!!!!!! J'VAIS VOUS TUEZ !!!!!!!!!!!!!!!!!!!! J'VAIS VOUS TUEZ !!!!!!!!!!!! »

Des torrents de larmes dévalèrent le long de mes joues.
Je me débattis comme un malade, frappant Georg de toutes mes forces mais rien n'a faire, il ne lâchera pas prise.

« Calme-toi Tom, ça ne sert à rien !!!! »
« IL L'A TUE !!!! IL A TUER BILL !!! IL A TUER MA VIE !!!!!!!!!!! SALAAAAAAAAAAAAAAAUD !!!!!!!!!!!!!! »


J'hurlai, j'hurlai, j'hurlai.
Toutes les personnes présentes paraissait horrifié, retourné et touché par ma détresse.
Et moi, j'hurlai, encore et toujours.
Mes cris mélangé à mes sanglots, je couvrai à moi tout seul le silence de mort qui demeurait encore il y a quelques minutes.
Soudain, je me sentis transporter.
Quelqu'un me pris par les pieds et m'emmena avec l'aide de Georg loin de l'attroupement.
Soudain, tout se remis à tourner.
Sauf le monde.
Le monde ne tourne plus.
C'est fini.
Je suis mort.
Je suis mort.
C'est fini.
Je me débattis toujours plus violement.
Soudain, je me sentis tomber.
Ma tête heurta de plein fouet les rails du trains qui se trouvent à quelque mètres de l'attroupement.
Gustav se précipita pour me relever malgré ses violents tremblements mais je le repoussai rageusement.
Soudain, mes yeux se posèrent sur quelque chose.
Une anomalie.
Mon coeur cessa de battre, ma voix cessa de huler et mes yeux cessèrent de pleurer.
Non...
Ma main se posai lentement sur l'objet qui a fait taire ma detresse.
Je le contemple à la lumière de la lune et admire chaques petits piques argentés qui brillent à la lumière.
Qu'ai-je dans la main ?
La raison de sa mort.
Cet objet qu'il aimait tant.
Cet objet qu'il a perdu lors du tournage de 1000 Meere.
Cet objet que je n'ai pas ramassé.
Son bracelet.


_ FIN DU FLASH BACK _


Comprenez-vous maintenant ?
Comprenez-vous ma haine envers moi ?
Comprenez-vous ma hainte envers lui ?
Comprenez-vous ?
Il m'avais promis de rester.
Menteur.
Il m'avais promis de ne jamais m'abandonner.
Menteur.
Il m'avais promis de ne jamais partir loin de moi.
Menteur.
Il m'avais promis de ne jamais me faire du mal.
Menteur.

Je passai mes doigts à travers la barrière de fer et souris.
Ses rails, je les connais.
Ses rails, cette gare...
Tout ça se trouvent juste en face de chez moi.
Pourquoi ai-je voulu habiter ici ?
C'est simple.
Je ne pouvais pas mourir, vous comprenez ?
Je lui ai promis.
Je lui avais promis...
Mais maintenant, j'ai vingt ans. C'est fini.
La promesse sera rompu ce soir à minuit.
Alors, je vais mourir.
Ici, ce soir, là où Lui a rendu son dernier soupir...
Parce que tout est silencieux maintenant sans Lui.
Tout.

« They are not you Bibi... » Murrmurai-je.

Et par ma faute, il est mort.
Si j'avais ramassé son bracelet, il serait encore là, encore là !
C'est comme si je l'avais tué de mes propres mains.
Et aujourd'hui, je vais payer.
Aujourd'hui Bibi, c'est ma libération.
La notre.

Freiheit 09

J'ai vingt ans.
J'ai vingt ans...
Une larme de joie coula lamentablement le long de ma joue.
Je serais bientôt libre mon Ange, et j'espère, je prie même qu'après tout ce temps passé là-haut sans moi, tu m'aies pardonné...
Je plongeai ma main dans ma poche et en sortis une feuille souillée par une écriture d'encre.
Son écriture.
Puis mes yeux se posèrent sur mon poignet...
Son bracelet.
Maudis bracelet.
Objet de sa mort.
Et bientôt de la mienne.
Je commençais la lecture de la lettre et souris.
C'est bientôt fini.


_ Vision de Mort.
Encrée dans le temps
Vision non pas d'or,
Mais de sang. _




__________________________________________



Chapitre Morbide.
Normalement il aurait dû être beaucoup plus long, genre vingt pages donc j'ai décidé d'faire en deux chapitre.
C'est pas s'que j'avais prévu mais c'est la vie. ^^
Alors, vous en pensez quoi ?
Pas trop gore ?
Vous aimez ?

=/

J'ai juste une chose à dire...
Ca ne sera pas une Sad End.
Oui, vous avez bien lue.
Vous verrez...

Mettez le nombre de comm' que vous voulez en fonction du chapitre.

Voilà...
Je vous aime et pardon pour le temps que j'met.

<3

PUB POUR MES DEUX FICTIONS DU MOMENTS.
Elles sont juste superbe...
xLolipopsx.sky'
ab0ut-a-boy.sky'
(LL')


Piix' : <3


Je sais que cet édit sera supprimé, mais tant pis.
J'suis toujours sous le coup de l'annulation des concerts et son putain de chapitre m'aider pas à m'en remettre.
Trop. Trop de choses qui passent. Trop de sentiments qui déchirent le coeur. Trop d'émotions qui tuent.
Et putain il fait un bien fou ce chapitre. Parce que c'est bientôt la fin et que j'aurai pas à souffrir plus longtemps.
Ca fait du bien de lire une fic comme ça, où tellement de sensations nous traversent qu'on se retrouvent transporter dans leur monde. Dans le monde de l'auteur et Dieu sait qu'elle est douée. C'est bientôt fini et j'ai quand même peur de ce qui va arriver dans le prochain chapitre. Peur de tout ce qui va être transmis. Peur de pas m'en remettre indeme.
J'ai pas la force d'en dire plus...
Pas pour l'instant.
Alors à bientôt.
Je t'aime. <333

p-s : C'était la best de l'auteur.


EDIT :

Suite bientôt.
J'ai déjé sept page d'écrite.

Et vous inquiétez surtout pas les filles !
Vous allez être très surprise.
Bon j'avoue que le chap' suivant sera semblable au chapitre douze vu que c'était censé être un seul et même chapitre [en gros il sera triste] mais il fera pas autant pleurer que l'autre [j'espère. D'ailleurs, désolée d'vous avoir fait pleurer...]

Vous allez être très suprise en se qui concerne la fin de la fiction.
Vraiment !
;D

J'vous aime et merci d'me suivre <3

# Posté le samedi 08 mars 2008 09:55

Modifié le mercredi 26 mars 2008 15:58

Chapitre 13 - Quand une lettre d'excuse se transforme en lettre d'adieu...

Chapitre 13 - Quand une lettre d'excuse se transforme en lettre d'adieu...
Chapitre 13 – Quand une lettre d'excuse se transforme en lettre d'adieu...


A écouter pendant la première partie


_ FLASH BACK _



Couché sur le sol de bois épineux de cette petite cabanette, je penses.
Même si je n'suis pas sûr que je sois encore en mesure de penser...
Où je suis ?
Dans le plus bel endroit qu'il existe sur terre : notre cabane.

Zum ersten mal alleine, in unserem Versteck.
Pour la première fois seul dans notre cachette.


Le plus beau mais aussi...le plus horrible.
Parce que c'est le seul témoin, la seule preuve que j'ai un jour promis à mon frère de vivre jusqu'à un certain âge, âge que je n'ai pas encore atteint.
Et lui, il est partit, me laissant seul avec cette promesse que je dois tenir...

Ich seh noch unseren Namen an der Wand
Je vois encore nos nom écrit sur le mur


J'ai envie de hurler.
De pleurer.
De sauter.
De tuer.
Mais je ne fais rien.
Trop de sentiments tuents les sentiments.
Je suis vide, vide de moi, vide de lui, vide de tout.
« Pourquoi ? » est le seul mot que j'arrive encore à prononcer.
Pourquoi m'a-t'il laissé ?
Pourquoi n'est-il pas là ?
Pourquoi ai-je fait cette putain de promesse ?
Pourqui est-il mort ?
Pourquoi ?!

Warum bist du abgehauen?
Pourquoi es-tu partit ?


Je pensais qu'il était mort pour moi.
Pour me faire payer.
Je pensais qu'il s'était suicidé...
Mais le bracelet trouvé sur les rails montre bien qu'il est mort par accident.
C'était un accident...
Je n'ai pas assez profiter. Pas assez...
Je me hais.

Komm zurück.
Reviens.


A ma droite, une feuille gît sur le sol.
On dirait qu'elle est morte, bien qu'elle n'est jamais eus de vie...
Je la saisie délicatement et me met à trembler en reconnaissant l'écriture si magnifique de mon frère.
Je me met é trembler comme si c'était la première fois que je voyais cette lettre de ma vie [alors que j'ai dû la lire une bonne centaine de fois en quatre jours...]
Quatre jours.
Quatre jours qu'il est partit.
Mais bordel pourquoi es-ce que j'arrive plus à pleurer ?
Pourquoi j'ai autant l'impression d'être vide, à la limite de la mort ?
Le ciel pourrait s'écrouler que je ne le sentirais même pas m'écraser.
A cause de Lui.
A cause de Toi...

Nimm mich mit.
Emmène-moi.



«
Grand frère, Tom-Tom, Tomi Amor...
Tom.


Une lettre peut te paraître débile mais c'est le seul moyen que j'ai trouvé pour te dire se que je...pour te dire toutes ces choses que je n'ai jamais osées te dire auparavant, de peur de te perdre à tout jamais. Je te vois déjà secouer la tête en disant : « Genre il va me perdre. Quel crétin... »
Premièrement, crétin toi-même espèce d'enfoiré.
Et deuxièmement, je peux te perdre Tom-Tom.
Je le peux, la preuve en ce moment même : Je t'ai perdu. Et si tu savais à quel point ça me fait mal qu'on se soit faché comme ça pour rien. Ou pour tout.
Si tu savais Tom, si tu savais tout se que je serais capable de faire pour toi.
Capable de renoncer à mes idées pour laisser place au tienne.
Capable de renoncer à mon apparence de mec juste parce que toi tu aimes les filles.
Capable de renoncer à notre petite vie tranquille pour partir avec toi conquérie le monde avec notre musique.
Capable de renoncer à ma peur du vide et de sauter d'un toît juste parce que tu me le demandé (et si tu dis que j'exagère, je te répond très courtoisement: va te faire mettre).
Capable de renconcer à mes capacités vocales et me taire juste parce que c'est se que tu désire.
Et enfin...
Capable de renoncer à mes sentiments et te laisser faire se que tu avais envie de faire de moi, autrement dit : me baiser.
Tu dois peut-être te dire que tout ça, s'n'est pas grand chose. Enfait là, je sais pas du tout s'que t'es en train de penser...peut-être que tu as enfin compris ?...peut-être oui. Ou peut-être pas. J'ai peur Tom. Peur d'écrire se que je suis sur le point d'écrire (tu m'suis toujours ?). Peur de ta réaction. Peur, c'est tout...mais bon. Je te dois une explication. Alors, la question existencielle :
Pourquoi es-ce que j'ai pété un cable le jour de notre anniversaire ?
Et bien...parce que...(attend j'respire deux secondes sinon j'vais asphyxié). Je t'aime Tom - et à mon plus grand malheur, pas comme je suis censé aimer mon frère. Je t'aime de cette manière depuis...une éternité. Peut-être même depuis toujours qui sait...alors te voir me rejeter comme tu l'a fais, ça m'a tué. C'était censé être notre soirée d'anniversaire, notre moment à nous, nos dix huit ans. Ca ma fait mal tu sais ? Surtout que t'as réaction et ben...j'la comprend pas. Je pense donc que des explications s'imposent de ton côté aussi (si t'es encore capable de me parler après avoir lu cette lettre bien sûr),
Pardon Tom. Pardon de t'avoir embrassé sur notre canapé. Pardon de t'avoir énervé lorsque nous étions à New York. Pardon de toujours parler quand il faut pas. Pardon, pardon et milles fois pardon de n'avoir pas su garder ni mon sang froid ni...ce sentiment qu'on appel amour (que j'aurais mieux fait de garder au creu de ma poitrine pour toujours). Je me hais pour ça. Je me hais de pas avoir sû me contrôler...et te contrôler.
On a perdu les pédales, tous les deux...
Tu sais Tom-Tom (j'ai bientôt fini ne t'en fait pas), pendant un moment, j'ai enfin crû que mes sentiments étaient réciproque...pardon de m'être trompé. Pardon de m'être énervé. Pardon de...t'aimer. Me pardonneras-tu un jour grand frère, d'être si imparfait ?
Je t'aime, tu me manque.

Avec tout l'amour que je suis capable de donner,
Ton Bibi alias Bill Kaulitz, ton petit frère de dix minutes.»



Une énorme boule se forme dans mon ventre, comme si mon intestin grèle venait de s'emmeler avec mon gros intestin, formant ainsi un noeud horrible.
J'ai l'impression qu'on vient de me transpercer la poitrine à l'aide d'une centaine de petites lames bien éguisées.
J'ai l'impression, l'impression...
De mourir.
Pour la centième fois à présent.
Mais le fait de ressentir la douleur, sans partir le rejoindre...
Ne me soulage pas.

Komm und rette mich,
Viens et sauves moi,
Ich verbrenne innerlich.
Je brûle de l'intérieur.


Mon poing se ferme violement sur cette putain de feuille de papier.
Cette putain de feuille de papier que j'aurais voulu lire avant.
Cette putain de feuille de papier, de lettre d'excuse, de déclaration d'amour...
Déclaration d'amour.
Parce que lui aussi m'aimait.
Lui aussi.

Komm und rette mich
Ich schaff's nicht ohne dich.


Je ferme douloureusement mes yeux.
Pourquoi es-ce que je ne meurs pas putain ?
Pourquoi es-ce que je ne le rejoins pas ?
Et pourquoi es-ce que je ne pleurs pas ?
Je suis vide et je n'le supporte plus.
D'ailleurs, personne ne le supporte autour de moi.
Je ne parle plus.
Ne mange – pratiquement – plus.
Ne dort - pratiquement – plus. [Je suis humain après tout...]
Ne ris plus.
Ne pleurs plus.
Ne souris plus.
C'est même un miracle si je bouge.
Je passe mes journées entière coucher, sa lettre à la main, seul avec moi-même et mes pensées morbides.
Je suis un mort-vivant.
Et dire que quand on était p'tits avec Bibi, on revait d'en devenir un, de mort-vivant...
Qu'es-ce qu'on est con quand on est p'tits.
On s'rend pas compte des choses importantes, on est trop cons pour ça.
Je deteste les gamins.
Je deteste tout.
Même faire de la guitare m'est devenu insuportable...
Je deteste tout.
Sauf Lui.

Komm und rette mich
Rette mich
Rette mich


Je me relève difficilement et commence à descendre les échelons de l'echelle.
Rester ici me fait du mal, beaucoup de mal...
Trop de mal.
Je descend donc et sans trop comprendre pourquoi, me retrouve propulsé par terre dans un bruit sourd.

« Haaaaaaaa putain. »

Une forte douleur parcourt mon dos tout entier.
J'ai dû m'péter une verterbre.
Peut-être même deux.
Peut-être même que j'suis mort.
Ca serait tellement magnifique...
Mais sentons-nous encore les caresses du vent sur notre visage quand on est mort ?
Sentons-nous enocre notre coeur battre quand on est mort ?
Sentons-nous encore le sol froid quand on est mort ?
Sentons-nous encore la douleur quand on est mort ?
Je ne pense pas.
Je ne pense pas...

Unsere Träume waren gelogen
Nos rêves étaient des mensonges


Je me relève doucement pour ne pas tuer mes membres déjà bien amochés et comprend enfin : il manque un échelon.
Et c'est parce qu'il manque un échelon, que je suis tombé.
Et c'est parce que Bill est tombé qu'il manque un échelon et que je suis tombé.
Salopard d'idiot.
Un rire résonne alors à mes oreilles.

« Bien fait pour toi Tom-Tom ! »

Mon coeur cessa de battre.
Mes paupières cessèrent de se fermer.
Mon coeur cessa de bouger.
Mes poumons cessèrent de se vider.
Mon cerveau cessa de fonctionner.
Et j'aime l'impression...
Que le monde à cesser de tourner.
Cette fois-ci, je n'ai pas rêver.
Sa voix était réelle.
Non. C'est impossible.

« Bi...Bill ? »

Un nouveau rire retentit.
Oh mon dieu.
Je deviens fou.
Parce que là devant mes yeux,
Souriant,
Elegant,
Magnifique,
Se trouve le frère que j'ai perdu il y a quatre jours de celà.

Sag das das nicht wahr ist,
Dit que ça n'est pas vrai,


Je me met à trembler de partout.
C'est pas possible, c'est pas vrai, c'est pas réel...
C'est un cauchemard.

« Qu...qu'es-ce...qu'es-ce que tu m'veux ? »

Un petit sourir pris posséssion de ses lèvres.
Putain.
Je m'approche doucement de lui, ne quittant pas ses yeux du regard.
Bill est mort.
Bill est mort.
Bill est mort...
Alors pourquoi parait-il si vivant ?
Je veux le toucher.
Juste pour savoir, pour être fixé, pour être sûr...
Mais alors que je m'apprêtais à poser ma main sur son visage d'ange, il se mit à courir.
Loin et vite.

« Non Bibi attends !!!!!!!!! » Hurlai-je.

Son rire continua de résonner dans mon esprit, m'empêchant de réfléchir correctement à se que je fais.

« Bill !!!!! » Hurlai-je, un octave plus haut que la dernière fois.
« Attrape-moi Tom-Tom. »

Mon coeur cessa de battre.
Parce que j'ai entendu sa voix, mais que sa bouche n'a pas bougé.
Alors...ça serait...
Non.
Peut-être que je vois mal.
Peut-être qu'il est trop loin de moi.
Peut-être qu'il faut que je m'approche encore.

Sag's mir jetzt.
Dis le moi maintenant
.


Il est vivant, il est vivant, il ne peut pas être mort c'est pas possible.
Je continus de lui courir après, épuisé, mon dos me tuant à chaque pas et le vis se stopper devant une petite cours.
Il commença à y pénétrer.

« Attends !! »


Il ne se retourna même pas et disparu de mon champ de vision.
Je me remis à courir et pénétrai à mon tour dans la petite cour.
Je le cherchai des yeux et fini par le trouver.
Il est face à moi et me souris tristement au milieu d'une marrée humaine de personnes en noires.
Oh non...

« Je t'aime comme l'univers Tom-Tom. »


Cette voix...
C'est là voix de Bill.
Mais pas du Bill que je connais.
Plutôt celui que je conaissais...la voix de Bill enfant.
Non, c'est impossible.
Je me bouchai les oreilles.

« J'deviens complétement tarré. »
Gémissai-je.
« Pour toujours Tomi-Amor. »

Les larmes commencèrent à couler le long de mes joues.

« Tais-toi s'il te plaît... » Sanglotai-je doucement.
« Jusqu'à vingt ans...promet le... »

« Nooooon ! »
« Montre-moi les étoiles...Tomi-Amor. »
« NON NON NON NON NON !! »
« Je suis mort... »
« NOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOON ! »

Je m'écroulai par-terre comme une crotte de pigeon et me mis à hurler.
Hurler si fort que toutes les personnes présentent se sont retourné, croyant sûrement qu'on égorgait quelqu'un.
Les cloches se mirent alors à retentir se qui me fit immédiatement ouvrir les yeux.
Un attroupement s'est formé autour de moi.
Non, cassé vous, partez, laissez-moi !
Soudain, je vis une femme s'agenouiller devant moi.
Il me fallut une bonne dizaines de secondes pour reconnaître ma mère.
Elle éclata en sanglot et me serra fort contre elle.
Non.
Non maman laisse-moi.
Je n'ai pas la force...
Je la repoussai violement, me relevai et me mis à courir.
Courir loin.
Loin d'eux.
Loin de cet endroit.
Loin de cet enterrement, de son enterrement.
Loin de Lui.
Même si j'ai l'impression que rien ne sert a rien.
Fuir ne me fera pas oublié Bibi.

A peine suis-je arrivé dans la fôret que je m'effondre brutalement au sol.
Bibi. Bibi. Bibi. Bibi.
Je pris pour que son fantôme, ou je ne sais trop quoi ne m'ait pas suivi.
Je pris pour que personne ne m'ait suivi.
Je pris, parce que je ne peux rien faire d'autre que ça.

« Reviens...j't'en supplie...me laisse pas tout seul... »

Mais il ne reviendra pas.
Je me mis à pleurer de plus bel.
J'ai mal, si mal...
Il me manque.
Je me hais.
Pourquoi, mais pourquoi ?!

« Bibi reviens...»

Hörst du mich ?
Hôrst du mich nicht...


Mes sanglots cessèrent peu à peu.
Il est là.
Il est là.
Il s'agenouilla silencieusement près de moi.
Trop silencieusement.
Trop silencieusement pour un être vivant.
Il est mort.
Il est mort...
Je vis sa main se poser sur mon visage mais ne la sentis pas.
Je fermai les yeux.
C'est fini.

« Je t'aime.» Murrmurai-je, d'une voix si faible qu'on aurait dit le bruit d'une feuille qui tombe sur l'eau.

Mais lorsque j'ouvris les yeux, il n'était plus là.
C'est à ce moment là que je me suis rendu compte que seul les âmes de la fôret on pû entendre,
Cet aveu que je ne lui ai jamais fait.


_ FIN DU FLASH BACK _




Je souris doucement et remet le précieux bout de papier bien à l'abri dans ma poche.
Pourquoi je souris ?
Parce que...c'est fini.
La douleur.
La solitude.
Le vide intersidéral.
Dans quelques minutes,
Tout ça aura disparus.
Dans quelques minutes,
Tout ça fera partis du passé.
Dans quelques minutes,
Je ferais partis du passé.
Mais je m'en fou.
Je m'en fou...

Je commence à me hisser en haut de la grille barbelée.
Rien que le fait de me rappeler que la dernière fois que j'ai touché cette putain de grille c'était pour...
Roh pis merde.
Ca n'a plus aucune importance à présent.
A présent, je n'ai même plus la force de regretter.
La seule chose qui m'importe, se sont ces rails, d'un gris foncé dans la pénombre de la nuit.
Je n'ai qu'une envie, c'est de partir enfin loin de cette Terre peuplée d'êtres vivants qui m'indiffèrent.
Des êtres dont je m'en contre fiche royalement.
Parce qu'ils ne sont pas Lui.
Personne n'a d'importance.
Même pas les deux G.
Même pas le reste de ma famille.
Personne.

« Wir müssen nur noch tausend Meere weit... »

Oh Bibi.
Comment veux-tu que nous traversions quelque chose ensemble si...
Tu n'es pas là ?
J'ai enfin compris mon Ange.
Ces paroles...
Je les ai comprise.
Je te promet qu'arrivé là-haut, tout ira mieux.
Je me laisserais aller vers toi et tu te laisseras aller vers moi.
Et milles étoiles défileront à travers là nuit...
Nous serons enfin libre.
J'ai compris Bibi.
Milles mers. Milles ans. Milles étoiles. Milles fois.

« J'ai compris... » Murrmurai-je en souriant.

Parce que oui cette chanson était pour moi.
Je le sais maintenant.
Je le sais.

Irgendwo ist der Ort, denn nur wir beide kenn'
Quelque part se trouve le lieu que seuls nous deux connaissons.
Lief alles anders als gedacht
Tout c'est passé autrement.
Der Puls in den Adern ist viel zu schwach
Le pouls dans nos veines est beaucoup trop faible.
Doch irgendwie schlagen uns die Herzen durch die Nacht
Mais d'une manière ou d'une autre, nos coeurs battent à travers la nuit.
Vertrau mir
Fais-moi confiance...


Ces paroles tournent dans ma tête au moment où mes pieds se pose brutalement sur le sol froid.
Elles tournent aussi lorsque j'ôte le bracelet noir à clouds de mon Bibi.
Puis tourne toujours lorsque je le lance au loin.
Et elles tourneront encore lorsque je quitterais sans aucun regret la planète terre pour monter au ciel vers Toi.

« Oups, mon bracelet. »
M'écriai-je en voyant mon bracelet s'envoler loin et disparaître dans les ténèbres de la nuit.

Je souris.
Je suis heureux, heureux, tellement heureux...

« Bah mince. Va falloir le chercher maintenant... »

Je ris tout seul.
Je doit sûrement paraître idiot.
Peut-être même suis-je idiot mais...
Je m'en fou.
Parce que je suis heureux.
Je me met donc au travaille et cherche parmis les débris bizarre [j'vous laisse imaginer s'qu'on peut trouver sur des rails de train] le petit bracelet qu'il chérissait tant.
Puis soudain, ma montre se met à bipper.
Je souris.
Je relève ma manche, même si je sais exactement l'heure qu'il est, et voit qu'il est exactement onze heures cinquante cinq.
Je souris dix fois plus.

« Oh je suis fatigué. Je vais m'allonger un peu... » Dis-je, toujours mon éternel sourir scotché aux lèvres.

Voilà bien longtemps que je n'avais pas souris ainsi.
Voilà bien longtemps que je n'avais pas ris ainsi !
Je n'ai même pas ris depuis qu'il est mort.
Je ne pouvais pas.
Pas sans lui.
Mais maintenant c'est fini.

« Ich lass mich zu dir treiben... » Chantonai-je en me couchant sur le sol dégeulasse. [Nda: Je me laisse aller vers toi. Si jamais ^^]

Et soudain, une envie me prend les trips.
L'envie de chanter cette chanson.
Parce que c'est la dernière qu'il a écrite pour moi.
Parce qu'elle est magnifique.
Parce que c'est à cause d'elle qu'il est mort.
Parce que, parce que, parce que...
Parce que j'en ai envie.
Je me met donc à chanter.
Fort.
Faux.
Horriblement faux même.
Mais je m'en fou.
Si quelqu'un passe par là, il va me prendre pour un malade mentale.
Surtout qu'en même temps que je chante...
Je ris.
Je ris vraiment, un fou rire incontrôlable qui me fait chanter encore plus mal que jamais.
Mais je m'en fou.
Je suis euphorique, heureux, et tellement bien...
Je penses êtres la seule personne sur cette saloperie de Terre qui aura autant de plaisir à mourir.
Parce que mourir ne me fait pas peur du tout, au contraire.
C'est une bénédiction aujourd'hui.
Même si ça n'en était pas une hier...

« Niemand und nichts nehm'n wir mit... »

J'en suis bientôt à la fin de la chanson lorsque soudain, je sens les rails vibrer sous moi.
C'est parfait.
Parfait.
Je ris encore plus.

« Tausend Jahre ohne Zeit, Tausend Meere weit...Tausend Sterne zieh'n vorbei. »

Je sens le train se rapporcher de plus en plus de moi.
Je vais mourir.
Enfin.
Délivrance...

« Vorbei... »

Je chante de moins en moins fort.
Je ris de plus en plus doucement.
C'est bientôt fini.
J'arrive Bill.

« Je t'aime... »

A peine ai-je eus le temps de prononcer cette phrase que le premier coup de minuit se met à sonner.
Et une énorme douleur se repend sur le bas de mon corps.
Puis le deuxièmre coups.
Et le troisième, le quatrième, le cinquième...
C'est horrible.
Je me sens lentement partir...
Pourquoi lentement ?
Pourquoi ne suis-je pas déjà mort ?
Sixième, septième, huitième...
La douleur se fait moins présente.
Que se passe-t'il ?
Neuvième, dixième, onzième...

Silence.
Plus rien.
Le dernier coup de minuit ne viendra jamais.
Jamais...


_ Je me laisse aller vers toi
Mais alors promet-moi
Qu'à jamais on s'aimera
Et que tu m'as attendu là-bas. _



____________________________________________________


Fin du chapitre 13.
En espérant que vous avez moins pleuré que pour le chapitre prédécent...
=x
J'suis désolée.
Vraiment.

Donc bah...
60 comm's ?
Si j'les ai pas j'mettrais de toute façon la suite quand elle sera finie vous inquiétez pas.
Et vous serez vraiment étonnées.
Vraiment.

Elle finira bien cette fiction.
Vous verrez...

Je vous aime et encore Merci pour tout.
<3

Méli : Elle finira bien j'te l'jure. J'aime pas les Sad End, j'en fais une allergie...^^ Merci ça m'touche beaucoup... <3

In Love : Ton comm' m'a beaucoup touché. Encore désolée d't'avoir fait pleurer et...Merci. <3 J'sais pas trop quoi te répondre d'autre enfait...Tu m'as enlevé les mots d'la bouche. Merci.

Takara : Comme d'habitude, ton comm' ma fait vraiment plaisir. Putain les filles arrêtez avec vos comm' comme ça j'vais pleurer moi ! Et désolée d'avoir réussi l'exploit d'te faire pleurer...et t'inquiète pas pour la suite hein ? Merci <3

Martine : Non, c'est pas une faute. Comme Bill a voulu se jetter sous un train [il l'aurait pas fait j'vous rassure] bah ils ont terminé le tournage de 1000 Meere é Berlin. Tu comprends maintenant ? ^^ Merci pour ton comm' toi aussi. <3

Zweites-mich : ...Wah. Je sais pas quoi te dire. Putain. Merci. Désolée de t'avoir fait pleurer aussi et...je sais pas quoi dire. Merci. Merci. Merci. <3

Fic-mix-th : PTDRR. Juste, on écrit Gorge et pas George. J'suis partie en éclat d'rire. Georg <3. Hum bref...Wah ben Merci (juste pas l'impression d'me répéter). Tu dois être une des seules qu'à pas pleurer ! Et t'inquiètes pas pour la suite...Merci. <3

Imane : ...Naaaaaaaaaan mais arrêtez sérieux. J'sais plus quoi répondre. J'essai de répondre à toutes celle qui n'ont pas de blog icii [enfin où y'avais pas de lien direct] mais là...pourquoi tu me remercie ? C'est moi qui te remercie ! Merci <3

Toutes celles qui ont un blog je n'vous ai pas encore répondu mais là j'me sens pas bien du tout j'vais quitter l'ordi. Donc j'vous répond au plus vite. Merci et désolée...
Voilà j'ai répondu au comm [enfin ceux auquels je pouvais répondre...]
Pour les comm' du chapitre 13 [que je n'ai pas encore lu] je répondrais dans quelques jours.
Encore Merci pour tout. <3


EDIIT :

SUITE ENTRE DEMAIN ET SAMEDI AU PLUS TARD.
Désolée pour le temps.
J'vous aime et Merci Milles Fois pour tout vos comm'.
Bordel Merci <3333


Piix ': <3 [j'met toujours ça ces temps x)]

# Posté le jeudi 20 mars 2008 14:26

Modifié le mercredi 02 avril 2008 14:04

Chapitre 14 - Le vrai du faux de la fausse vérité et le faux du vrai de la vérité fausse.

Chapitre 14 - Le vrai du faux de la fausse vérité et le faux du vrai de la vérité fausse.
Chapitre 14 - Le vrai du faux de la fausse vérité et le faux du vrai de la vérité fausse.





Une douce brise caressa délicatement mon visage, me faisant légerement frissonner.
Du vent ?
J'ouvris difficilement mes yeux fatigués mais les refermai aussitôt, brutalement éblouit par une lumière d'une chaleur intense.
Du soleil ?
Je me mis à tatter comme un con l'endroit sur lequel j'étais couché.
Un lit ?
...
Serait-il possible que quelqu'un me dise où je suis ?
J'me rappelle de rien.
Allez Tom souviens-toi, quelle est la dernière chose que tu as faite ?
Souviens-toi...

« Je t'aime... »

Une énorme boule se forma alors dans ma gorge aux souvenirs de...de Tout.
De Lui. De Nous. De sa mort et...de la mienne ?
Putain, je ne comprend pas. Je ne comprend plus...
Je suis...mort ?
Mon coeur se mit à battre plus fort contre ma poitrine.
Attendez mais...
Je posai brutalement ma main sur ma poitrine.
Mon coeur bat. Il bat. Il vis. Je vis. Putain mais...je n'comprend pas.
Ne me dîtes pas que tout ça n'était qu'un...cauchemard ?
J'aurais tout rêvé ? Absolument tout ?!
Mon coeur se mit à battre. D'excitation cette fois. De joie, voir même d'euphorie.
Putain.
Faite que tout ça n'était qu'un rêve.
Je vous en pris, je vous en supplis...

J'ouvris timidement les yeux.
J'ai peur, putain j'ai peur...
Un mur.
Voilà tout se que je vois. Un mur. Bleu, pour être précis.
Je me relevai doucement.
Des draps noir, un coussin noir avec des signes japonais, turques ou j'sais pas trop quoi brodés en blanc dessus...
Pourquoi je ne reconnais pas mon lit putain ?
Je me retournai et me retrouva face à un miroir.
Mais se n'est pas mon miroir.
Parce que ce miroir...
Ne me reflète absolument pas.
Putain de merde mais qu'es-ce qu'il se passe ? Qu'es-ce qui m'arrive ?
Je serais devenu invisible ?
Ou alors suis-je simplement un...un fantôme ?!
Mais es-ce qu'un fantôme respire ? Es-ce qu'il a un coeur qui bat ?
Je ne sais pas, je ne sais plus. Putain je ne sais plus rien...
Un bruit sourd venant de ma gauche me fit brusquement sursauter.

« Haaa ma petite chambre chérie d'amour, comme tu m'as manqué... »

J'ouvris grand les yeux.
Trop grand même.
Tellement grand qu'ils sont sur le point de sortir de leurs orbites, les pauvres...
Pourquoi je fais cette tête ?
C'est très simple mesdames et messieurs...
Là, devant moi, ce tiens un garçon.
Jusqu'à la, rien de bien étrange.
Comment est-il ?
Et bien, c'est un garçon de mon âge, probablment.
Les yeux bruns, les cheveux plutôt blond et court...
Habillé de façon tout s'qu'il y a de plus correct et banal, c'est à dire jeans et T-shirt.
Un sac à dos à la main, qui fini bien vite écrasé sur le sol d'ailleurs.
Un garçon qui m'est totalement inconnu en fin de compte.
Du moins c'est s'que je me serais dit si je n'avais pas vu...
Ces yeux.
Ces yeux d'un brun chocolat chaud, si profond, si beau...
Ces yeux dans lesquels je me suis perdu maintes fois.
Ses yeux, bordel. Ses yeux...

« Bill... » Murrmurai-je.

Aucune réaction de la part de mon...mon je n'sais pas quoi.
Peut-être parce que j'ai murrmurer...
Ou simplement parce que je n'existe pas.
Enfin du moins, j'en ai l'impression...
Quelle impression ?
L'impression de respirer du vide.
L'impression de voir sans voir.
L'impression d'être là sans être là.
L'impression que mon coeur bat sans faire circuler mon sang dans mon corps.
Ou encore plus simplement...
L'impression de vivre sans exister.
Comme si je n'étais pas, je n'étais plus.
C'est bizzare comme sensation.
C'est étrange comme sentiment.
Mais c'est simplement se que je ressens.
Vous trouvez ça surréaliste ?
Et bien ça l'est.
Comme ce garçon aux yeux de Bill mais à l'apparence si différente de lui qui se trouve devant moi...
Tout est surréaliste.
Surtout se que je vois.
Je ne comprend pas...

Il s'avance doucement vers moi.
Ou plutôt vers son lit sur lequel je suis paresseusement avachis...
Et devinez se qu'il fait ?
Il chante. Une chanson que je ne connais pas certe, mais il chante.
Il n'y a donc plus aucun doute...c'est bel et bien Bill.
Serais-je au paradis ?
Personellement, vu les lieux, ma transparences et l'étrange apparence de Bill, je ne penses pas.
Dans le passé ?
Impossible. Bill doit bien avoir dix sept dix huit ans...
Dans un monde parallèle alors ?
Je réfléchis quelques secondes à cette possibilité mais fut brutalement interrompu par le bruit d'une personne qui se couche sans aucune délicatesse sur un lit...
Mon coeur se serre brusquement.
Voilà bien longtemps que je ne m'étais pas retrouvé aussi près de mon frère.
Un frère si...vivant.
Cette odeur qui s'infiltre dans mes narines.
Cette chaleur qui se mélange à la mienne.
Ce coeur que je sens battre dans mes veines.

« Pfiou, quelle journée... »

Et cette voix.
Putain...
Mon corps se met doucement à trembler.
Ca fesait tellement longtemps, tellement...
Cette voix qui ne résonnait que dans ma tête quelques temps auparavant résonne à présent dans chaque particule de mon corps.
Je sens mes tempes battre fortement , écrasent voracement mon cerveau et m'empêchant de réfléchir correctement.
Et mon coeur qui crève de joie au fond de ma poitrine.
Ma petite pompe trouée renaît de ses cendres, on dirait...[Nda : Petite Pompe = Son Coeur].
Putain.
Ca fait du bien.
Ca fait du bien de sentir cette larme, chaud et débordante d'euphorie, couler le long de ma joue froide comme la mort.
Ca fait du bien, putain, ca fait du bien...
Pourtant quelque chose me bloque toujours.
Ce que je vois...ça ressemble si peu à la réalité...
J'ai l'impression que la réalité c'est emmelée avec le suréaliste, formant un gros sac de noeuds dans lequel je suis complétement bloqué...

« Aaaaah te voilà enfin ! »


Je refais un bond de six kilomètres et me retourne rapidement vers Bill [qui a d'ailleurs un putain d'don pour sortir délicatement les gens de leurs pensées...].
Il tient dans ses mains une sorte de...journal intime ? Oui, je pense bien.
Je me penche doucement vers lui, tremblant comme jamais...

« Cher journal,

L'époque écharpeneigenoëltempératurebasse est enfin terminé, et le printemps arrive à grand pas...(que j'écris bien dit donc !). Je dois bien avouer qu'écrire quand il fait beau me fait littéralement chier, voilà pourquoi je risquerais fortement de te délaisser pendant un moment, mon vielle ami.
Du point de vu de ma vie, rien à ajouter, si ce n'est que la petite Katrin vient de faire ses premiers pas. Tu la verrais, elle est si mignonne...je pense avoir une chance inouï d'avoir un petit ange comme elle dans ma vie. On n'peut rêver meilleure petite soeur...Sur ce, je m'en vais de se pas aider ma mère à la cuisine.
Passe un bon été mon ami.
Bill.»


J'ai à peine le temps de lire la dernière phrase qu'il ferme brutalement le dit « vielle ami » et le balance sans douceur sur son bureau.
Puis, comme il l'a si bien, voir même trop bien écrit dans son journal, il se lève et s'en va aider ma mère à la cuisine, me laissant là, seul...
Et complétement sur le cul, comme on dit.
Je ne comprend pas se qui vient de se passer, mais se n'est en tout cas pas une chose habituelle.
Vous ne comprenez pas ?
Et bien, premièrement, Bill n'a JAMAIS tenu de journal intime. Il trouvait ça trop idiot.
Deuxièment, Bill deteste écrire. Il hait ça de tout son être. Signer des autographe pour lui, c'était l'enfer. Alors écrire un journal ? Impensable.
Troisièmement, il est très nul en se qui concerne le language qu'il surnomait « de prêtre » comme « On ne peut rêver meilleure petite soeur... ». Ce n'est pas lui, ça.
Et pour finir...depuis quand nous avons une petite soeur, putain ?
Je ne comprend pas, je ne comprend plus...
Je ne comprend rien.


DEUXIEME PARTIE

Mais pour comprendre, ne faut-il pas agir ? Rester ici à me torturer les méninges ne m'avançera absolument à rien, à part à m'embrouiller plus qu'autre chose...
Alors, qu'est-ce que j'attends pour bouger ?
Peut-être ai-je peur, simplement...
J'ai l'impression d'être piégé dans un monde qui ne veut pas de moi. Ca peut paraître idiot mais...Haa. Assez pensé. Je dois...comprendre. Et donc agir.
Je me relève donc du lit mais dois me raccrocher à une horrible commode datant très fortement du moyen-âge pour ne pas me retrouver face contre moquette.
J'ai l'impression d'avoir été vidé de mes forces. Je n'sais pas si c'est la peur ou le fait d'avoir revu Bill mais...je me sens mal.
Je tremble.
J'ai peur.
J'ai mal...

Je commence à marcher lentement vers la porte. Lentement comme si ce qui se trouvait derrière était pire que tout c'que j'ai vu dans ma misérable petite vie.
Enfin misérable...Chacun son point de vue.
Disons dans ma courte vie...
Les jambes tremblantes, le coeur en plein marathon et la respiration saccadé, je pose ma main de guitariste sur la poignée argentée et l'abaisse dans un geste maladroit.
Allez Tom, courage...
Un courant d'air froid me fit brusquement frissonner. Un courant d'air froid ou...ça,
Ce mur blanc à en faire mal aux yeux. Ce mur blanc où est accrochée une photo. Cette photo. Celle d'un petit garçon. Je dirais même très exactement un garçon de six ans. Très beau, sans vouloir me jetter des fleurs.
Pourquoi je dis ça ? Et bien parce que ce petit garçon me ressemble comme deux gouttes d'eau. En fait, on pourrait carrément le confondre avec moi. Encore plus simple, ce petit garçon, c'est mon frère.
Mon frère jumeau.
Mon frère jumeau, seul.
Seul, sans moi.
Sans moi...
Je secoue brusquement ma tête et me sors de mes propres pensées.
Putain Tom arrête de dramatiser. Peut-être est-ce seulement un test pour entrer au Paradis...
A cette idée, j'explose littéralement de rire.
Pourquoi ? Je ne sais pas.
Peut-être parce que je n'ai jamais cru à une vie après la mort. Peut-être même que j'ai toujours trouvé cela ridicule.
Peut-être ouais...

J'inspire un grand coup et m'apprête à descendre les escaliers.
Je ne sais pas trop comment, mais je sens que c'est là-bas que je dois aller. En bas. Là où se trouve...Bill. Enfin le drôle de Bill.
Et puis, ces rires et ces éclats de voix attirent ma curiosité. Surtout cette voix enfantine, féminine...
Je mentirais si je disais que tout ça ne m'angoisse pas.
Donc oui, j'apréhende.
Mais je dois me montrer courageux si je veux comprendre, non ? Alors, let's go.
Je descends donc ces marches en bois et commence à les descendre.
Une, deux, trois...
Chaque marche que je descends serre de plus en plus mon le noeud coincé dans mes entrailles. Tellement que j'ai l'impression qu'on est en train de m'arracher la moitié de mes organes internes. C'est dingue d'avoir peur d'une chose qu'on ne sait pas...
Les rires se font plus fort, les voix plus distinctes...
Et mon coeur bat encore plus.
Surtout lorsque je me retrouve enfin sur le sol du Rez-de-chaussé, en face de quatres personnes qui n'ont pas l'air de s'apercevoir de ma présence.
Quatres personnes qui ont l'air si...Heureuses.
Un magnifique tableau de famille dont je ne fais pas parti.
Je ne comprends pas. Je ne comprends pas...
Je m'apprête à m'avancer vers eux lorsqu'une feuille posée sur la table du salon attire malgré moi mon attention.
Je m'en approche et la saisis.
Wahou. Une feuille blanche. Quelle découverte dîtes-moi.
Je soupirai.
Je me laisse distraire vraiment par n'importe quoi...
Je la reposai donc sur la table mais fus soudainement saisi d'effroi.
Cette feuille blanche il y a à peine quelques secondes ne l'est...plus.
Je...Je...Je rêve là. Je...Non c'est...Pas possible...J'ai du rêver...Putain.
Je lâchai brusquement la feuille par-terre.
Elle virevolta un moment avant de se poser délicatement sur le sol.
Le silence prit alors place dans l'immense maison.
Attendez mais...
Je relevais brusquement la tête.
Personne.
Bordel je n'aime pas ça...
Ca ressemble étrangement à un cauchemard.
Tout d'un coup vous êtes accompagné, tout va bien et soudain, vous voilà seul.
Tout seul...
Le silence m'enveloppe entièrement, me tétanisant de plus en plus.
Et quelque chose me dit que cette feuille y est pour quelque chose...
Je pris donc mon courage à deux mains et me baissai pour la rammasser.
La respiration coupée, je me décidai à lire se qui c'était inscrit comme par magie.

« Nom : Kaulitz
Prénom : Bill
Date de Naissance : 01. Septembre 1989
Sexe : Masculin
Etat civil : Célibataire
Fils de : Jorg Kaulitz
Nationalité : Allemande
Né à : Liepzig
Lieu de résidance : Loitshe, Allemagne
Frère(s) et/ou soeur(s) : Fils unique.
Demi-frère(s) et/ou demi-soeur(s) : Katrin Trümper.»


C'est le...la...carte d'identité de Bill ?
Attendez...
Quoi ?

Fils unique.

Je crois défaillir.
Fils...unique ?
Ce n'est pas possible...je...je...
Je n'existe pas.
Une énorme coup de vent traversa alors la pièce, emportant avec lui la feuille que je tenais pourtant fermement.
Je me mis à avoir de plus en plus peur et reculai pour me retrouver contre le mur de la pièce.
Une voix s'éleva alors dans l'immense baraque.
Une voix...cruelle, menaçante...
Sa voix.

« Fils unique... »

Je me mis à paniquer totalement.
Mon dieu mais que se passe-t-il ?

« Tu n'existes pas. »

Je me bouchai brusquement les oreilles.

« LA...LA FERME ! » Hurlai-je.
« Fils unique... »
« NON !! »
« Tu n'es plus rien. Rien, rien... »

« ARRETE !!! »

Je fermai les yeux, priant pour disparaître, pour me réveiller...
Faites que tout soit un cauchemard, je vous en prie.
Je vous en prie...

Un lourd silence tomba soudainement autour de moi.
Le vent a cessé de souffler, sa voix a cessé de résonner...
Mais je ne suis pas pour autant rassurer.
Dois-je...ouvrir les yeux ?
Ou les garder fermer pour l'éternité ?
J'aimerais tellement putain. Je n'pense pas qu'vous ayez idée à quel point j'ai eu...peur.
J'ai cru que j'allais étouffer.
Pleurer.
Hurler.
Crever.
C'était horrible, mon dieu.
Un cauchemard réel. Un cauchemard éveillé. Un cauchemard atroce...
Qui va très probablement continuer si j'ouvre les yeux.
Mais je dois affronter, pour comprendre...
Oui, je sais, je me répète. Mais c'est la seule façon pour me donner du courage.
C'est d'ailleurs tout ce que je demande moi : du courage.
J'ai peur, j'angoisse...mais j'ouvre les yeux.
Du moins, je crois.
Parce qu'autour de moi, tout est noir.
Mon dieu mais où suis-je ?
Un rond de lumière apparaît brutalement devant moi, m'éblouissant quelque peu.
Oh mon dieu sauvez-moi j'crois que j'vais faire une triple syncope.
Peut-être même une quadruple.
Enfin, à condition que je n'sois pas mort, bien entendu...
Malgré la peur, l'angoisse qui tiraille mon corps, j'avance avec maladresse vers la lumière.
J'avance, j'avance...
Et me stoppai net.
Mon coeur fit un bond tellement gigantesque que je crus qu'il allait déchier ma peau, sortir de ma poitrine et attérir directement dans le cercle lumineux.
Parce que là, dans l'obscurité en face de moi, deux yeux me regardent, me fixent, me détaillent...
Une paire de prunelles qui brillent de milles éclats.
Je reculai quelque peu et cru mourir lorsque la...la personne s'avança doucement dans le cercle.
Mon coeur s'arrêta brusquement de battre lorsque je la reconnue.
Oh mon dieu...

« Tu m'as tué. »



TROISIEME PARTIE



Mes jambes faillir lâcher tellement je me sens...mal.
Je posai une main sur ma poitrine et essayai tant bien que mal de reprendre une respiration normal.
Allez Tom, respire, calmes-toi...
Bordel j'ai tellement peur...
Le silence a entièrement pris posséssion des lieux à présent.
Un silence aussi mortel qu'effrayant...
Un silence que je ne supporte pas.
Pourtant, malgré mes diverses tentatives, je n'arrive pas à sortir un mot.
Je n'arrive même pas à bouger.
La seule chose que je suis encore capable de faire, c'est attendre, le regard fixé sur Lui.
Lui...
Es-ce normal ?
Es-ce normal que, malgré ma peur, je ne puisse détacher mon regard de Lui ?
Es-ce normal que je veuilles entendre sa voix...encore ?

« Tu as peur...? »

Je sursautai.

« Je...je... »
« Tu ne devrais pas. »

Il avait dit ça d'un ton ferme.
Froid...
Je voulus répondre mais à nouveau, rien ne sortis.

« Tu devrais...avoir mal. »

Il releva doucement la tête.
Oh mon dieu...

« Tu devrais avoir mal comme moi j'ai eus mal. »

Mon coeur s'arrêta une nouvelle fois.
Et cette fois-ci je cru bien qu'il ne se remettrai jamais à battre.
Ses yeux bon dieu, ses yeux...
Jamais je n'avais vu une lueur pareil dans ses yeux.
Un mal-être immense.
Un vide pas possible.
Une haine effrayante...

« Mais de moi tu t'en fiches. »
« Non, c'est faux !! »
« Tu t'en est toujours fichu... »
« Non c'est faux tu l'sais très bien ! »
« Tu m'as tué... »
« Arrête !! »
« Tu n'm'a jamais aimé Tom... »

J'ouvris la bouche pour répliquer.
Lui dire, lui avour, lui gueuler qu'il a tout faux.
Lui dire que je l'aime comme je n'ai jamais aimé, lui dire que sans Lui c'était comme sans oxygène dans les poumons, c'était comme si plus rien n'avait d'importance, comme si tout était fade, gris, terne, sans vie...
Mais rien ne sortis.
Es-ce que cela va changer quelques chose au fond ?
Je ne sais même pas si c'est Bill en face de moi.
Je ne sais même pas où je suis.
Je ne sais même pas si...je vie.

« Mais au fond...qu'aurais-tu fait Tomi Amor ? Qu'aurait été ta vie...sans moi ? »

Un sourir malveillant pris posséssion de ses lèvres, faisant revenir ma peur à grand pas.
Je touchai doucement mon visage brulant et me rendis compte que des millions de larmes dévalaient sur mes joues.
Je n'sais pas pourquoi je pleurs. Je ne sais plus.
Mais se que je sais c'est que le fait de voir Bill s'éloigner ne m'a jamais fait aussi peur.
Jamais...







_____________________________________



Fin du Chapitre.
Pardon pour l'attente, vraiment...
C'est court en plus.
Mais bon.
Entre mes Exam's, Ma Best à qui j'parles trop plus souvent, Ma Copine <3, Ma Famille, La mort du père d'une Amie...Bref. Manque de temps.

J'ai rajouté un chapitre par contre.
Et y'aura PEUT-ÊTRE un épilogue...
Le titre du prochain Chapitre : La vie sans Toi. [Sauf si j'change au dernier moment, me connaissant].

Voilà.
Ahem...
Suite avant le 25 Juin. Promis.

J'vous aime Merci d'être toujours là.

Ps : Flaviie Where Are You ? Tu m'manques...


EDIT :

*-*
J'ai eus plein de visite le 25 MDRR
Ma gueule.

Nion mais désolée...Pas eut le temps de finir...J'ferais donc à Paris.
=x
J'tiens vraiment pas mes promesses moi.................................

DESOLEE.
Vraiment...=((

J'vous Aime (LL)

# Posté le dimanche 20 avril 2008 12:42

Modifié le jeudi 26 juin 2008 09:07

Pardon.

Pardon.
Non je n'ai pas cessé d'écrire.
Oui je vais continuer cette fiction.
Oui je le ferais avant le 22 Juillet.
Oui j'ai un mois de retard.
Oui la moitié voir même les trois quart d'en vous en a eus marre d'attendre.
Mais...

Je n'ai vu ma Meilleure Amie que trois fois dans ma Vie.
Voici maintenant la quatrième fois.
Elle part le 19.
Ecrire me prendrais bien deux trois bonnes heures.
J'ai déjà du aller sur MSN && la laisser pour régler deux trois choses avec certaines personnes.
Je veux plus la laisser.
A Paris écrire avec le clavier français m'aurait pris mais cinq heures quoi.
Impenssable.
Pis le 12 j'ai eus le concert de TH.
J'ai passé la Nuit là-bas.
Après le concert j'ai vu Caro [Kaulitz-vs-love-vs-tief] && deux amies qui habite loin sont venu dormir chez moi.
On a passé tout le lendemain avec l'une d'entre elle.
Today c'est l'anni de ma Mamy.
Demain je revois mes Best avec ma Best.
Après demain je ne sais pas. Peut-être pourrais-je écrire, je verrais avec ma Best.
Le dix sept je me fais tatouer.
Le 18 c'est mon Anni =DDD
Le 19 elle s'en va...

Pardon mais
Je vies des moments de malades.
C'est des vacances tell'ment...Wahou que j'm'en remet pas.
Je peux pas écrire.
J'aurais pas pu.
Mais je le ferais.

Je vous demande juste, celle qui sont encore là, de bien vouloir m'excuser...
Ensuite pour le concert, si vous voulez des vidéos [j'étais au 2e rang coté Georg] ou un racontage dites moi je le fais avec Plaisir.
Je vous Aime.
Encore Merci pour vos Comm'.

&&...Pardon.

Bonne vacances à vous.
Pour moi, c'est déjà tell'ment parfait j'peux pas en demander mieux...
Merci de me comprendre.
<33


Piix' : N'a moi. Vous mettez un lien. Elle est DE moi. Kiffez...(LL')

# Posté le lundi 14 juillet 2008 12:17