Chapitre quinze - Pas cette fois.

Chapitre quinze - Pas cette fois.
Chapitre quinze - Pas cette fois.



Une lumière blanche apparut autour de moi.
Une lumière forte, trop forte.
Je fermai les yeux en grognant et les ouvris quelques secondes plus tard sur...
Un mur de bois.
Où suis-je ?
Je laissai mes yeux vagabonder autour de moi et tombai nez à nez avec une moitié de coeur rouge dans lequel était inscrit...mon prénom.
Je sursautai presque.
Pas forcément par surprise ou par peur mais par apréhension.
Parce que je crois avoir compris.
Je crois...
Je m'avançais lentement vers le mur de bois tagué et posais mes doigts sur le dessin si maladroitement traçé par le môme que j'étais.
Mais...Attendez.
Je me relevais brusquement, m'attendant à me cogner contre le plafond de la cabane, mais il n'en fus rien.
Je suis trop petit.
Je me rassis désespérément, la tête dans mes mains.
D'accord Tom, on se calme et on respire...
Oh bordel je suis redevenu un enfant.
Un...enfant...

« Putain... »
murmurrai-je.

Je crois avoir compris où Bill voulait en venir.
Je crois, oui...

« Tom ? »

Je relevai brutalement la tête pour me retrouver face...
Au mur tagué.
Non, non, non...
Un rire résonna dans ma tête.
Celui de Bill, enfant...
Non.

« Bill arrête... »
« Je suis pas un singe ! »
« Bill... »
« C'est Tom-Tom le singe... »
« ... »
« Tom-Tom... »


S'en est trop. Encore, et encore, et encore.
C'est limite si je n'en deviens pas complétement barje.
Que me veut-il ? Qu'es-ce que j'suis censé faire ?
Pleurer ? Pleurer parce que je l'entend mais que j'ne peux ni le voir ni le toucher ?
Avoir peur ? Avoir peur parce que je ne comprend rien ? Avoir peur de Lui ?
Souffrir ? Souffrir jusqu'à en perdre la raison ? Souffrir jusqu'à ne plus pouvoir me lever ?
Que me veut-il putain ?!
Je me relevai.
Ce n'est plus supportable. Ca a assez duré, s'en est trop, ça me saoul.

« Qu'es-ce que tu veux non de dieu ?! »
« Tom on laisse notre trace ? »
« Qu'es-ce que tu veux ?!! »
« Tom...? »
« Oui quoi ??!! Qu'es-ce que tu veux une bonne fois pour toute ???!!! »
« ...Je t'aime. »


Mon coeur loupa un battement.
Putain...
...
J'allais...crier.
J'allais même, hurler.
Mais il a sortit ça.
Juste ça. Juste ça pour faire s'envoler mes mots loin de ma bouche, de mon être, de tout.
Un Je t'aime et le vent emporte toute la haine, la colère et la peur pour faire place à la peine et à la culpabilité.
Un simple Je t'aime et tout part en fumé.
Tout...
Alors c'était ça, la raison ?
Me faire souffrir ? Broyer mon coeur jusqu'à s'qu'il tombe en poussière et s'éparpille un peu partout à l'intérieur de moi ?
C'était ça le but ?
Me tuer alors que je suis déjà mort ?
Et bien félicitation, l'opération à réussit.
Une larme voulu pointer le bout de son nez mais je fis tout pour l'en empêcher.
Je ne pleurais plus, je ne pleurais plus, je ne pleurais plus...
Je n'veux plus pleurer, putain.
Mais entre mes envies et la réalité, il y a un monde...
Mes jambes se mirent à trembler.
Encore...
Voilà déjà environ un an et demi que je suis dans cet état.
En pleurs. Seul. Coupable. Anéantit. Faible.
Un an et demi de mon vivant.
Je n'trouves pas ça juste de l'être également à ma mort...
M'enfin. C'est peut-être ça, l'enfer.
La souffrance éternel, la torture moral et la solitude.
L'enfer, ce sont nos Maux.
L'enfer, ce sont nos Fautes.
L'enfer, ce sont nos Souffrances.
L'enfer, c'est la Solitude.
L'enfer, c'est la Culpabilité.
L'enfer...c'est le Manque.
Il me manque. Il me manque. Il me manque. Il me manque. Il me manque.
Depuis si longtemps, depuis trop longtemps.
Pourquoi n'est-il pas là ? Pourquoi n'est-il plus là ?
Pourquoi n'est-il plus qu'une voix dans ma tête ?
Pourquoi...?
Je pensais avoir payé ma peine sur terre en tenant cette putain de promesse.
Je pensais le retrouver, au paradis, ou je n'sais quoi, mais le retrouver, l'avoir auprès de moi, pour l'éternité. Mais non.
Je dois encore souffrir de son abscence.
Vide. Manque. Solitude.
Pourquoi, mais pourquoi ?
J'en ai marre de me poser toutes ces questions. J'en ai marre de me répéter la même chose depuis trop longtemps. J'en ai marre d'être mal. Putain.
Je veux m'enfuire. Je veux partir. Je vais m'enfuire...
Je m'enfuis. Je cours. Je trébuche à plusieurs reprise, mais ça ne m'arrête pas. Je veux m'échapper, loin de cette voix qui m'appel, loin de Lui, ou du moins de se que je perçois de lui.
Mais on dirait que ce monde est contre moi...
Tout devient flou. Tout se qui était autour de moi ne l'est plus. Tout se transforme. Le paysage change, se remodèle en un autre.
Je continus de courrir mais butte sur quelque chose de mobile et m'étale de tout mon long contre un sol froid et peu accueillant.
Un rire résonna alors dans ma tête.
Non non non...

« Bill laisse-moi... » Suppliai-je.
« J'suis le roi du Skate Board, yeaaaaaaaaah !! »

Du Skate...Board ?
Je me relevai brutalement et regardai le sol.
Ou plutôt la rampe de Skate.
Et ce putain de Skate Board qui a causé ma chute.
Tout y est.
Je suis au Skate Park de Magdeburg.
La seule chose qui manque c'est Lui.
C'est Lui, c'est Lui, c'est Lui...
Je marchai à reculons, appeuré, anéantit, en larmes.
Et me remis à courir. Courir. Courir.
Mais tu as beau courir, tes problèmes te rattraperont, et ce monde cruel continuera de te torturer jusqu'à se que tu affronte une bonne fois pour toute se qui te consume de l'intérieur.
C'est comme ça...
Le monde se remodèle, les couleurs dansent et virevoltent autour de moi, m'entourant, m'encerclant, m'étranglant.
Alors je m'arrête. Je suis à bout. De souffle. De tout.
Quelque chose d'assez lourd apparaît alors sur mes épaules et dans mes mains et il me fallut que quelques secondes avant de reconnaître cet objet qui me représente si bien, autrement dit ma guitare.
D'où elle sort celle-là encore ?
Putain...
La lumière du jour se mit à baisser lentement, mais fut très vite remplacée par des faisceaux colorés et éblouissant.
Je suis dans une salle de concert.
Mes mains se mettent à trembler lorsque je me rend compte que la salle est vide, mis à part quelque papiers et détritus en tout genre, et que je suis seul sur la scène, à l'exception d'un micro sur pied, d'une basse et d'une batterie dont les baguettes sont gentiment posé sur une des caisse sur laquelles Gustav adore frapper.
Gustav...Georg...Ils ne sont pas là eux non plus.
Pourquoi ?
Je suis seul...Je les ai abandonné, sur terre...Non...
Le rire de Georg se fit alors entendre et la douleur réempoigna mon coeur avec force.
Et encore plus lorsque s'ajouta à celui-ci le bruit des baguettes de bois de Gustav. Et sa voix. Puis celle de Bill, qui chante...
Sa voix arriva jusqu'à mes tympans, me berçant, m'emportant. Bill...

Ich will da nich' allein sein,
Lass uns gemeinsam,
In die Nacht.


« Restons ensemble... » Murrmurai-je...

Du bist alles was ich bin...

« Tout se que tu es... »

Ca fait si mal...

Und alles was durch meine Andern fliesst.

« Bill..., Sanglotai-je, j't'en pris Bill revient... »

Lass uns gemeinsam,
In die Nacht.


« REVIENT !!! »

J'empoignait le manche de ma guitare et la fracassai brutalement sur le sol.
Excès de colère. De rage. De frustration.
J'en ai marre.
Je me remis donc à courir. Parce que m'arrêter enfait, c'est pire.
Les contour du paysage se refirent flous.
Et j'angoisse à nouveau.
Que vais-je voir encore ?
Combien de temps cette connerie va-t'elle encore durer ?
La lumière du jour réaparut et je dus mettre mes mains dans mes yeux pour éviter de finir complétement aveugle tell'ment le soleil est puissant.
Mais voilà, ce monde est contre moi, ce monde n'est pas le mien.
Il m'en veut, apparement.
Parce qu'en fermant les yeux, je n'ai pas vu cette chose dure comme de la pierre au niveau de mes jambes.
J'ai donc foncé dessus.
Et je suis tomber - en étouffant un cris.

« Aïe..., je geins, putain de soleil à la con, putain d'endroit, putain de...de... »

Putain de pierre tombale.
...
Un...cimetière ?
Je me relevai lentement, mes jambes légerement endoloris à cause du choc brutale que cette pierre a provoqué, et regardait autour de moi.
Des pierres, de l'herbe, des arbres, du vent, du silence...
Cimetière de Magdeburg, bonjour.
Manquait plus que ça pour m'enfoncer encore plus dans le desespoir.
Ce desespoir qui me rend presque...Sinique.
Ca m'donne même envie de rire tout ça.
Rire de moi.
Et c'est d'ailleurs se que je fais, je ris.
Je ris, je ris, je ris...Je suis à bout.
Alors je me dis qu'un peu plus ou un peu moins, autant lire l'inscription qu'il y a sur la tombe dans laquelle je me suis ridiculement encoublée non ?
Qu'es-ce que sa va être ?
Bill Kaulitz ?
Sûrement.
De toute façon au point où j'en suis, ça m'est totalement égale...
Totalement.
Ou presque.
Parce que sur coup je me suis largement trompé.
Pourquoi ?
Et bien simplement.
Sur cette pierre tombale d'un gris ternit par le temps, il n'y a absolument rien.
Pas même la moindre fissure, la moindre cassure, rien.
Je tournais donc vers celle sur sa droite, sa jumelle, son identique...
Rien non plus.
Je ne comprend pas là...
Bon vous me direz, qu'es-ce que j'comprend dans toute cette histoire ?
Rien...

« Pourquoi m'as-tu emmené ici ??!! » Hurlai-je, la tête levé vers le ciel.

Mais aucune réponse ne se fit entendre, aucune pointe de vie ne m'apparut, mis à part un peu de vent...
Je frissonnai et frottai énergiquement mes épaules.

« Bill... »

A ce moment précis, un petit bruit se fit entendre.
Comme...un grattement, je ne sais pas...
Comme si on était en train de gratter une matière dure comme...

« De la pierre. » Chuchotai-je.

Je me retournai brusquement et arrêta de respirer lorsque je me rendis compte que le coup de la feuille blanche se reproduisit en ce moment même sur la tombe [Nda : Pour celle qui ne se souvienne pas, il s'est mit à écrit tout seul sur la feuille blanche, chapitre précédent.].
Mon coeur accelera une nouvelle fois dans ma poitrine.
Je fis un pas vers la tombe. Puis un autre. Encore un. Et m'agenouillai devant.

« Tom...Kaulitz...1989-2022... »

Deux milles vingt deux ?
Ne suis-je pas mort en deux milles neuf...?
Je regardai la tombe jumelle à la mienne, mais rien n'apparut.
Je ne comprend pas...
Soudain, le grattement se refit entendre.
Je commençais à lire, anxieux, angoissé...
Un F.
F comme...Forever ?
Un i.
Fi comme...Fiction ?
Un l.
...

« Un s... » Dis-je doucement.

Un espace.
Puis un U.
Un U...

« Non... »

Un n.

« Oh non...Non...Pitié. »

Un i.

« Je vous en pris, non... »

Un q.

« Je vous en supplis, non.... »

Un u.

« Non... »
Sanglotai-je.

Un e.

« NON !!! »



Tom Kaulitz
1989-2022
Fils Unique.



Les larmes ne purent s'empêcher de couler à nouveau le long de mes joues.
Mais cette fois-ci, je ne me laisserai pas faire.
Je ne laisserai pas ce mal me tuer et la peine me submerger.
Pas cette fois.
Malgrés mes fort tremblements, je réussi à me relever.

« Pas cette fois... » Dis-je en serrant les points.

Je levais doucement la tête et essayai de parler.
Malgrés mes spasmes et mes sanglots.
Pas cette fois...

« Je ne suis pas...Fils unique. »


Silence.
Pas cette fois. Pas cette fois. Pas cette fois.

« Je ne suis pas Fils unique ! »

Le vent souffla plus fort, comme annonçant une tempête proche.
Pas cette fois. Pas cette fois. Pas cette fois.

« Es-ce que vous m'entendez ?! Je ne suis pas fils unique !!! J'ai un frère, ok ? J'ai un frère !!!! »

Tout se mit à s'agiter brusquement autour de moi.
Les arbres. Les feuilles. Les nuages.
Pas cette fois, non, pas cette fois.

« Et ce frère, continuai-je, ce frère s'appelle Bill !! Mon frère s'appelle Bill !! »

Le vent souffla beaucoup plus fort. Trop fort. Mais je tiendrais, je tiendrais.
Le tonnerre se mit à gronder au loin, et de la pluie tomba en cascade sur le cimetière silencieux.
Pas cette fois.

« Je sais que tu m'entends Bill. Je n'sais pas à quoi tu joues, je n'sais pas se que tu cherches mais quoi qu'il en soit nous resterons toujours frères, t'entends ? Es-ce que tu m'entends ?! »

Le visage levé vers le ciel, je pus voir, malgré les gouttes de pluies, les éclaires se faufiler entre les nuages pour attérire loin dans les montagnes.
La tempête à beau faire rage, je ne m'enfuierais pas.
Pas cette fois.

« J'te demande pardon d'accord ? Je...Je n'suis qu'un idiot !! Si j'avais su, si seulement j'avais su je..., mes sanglots se firent plus brutaux, Pardon Bibi, pardon...Je n'suis qu'un crétin... »

La tempête continua de faire rage autour de moi, mais je n'y fis plus garde.
Tout devint flou autour de moi, mais pas pour les mêmes raisons que tout à l'heure, simplement parce que...
Je vais le faire.
Je vais le dire.
Ne pas faire le con...
Pour une fois.

« Je... »

Je posai un main tremblant sur ma poitrine opressée et sentis mon coeur perdre les pédales.
Mais je ne serais pas lâche, je ne serais plus lâche.
Pour une fois.
Je fermai les yeux et serrait les poings.
Et de toutes mes forces, de tout mon être et de toute mon âme, j'hurlais.
J'hurlais ces mots qui aurait du sortir depuis déjà bien longtemps.
Ces mots si difficile à prononcer lorsque la peur brûle les entrailles.
Ces mots si vrai...

« JE T'AIME !! »


Tout se stoppa brusquement.
Le vent. La pluie. La foudre. La tempête.
Mon coeur...
Un lourd silence pris place autour de moi.
Tout n'est plus que silence...

J'ouvris lentement les yeux, tremblant, et me retrouvai face au même ciel que tout à l'heure.
Celui de l'avant tempête...
L'orage est passé.
Je posai une main sur mon front suant et soupirai bruyamment.
Je l'ai dis.
Je l'ai dis...
J'essayai tant bien que mal de reprendre une respiration calme et régulière, chose plutôt dur, vous imaginez...

« Tu m'aimes ? »

Mon coeur se réemballa et ma respiration s'accelera brutalement.
Cette voix...
Je me retournai.
Oui, putain, je me retournai.
Parce que je vais l'affronter.
Parce que je le dois.
Et je l'ai fait.
Pour une fois...
Mes yeux plongés dans les siens, les siens qui sont si dures, si tristes, si vides...
Oh Bill...

« Oui. »

Un rire sinique sortit alors de sa gorge.
Un rire triste, remplis d'épines et de haine.

« Ne ris pas. »

Immédiatement, il cessa de rire, pour laisser place à un visage fermé et froid comme de la glace.

« Je t'aime à en perdre la raison. »


Un silence de mort pris alors place entre nous deux.
Je décidai donc de continuer sur ma lançée.
Je décidai donc...d'avancer.

« Je t'aime comme je n'ai jamais aimé et comme je n'aimerais jamais. »

Un pas.

« Je t'aime comme on aime un frère et... »

Deux pas.

« Un amant. »

Ses yeux se fermèrent quelques secondes à ces mots, comme si il essayait de refouler la souffrance que mes mots lui font endurer.
Trois pas.

« Je t'aime d'un amour irrationel, d'un amour infini et complétement fou. »

Quatre pas.

« Je t'aime comme... »
« Arrête. »


Sa voix était froide, glaçée, percante...
Mais je m'en fou.
Je n'arrêterais pas.
Cinq pas.

« Je suis complétement dingue de Toi. »
« Arrête. »
Dit-il en fermant les yeux.

Six pas.

« Tu me rend complétement fou. »
« N'approches pas. »
« Cours toujours. »

Sept pas.

« Lorsque tes yeux se pose sur moi, lorsque ton regard accroche le mien, c'est comme si le temps s'arrêtait. Il n'y a plus que toi...Et moi. »
« Tais-toi...S'il te plaît... »


Une larme coula le long de sa joue.
Larme de peine.
Larme de haine.
Larme de feu, brûlant entièrement, je dirais même consumant entièrement mon être et mon âme.
Mais peu importe la souffrance que j'encours, tant que la sienne...
Disparaît.
Huit pas, je me stoppe.
Me voilà à un trentaine de centimètre de Lui.
Ses yeux son toujours clos et son visage, fermé, est noyé sous un flot de larmes.
Mon coeur tambourinait tell'ment fort contre ma poitrine que j'ai l'impression que la terre va exploser d'un moment à l'autre.
Aller Tom. Respire, respire...
Respire.

« Je suis amoureux de Toi Bill, Je t'aime, depuis le début, j'ai joué au con mais Je t'aime putain Je t'aime !! »
« ARRETE !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! »


Le vent se remis soudainement à souffler.
Plus fort, plus dangereux qu'avant.
La tempête refait rage de plus belle et je suis obligé de mettre mes bras devant moi pour me protéger de tout se que le vent me jette en pleine figure.
Le monde se met brutalement à trembler et tout autour de moi s'effondra dans un bruit sourd.
Je fermai les yeux et luttais de toute mes forces pour ne pas me faire emporter.
Mais la tempête est trop forte.
Je vais mourir.
Je vais mourir...
Je me sens lentement partir.
Sombrer.
Chuter.
Tout devint noir autour de moi.
C'est fini.
Tout est fini...
Quelque chose fit alors pression sur mon bras.

« Tom ? »



_____________________________________________


Fin du chapitre.
Pour finir, il y en aura encore un de plus.
Ils sont plus long que prévu.
Je suis désolée pour la Fin dégeulasse, mais j'étais obligé de coupé là, ça allait pas sinon.
Ca aurait même été pire.
Mais !, j'ai écris une bonne partie du prochain chapitre qui s'intutilera : ... J'vous l'dit pas EXPLDR.
J'ai envie d'être salope.
Peut-être parce que j'suis triste, ca m'fait du bien d'être sadique x)
Nan, je rigole.
J'ai juste pas envie de partir en Allemagne.
Bref.

Prochain chapitre : Deuxième chance [enfin si j'change pas d'avis entre temps].
Ensuite, l'épilogue, ça reste à voir.

En se qui concerne un nombre de comm', n'en mettez pas c'est pas grave.
Lisez, simplement.
J'mettrais la suite dans trois semaines, ou avant si j'arrive à l'envoyer à ma Best.
Ou après vu que ma mère pique sa crise là.
Enfin voilà.

Merci encore, pour Tout.
La fiction touche vraiment à sa fin, et je suis contente que certaines d'entres vous soit encore là...
Bon allez, je m'arrête là.

Merci pour Tout.
A bientôt.
<<3

EDIT :

Trois semaine...plus un mois. Et la suite est même pas terminée, c'est ça le pire !
Je crois, non je suis même sûre, que le YAOI c'est bel et bien fini pour Moi.
Pas que j'aille plus envie d'en écrire ou que je n'aime plus ça, au contraire.
Simplement parce que je n'veux pas me refermer dans cette bulle...
Je sais que beaucoup d'entre vous connaisse cette bulle. Si, vous savez...
Les amis d'MSN, les amours peut-être ? Tokio Hotel, Tokio Hotel & encore Tokio Hotel...
Ca fait deux ans que je suis fan et un an et demi que j'écris du YAOI.
Tout a une fin.
Même si j'avais une autre idée de fiction, je ne sais pas...
Peut-être, qui sait ?
Vous serez au courant en tout cas.

Suite ce Week-End. Oui, réellement. Ca n'est pas une promesse en l'air, pour une fois.
Hilf-miir-leben touche à sa fin.

Merci d'avoir suivie, réellement. Merci de rester encore, merci d'être là, merci d'avoir lu.
Merci.

<3




Pix' : Magnifique, non ?
Paroles : In die Nacht - Tokio Hotel;

# Posted on Monday, 21 July 2008 at 4:12 PM

Edited on Monday, 15 September 2008 at 1:09 PM

Chapitre quinze partie deux - Pas cette fois.

Chapitre quinze partie deux - Pas cette fois.
Chapitre quinze partie deux - Pas cette fois.

[Je vous conseille de relire la première partie...Enfin, si vous en avez envie hein. ]




« Eh oh Tom, ça va ? »

J'ouvris doucement les yeux.

« Ge...Georg ? »
« Euh...Ouais. Je...Ca va pas ? »


Je ne répondis pas tout de suite.
Enfin, autant dire que je ne répondis pas du tout, trop occupé à tâter la moindre partie de mon corps.
Je suis entier.
Et je vis.
Je vis...
Mais que s'est-il passé ?

« Je...Ca...C-ça va. »

Je posai mon regard sur lui.
Sur son corps puis sur son visage où est peinte une expression étonnée puis me tournai sur moi même pour tomber sur un petit homme blond que je connais si bien : Gustav.
Je l'examinai de haut en bas, m'arrêta sur ses yeux et son sourcil levé, puis tournai à nouveau.
Ils ont l'air si...vivants.

« Je...J'me sens pas très bien, c'est...c'est... »

Un sentiment étrange pris alors possession de moi.
Comme si j'avais déjà – presque – vu cette scène.
Georg...Gustav...Moi...La nuit.
Mon coeur s'arrêta brusquement lorsque mes yeux se posèrent sur un bâtiment que je connais maintenant par coeur.
Ce bâtiment si élégamment doté d'une horloge.
Une horloge.

« Minuit moins cinq. »

Minuit moins cinq.
...
Pourquoi est-ce que soudainement, j'ai peur ?
Pourquoi ai-je l'impression que quelque chose...m'échappe ?
Une toute petite chose, de rien du tout.
Et tout deviendra plus clair.
Minuit moins cinq.
Minuit moins cinq.
...
Oh mon dieu.

« BILL !!! »

Et comme guidé par une force inconnu de l'homme, je me mis à courir comme jamais je n'avais courru de ma vie.
Courir tellement vite que j'en perdrais mes bras, mes cheveux, mes côtes...
Je pourrais me vider de mon sang, être blessé par balle, avoir un poignard dans la jambes, qu'importe, rien ne m'arrêtera.
Rien ni personne.
Même si je n'sais pas si tout ça est réel.
Même si je n'sais pas si je suis vivant, mort, ou quoi qu'ça soit d'autre...
Je cours.
Je cours pour Lui, je cours pour Bill, je cours pour Toi.

Mais qu'est-ce qui toujours nous pousse
A dresser tant de barrières...


Mes mains s'aggripèrent à la grille, cette putain de grille qui me barre la route, et mon corps l'escalada aussi vite que possible.
Mes yeux se posèrent rapidement sur le paysage en face de moi et la panique m'envahit lorsque je le vis, penché en avant à une cinquantaine de mètres de moi.

La peur,
L'honneur,
Ou l'orgueil...


A plein poumons, je me mis à hurler.
Son prénom, ce si beau prénom...
Le tiens.
Mais rien ne se produit.
Il ne réagit pas.
Il ne m'entends pas.

« Putain de merde !! » Dis-je en me hissant tout en haut.

Mes mains s'aggripèrent brutalement aux barbelés et je ne pus m'empêcher de gémir de douleur.
Je saigne sûrement.
Mais je m'en fous.
Tout ce qui compte c'est Lui.
Je pris une grande respiration, et retentai, tout en essayant de passer de l'autre côté de la grille.

« BILL !!!! »

Mais à peine ai-je prononcer son nom que je chutais brusquement de l'autre côté pour retomber méchamment sur le sol dur de cette putain de gare.
Je levai les yeux et te vis, me regardant.
Je lu ton nom sur mes lèvres, mais ne t'entendis pas.

« BILL DEGAGE DES RAILS !! »

Tu parus étonné.
Putain mais Bill, agist bordel.

« Quoi ? » Entendis-je au loin.

J'allais hurler.
J'allais lui hurler de se barrer loin mais fus couper dans mon élan.
La panique pris possession de mon être, plongeant mes jambes dans du ciment et m'empêchant totalement de bouger.
Là, à quelques mètres de mon frère, de ma vie...
Le train.
Mon sang se glaça dans mes veines et mon coeur s'arrêta de battre.
Tu tournes enfin la tête.
Et tu te fige.
Tu ne bouges plus, sûrement dans le même état que moi.

« Bill... »

Mon coeur se remit à battre brusquement et l'air atteint enfin mes poumons.
Je repris très vite mes esprits et m'apprêtai à hurler.
Mais c'est inutile.
C'est fini.
C'est fini.
...Non !

« Pas cette fois. »

Et avec toute la force qu'il restait en moi, je me remis à courir.
Plus vite, milles fois plus vite.
Même si le vent est contre moi.
Il faut que je cours, il le faut...
Les larmes se mirent à couler lentement et mes cris se firent plus stridents.
Bouge Bill, bouge !!
Et ce monstre ferré continue d'avancer.
Vite, si vite, tell'ment vite...
Mais je ne le laisserai pas l'emporter, non.
Pas cette fois !!

Dans un élan surhumain, porté par une force qu'on appelle sûrement Amour, je me jettai de tout mon poids sur Bill, nous projettant ainsi quelques mètres sur le côté.
L'atterissage fut brutal et un cri de douleur franchit la barrière de ses lèvres.
Derrière nous, le monstre, le danger, le train.
Il passa. A une vitesse folle, nous frolant presque.
Je m'aggripai violement à Toi, collant mon corps au tiens, en attendant que le danger passe.
Je te protègerai toujours, petit frère...
Je te le promets.
Quelques secondes, quelques minutes...Et tout n'est plus que silence.
A nouveau.
Le danger est parti au loin, et tu sais quoi petit frère ? Il a emporté l'ange de la mort avec Lui.
C'est fini.
C'est fini...
Ton thorax se soulève rapidement sous moi et je sens ton coeur tambouriner contre ma poitrine...
Tu es en vie.
Je me lève lentement, presque inconsciemment, en position assise, et te regarde faire de même, tremblant, sanglotant...
Tu es en vie.
Des cris au loin se firent entendre. Des cris si lointains...
Les leurs.
Je vis alors deux ombres plonger sur nous, nous empoignant fermemant pour nous relever sur nos jambes.
Mais je ne tiens pas vraiment debout.
Mon corps tout entier est mou.
Je suis si faible...

« Tom, eh Tom putain ! »

Je m'aggripai comme je pus à l'un de nos amis, le plus grand, Georg, et repris lentement mes esprits.

« C'est ça accroches-toi à moi p'tit gars...Respire...Tout va bien. »
« Tout vas bien ?!,
hurla Gustav, Ils ont failli mourir !! »
« La paix Gustav ! »
S'énerva Georg.

On aura presque dit qu'il parlait à un chien.

« Ca...Ca va mieux Tom ? »


J'hochai la tête positivement, incapable de produire le moindre son.
Puis mes yeux se posèrent sur le corps tremblant de...de...de Bill.
Il a l'air tellement terrorisé.
Presque autant que moi.
Terrorisé...
Putain.
Terrorisé, terreur...Un sentiment tellement humain, tellement vivant...
Il est...en vie.
Bill est en vie.
Bill, mon Bill, mon frère...
Bibi.
Les larmes se mirent à couler violemment le long de mes joues.
Tellement violemment...
Larmes de soulagement, de bonheur...
Ca n'est pas possible, non.
Tout ça n'est pas réel, putain.
Je m'aggripai encore plus à Georg et me mis à pleurer dans son cou.
Ce n'est pas possible...
Soudain, je sentis mes pieds quitter la terre et pendre dans les air, une main les maintenant fermement.

« Viens, on les rammène à l'hôtel. »

Je fermai doucement les yeux, tentant en vain de me calmer.
Je suis sûrement ricidule...

Fermons les yeux,
Fermons les juste un peu...


Je me laisse emporter par Georg.
Bercer même.
Comme lorsque j'écoute la voix si douce de Bill...
Oh mon dieu, Bill.
Bill, Bill, Bill...
Comment ?
Comment est-ce arriver ?
Est-ce vrai ?
J'ai tellement peur...

Fermons les yeux,
Fermons les, si l'on veut...


Et je ne me reconnais pas.
J'ai l'impression, d'être un autre.
Je suis si fatigué, si détruit, et ô combien, terrorisé.
J'ai peur Bibi, j'ai peur...[Nda : Ich Habe Angst, aber Ich Lebe. Für dich. * SORS * ]

Je me sens doucement redescendre sur quelque chose de moelleux, un lit probablement, et perçoit quelques voix autour de moi.
Mais je ne fais que percevoir, comme si j'étais soudainement sorti de mon corps pour pouvoir m'admirer d'en haut.
Quel sentiment étrange...
Puis, on me parle, doucement. On me relève en position assise, et on me donne de l'eau.
Je tremble, mais je bois.
Je reprends mes esprits, lentement.
Je suis en vie.
Je lève alors une nouvelle fois là tête, cherchant anxieusement son regard, et fini par le trouver.
Je m'y accroche, m'y plonge, m'y noie...
Puis, ta voix s'élève.
Lentement, gracieusement, délicatement, tel un souffle de vent...

« C'est bon les gars je...je m'occupe de lui... »


Ta voix est tremblante, et tellement faible.
Que t'arrives-t-il ?

« Enfin si...si tu veux bien, Tom. »


Et cette unique syllabe.
Cette unique syllabe que l'on utilise le plus souvent pour me nommer, cette unique syllabe qu'est mon nom...
T'entendre la prononcer de manière si, vivante c'est...ça...
Je revis.
J'hochai doucement la tête en signe de oui et vis nos deux amis sortir en se regardant, étonnés.
Puis là, je me souviens.
Je me souviens, de nos histoires, nos histoires de l'époque.
Mon rejet. Ton Amour. Tes sacrifices. Ta peine. Ma peur. Ta lettre.
Ta lettre.
Je tournai brusquement la tête vers la table de nuit sur laquelle j'avais trouvé cette putain de lettre il y a de cela deux ans, enfin non, plus maintenant vu que...vu que...je suis remonté dans le temps.
Enfin, je crois.
Et comme prévu, elle est là. Blanche. Immobile. Angoissante.
C'est en tout cas se que je m'étais dis la première fois, la dernière fois.
Mais maintenant, je la vois autrement. Lumière au bout du tunnel. Espoir suivant le désespoir.
Me voilà face à Toi, seul, à nouveau...
On m'a offert une deuxième chance.
Putain.
Les larmes voulurent couler mais se retinrent à l'entente de ta voix.

« Je... » Dis-tu avant de fermer la bouche et de te racler la gorge.

Je cherche alors ton regard, en vain.
...Je sais que, c'est à moi de parler, et non plus, comme à notre habitude, à Toi.
Mais je n'y arrive pas.
Qu'est-ce qui me bloque ?
La réalité ? Ou justement, le fait que ça ne soit peut-être qu'une illusion ?
Je ne sais pas.
Peut-être un peu des deux, qui sait.
Alors parle, s'il te plaît...

« Merci Tom... »

Merci ?
Seulement ça ?
Non...J't'en supplie Bill.
Pas juste ça.

« Je...J't'ai laissé une lettre. Tu peux la lire, si tu penses que c'est utile... »

Si le fait de relire une lettre pour la millième fois est utile, j'veux bien la relire hein.
Peut-être que ça m'aidera à trouver quelque chose à dire, qui sait.

« Bon et bien...J'te laisse. Bonne nuit Tom-T... »

Mon coeur fit un bon immense dans ma poitrine.
Dis-le Bibi...Dis-le.

« Hum. Bonne nuit. »

Et tu te levas, comme ça.
Me laissant là, seul, comme idiot.
Laissant les remords me bouffer de toute part parce qu'encore une fois, tu es parti, sans que je n'ailles rien fait pour te rattraper...
Non.
Ne m'étais-je pas fait une promesse ?
La promesse que si il reviendrait, si la vie me donnait à nouveau la chance de l'avoir vivant en face de moi, je ne le laisserais plus s'en aller comme ça ?
Ne m'étais-je pas répéter sans cesse une phrase qui disait...
Pas cette fois ?

« Non Bill attends ! »

Tu sursautas.

« Je...je n'vais pas la lire. » Dis-je d'une voix plus maladroite et froide que je le voudrais.

Un petit silence pris alors sa place dans la pièce, bouffant notre périmètre de survie et son entourage...

« ...Ah. Je...Ok. Ouais. Tu fais comme tu v... »
« J'veux que tu m'dises de vive voix tout c'que t'as écris. »
Te coupais-je.

Je me l'étais promis Bill.
Pas cette fois.
Je vis ta bouche s'ouvrir, puis se refermer directement.

« Qu...Quoi ? »
« T'as très bien entendu...Bibi. »


Un lourd silence pris alors place entre nous.
Et je m'en veux.
Après tout, je ne mérite pas que tu fasses cet effort, pour Moi...

« Si c'est c'que tu veux... »

Ta voix tremble.
Et mon coeur s'emballe.
Pardon Bibi, pardon...
Je te vois chercher tes mots un moment, puis te lancer, avec une certaine anxiété qui se lit si facilement dans le creux de tes yeux.

« Je...j'ai écris une lettre simplement parce qu'à mes yeux, c'était le seul moyen pour te dire ce...ces choses que j'ai jamais vraiment osé te dire. Par peur de te perdre, sûrement... »

Et j'ai l'impression de rêver.
Combien de fois dans ma vie ai-je imaginé sa voix dans ma tête, me récitant cette lettre ?
Tellement, tellement, tellement...

« Comme si tu pouvais me per... »
« Je le peux Tom. »


Et je souris, intérieurement et malgré moi.
Parce que cette lettre prend forme à l'oral de façon tellement réelle, que j'en deviens limite fou.
Fou de bonheur, et fou d'amour.

« Je le peux, la preuve, ça fait des semaines qu'on s'fout sur la gueule... »

Tu prends une grande inspiration, puis plonge une nouvelle fois ton regard dans le mien.

« Ca m'fait d'ailleurs tellement...mal. »

Tu commences alors à tripoter tes doigts.
J'aime tellement quand tu fais ça...

« J'crois pas que tu imagines tout s'que j'suis capable de faire, pour Toi. »

C'est parti...

« Capable de renoncer à mes idées pour les tiennes, capable de renoncer à mon apparence masculine simplement parce que toi, tu aimes les filles, capable de renoncer à notre petite vie tranquille pour te suivre à la conquète du monde muscial, capable de renoncer à mes capacités vocales et me la fermer juste parce que tu me l'a demandé et enfin... »


Mon coeur s'arrête, pour la millième fois en quelques minutes...
Vas-tu oser ?

« Capable de renoncer à mes sentiments et te laisser faire de moi se...et te laisser me baiser comme une vulgaire pute. C'est plus simple à dire de cette manière... »

Tes yeux se remettent à me fuir, et ça me fait mal de te voir comme ça.
Pardonne-moi, Bill.
Pardonne-moi de te faire endurer tout ça, mais...
J'ai besoin de l'entendre, de ta bouche, de ta voix, de Toi.

« Je...c'est peut-être pas grand chose mais...je...enfin...Raaah. Ca serait..., tu soupires, ça serait tellement plus simple si tu pouvais comprendre tout ça par toi-même Tom...Tu ne comprends pas ? »

J'hôchai la tête négativement, et me flanquai une baffe intérieurement.
Tu n'es qu'un lâche, Tom.
Et tu soupires, une nouvelle fois.

« Je...putain merde, je tremble. »

Tu fermes doucement les yeux et prends une grande inspiration tout en me chuchotant un petit « J'ai tellement peur Tom... ».
Et c'est en entendant cette petite phrase que mes sentiments de grand-frère prirent le dessus. Je me levai de mon lit, si douillet et rassurant, m'avançai d'un pas peu assuré vers toi puis posai délicatement ma main sur ta joue.
Tu relevas ton visage vers moi, surpris, et je vis tes yeux se brouiller de larmes.
Non...

« Je...Promets-moi de ne pas m'en vouloir, j't'en supplie Tom...C'est déjà tellement dur cette situtation, que si tu m'en veux je l'suppor... »
« Je te le promets. »


Tes yeux se fermèrent quelques secondes et les larmes mirent peu de temps à en franchir les barrières. Mais quelques choses les stoppèrent, quelques chose qui, je le vois, te fais frissonner, et mal à la fois. Mais je n'ai pas pu m'empêcher Bill. Et de mes lèvres, j'aspire doucement ces gouttes d'eau salés qui nous font si mal, à tous les deux. Je t'en supplie Bill...

« Arrête de pleurer, c'est inutile... » Dis-je en m'éloignant un peu.

Je cherchais ton regard, en vain, une nouvelle fois et vis tes épaules tressaillirent soudainement.
Bibi.....

« C'est facil à dire hein ? Toi, t'es fort, tu l'as toujours été. Moi je n'suis qu'un...faible. Un gros faible qui n'fait que suivre et subir ses émotions et ses...sentiments. J'suis tellement faible Tom...Sans Toi. »

Mais je suis là, Bill !

« Tu n'c'omprends donc pas s'que j'ressens ? C'est pourtant simple MERDE. T'essai même pas d'faire un effort Tom ! Jamais, jamais t'as fais un seul effort ! Pourquoi c'est toujours à moi de faire le sale boulot ? Pourquoi tu fais jamais rien à part t'amuser tranquillement au dépend des autres ? Pourquoi ?! »
« Bill s'il te plaît, arrête, ça va encore dégénérer et... »
« JE T'AIME TOM. »


Je stoppe alors tout mouvemment.
Tous gestes, toutes preuves qui montreraient que je suis encore en vie.
Putain.
Si je savais que ces mots avaient de l'impact sur moi, jamais je n'aurais imaginé qu'ils en auraient autant.
Mais que puis-je répondre maintenant ?
Moi aussi ?
Non, non, non, simplement parce que tu ne comprendrais pas.
Tu crois que je joues, que j'ai joué. Tu crois que pour moi, tout c'qui compte, c'est m'amuser, c'est ton cul, et pas Toi. Tu crois que je n'ai pas de sentiments et putain, qu'est-ce que ça me tue.
Pourquoi tout l'monde pense ça ?
Pourquoi est-ce que le grand Tom Kaulitz serait obligatoirement un joueur sans coeur ?
Ca me fait mal, autant que ça me désespère.
Parce que, qu'est-ce que j'peux faire face à cette image que je renvois ?

« Pardonnes-moi...Sincèrement, pardonnes-moi. Jamais j'aurais dû franchir ses limites, jamais j'aurais dû commencer à rentrer là-dedans, jamais. J'aurais dû m'en éloigner, parce que, putain, c'est mal, et pire que mal, c'est monstrueux et dégeulasse. J'voulais pas Tom, j'te jure, mais cette proximité...Toi...Je t'aimais, je t'aime...Tellement. J'voulais pas Tom... »

Et face à chacuns de tes sanglots, je perds la face. Je pers pieds. Je me perds.
J'aimerais te soulager, alléger tes peines, et faire sourir ton coeur.
Mais je suis trop maladroit et idiot pour ça.
Et ça me tue.

« ...Pardon. »

Tu tournes – enfin – les talons, et t'enfuis.
Tu fuis. Comme je l'ai toujours fait.
Alors au fond, on se ressemble, malgré tout.
Tu es comme moi.
Comme moi.
Non.
Pas cette fois.

« Bill attends ! »

Je me met à courir, moi aussi.
Peut-être en vain.
Mais je n'te laisserais pas partir sans bouger.
Pas cette fois, putain.
Je n'veux pas tout recommencer.
Pas risquer de tout perdre, encore une fois.
Tu te stoppes au bout du couloir, et te retournes, étonné de me voir courrant après toi, probablement.

« Tu m'laisses jamais en placer une Bill. Ok la plupart du temps c'est vrai, quand j'l'ouvre, c'est pour dire n'importe quoi. Mais sur ce coup t'as tord de t'enfuir. » Dis-je tout en me rapprochant à nouveau de Toi.
« Je n'm'enfuis jamais normalement. C'est toi qui... »
« Tais-toi. Et suis moi... »
Dis-je en attrapant ton bras si fin.

Parce que cette fois, je n'te laisserai pas avoir le dernier mot.
Pas cette fois.

* On dit que l'erreur est humaine,
Et qu'elle lui permet d'avancer.
Alors je me servirais des miennes,
Pour tout recommencer...*






____________________________________________________________________________


Voilà la deuxième partie du chapitre quinze.
Et la fin arrive dans quelques instants, je me hâte de l'écrire, et la poste.
Peut-être demain si on m'empêche de la terminer, sinon ce soir.

Merci encore à toutes celles qui sont encore là.
Merci.

=)

Réponse à Méli [parce que ça peut pas attendre la fin] : Simplement. La dernière fois, le jours de leur anniversaire, Tom avait rejetté Bill parce qu'il avait passé ses mains sous son pull pour le caresser [il venait de le frapper, et Tom se plaignait d'avoir mal]. Bill était donc très déçu et a pété un cable lorsque son frère n'a pas voulu passer leur dixhuitième anniversaires avec Lui. Il s'est mis debout sur une table, a fait une sorte de coming-out en enfonçant bien son frère, puis est rentré à l'hôtel en pleurant. Le soir même, Bill a explosé. Il a dit à Tom qu'il était dégeulasse, qu'il ne pensait qu'au cul, mais surtout, qu'il ne l'avait jamais aimé [Bill à donc dit : " Tu ne m'as jamais aimé " et non pas " Je ne t'ai jamais aimé. " (j'ai l'art de m'embrouiller toute seule T_T)]. Ca a eut l'effet d'une bombe sur Tom, qui l'a baffé. La suite, tu la connais : Bill est mort en cherchant son bracelet sous les rails du train. Tom a finit par se suicider le jours de ses vingts ans, sa promesse rompue, puis il s'est passé des choses bizarres, comme si Tom était dans un cauchemard et il s'est réveillé dans ce monde ou Bill était encore en vie mais proche de la mort. Il la sauvée, et c'est la fin du chapitre quinze, pratiquement.
VOILA. J'espère que j'ai peu t'aider. Et que ce petit résumé aidera d'autres lectrices un peu perdues T_T
Merci pour tes comm's, ça me touche beaucoup...
Merci à vous toute.
(LL')


PS : Je ferais un article où je répondrais à tout les comm's posté ici et sur la fin, après la fin. <3


SUITE CE SOIIIIIIIIIIIIIIIIIR.


Piix' : N'est-elle pas magnifique, comme toujours ?
Paroles : Kyo - Fermons les yeux. Magnifique <3

# Posted on Monday, 21 July 2008 at 4:55 PM

Edited on Monday, 22 September 2008 at 2:06 PM

Chapitre dernier - L'homme de mes vies.

Chapitre dernier - L'homme de mes vies.
Chapitre dernier - L'hommes de mes vies.

A écouter, en boucle si possible.



Le vent souffla fort dans nos cheveux, décoiffant de manière assez comique cet être parfait que je tiens par le bras, autant dire, Toi, mon Bibi.
C'est dingue ce que ton simple contact peut me faire du bien.
Oui, je suis bien. Grâce, et avec Toi. Seulement.
Un proverbe dit : « Un seul être vous manque, et tout est dépeuplé. »
Je serai le premier à vous dire qu'il est fondé.
Tu commences à avoir froid, alors je presse le pas. Je n'aime pas quand tu grelottes, et je n'ai jamais aimé ça.
Nous avançons encore, et encore.
Plus que quelques mètres nous séparent de l'endroit où je veux t'emmener...

Voilà. Nous y sommes.
Un grincement se fit entendre, brisant le silence presque mortel que la nuit a ammené sur le monde.
J'entrai dans ce parc pour mômes et me dirigeai, non vers le toboggan comme la dernière fois, mais sur les balançoires. [Nda : Chapitre 8, si vous vous souvenez, Tom est dans un Parc, juste avant d'aller sur les rails pour se suicider. Vous vous en souvenez ? Si quelqu'un a du mal, j'suis là ^^] Quand on était petit avec Bill, on allait souvent dans un parc pas très loin de chez nous, et on passait des heures à refaire le monde sur les balançoires...Ca doit dater de nos douze treize ans, soit dit quelques temps avant d'embarquer dans l'avanture Tokio Hotel.
J'aimerais presque dire, le bon vieux temps.
Ma main tient toujours le bras dénudé de Bill et je le pousse volontairement sur ce jeu fait d'un pneu et de quelques chaînes métalliques.
A nous deux mon Bibi.
Tu lèves doucement ton visage encore larmoyant vers le mien qui te surplombe en hauteur, puis me demandes :

« Pourquoi tu nous as emmené ici ? »
« Bah, j'aime bien cet endroit. »
« Ah, parce que t'es déjà venu ici Toi ? »
« Mmh, oui...Mais ça serait trop long à expliquer. »


Ce n'est que pure vérité hein.
Comment te dire que j'y suis venu dans une...autre vie ?
Ca serait trop, bizarre.
D'ailleurs, je suis dans une autre vie, en ce moment même.
Mais quelque chose me dit que je n'dois pas me poser de questions pour le moment.
Agir.
C'est tout ce qui importe, n'es-ce pas ?

« Je...à vrai dire, je n'sais pas du tout par où commencer...c'est tout moi ça, agir sans même réfléchir, ou ne pas agir du tout. Du Tom Kaulitz cent pour cent pure race. »

Un petit rire franchit la barrière de tes lèvres, pansant mes blessures les plus profondes en un rien de temps.
Mon Bill...

« Tu sais... »

Je m'accroupis lentement devant Toi, le ventre serré rien qu'en pensant à ton regard dans le mien, et surtout, une boule dans la gorge qui m'empêcherait presque de respirer...Presque seulement.

« C'est à moi que j'en veux le plus dans l'histoire. Parce que j'ai rien vu. Parce que j'ai pas réfléchi, et ensuite, j'ai fuis. Comme un idiot. J't'ai dis des choses que j'pensais pas, en plus...Sincèrement Bill si y'a quelqu'un qui a quelque chose à se reprocher et à se faire pardonner, c'est moi. »

Tes yeux restent quelques secondes ancrés dans les miens, puis fuient sur le côté.

« De toute façon t'as toujours su que quoi qu'tu fasses, j'te pardonnerais toujours... »
« Toi aussi. »
« Je suis amoureux de mon frère, Tom ! C'est pas le genre de chose qu'on pardonne vite. »
« Et moi je l'ai pratiquement forcé à me baiser, lui ai fait des crises de jalousies pour ensuite lui dire de se la fermer, le rejetter et lui dire des mots blessants ! Sincèrement, je n'sais pas c'qui est pire. Surtout que... »


Tes yeux replongent alors dans les miens, et je perds à nouveau mes mots.

Standing on the edge of my fear,
Je suis penché sur le rebord de ma peur,
And I see it clear...
Et je la vois clairement...


C'est vraiment difficile, d'avouer.
Se mettre à nu devant la personne que l'on aime, lui avouer que depuis tout ce temps, on a été faible et lâche, on a pas assumé, on a préféré se voiler la face et fuir, comme un idiot.
Avouer à son frère que nous aussi – à croire que c'est de famille – on a des sentiments pervers et immorals envers lui.
Qu'un sentiment malsain qu'on appelle Amour incestueux habite notre coeur, et ça probablement depuis bien longtemps.
En plus, je vais passer pour un idiot. Et jamais il ne me croira.
C'est vrai, après tout.
Qui me dit que l'ancien Tom Kaulitz, celui qui n'a pas vu son frère crever sous un train, aurait un jour osé avouer son Amour à son frère jumeau ?
Je suis sûr que jamais il n'aurait eu le courage de le faire.
Alors oui, je ne suis plus ce Tom Kaulitz. Mais toi, tu ne le sais pas Bibi.
Je porte mes mains à mon visage, et me relève.
Tout est allé trop vite, tout à changé.
La vie a pris le tournant que je voulais, et je crois bien avoir eu une deuxième chance.
Parce que oui, j'étais mort, j'en suis sûr !
Je me suis alors retrouvé propulsé dans une sorte de cauchemard où toutes mes peurs se matérialisaient.
Puis j'ai dis à Bill, tout ce que je n'ai jamais osé lui dire, et me voici.
Devant un Bill, vivant, que je viens tout juste de repêcher de la mort.
C'est dur à croire, premièrement. Et dur à comprendre, par la suite.
Dur aussi, de reprendre cette vie en main, et de la changer, comme dans mes rêves.
J'ai eu des années pour m'imaginer cette vie.
Mais maintenant que je m'y trouve, je perds la face.
Je ne devrais pas...

Here's my resolution :
Voici ma résolution :
I'm letting go.
Je me laisse aller.


Alors j'essaie de me remémorer, tout ce qui me bloquait, avant.
Avant la mort de Bill, dans mon « autre vie ».
La peur de mes sentiments. Peur d'être amoureux. Peur d'être amoureux de mon frère.
Le refoulement de mes sentiments.
Le non prise de tête.
Mes envies perverses que je qualifiais de « normales ».
Et Bill, que je ne calculais, même pas.
Ma connerie était vraiment aussi grande, ou c'est moi qui me fait des idées ?

« J'ai peur Bill...j'dirais même plus, j'suis terrifié. »

Dos à toi, je n'ose même pas me retourner.
Je sais que j'arriverais mieux à m'exprimer si je ne vois pas tes yeux me dévisager tout le temps.
C'est idiot, mais je crois qu'au fond, j'étais, suis, et serai toujours faible face à Toi.

« Mais pourquoi ? »

Je ferme les yeux doucement, et frissonne, le vent soufflant d'un coup plus fort dans la nuit. Je croise donc mes bras pour me réchauffer, et dis, toujours les yeux clos :

« De ce sentiment qui ne cesse de grandir en moi... »

Et tout n'est plus que Silence.
Mais cette fois-ci, il n'est pas mortel.
Il n'est pas remplis de non dis, ou d'injures muettes.
Cette fois-ci, c'est un Silence d'apréhension.
Seul nos respirations soufflent dans la nuit...

And I just want to be the best man I can be.
Et je veux juste être le meilleur homme que je peux être.
Breathe,
Respirer,
It's my resolution.
C'est ma résolution.


« Toi aussi...mais alors, pourquoi tout ça ? »
Demandes-tu, brisant ainsi le silence qui dominait.
« Par peur, probablement. J'me suis voilé la face, simplement, évitant de répondre à toutes les questions posées soit par Toi, soit par moi-même. J'ai préféré tout classé sous le dossier Attirances sexuelles, plutôt que de chercher plus loin...C'est idiot. Surtout que je n'sais pas si j'aurais eu le cran de te dire ça sans la peur que j'ai eu de te voir passer sous ce train. »

Le Silence reprend encore place, pour quelques secondes seulement.

« Mais l'autre fois, à l'hotel, quand j'me suis perdu avec Georg, tu... »
« J'me protégeais. J'voulais qu'tu penses que j'voulais qu'ton cul, plutôt que de devoir tout affronter. »
« ...Et juste avant notre anniversaire ? »
« Tu t'rappelles, j'm'étais fait mal, et t'as passé tes mains sous mon pull pour me caresser...mon coeur battait tellement vite...J'ai eu peur, de cette attirance, et de notre proximité, c'est tout. »
« Mais à notre anniversaire, le soir, quand on était dans la chambre, tu m'as dis des choses tellement horribles Tom ! Tu m'as même gifflé !! »
« Parce que tout c'que disais Bill, c'était d'la merde, voilà pourquoi !!,
dis-je d'une manière plus brutale que je n'l'aurais voulue et en me retournant, Tout s'que tu disais, c'est c'que j'm'étais efforcé d'te faire croire, mais l'entendre de ta bouche, ça m'a fait tellement mal ! Le pire, c'est qu't'empirait tout ! T'as osé dire que je n't'aimais pas Bill !! J'me demande même comment t'as pu penser ça ne seraits-ce qu'une seule fois dans ta vie, merde ! »

Nos yeux se sont accrochés et ne se lâchent plus.
C'est à toi de parler, maintenant.
Je crois...

« Tom... »

Tu te lève et t'avances doucement vers moi.
Et je t'avoue, j'ai peur.
Même si je sais que je ne devrais pas...

« J'arrive pas à croire qu'on ai réussi à se cacher quelque chose d'aussi...énorme. On avait pourtant aucun secret l'un pour l'autre, avant... »
« Pardonne-moi Bibi. »
« J'te pardonnerai toujours tout mon Tom-Tom, et tu l'sais très bien. »
« Peut-être bien... »
Dis-je en souriant.

Je plonge une nouvelle fois mes yeux dans les tiens, et d'un geste tremblant, attrape délicatement tes mains pour les porter à ma bouche.
Tu frissonnes doucement au contatc de mon souffle contre ta peau...
Et bon dieu que j'aime ça.
Parce que c'est Toi, parce que c'est Moi, parce que c'est Nous.
Parce que tu es irremplaçable, et tout ce que j'ai de plus cher au monde.
Et que jamais, au grand jamais, je ne serai capable d'aimer quelqu'un autant que je t'aime, Toi.

They Are Not You, Bill Kaulitz.


Et ils ne le seront probablement, jamais.

Here's my resolution.
I'm letting go.
And allI need to learn is along this road !
And I just want to be the best man I can be.
Breathe,
It's my resolution.


Notre bulle se forme peu à peu autour de nous, m'entrainant dans un trop plein de bonheur et de bien-être...
J'ai passé, deux ans de ma vie pratiquement, sans Toi, petit frère.
Deux ans de ma vie à supporter ta mort, à cause d'une putain de promesse, et d'un bracelet idiot.
Et maintenant j'ai l'impression que tout ça, c'est à des années lumières.
Il y a un monde entre ces deux vies, si j'ose dire.
J'ai tout gagné, tout repris d'un coup.
Tout.
Mais est-ce que je le mérite réellement ?
Est-ce que je mérite ce bonheur, moi ? Après toutes les erreurs que j'ai commis...
Ma bulle ne me garde plus impérméable à mes pensées et au monde extérieur.
Les larmes se mettent doucement à couleur, et dans un élan de désespoir, je me jette dans tes bras.

« Tom...J't'en supplie ne pleure pas... »
« Si tu savais à quel point je suis désolé...J'voulais pas tout ça, j'te jure ! Qu'est-ce que j'aurais fait sans Toi Bill ? Qu'est-ce que j'aurais fait si tu étais mort hein ?! »
« Je t'aime Tom... »


Mon souffle se coupe, et mon coeur bat à nouveau la chamade contre ta poitrine.
Pourtant, les larmes ne cessent de couler...
Mes lèvres osent quand même se poser dans ton cou pour le couvrir de baisers.
Peut-être parce que que je n'veux plus rien te cacher, Bibi.
Peut-être même, parce que j'en ai marre de me retenir.
Retenir tous les gestes tendres dont j'aimerais te faire cadeau, tous les baisers dont j'aimerais te couvrir, tous les regards que j'aimerais te lançer pour voir encore une fois ton sourire éclairer ton si beau visage...
Peut-être bien que c'est mal d'aimer autant. Et mal, de t'aimer de cette manière, également.
Mais qu'est-ce qui est pire ?
Tout refouler par peur et pour la loi, et voir ton coeur se briser à mes pieds ou tout avouer [peut-être pas au monde entier mais à moi-même, et à Toi] et te rendre Heureux, mais être contre la loi et prendre le risque de tout perdre si cela se sait ?
Sérieusement, pas besoin d'être Albert Einstein pour comprendre où se trouve la solution.
Il suffit simplement de plonger mes yeux dans les tiens...
Et tout devient évident.

Je m'éloigne, de quelques centimètres seulement, et rapproche nos visages.
Je sens mon coeur tambouriner, bien plus fort que d'habitude. Ou peut-être est-ce ce que je me dis chaque fois que je suis avec Toi.
...
Si proche...

It's My Resolution.
My Resolution...


Lentement, notre bulle m'enveloppe dans sa douceur. Et cette fois-ci, je sens bien que rien ni personne ne pourra m'en sortir.
Ta bouche s'approche doucement, puis se stoppe.
Et comme réponse à ta question muette, c'est moi, oui c'est bien moi, Tom Kaulitz, qui fait disparaître cette distance en posant amoureusement mes lèvres contre les tiennes.
Encore cette sensation, encore ces confettis. Elles papillonnent, dans tout mon être...
Et bon dieu, j'aime cette sensation. J'aime sentir mon estomac se tordre au contact de ta bouche. Oui putain. J'aime ça.
Mais ce que j'aime par dessus tout, c'est sentir ta langue toucher tendrement la mienne. A chaque fois je manque de brûler vif tellement mon coeur s'enflamme...
Et lorsqu'elle touche délicatement mon palais en une divine caresse, délicieuse, et si douce...c'est encore pire. Encore mieux.
Tu seras la cause de ma mort, Bill Kaulitz, en es-tu conscient ?

Tes mains s'aggripent à mon T-shirt, tandis que les miennes caressent ton dos avec le plus d'amour possible. Je monte alors jusqu'à ta nuque et du bout de mes doigts, trace quelques frissons par-ci par là.
Pourquoi ?
Simplement parce que j'aime sentir à quel point tu es bien dans mes bras.
Ca me rassure, tellement.

Je t'aime comme l'univers Bibi.


Comme l'univers...
Comme l'unviers ?
Oh mon dieu.
Je l'avais presque oublié, celle-là.
Finalement, j'ai encore une dernière chose à faire avant de me perdre dans tes bras...

« Bill... » Dis-je en m'écartant doucement de Toi.

Tu ouvres alors les yeux, et mon regard croise le tien.

« J'aimerais...que tu fasses quelques chose pour moi. »


Tes yeux me fixent, surpris, voir même, inquiets.
Rassures-toi, tout ira bien maintenant.
Après quelques secondes, tu finis par chuchotter cette phrase que j'attendais :

« Tout ce que tu veux... »

Et maintenant, à moi la parole.
Je m'apprête donc à parler, puis me mords la lèvre.
En fait, c'est idiot...
Bon allez Tom. Parle.

« Mmh...J'aimerais que...enfin...ça va te paraître idiot mais...c'est très important pour moi tu vois, et... »
« Tom,
me coupes-tu, Accouche, tu commences à me faire peur là. »
« Non mais rassures-toi, c'est rien de très important. J'aimerais juste... »


Je déglutis doucement, m'attendant déjà à ton rire moqueur.
Mais bon.
Je dois le faire.

« J'aimerais juste rompre l'une de nos promesse. »

Je vois tes yeux se remplir d'incompréhension et ton habituel sourcil se lever.

« L'une de nos...promesse ? »
« ...Ouais... »
« Ah. Et laquelle ? »


Je déglutis encore, et murrmure rapidement :

« Celle de la cabane. »

Une seconde, deux secondes, trois secondes...
Le Silence s'installe à nouveau.
Sûrement le calme avant la tempête. De rire, bien entendu.

« Celle de la cabane ?, dis-tu apparement étonné, Tu veux dire, celle que tu m'as faites quand on était gosses et qui consistait à ce que tu vives jusqu'à tes vingts ans ? »
« ...Ouais. »


Le Silence reprend.
Pas pour longtemps.
Car comme prévu, tu exploses de rire.

« Attends mais tu t'fiches de Moi ? On est là, à s'embrasser et Toi tu casses tout pour que je rompe une promesse idiote que tu m'as faites il y a des années de c'la ? »
« Je tiens toujours mes promesses ! »
« Mais je sais ça ! »
« Tu as faillis mourir aujourd'hui bordel !! »
Hurlai-je.

Ta bouche s'ouvre pour me répondre, mais se referme bien vite, sûrement parce que les mots te manquent.
Tes yeux me fixent, cherchant probablement à comprendre...
Mais mes yeux ne te diront rien, Bibi. Ma bouche par contre, si.

« Je l'aurais tenue, cette promesse, tu sais... » Murrmurai-je alors que le vent souffle sur nos visages, plus fortement qu'auparavant...

Quelques secondes passent.
Tu plisses les yeux un instant, puis les équarquillent.
Je vois alors une vague d'émotion te submerger, et je n'sais pas si ça me fait du bien ou pas.

« Tom... » Dis-tu, la voix tremblante.

Oh non ne pleure pas je t'en supplie...

« Jamais je n'aurais voulu que tu restes ici seul, tu l'sais très bien... »
« Alors rompons cette promesse. Même si à tes yeux, c'est idiot, j'ai besoin que tu me dises que je n'suis pas obligé de la tenir...S'il te plaît... »
« Tu n'es pas obligé de la tenir putain ! Tom... »


Une petite larme coule le long de ta peau, scintillant au clair de la lune.
Tu es si beau...

« Tu l'aurais vraiment...tenue ? »
Chuchottes-tu.
« Oui. »

Tu fermes les yeux, et souris.

« Alors toi aussi tu ferais n'importe quoi pour moi... »

Tu sanglottes doucement.

« C'est ce qu'on fait quand on aime...non ? » Dis-je en caressant ta joue d'une main tremblante.

Et pour la première fois de toute ma vie, je vois tes yeux se remplir d'étoiles et de paillettes comme jamais auparavant.
Ta voix s'élève, mais je la bloque.

« Ta gueule Bill. Sérieusement...Je t'interdis de me demander ça. »

Tu pleures encore, et m'embrasse passionnément.
Et je me laisse faire, évidemment.
Maintenant que la glaçe est brisée, je n'ai plus aucune raison de lutter...
Mais avant de tout recommencer, avant d'écrire une nouvelle page, notre nouvelle page, j'ai encore quelque chose à faire.
Une toute dernière chose...

« Je t'aime plus que tout, Bibi. Et je t'interdis d'en douter une nouvelle fois... »

Ma voix est faible, peut-être.
Mais je sens dans tes pleurs que le message est passé.
Et pour la première fois de ma vie, ou plutôt, de mes vies, je peux le dire :

Je suis l'homme le plus Heureux du monde. Et tout ça grâce à Toi mon Bill.
Tu es mon frère, mon meilleure ami, ma lumière, mon amant mais avant tout...
Mon Bonheur.
Et ça, personne ne pourra rien y faire.

« Je t'aime aussi, Tomi-Amor...Pour toujours. Promis. »

Tes lèvres se posent à nouveau contre les miennes, et nos larmes se mélangent...
Cette promesse, c'est probablement le plus beau cadeau que tu aies pu me faire.




Nous sommes aujourd'hui, un jour que je ne saurais dater. Mais peu importe.
Je sais qu'aujourd'hui est le plus beau, et magnifique, jours de mes vies.
Grâce à Bill Kaulitz, l'homme de mes vies.


Et maintenant,
Tout n'est plus que Silence...
Et bonheur.


THE END.

____________________________________________________________________


Edit demain.
Avec peut-être, un épilogue, si réclamation.
Et réponse aux commentaires, évidemment.

Aujoud'hui, 23 septembre 2008, Hilf-miir-leben se termine.

Merci pour Tout.

Votre Vivii.

# Posted on Sunday, 21 September 2008 at 12:46 PM

Edited on Tuesday, 23 September 2008 at 8:01 AM

REPONSES AUX COMM'S DU DERNIER CHAPITRES :


SchwarZ-Ya0i :

Je vais essayer de poster l'épilogue ce Week-end - vu que tout l'monde en veux un ^^ - , sinon je ne pourrais plus. Quand à ma décision d'arrêter d'écrire, elle n'est plus très certaine, sincèrement. Pas forcémement parce que tout l'monde me dit de continuer, mais aussi parce que j'aime ça moi, écrire. Je verrais bien. Merci pour ton comm', et merci de tout coeur d'avoir suivie, ça me fait tellement plaisir...Bisous la Miss <3.


CherryHitomie :

Il y aura un épilogue alors =) Mais je n'sais pas si je parlerais des deux G...Je vais y réfléchire. Et tu as pleuré ? Sincèrement, j'pensais pas que ce chapitre pourrait faire pleurer, étant donné que tout fini bien, mais bon. Je suis désolée...=x Bisous Miss, et sincèrement, merci de m'avoir suivie.


in-die-nacht-mit-dir :

Wahou, tant d'énergie pour ma fiction, ça fait chaud au coeur =D Je suis vraiment désolée de t'avoir fait pleurer, sincèrement, c'était pas le but...Et merci pour ta dernière phrase, elle m'a beaucoup touchée, sincèrement. Merci beaucoup, merci pour tout et gros bisous la Miss <3


sexyladie31 :

Merci pour ton comm', mais aussi pour ta fidélité je dirais. T'es quand même là depuis pas mal de temps...Ensuite, évidemment que si j'en écris une nouvelle tu seras prévenue ! =) Un grand merci à Toi, bisous <3.


texte-en-drame :

Wahou. Ca faisait longtemps qu'un commentaire ne m'avais pas fait autant plaisir...Oui, en effet, c'est probablement mes dernières lignes, même si plus le temps passe et plus je commence à vouloir revenir sur ma décision...Je vais y réfléchire. Qui vivra verra. Et sincèrement, j'aime quand mes lectrices me disent que j'ai réussi à leur transmettre un sentiment ou quelque chose, simplement parce que mes chapitres, c'est une partie de moi vu que beaucoup de chose sont inspiré par ma propre vie et mes propres idées. Pis pour l'originalité, c'est simplement que j'ai des idées complétement dingue, j'te dis même pas le nombre de scénario de fiction complétement fou que j'me suis fait MDR Enfin voilà. Et pour se qui est de la dernière phrase...Je ne penses pas être quelqu'un qui mérite une vie Heureuse. Comme tout être humain, je fais beaucoup d'erreur. Alors une vie stable me convient...Encore merci pour ce comm' . Merci de m'avoir suivie également. Bisous la Miss <3



LA SUITE dès que j'ai un peu de temps...
Pardon. <3

Pour mon adresse MSN, demandez..


QUE CELLE QUI A MIS UN COMM' SUR http://secret-of-writer-yaoi.skyrock.com/ POUR RECLAMER UN ARTICLE SUR MOI CE MANIFESTE.
Simplement parce que ça m'a fait très plaisir...<3


Piix' : Genève le 12.o7.o8. Prise par moi, alors si vous la voulez, vous m'demandez avant...S'il vous plaît. <3

# Posted on Friday, 26 September 2008 at 12:46 PM

Edited on Saturday, 27 September 2008 at 5:35 AM

EDIT .

EDIT .
Vivii, the return .
Ca vous étonne ?
Moi aussi. Surtout qu'il est bientôt quatre heures du matin et que moi, je traine sur ma fiction sur laquelle je ne suis pas passée depuis trois bon siècles. Mais soit. Ca me fait plaisir de revenir ...
Pourquoi je reviens ?
Et bien, pour pas grand chose...
Déjà, j'aimerais dire que l'épilogue ne viendra évidemment pas. Après avoir pesé le pour et le contre, j'me suis rendue compte que c'était mieux ainsi...Non ?
Ensuite, j'aimerais déjà savoir si il y a quelques survivantes par ici, qui relise, qui viennent voir si il y a des nouvelles...
Oui, non ?
Soit.
Tout ça pour dire que je ne pense plus tenir une fiction sur un blog. Ca m'fait bizarre d'arrêter mais un blog, SEULE, je gère pas. Accompagnée j'aimerais bien mais...je n'sais pas avec qui, mes amies ayant toutes arrêtées d'écrire. =/
Néanmoins, j'vais essayer, j'dis bien ESSAYER, de poster sur Nokaia. Ou d'me faire prendre sur la YAC (on peut rêver =/). Et si vraiment l'envie me prend, j'posterais une fiction. J'ai déjà une putain d'idée mais, j'ose pas vraiment me lançer .
J'ai même déjà créé le blog, c'est vous dire !


Enfin voilà. J'espère que quelqu'un lira ça un jour x)
Et si jamais vous voulez, je sais pas moi, parler avec moi, mon adresse c'est (et on ne se moque pas >>') :
pinkflower_18@hotmail.COM

Encore merci à toutes celles qui m'ont suivis, sincèrement. Merci, merci, merci milles fois.
Et à bientôt, si le coeur vous en dit.
Si jamais y'a du nouveau, j'le mettrais ici, préviendrais les dernier gens à avoir commenter mon blog, et les demandeurs. Si jamais =X


Je vous aime.

Et encore merci, pour tout.


Votre Vivii .


EDIT :

Excusez-moi de ne pas avoir répondu à tout l'monde.
Même si y'a pas trente milliards d'individus ^^ c'est déjà énorme pour Moi, et ça me fait super chaud au coeur.
Merci.
Ensuite, j'suis un peu débordée voilà pourquoi j'suis pas repassée.
Mais bon, c'est la 3615 ici >>'
J'passais donc juste pour répondre aux commentaires et aussi pour diiiiire que ...
J'ai posté un OS . J'le trouve vraiment, nul à chier mais bon. Certaines ont aimé, pis j'l'ai fait (et surtout poster !) pour ma Best.
C'est mon OS de concours de la YAC; Inutile de vous dire que j'vais jamais réussir.
Soit, tant pis =/

http://nokaia.forumactif.fr/os-f23/os-l-amour-un-enferun-paradis-t4912.htm


Commentaire :

Save-our-souls-neadro : J'avais lu ta proposition mais n'ai pas trouvé le temps d'y répondre; Pour l'instant j'suis vraiment désolée mais j'y arriverais pas ... J'essayerais dès que j'aurais un minimum de temps mais là c'est mort, malheureusement. Ensuite, tu m'as ajoutée sur MSN ?! Eh ben eh ben eh ben, c'est quoi ces gens qui viennent pas parler ? Nan mais j'vous jure ralala x) Bref. T'inquiète pas j't'en veux pas hein. En tout cas, merci pour ton commentaire. Et j'sais pas si j'vais refaire une ficiton par contre...Peut-être sur Nok' ? Bisous <3

Sans prénom AHAHAH : Toi, toi, toi, toiiiiiii . T_T Pourquoi chaque compliment qui sort de ta bouche prend une ampleur énormissime dans mon coeur ? Salopiass', j'te déteste . Ou pas. Je t'aime Au Delà Du Possible Sans prénom de mon coeeeeeur. Si tu savais ... J'aimerais te parler là. Tu me manques mon Amour, mon Ange, ma Flagada <3

x-Enjoy-The-Silence-x : Oui, tu as laissé des commentaires, je m'en souviens ! :) Et au fond, peu m'importe puisque tu passes toujours, que tu as lu...Non sincèrement, c'est ENORME. Merci, merci. Donc bah ... Voilà les nouvelles. Gros bisous miss <3

ellis02 : Sincèrement ? Oui, j'en doutais; Je ne pensais pas que certaines passaient encore...Et ça m'a fait tellement, tellement, tellement plaisir...Et ne t'inquiète pas : Je ne supprimerai pas mon Blog, jamais. Si un jour il disparaît, c'est que quelqu'un m'a signalé ou je n'sais quoi. Moi, j'le ferais jamais. Bonne chance ? Merci, mais je n'pense pas que cela sera suffisant, malheureusement ... =( Soit. Merci encore, et bisous la miss <3

blue-lady-lay :
Doriane...Je t'ai sur Facebook maintenant :) Merci beaucoup pour ton commentaire, sincèrement. Et promis si j'ai le temps, j'me lance. J'ai déjà l'idée et le blog préparé, manque plus que...Moi. On verra bien. Merci encore en tout cas, et gros bisous. <3

give-me-a-rainb0w : Toi je viens répondre directement sur ton blog ; J'ai pas répondu avant, et j'te permet d'me tuer ma copiteuse. Je t'oublie pas non plus, au contraire...Je t'aime tellement ma puce. <3

dein-letztes-spiel : J'ai répondu sur ton blog, j'espère que tu verras puisqu'apparement tu l'as...Arrêté ? =/ Bref. Bisous la miss <3

# Posted on Friday, 05 December 2008 at 10:06 PM

Edited on Wednesday, 24 December 2008 at 10:23 PM